10/06/2009

Quand le singulier fait le pluriel… et le changement !

Du fait des mutations, du sexe et du hasard, la loterie génétique de la vie ne produit pas deux fois le même individu.
En comprenant ceci dès 1896, August Weismann était très en avance sur son temps.
Personne, en septante ans, n’a réalisé l’importance de sa découverte de l’unicité des individus dans les populations sexuées.
Ni qu’elle prouvait la transformation, l’évolution de ces populations, de génération en génération.
Au cours des années 1960, les cartes d’identité chimiques dont nous sommes pourvus ont été découvertes.
Une équipe internationale a trouvé, au laboratoire et avec stupeur, ce que Weismann avait anticipé.
Elle était menée par Jean Dausset, prix Nobel français, que nous venons de perdre.
Les conséquences de cette diversité du système génétique, appelé « HLA », qui conditionne les greffes d’organes, ne sont pas encore bien comprises par tous.
En témoignent les moyens énormes consacrés au séquençage des génomes par rapport à ceux, dérisoires, dédiés à leur stupéfiante diversité.
De ce point de vue, Genève fait figure très honorable, grâce aux travaux de l’équipe d’Alicia Sanchez - Mazas.
Cette jeune professeure a pris un rôle déterminant dans la coordination des enquêtes, mondiale et européenne, sur la diversité HLA humaine et dans l’interprétation de leurs résultats.
Des enquêtes sur des centaines de populations, par des dizaines de laboratoires, dans l’esprit de coopération internationale impulsé par Jean Dausset.
Elles permettent enfin une approche précise de la diversité génétique humaine, de sa géographie, de son histoire et de ses conséquences, bio – médicales, anthropologiques, philosophiques et éthiques. 

RSR1  10-06-2009

09:34 Publié dans rsr.ch | Tags : dausset, génétique, évolution, hla, unicité, diversité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/05/2009

Réunion : diversité vécue et tolérance

Au large de Madagascar, l’île de la Réunion porte bien son nom : les hasard des déportations, de la colonisation, l’esclavage et les migrations y ont composé l’une des populations les plus mélangées de la terre.
Les mosquées, les églises, les temples hindous, bouddhistes ou protestants laissent s’échapper des fidèles : leurs couleurs de peau, leurs traits physique et leurs vêtements évoquent l’Inde, l’Afrique, la Chine ou l’Europe.
Au marché de Saint Denis, des musulmanes voilées vendent     des vêtements à des femmes habillées très sexy.
Le marchandage se fait en créole, la langue qu’utilisent aussi, entre eux, des chinois de l’hôtel voisin.
Des filles voilées de noir très strict, à la sortie d’un collège, rient aux éclats, la main dans la main avec des compagnes qui exhibent leurs décolletés, leurs nombrils et leurs cuisses.
Des adolescents, de physiques et de comportements très africains se promènent. La moitié des filles et même un garçon portent, à l’indienne, un piercing nasal et une tache colorée entre les sourcils.
Des familles mélangées recombinent des traits africains avec des peaux claires, des cheveux blonds, lisses ou crépus et des yeux bridés.
Un indien très noir, au front peint de blanc, salue d’un « salam alêcoum » et d’une plaisanterie créole son parent musulman qui le rejoint au restaurant.
Pendant ce temps, la radio relate l’extermination des tigres tamouls et les guerres religieuses du Proche Orient.
L’île de la Réunion nous rappelle que la tolérance face aux différences et l’intermariage des communautés sont des alternatives possibles aux conflits, aux racismes et aux totalitarismes.

RSR1 27-05-2009

14:34 Publié dans rsr.ch | Tags : île de la réunion, diversité, tolérance, métissages, cultures | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |