19/05/2015

LOGOS LOCOS 3

MH P1010027.jpgComme deux d'entre vous l'ont deviné, le logo EI provenait d'une rotation de 90° vers la gauche d'un logo MH et non de 180°autour d'un axe horizontal, comme celle qui transforme le CNRS en histoire de culs. Cela dit, ce MH n'est ni un jeu vidéo japonais (Monsutā Hantā), ni l'abbréviation de Maudite Humanité ! De même que l'EI, que j'évoquais, n'était pas le mouvement Espagna Idiota dont j'ignorais tout, merci de me l'avoir signalé !

Non ce logo malencontreux vertical - seule parenté avec le japonais- est celui qui doit marquer au fer rouge de la communication le nouveau Musée de l'Homme de Paris. Lequel doit ouvrir ses portes à l'automne, au terme d'une histoire rocambolesque que je ne manquerai pas de vous rappeler en temps utile. Ce logo a été choisi, ou au moins approuvé, par ses nouvelles autorités, et en particulier le Directeur général du Muséum de Paris (en fin de mandat) qui, s'il ne connaît rien aux sciences naturelles et humaines, voulait, comme tous les directeurs généraux nommés par les socialo-UMP néo-lib, passer pour un grand administrateur financier et un grand communiquant. Pour les finances et la gestion, le résultat était déjà calamiteux.  Pour la communication du futur nouveau musée, ça commence mal...

16:30 Publié dans Culture, Humour, Images, Insolite, jeu | Tags : logos, jeu, communication, musée de l'homme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/05/2015

LOGOS LOCOS 2

Je vous avais promis un indice pour trouver d'où vient l'étrange marchandaillezing EI que je vous ai montré hier. Vous le trouverez sur

http://blog.gaborit-d.com/top-10-logos-fails/logo-fail-cnrs/

logo-fail-CNRS.jpg







               d'où je tire cette image de l'inversion calamiteuse par retournement du logo que le CNRS - Centre National de la Recherche Scientifique - français avait payé une petite fortune... et continue à utiliser !

Maintenant vous pouvez trouver assez facilement les initiales de l'organisme qui s'apprête à faire la propagande de l'EI...

... et qui n'est pas japonais comme me le suggère un lecteur.

Je signale par ailleurs à un autre lecteur que j'ai bien choisi "logos locos" comme titre pour dire "logos fous" parce que ça rimait mieux en espagnol qu'en français. Mais que je ne vois pas en quoi ce serait insultant pour l'Espagne et les espagnols qui me sont très chers...

Bon, l'explication finale demain, si tout va bien...


 

 

 

 

 

00:55 Publié dans Humour, Images, Insolite, jeu, on va se faire des amis ! | Tags : logos, communication, jeu | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/05/2015

LOGOS LOCOS 1

L'autre jour, on m'offre en avant première un sac, une clé USB et un stylo portant le logo ci-dessous, le tout anticipant une grande campagne de communication pour l'automne prochain. Par les temps qui courent et avec mes mauvaises fréquentations, j'ai d'abord eu un frisson dans le dos ! Et bien je vous laisse 24h pour deviner de quoi il s'agit...après, je vous donnerai un indice si le FBI ne m'a pas enlevé et DAESH non plus...

Bien entendu, les rares initiés sont priés d'être discrets.

Pour une fois je laisse les commentaires ouverts...

 

 

EI logo P1010026.jpg

13:47 Publié dans Humour, Images, Insolite, jeu | Tags : devinette, logo, communication, erreur, gag | Lien permanent | Commentaires (2) | |  Facebook | | | |

29/12/2010

Les éditocrates : propagande à la française.

Il vous reste quelques cadeaux en retard, pour des parents ou amis qui savent lire (si ! Il en reste, même parmi les ados...) ?

Offrez-leur, pour quelques francs ou euros, l'excellent petit livre des éditions La Découverte*, collection Pocket, où quatre auteurs pointilleux enfilent avec précision une brochette de huit des imposteurs médiatiques** qui font la pensée politique unique des médias français.

Invités permanents sur les télévisions et radios, publiques comme privées, comme dans les journaux, ces asséneurs de vérités sont toujours présentés comme esprits libres et indépendants. En fait, ils sont rémunérés par les groupes de télé et de presse pour radoter, à longueur d'émissions et de chroniques, la même grand'messe néo libérale : il n'y a pas de salut social, économique ou politique hors du marché et de la « liberté » (de l'argent) ; ce sont les travailleurs qui provoquent le chômage et les crises ; les néoconservateurs étasuniens, depuis Reagan et les Bush, ont toujours raison ; ce sont les méchants arabes qui tuent eux-mêmes leurs pauvres enfants en les exposant aux tirs de la gentille armée israélienne ; les « terroristes » sont des membres des peuples envahis et pas les armées coloniales occidentales qui les agressent...

Certes, il y a des nuances entre ces « Editocrates » trop vus et trop connus dont les auteurs épinglent les contradictions, les erreurs, les mensonges, l'absence de tout scrupule et la suffisance incommensurable. Les uns travaillent ou ont travaillé pour Bouygues TF1, les autres pour Bloch - Dassault Le Figaro, Lagardère Libération, Pinault Le point, Sarko Karcher... ou d'autres berlusconneurs à la française.

Certains comme Duhamel ou Attali donnent plus dans l'allégeance au pouvoir politique tandis qu'Adler et Lévy donnent dans le militantisme sioniste et néocons étasunien jusqu'au grotesque.

D'autres se prennent pour des penseurs et des faiseurs d'opinion comme Joffrin, Rioufol ou Baverez.

Tous ont en commun d'être les chiens de garde de leurs maîtres et d'un système communication - médiation - propagande qui vide la démocratie de son sens en étouffant l'expression de toute pensée alternative.

_____________________________________________

* « Les éditocrates ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi »

par Mona Cholet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Editions La Découverte, Paris, 2009. www.pocket.fr

**A Adler, J Attali, C Barbier, A Duhamel, L Joffrin, BH Lévy, I Rioufol, P Val

 

 

20/06/2010

Singer la science !

Pour exister dans leur communauté, ou pour l’impact dans les médias, les scientifiques ne cessent de bluffer. Exemple…

Une primatologue fait des tests sur des petits singes qui obtiennent des fruits par un système de trappes ouvertes ou fermées. D’autres, qui observent le schmilblick, réussissent plus ou moins le test. Notre chercheuse trouve que les femelles sont plus souvent matées et que ceux qui les imitent réussissent mieux le test que ceux qui imitent les mâles. Pourquoi pas ? Mais, dans la « très prestigieuse » revue qui publie les résultats, ceci démontre que ce sont les femelles qui transmettent les traditions locales, les mâles changeant de groupe et transmettant peu. Et puis, « bien sûr », il en va de même chez les autres singes et les humains !

On est passé d’une expérience sympa mais anecdotique, sur UNE espèce de petits singes dans des conditions artificielles, à des conclusions générales planétaires sur la transmission de la culture chez tous les singes et tous les humains… Pur délire !

Mais, dans la science du fric anglo – occidentale, notre chercheuse n’aurait pas eu ses crédits de recherche et n’aurait jamais publié dans cette revue si elle avait raconté honnêtement ce qu’elle voulait faire et ce qu’elle avait obtenu.

Ainsi, vous ne trouverez pas un projet de recherche ou un article de « prestigieuse » revue sur les virus ou les cellules qui ne prétende contribuer (…peut –être, un jour !) à guérir le SIDA ou les myopathies. Ou bien vaincre la pollution et sauver la biodiversité !

La recherche doit justifier une activité incompréhensible pour qui n’est pas dedans, gouvernants et citoyens en particulier. Elle le fait par un répertoire de belles légendes, plus souvent transmises par les mâles, puisque les chercheuses sont encore minoritaires…

 

In Siné Hebdo N° 84

10:37 Publié dans dédé siné | Tags : science, recherche, éthique, communication, financements, bluff, mensonge | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

30/09/2009

Relations internationales et diversité culturelle

L’interminable dialogue de sourds entre nos gouvernants et le chef tribal libyen est lamentable.

Il illustre la difficulté d’accord entre des personnes de cultures trop différentes.

Ainsi que l’impréparation de nos gouvernants à ce genre de tâche.

Que n’ont-ils lu Edward Hall ou Desmond Morris !

Ou bien suivi des formations comme celles que Hall donnait aux diplomates étasuniens en partance pour d’autres cultures…

Il faut savoir que, par politesse, un oriental ne saurait dire non à un hôte prestigieux.

Il laisse donc penser qu’il répond oui, même si on lui demande l’impossible, ou bien ce qu’il ne veut pas concéder.

Et qu’il ne concédera pas, bien sûr, une fois l’honorable invité reparti…

Pas étonnant, dès lors, que notre président soit rentré bredouille en clamant, à tort, avoir gagné !

La situation n’est certes pas simple avec un énergumène comme Kadhafi.

Surtout quand des vies, qui ne comptent pas pour lui, mais sont prioritaires pour nous, sont en jeu.

Mais sous-estimer son habileté et son imprévisibilité après quarante ans de survie au pouvoir est ridicule.

Nos plus hauts gouvernants n’auraient pas dû s’exposer, avec naïveté, sans faire écouter la partie adverse par des oreilles expertes en culture locale.

Une culture qui implique, en particulier, de ne rien céder sur un « honneur » bien mal placé.

Chacun doit avoir l’impression et l’air de gagner, vis-à-vis des siens, dans tout marchandage.

Faute de quoi, toutes les remises en cause sont possibles et les accords passés restent lettres mortes !

RSR1 30-09-2009

09:07 Publié dans rsr.ch | Tags : cultures, communication, diplomatie, orientaux, kadhafi, marchandage, honneur | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

06/05/2009

La banalité qui tue

Ainsi, ce n’est sans doute qu’une grippe banale.
De celles qui tuent deux à huit cent mille personnes, chaque hiver, surtout des vieux, qu’on oublie !
Si tout va bien, elle ne fera « que », entre guillemets, quelques centaines de morts, grâce aux moyens exceptionnels mis en jeu.
Félicitons les autorités, mexicaines d’abord, qui ont arrêté un désastre « ordinaire » sans compter le coût.
Mais pourquoi ne fait-on pas le quart de cela pour les grippes qui tuent chaque hiver et pourraient, aussi, tourner mal ?
Pourquoi ne fait-on pas d’efforts, d’échelle adaptée, pour les maladies qui tuent bien plus : malaria, diarrhées, sida ?
Pourquoi a-t-il fallu une communication exagérée pour obtenir les moyens ordinaires pour juguler l’épidémie ?
Car on savait, dès le début, que le virus était du type des grippes saisonnières.
Sa « banalité » était l’hypothèse la plus probable.
Mais il n’est pas héroïque de lutter contre une pathologie banale qui tue !
Même à l’OMS, l’apocalypse improbable par une mutation sexy et un nouveau virus séduisent mieux les décideurs.
Pour une fois, on se félicite du succès d’un coup médiatique.
En regrettant, toutefois, que l’efficacité médicale soit passée par une désinformation scientifique.
En épidémiologie, des hypothèses extrêmes sont possibles, mais souvent très improbables par rapport aux situations banales et graves.
La science préconise alors de retenir les secondes.
Mais les médias et les politiques s’engouffrent dans les premières, avec l’alibi du « principe de précaution », la certitude d’exploser l’audimat et de libérer des moyens en proportion de l’agitation…

RSR1 06-05-2009

10:23 Publié dans rsr.ch | Tags : grippe, banalité, mortalité, communication, h1n1, épidmiologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/03/2009

La gueule de l’autre

Nous commençons seulement à décoder les mécanismes par lesquels notre cerveau perçoit et interprète les traits physiques et les expressions  du visage de nos interlocuteurs. Ou comment il les traduit en termes d’émotions et de fiabilité des messages transmis et construit la réaction qu’ils suscitent.
Il serait temps, quand tout le commerce et toute la politique passent par une personnalisation et une communication non – verbale qui éloignent chacun de toute prise de décision rationnelle et conforme à ses intérêts et choix personnels !
Obao ou Obama, même combat ! Il n’est plus question de choisir entre des alternatives politiques ou des programmes, dont, de toute façon, aucun politicien ne maîtrise plus la complexité. La politique médiatisée d’aujourd’hui consiste à choisir une option par la confiance aveugle que l’on fait au visage qui vend le produit, en fonction d’un jugement esthétique, d’une identification plus ou moins fallacieuse, d’obscurs objets de désirs et d’évaluations intuitives de la fiabilité des messages. Le marketing politique, comme la pub, fait tout pour détourner l’intérêt du consommateur des propriétés réelles du produit. On affronte le compétiteur – il ne s’agit même plus d’un ennemi ou d’un adversaire ! – à coup de messages subliminaires de connivence, de stimulations esthétiques et sexuelles et d’emballage médiatique.
Dans ces affrontements, toute vision politique est perdue et le résultat est aléatoire en termes techniques ou moraux. Plus rien n’a d’importance : un bon maquillage dissimule aussi bien les rictus déments de Sarko et son néo- lepénisme que le mysticisme prophétique de Bernadette Ségo ou ce que fera vraiment Obaobama, s’il en a l’occasion …

In Siné Hebdo N° 10

08:35 Publié dans dédé siné | Tags : communication, politique, visage, confiance | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/03/2009

Scientifiques – public : le malentendu

Le malentendu permanent entre les scientifiques et le grand public a plusieurs causes.
Les gens voudraient des réponses simples et définitives à toutes leurs questions.
Or la science ne répond pas à toutes et ses réponses sont souvent partielles, compliquées et provisoires !
C’est la conséquence de sa méthode de travail, par mise à l’épreuve d’hypothèses au cours d’expériences reproduites.
Cet incertain, ce flou et ce provisoire sont décevants pour ceux qui voudraient que tout soit blanc ou noir, et définitif !
Par ailleurs, les questions du public sont souvent des « pourquoi … ? ».
Alors que la science est plus à l’aise avec les « comment … ? »
Le doute, essentiel dans l’approche scientifique, est source d’angoisse et parfois pris pour de l’incompétence par le public.
Les débats contradictoires entre chercheurs, normaux aux frontières du savoir, sont souvent interprétés comme mettant en cause des bases qui, elles, font l’unanimité des scientifiques.
La quantité de résultats produits, leur complexité et la vitesse croissante de leur accumulation débordent parfois les spécialistes eux-mêmes.
Ce contexte avantage, dans les débats, les religieux et les politiques qui savent où sont le bien et le mal, ainsi que les prétendus savants ou journalistes qui ont réponse à tout.
L’un des plus connus déclarait un jour en confidence privée :
« En vulgarisation, on est juste et incompris, ou bien faux et compris. J’ai choisi la deuxième solution ! »
C’était une double trahison : trahison de la science travestie et trahison du public trompé !
Elle est malheureusement très répandue …

RSR1 18-03-2003

15:58 Publié dans rsr.ch | Tags : science, vulgarisation, communication | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |