01/12/2014

Nouvelles du front

Bon, je culpabilise un peu, je n'ai pas écrit ici depuis un certain temps,mais avec plein de bonnes excuses : voyages, conférences, lire, écrire ailleurs. Je reviens dans plein d'actualités, jusqu'à ces votations relativement satisfaisantes pour une fois : que le peuple rejette un projet aussi hypocrite, raciste et scandaleux qu'ECOPOP ou cette initiative d'un autre âge sur l'or est plutôt rassurant. Qu'il tolère le scandale des forfaits fiscaux et préfère, tant que l'international le permet, les petits sous mal gagnés à la justice et à la vérité donne une image de petits boutiquiers ! Cela suggère que la majorité de nos concitoyens ne valent pas mieux que leurs gouvernants et ce n'est pas la gloire de Genève de faire moins bien, en la matière, que certains cantons alémaniques...

Psiko 270.jpg

Pour nous changer les idées, rien de tel qu'un excellent Psikopat sur la vie de couple, autre

domaine hautement politique. Vous pourrez y constater que je travaille un peu, comme dans Le Courrier où j'ai raconté mon aventure au cinéma jusqu'à un prix à Cannes ( ! ! ! qui de vous l'eut crû ???), hélas à l'occasion de la perte d'un ami improbable, le grand Gerald Calderon

 

http://www.lecourrier.ch/dede_la_science


Jeudi prochain, dans le même Courrier, un papier "Emotions et décisions" sur lequel j'aimerais vos avis.



 



 

21/02/2013

Les chimpanzés de Christophe et Hedwige Boesch

20327758.jpgCe n'est pas tous les jours que je vous encouragerai à aller voir une production Disney lancée par une grosse machine publicitaire digne du pire d'Hollywood. Mais la filiale Disney Nature, qui a déjà pris des rateaux à vouloir présenter des animaux tels qu'ils sont plutôt que des Bambis humanisés, nous montre dans son film Chimpanzés des images d'un intérêt et d'une qualité exceptionnelle. On y observe, en vrai, ce qui était décrit depuis des années dans les publications scientifiques de Jane Goodall, Christophe et Hedwige Boesch et tous leurs confrères : l'utilisation d'outils, la chasse, les conflits violents, la tendresse des soins des adultes aux jeunes. Des images que seuls des initiés avaient vues, sous forme de vidéos, médiocres le plus souvent, et qui nous confrontent tous à l'"humanité" de nos plus proches parents animaux. Cinquante ans de travail des chercheurs, des décennies de patience pour se faire accepter par des animaux extrêment farouches et accessoirement dangereux, trois ans de tournage dans des conditions inhumaines sous le contrôle sévère des chercheurs, nous offrent un spectacle qui nous interroge directement sur ce que nous sommes et ce que nous faisons à ces cousins troublants. Alors certes, Disney n'est pas une ONG humanitaire, ni chimpanzéitaire et doit rentabiliser son investissement. On a donc censuré - au montage seulement j'espère - tout ce qui était sexe, violence et cruauté de la chasse et des combats. On a donné des petits noms aux animaux - comment les identifier autrement ? Les chercheurs sont les premiers à le faire ! - et tout est fait dans le commentaire pour susciter l'empathie en humanisant "Oscar" et ses amis, ou en rendant le chef de bande ennemi encore plus patibulaire qu'il ne l'est. Le cinéma n'est pas la vérité mais la fiction quand il doit vendre des billets pour vivre. On sait très bien que les films animaliers intégristes ou austères comme les admirables "Le territoire des autres" et "La griffe et la dent" de Bel et Vienne, ou même certains Nuridsany-Perrenou se sont plantés, malgré des images à couper le souffle, parce que le spectateur moyen n'y comprenait rien et ne s'y identifiait pas. C'est pourquoi je pardonne volontier un commentaire omniprésent et moins débile que je ne craignais, qui a fait dézinguer le film à un immonde gratte-papier du journal Le Monde, qui en a fait une critique aussi snob et méprisante que déplacée. Prouvant qu'il méprise autant le public que les animaux et n'a même pas su reconnaître que la musique était bonne, drôle et judicieuse !

Mon seul regret est que l'on ne rende pas l'hommage qui convient à ceux à qui ce film doit tout : Christophe et Hedwige Boesch qui ont passé une grande partie des quatre dernières décennies à courir après les chimpanzés dans l'"enfer vert" de la forêt de Taï en Côte d'Ivoire, malgré les pluies, les dangers, les braconniers, les guerres, Ebola et quelques autres "détails" désagréables. Espérons que les bonus du DVD rattrapperont un peu cet oubli fâcheux.

14/01/2012

La France... de AAA à Ha Ha Ha !

Voici que les vaniteux coqs gaulois se retrouvent plumés comme des grecs par ces courroies de transmission de la mafia spéculatrice que sont les agences de notation. Vous savez, Standard et les pauvres, puisque le standard, dans ce monde de pourris, c'est d'être riche !

Alors si vous voulez savoir comment on en arrive là dans un pays riche, il faut vous précipiter pour voir le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat « Les nouveaux chiens de garde », qui vient de sortir à Paris et risque de ne pas rester longtemps en salles, malgré les queues à l'entrée. S'inspirant des prémonitoires Chiens de garde de Paul Nizan et des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, le film raconte, de manière aussi hilarante que pathétique, la berlusconisation de la France, depuis de Gaulle jusqu'à Sarko, en passant par Mitterrand. On y montre comment une vingtaine de journalistes vedettes, présentateurs de journaux télé ou radio, directeurs de journaux et magazines, prétendus experts ou philosophes, travaillent à la botte de moins de dix discrets grands patrons et de leurs marionnettes politiques. On montre, sur des images d'archives, avec peu de commentaires de vrais experts jamais médiatisés, comment ces crapules, qui se font passer pour objectives et neutres, manipulent et fabriquent une opinion piégée par la pensée unique néolibérale ou les faits divers exagérés qui font peur et comment elles stigmatisent les banlieues, les pauvres et les immigrés, au grand profit de Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen.

Même les gens de droite qui veulent se faire leur opinion s'esclaffent devant la gestuelle de soumission des présentateurs face aux patrons et politiciens dominants ou en entendant un économiste star promettre que tout s'arrangera juste avant la crise et prétendre avoir tout prévu après. Déjà évoqué dans des films peu diffusés de Pierre Carles, le « dîner du siècle » réunit, dans un grand restaurant de la place de la Concorde à Paris, tous les derniers mercredi du mois, ce lobby de journalistes et prétendus experts des médias, des politiques « importants » et surtout leurs patrons propriétaires des médias. Des surtitres des images à l'entrée de ce huis clos montrent très explicitement la dépendance des uns des autres à travers les situations d'administrateurs et les « ménages »* qui récompensent les fidélités sans failles.

Ce serait un lieu idéal pour les prochaines manifestations d'indignés : des cohortes de cars de CRS sont déjà fidèles au rendez-vous...

Cerise sur le gâteau, les imposteurs dénoncés se sont précipités dans les médias où ils sévissent pour faire la peau au film, ce que les auteurs utilisent fort judicieusement dans le générique de fin, gag à ne pas manquer par un retrait précoce ! Ne les croyez pas et, en attendant une improbable et confidentielle diffusion en Suisse romande, profitez d'un saut à Paris pour aller passer un très bon moment. Bien sûr, un travail semblable reste à faire en Suisse, avant qu'il ne devienne impossible...

______________________________________________________________________________________________________________________________ *prestations serviles surpayées et souvent peu déontologiques

 

26/02/2011

Elections consternation et printemps festif

Il y a des fois où je me réjouis autant de ne pas être électeur en ville de Genève, aux municipales, que de ne pas prendre part à la bouffonnerie présidentielle française.

Au Sarkoland, des médias gouvernés par l'argent essaient de nous faire croire que leurs serviteurs Strauss-Kahn et Sarko représentent deux options différentes, alors que, selon une citation célèbre, ce sont "bonnet blanc et blanc bonnet":  tous deux esclaves de leurs financiers, relais fidèles du gouvernement raciste israélien et des lobbies étasuniens, prêts aux pires compromis avec les pires dictateurs, pourvu que cela préserve les "intérêts économiques" nationaux et internationaux qui leurs sont chers ou qui les ont nominés. La démocratie n'est évidemment pas soluble dans un tel cocktail de monopoles médiatiques et de pognon. La démocratie suppose que les citoyens soient informés équitablement et, entre autres en France, ils sont souvent majoritairement désinformés.

En ville de Genève, il y a plus de (mauvais) choix possibles pour la magistrature. Mais si l'on refuse les populistes et la droite néo-libérale soumise à l'internationale financière, la "gauche", jusqu'ici dominante, n'est guère convaincante : côté pseudo gauche d'abord, les socialistes présentent de bons candidats, mais qui sont presque à gauche, à l'opposé d'un parti qui a osé envoyer la rétrograde Simonetta Sommaruga au Conseil Fédéral. Les verts restent réactionnaires et présenteraient soit une inconnue qui va faire un bide, soit un candidat de cauchemar : vous avez détesté Mugny ? Vous pourriez haïr Drahusak : le chien de son ex-maître moins les dernières ruines de la culture ! Je me souviendrai toujours de son discours d'inauguration de l'exposition sur le mathématicien Euler au Musée d'Histoire des sciences où il remplaçait le magistrat porté pâle en dernière minute : "Je ne sais pas qui était Euler, mais...". En politique, il faudrait instaurer un premis de conduire et des contrôles périodiques... Reste la vraie gauche éclatée entre d'un côté le sexisme et les remonte pente à vélo de Pagani et de l'autre les généreuses propositions d'anonymes improbables et inéligibles. Les socialos en biffant leur parti ? Bref, la révolution n'est pas pour demain et on est content de voter ailleurs, même si ça pourrait être pire : en Lybie ou en Côte d'Ivoire par exemple.

Tout ceci nous promet une fin d'hiver et un printemps fort répétitifs et ennuyeux !

Aussi, je vous conseille vivement l'évasion dans les fêtes et la nature dès le retour des beaux jours.

Avec une occasion extraordinaire de rires, de rock pas prise de tête, de films, de débats, de spectacles, de dessins de presse et de politique différente à Dax début juin : un bon entartage collectif,c'est ce qu'il nous faudrait au bout du lac !

progsatiradax.pdf

11/10/2010

Mourir ? Plutôt crever !

afficheMPc.jpg A partir de mercredi , dans plus d'une vingtaine de villes en France (Paris, mais aussi Montreuil, Saint Ouen l'Aumone, Bordeaux, Toulouse, Montpellier, Amiens, Nancy, Nantes, Saint Etienne, Lyon, Strasbourg, Caen, Brest, Clermont Ferrand, Marseille, Rennes, Rouen, Villefontaine, Vitrolles), allez découvrir MOURIR ? PLUTOT CREVER ! portrait drôlatique et tendre de Siné par sa fille Stéphane Mercurio.  Avec des rencontres débats avec Stéphane, Siné et les anciens de Siné Hebdo, ou simplement ceux qui ont bien connu le bonhomme dans ses combats (programme détaillé sur www.mourirplutotcrever.com)
Les belges aussi vont le voir bientot, et nous les suisses, on crèverait idiots ? Alors, distributeurs de mes deux, vous le bougez, votre gros cul, pour qu'on puisse le voir partout en Romandie et au Tessin, voire outre-Sarine après une traduction impossible ???
Décidément, faut tout faire ici !

http://www.mourirplutotcrever.com/

Un film de Stéphane Mercurio:

Enfin un portrait au cinéma du furieux dessinateur Siné celui qui avec un crayon trempé dans l'acide s'est attaqué indifféremment depuis la fin des années 50 aux curés, rabbins et mollahs, bourgeois et militaires, moralistes de tout poils. Un gars qui au-delà de son image de provocateur à grande gueule, a traversé la grande Histoire avec ses aventures dans la presse : contempteur de l'Algérie française, d'abord dans l'Express avant de monter Siné-Massacre, acteur engagé de Mai 68 et pourfendeur du Général dans l'Enragé, compagnon très critique des révolutions cubaines ou chinoises ( une séquence à mourir de rire vous prouvera le sens limité de l'humour de ces régimes face à Siné ), ami de Malcolm X qui fut le parrain d'une de ses filles et dont le souvenir de sa disparition lui arrache encore des larmes. Probablement que pour faire ce film, il fallait attendre que quelqu'un de très intime s'y colle tant le bougre ne se livre pas facilement. Ca tombe bien il se trouve que Stéphane Mercurio sa fille est cinéaste. Même si la talentueuse réalisatrice a su toujours garder la parfaite distance sans nier le lien, ce sera donc une plongée très personnelle dans l'univers d'un gaillard pour qui la famille au sens large et l'amitié sont aussi importantes que l'engagement politique. Côté famille, vous comprendrez en l'entendant évoquer son père ancien bagnard antimilitariste, que parfois les gênes se transmettent. Côté amis, se mêle le souvenir des disparus comme Prévert et aujourd'hui sa bande d'irréductibles, sans qui Siné Hebdo né de son éviction de Charlie Hebdo pour cause de lèse-Sarkozy junior, ne serait pas né. Une bande avec outre des dessinateurs historiques des aventures Charlie ou Hara Kiri, des vieux amis comme Guy Bedos et Gérard Filoche ou des plus nouveaux comme Benoït Delépine, Isabelle Alonso, tout ça sous la surveillance de Catherine madame Sinet à la ville, et grande ordonnatrice de ce joyeux et salvateur bordel que fut l'aventure Siné Hebdo.

Avec une devise envoyé comme un défi à ceux qui voyaient le bonhomme déjà enterré : Mourir ? Plutôt Crever !

Contact distribution

Antoine Bast

antoinebast@gmail.com

0659935284


JJ RUE

jjrue@hotmail.fr

0616552857

groupe facebook: http://www.facebook.com/home.php?#!/group.php?gid=119849163342&v=wall&ref=ts

17:22 Publié dans dédé siné | Tags : mourir ? plutôt crever, siné, ciné, cinéma, dessin, humour, politique | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/06/2010

Alzheimer frappe aussi les technologies !

Nos mémoires ne sont pas menacées que par l’usure des neurones. Des pans entiers de passé récent sont effacés par des choix technologiques aberrants, dictés par des industries et commerces sans scrupules !

Les vieux ont abandonné leurs vinyles pour écouter leur musique sur cassettes, puis CD ou DVD. Pourtant, s’ils ont encore une platine, les vinyles sont audibles cinquante ans après. Alors que bandes magnétiques et disques numériques s’effacent vite.

Des films noir et blanc et des tirages papier bien fixés se gardent un siècle. Mais, quand la couleur arrive, le noir et blanc est abandonné. Diapositives et tirages papiers émerveillent, mais virent de couleur et s’effacent en cinq mois à trente ans, selon les marques. Côté images mobiles et sonores, c’est pire ! Sous bonne clim, le cinéma noir et blanc est lisible longtemps, mais en couleur, tout s’évanouit.

Le désastre : la vidéo magnétique et ses cassettes, effacées en trois à dix ans ! Ses normes, ses formats, ses supports changent tant, par des politiques de profit à court terme, qu’il est dur de retrouver un lecteur en état de marche vingt ans après. Et rien n’est lisible si on le retrouve ! Les profits des industriels explosent, mais les matériels vont à la casse non amortis et perdent ce qu’ils devaient sauver. Chez les particuliers, des murs de cassettes VHS, vidéo 8, audio, CD et DVD. La plupart illisibles et inaudibles. Même sort prévu pour les disques durs des ordinateurs et de leurs « sauvegardes ».

Des bonds techniques ont apporté le son, puis la couleur, sur des supports pratiques. Mais aux dépens de la conservation et du suivi. Alors nos sociétés ne sauvegardent plus qu’à court terme et leurs mémoires durables sont plus pauvres que celles du siècle précédent. Des plaques de verre et des tirages jaunis montrent les militaires de la guerre de quatorze. On retrouve de belles photos noir et blanc des grands parents, mais on a perdu les siennes ou celles des parents, en couleur.

Et ces pertes de mémoire ne sont pas que le sort de privés peu avertis ! Certes, les professionnels font parfois mieux. A l’INA (Institut National de l’Audiovisuel), mémoire des télévisions, on peut revoir Desgraupes, de Gaulle, ou Claude François avant son « bain tragique », avec une qualité médiocre. Mais l’INA peut sombrer dans une prochaine charrette du service public… Les grosses usines ne sont pas à l’abri des bavures ! Un collègue de Siné Hebdo me souffle que la NASA a égaré (effacées pour recycler les bandes ?), les vidéos originales du premier débarquement lunaire. De toute façon, elle avait abandonné le matériel de lecture, dépassé ! Pour des images parmi les plus précieuses, il reste de mauvaises copies et des originaux de basse qualité. Un bonheur pour les négationnistes qui les disent bidonnées ! Comme si la NASA ne pouvait pas faire plus beau que vrai en images de synthèse…

Dans la recherche, rien n’est fait pour sauvegarder les données ou même des travaux accumulés par des milliers de chercheurs, au prix de milliards d’argent public. Les œuvres, archives et même les matériels de savants du dix-neuvième siècle sont disponibles. L’huître à propos de laquelle Lamarck et Cuvier ont polémiqué sur l’évolution avant Darwin est visible au Jardin des plantes de Paris, ainsi que ce qu’ils ont écrit à son sujet. Mais le matériel et les archives de leurs successeurs de nos jours sont souvent perdus, faute de collectes ou parce qu’on les a stockés sur des supports dégradables… dégradés. Des manuscrits à la plume et des textes imprimés de 1500 à 1900 sont lisibles, mais les encres du vingtième siècle s’effacent. Ne parlons pas des stylos à billes !

Des ethnologues et des démographes ont accumulé, par des décennies de travail, des informations sur des populations dont le mode de vie a disparu. Par exemple des chasseurs cueilleurs sur lesquels on se pose beaucoup de questions. Dans le stockage de ces données, le passage des consternantes cartes perforées aux bandes magnétiques fût un progrès dans le confort d’utilisation. Mais, même sur les systèmes professionnels, avec les changements de normes, de logiciels et la dégradation des supports, tout se perd. Alors on ressaisit, à partir de listings papier à demi effacés… ou d’un des derniers lecteurs en fonction, si un « taré » a gardé des cartes perforées au sec !

Notre société est la première qui pourrait archiver de manière durable son patrimoine scientifique et culturel. Mais les maffias commerciales et les gouvernements qu’elles contrôlent ne s’intéressent aux mémoires que s’il y a du fric à gagner. Le régime français actuel, par exemple, contrairement à la mitterrandie, méprise les archives et les bibliothèques, et, comme elle, la science et les chercheurs. La mémoire de notre époque devra peut-être plus à Google qu’à des politiques qui laissent surtout de mauvais souvenirs !

André Langaney

PS : j’ai reçu au bouclage de cet article un rapport* des académies des sciences et des techniques françaises paru la veille. Sont donc pas tous Alzheimer comme les disques durs ! C’est pas politique, plus limité et encore moins drôle que ce que je vous raconte. Ils disent qu’il n’y a pas d’autre solution que recopier tout, tout le temps ou les disques en saphir, les deux hors de prix…

Ils recommandent de lancer la recherche – merci pour la recherche !

Les japonais sont déjà sur le coup. Ça vous étonne ?

*Longévité de l’information numérique. Les données que nous voulons garder vont-elles s’effacer ? Par JC Hourcade, F Laloë et E Spitz, éd EDP

In Siné Hebdo 83,

avec un excellent encadré technique d’Olivier Marbot.

10:57 Publié dans dédé siné | Tags : mémoire, archives, images, photo, cinéma, recherche, technologies, durable, profit, court terme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |