28/11/2011

Défi science : le Conseil d'Etat irresponsable !

 

Psiko 237 Impérialisme US 01.jpgD'abord, une info qui n'a rien à voir : la parution d'un délicat dossier sur l'impérialisme américain, plus d'actualité que jamais, dans le Psikopat du mois à venir. Et j'anticipe vos protestations : ce n'est pas à moi mais aux kiosquiers et à leurs chefs qu'il faut vous plaindre si vous ne trouvez pas le Psiko en Suisse romande. Et comme râler est souvent peu efficace, vous feriez mieux de vous abonner : c'est comme cela que l'on fait vivre les journaux qui ne servent pas la soupe aux commerciaux et aux impérialistes !!

Bon, on en revient à notre sujet local du jour : l'idée débile de restreindre encore l'enseignement des sciences au Cycle d'orientation genevois dans une société où l'absence de formation scientifique de base devient un handicap grave dans la vie quotidienne...

Nous sommes cernés par des réalités relevant de la science et de la technique. Pas un pas sans traverser des ondes d'antennes radio ou téléphoniques, des nuages de pollen avec traces d'OGM, des gaz d'échappement, sinon des retombées d'isotopes venant de Fukushima ou Tchernobyl.

Certes, ce n'est plus la vie du paléolithique, où il fallait déjà connaître les racines comestibles ou toxiques et les mœurs des lapins, des mammouths et des merles quand on avait faim.

Mais l'accumulation des connaissances et des techniques rend chaque jour ce monde plus compliqué et exige des décisions politiques éclairées.

En démocratie bourgeoise, le peuple souverain est censé décider, surtout chez nous où il a droit de référendum, au moins en dernier recours.

Mais comment décider si l'on n'y comprend que couic ?

Comment voter sur le nucléaire si l'on ne sait pas ce que sont un atome ou une radiation ? Si l'on ne sait pas que nous sommes constitués de particules et provoquons des rayonnements à chaque geste ? Comment voter sur les OGM, si l'on ne sait pas ce qu'est un gène ou une mutation ? Si l'on ignore qu'un humain, un animal ou une plante sont faits de molécules fabriquées par des gènes qui mutent au fil de radiations... même à trou-du-cul la campagne !

Faut-il se fier à l'avis des autres, comme aux confesseurs de jadis ? Faire confiance, à la tête du client, au politique ou au journaliste. A Charles Beer et son air triste de communiant innocent ? A Decaillet, bon élève énergique et sans nuances, ou à Leutard, qui semble propre et en ordre ? Est-ce que ça garantit de bonnes décisions sur l'énergie, la liberté d'expression ou l'éducation ? Bien sûr que non !

La seule solution démocratique, c'est donc d'apprendre avant de voter, en particulier à l'école, pendant le tronc commun, primaire et secondaire, au cycle d'orientation, en particulier.

Or justement, en matière d'enseignement au cycle, le Conseil d'Etat vient de renier les engagements du susdit Charles Beer pour 8% d'horaires scientifiques, en petits groupes pour mieux comprendre. Il a opté pour 6%, soit deux fois moins que les autres pays de l'OCDE où 12% ne sont déjà pas trop ! Vous me direz que la tendance est la même dans presque tout l'Occident. Ce n'est pas une raison pour être résigné et faire des économies sordides dans notre pays plein de pognon.

Car il n'est pas besoin de chercher loin pour trouver l'origine d'une décision aussi aberrante : supprimer des heures, et des heures qui coûtent plus cher que d'autres en salaires et en matériel, c'est faire de petites économies au profit du budget du grand argentier Vert. C'est casser l'investissement à long terme - pas rentable en politique ! - pour faire des « économies » qui pourraient peut-être satisfaire les exigences des financiers néolibéraux qui contrôlent tout. Tandis qu'ailleurs on se craint pas de se livrer à d'énormes investissements grotesques dans de grands travaux inutiles, des cadeaux de fait au patronat ou de soutenir les errements de l'art contemporain. Du point de vue des Verts, pas de problème : leur propagande grossière centrée sur les grands problèmes à dimensions scientifiques passe mieux si le public n'y comprend rien et vote à l'émotion plutôt qu'en connaissance de cause. Et les socialistes, qui devraient être de gauche et intransigeants sur l'éducation et la préparation de l'avenir ? Il en reste peut-être un ou deux, mais sûrement pas au Conseil d'Etat...

Si vous ne voulez pas que Beer et Hiler continuent à renvoyer nos enfants au paléolithique, je vous conseille la pétition ci -dessous contre cette forfaiture.

 

http://www.petitionenligne.ch/petition/donnons-les-moyens...

In Le Courrier du 23-11-2011

 

 

20/10/2011

Claude Briot a même rencontré Dieu à Lumbini !

Physiquement, Claude a l'air d'un archéologue ou d'un missionnaire issu de nos montagnes ; mais sec, non bedonnant. Sinon, chauve devant mais chevelu derrière, parfois barbu, faux timide. Avec un sourire toujours amusé, sinon ironique, qui se transforme à l'occasion en rire carrément satanique. Ça tombe bien, il est au moins aussi mécréant que votre chroniqueur énervant ! En fait, il est médecin et court le monde dans tout les sens depuis des décennies, avec un attrait, de plus en plus marqué au fil du temps, pour les endroits où tout va mal et où ses compétences sont les plus directement utiles. Depuis quinze ans il a travaillé pour diverses associations humanitaires au Nigéria, à Haïti et dans beaucoup d'autres endroits où vous ne partiriez pas, en général, pour les vacances. Mais cela s'est parfois mal passé : le gaillard est franc et direct. Il ne supporte pas plus les détournements de fonds que l'incompétence ou l'administrationnite paralysante invasive de beaucoup d'ONG. Du coup, il a décidé de fonder sa propre association pour son dernier coup de cœur : au Népal, loin de tout, là où il a l'impression de vraiment pouvoir faire quelque chose. Il m'a envoyé une longue description de la vie quotidienne à  Lumbini, ville du bout du monde, que je vous résume ci - dessous avec son accord.

 

« Dans les échoppes, des vendeurs de médicaments s'improvisent médecins. Un homme coud chemise ou pantalon. Un autre lave et repasse pour quelques roupies ... pas de mère Denis ! Au Tea shop, Rakesh, ado, ne connaît pas son âge. Il lave les verres, sert du matin au soir, dort sur place, fait gardien. Il mange à sa faim et sait compter ; lire c'est autre chose...

De nombreux népalais ne vont pas à l'école. Malgré la scolarité obligatoire, renforcée par les maoïstes du gouvernement.

Des efforts sont  réalisés pour les garçons, un peu pour  les filles. La fille de la campagne est  promise au mariage dès huit, dix ans.

Des enfants rejoignent des monastères bouddhiques, quittant leurs parents pour revenir moines confirmés cinq à six ans après. Une fierté, un déchirement, mais la certitude d'une vie protégée.

Le dispensaire est là, manque de tout. Une association fournit le minimum, dans l'urgence : nourrissons, enfants, diabète fréquent, non traité.

Et Dieu ... ?

Chez le photographe, qui me faisait des images pour des documents officiels, un vietnamien me demande d'où je viens. On sympathise et il m'invite au monastère vietnamien, dont il est Maître fondateur. C'est cet homme obstiné qui fait reprendre vie à Lumbini et fait venir des bouddhistes d'autres pays. Aidé par des membres de l'ONU, il considère comme un signe divin...la présence de grues ! Il protège ces oiseaux des paysans qui aiment leurs œufs. Il m'offre un livre où j'apprends qu'il a servi de médiateur entre maoïstes et gouvernement pour la paix actuelle au Népal. Ici, c'est le docteur Lam...

Mais, pour l'état civil c'est Huyen DIEU ! »

 

Ce n'est pas tous les jours que je ferai de la propagande pour des associations humanitaires après ce que j'ai vu, ici ou là, faire le pire en prétendant faire le meilleur. Mais Claude Briot, je l'ai accompagné pendant des semaines sur le terrain, ne comptant ni son temps, ni sa peine, ni pour Dieu, ni pour le fric. Simplement parce que notre mécréant ne supporte pas l'idée que des gens, et en particulier des enfants, souffrent quand il y peut quelque chose. Aussi, si vous aimez le Népal ou si vous voulez en savoir plus, je vous conseille vivement un tour sur le site tout neuf, encore en rodage, de son association, dont vous découvrirez l'histoire, l'action ... et évidemment les besoins urgents ! Et pour une fois, je vous promets que des dons éventuels seront utilisés au mieux...

Adresse mail :lumbini.asso@orange.fr

Blog : http://associationlumbini.blogspot.com/

 

In Le Courrier du 12-10-2011

 

 

 

 

 

12:54 Publié dans Actualités permanentes | Tags : humanitaire, népal, médecine, éducation, bouddhisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

27/07/2011

Les jeux de guerre, le stand de tir, la détention d'arme

Aucune société civilisée ne devrait accepter la perspective qu'un individu puisse tuer un grand nombre de personnes par une action prévisible et susceptible d'être prévenue.

Dans le sinistre événement norvégien, des millions de commentaires, dans tous les sens, omettent les trois éléments les plus significatifs rendus publics dès les premières dépêches faisant un portrait du tueur :

-      il possédait légalement une arme capable de ce massacre et était autorisé à se promener avec

-      il fréquentait un stand de tir, d'où l'autorisation

-      c'était un passionné de deux de ces jeux vidéo où l'on passe son temps, de manière de plus en plus réaliste, à tirer sur des humains ou des êtres humanoïdes

Il est insensé que des particuliers puissent détenir légalement, chez eux ou sur la voie publique, des armes de guerre, ou « de jeu », permettant un tel massacre. L'article de la constitution étatsunienne qui protège cette « liberté » est un article félon qui méprise le droit de chacun de ne pas risquer d'être tué par n'importe qui, pour n'importe quoi. Cela joue aussi, bien sûr, pour nos foutus fusils militaires à la maison...

Les stands de tir sont certainement un mal nécessaire pour les professionnels susceptibles de faire usage d'armes. Le tir « sportif » peut être toléré. Mais ceux qui s'y livrent ne devraient en aucun cas être autorisés à en sortir des armes ou à les détenir hors des stands.

Enfin et surtout, nos magasins débordent de jeux vidéo addictifs - les plus violents en théorie interdits aux mineurs, mais en pratique, vérifiez à quoi jouent vos gosses ! On y passe son temps à tuer, tirer le plus possible, le plus vite possible, exploser, massacrer, détruire. Etonnez-vous que parmi des enfants ou des adultes passant des heures, si ce n'est des nuits entières à ce genre de loisirs, un, de temps en temps, n'ait envie de passer à l'action pour de vrai. Pas besoin du moindre prétexte politique ou psychiatrique ! Beaucoup de frustration, de n'importe quelle origine suffira...

La culture étatsunienne a fait un mythe positif de la barbarie de ses origines et glorifie sans cesse l'usage de la violence, depuis la National Riffle Association jusqu'aux films et jeux de guerre les plus débiles. Rien ne nous oblige à l'importer et à en laisser inonder les chambres de nos enfants et les cours des écoles, ni à permettre aux détraqués de continuer à jouer à la guerre, à balles réelles, dans les stands de tir...

La sécurité des citoyens passe avant les abus de la « liberté du commerce » !

 

23:27 Publié dans société | Tags : armes, stand de tir, éducation, jeux vidéo, sécurité, liberté, etats unis | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

13/02/2011

Religion belge

Les Belges n'ont plus de gouvernement, mais ils sont toujours là ! Ça complique certaines choses, ça en simplifie d'autres !

Bientôt, ils n'auront peut-être plus d'église - voir ci-dessous !

Merci à notre ami Noël Godin, dit l'Entarteur et à sa bande de joyeux anars d'avoir commis un remarquable attentat pâtissier contre cette crapule réactionnaire de Zemmour, fer de lance du racisme israélo-sarkozyste.

Un émule local avait aussi, il y a peu, entarté notre Vigousseux Barrigues au Sputnik à Genève. Eh bien figurez-vous que Thierry, il s'est marré et il a mangé la crème... tandis que Zemmour, je vous conseille d'aller voir sur le net, en coupant le son si vous avez de jeunes enfants que vous voulez bien élever ! Car au point de vue grossièreté, il vaut bien son mentor de l'Elysée ! L'extrême droite est volontiers plus grossière que le peuple, sans avoir les mêmes excuses en matière d'éducation...

J'en viens à mon document exclusif du jour qui est la transcription méticuleuse et hilarante par une charmante jeune maman du récit que son fils lui a fait de son dernier cours de religion à l'école secondaire Saint X en Belgique profonde. Ça se passe de commentaire et ça prouve que tout n'est pas perdu dans la lutte de la science contre tous les obscurantismes religieux ! Par pitié pour une prof, même de religion, et pour la sécurité de mes informateurs, j'ai dû anonymiser ce compte rendu et l'établissement en question.

Ce qui ne m'empêche pas de remercier fort chaleureusement mon précieux informateur et sa délicieuse maman pour leur récit de ce grand moment théologique et philosophique !

"Dialogue

Madame de religion (traduction du belge : La prof de religion) nous expliquait un peu la bible et tout et aussi le rapport qu'il y avait entre le film qu'on avait regardé pour introduire la bible (Roméo et Juliette)(sic !) et puis la bible. Donc elle nous a fait un paragraphe avec l'histoire d'Abraham, elle nous expliquait la bible, les chrétiens et Jésus et surtout elle amenait chaque fois à son « icône ». C'était un tableau avec trois anges assis à une table et un siège libre. Et elle nous expliquait que le siège libre c'était une place pour celui qui regardait le tableau et que les trois personnages c'était Dieu. Enfin on pensait que les trois personnages c'était Dieu. Mais en fait un des trois personnages c'était Jésus et un autre c'était Dieu. Et donc il y avait Dieu mais un élève a demandé qui était le troisième personnage. Et Madame a répondu :

- Le troisième personnage c'est une des apparences de Dieu.

- Alors ça veut dire que Dieu se réincarne en plusieurs personnages ? a demandé un autre élève.

Et la prof a répondu : Non, Dieu ne se réincarne pas. Il a plusieurs apparences. Et là un autre élève a répondu : - oui c'est ce qu'on dit. Il peut se réincarner en n'importe qui. Et là la prof a dit non il ne se réincarne pas et elle s'est empressée de changer de sujet. Pour nous expliquer que Jésus était à la fois Dieu et l'homme. Qu'il était un homme fils de Dieu.

- Mais alors Jésus c'est un demi-dieu a demandé Nicolas ? (Nicolas et moi nous sommes à fond dans la mythologie grecque alors les demi-dieux, fils-filles de Zeus et d'une humaine, on connaît ! Il y a Persée, Thésée, Héraclès, les Amazones... )

­­- Non, Jésus n'est pas un demi-dieu, a repris la prof. C'est à la fois l'homme et Dieu.

- Donc si c'est le fils de Dieu, peut-être qu'il a un peu plus de Dieu, donc c'est un trois-quarts de Dieu

- Non j'ai répondu. Puisque c'est à la fois Dieu et l'homme en une seule personne c'est un 2/1 de Dieu

- Donc a répondu un autre élève ça fait Dieu et Jésus en un seul morceau

- Non a répondu la professeure de religion. Jésus c'est d'une part l'homme et d'une part Dieu. Il peut devenir Dieu s'il veut et il peut devenir un homme s'il veut.

Puis là un autre élève, Louis, qui était en morale en sixième,  a demandé ce qui prouvait que Dieu existait. Alors là la prof de religion a répondu qu'il n'y avait aucune preuve et que les chrétiens croyaient en Dieu. Là, a ramené un autre élève, qui est-ce qu'il y avait avant Dieu, et qui étaient ses parents ? La prof de religion a répondu qu'il n'avait pas de parents, qu'il était l'éternité, qu'il était là depuis l'éternité et qu'il serait toujours là pour l'éternité. Alors là j'ai dit : mais Dieu a bien dû arriver à un moment ou à un autre, non ? Il y a eu un moment où il n'y avait rien et puis il est arrivé

- Non, Dieu a toujours été là, et il a créé l'homme, l'univers, la terre...

- Mais Madame, c'est le big bang qui a créé l'univers !

- Oui a répondu la prof. Pour les scientifiques c'est le big bang mais pour les chrétiens c'est Dieu. Là, un autre élève, qui voulait mettre tout le monde d'accord et faire plaisir à la prof, a dit que peut-être que c'est Dieu qui a créé l'univers, mais que son surnom, c'était « big bang » ?

- Non, a répondu la prof de religion. Pour certains c'est Dieu qui a créé la terre, pour d'autres c'est le big bang. Mais pas les deux à la fois.

- Mais, Madame, a repris un élève. Moi je ne suis pas croyant. J'étais en morale l'année dernière...

- Mais je ne vous oblige pas à croire en Dieu et en Jésus. Mais pour les chrétiens la bible est une très belle histoire.... Et patati et patata, elle ne voulait pas nous donner de conseils, mais quand même les chrétiens... bref elle essayait de nous dire qu'être chrétien c'est mieux.

- Mais en fait Dieu il n'y a aucune preuve qu'il a existé a encore répété un élève. Et là la prof a tapé du pied, s'est pris la tête entre les mains, a pété un câble, a mis l'élève qui avait dit ça dehors et a mis au moins 5 minutes pour se calmer."

 

 

10/01/2011

Benoit über alles !

Le double héritier de l'Inquisition et du nazisme a encore frappé !

On va confier l'éducation sexuelle des enfants aux familles intégristes coincées et aux bonnes sœurs névrosées sous l'autorité des curés pédophiles ...

Permettez au mécréant de service de se réjouir de l'actualité papale et de ricaner sataniquement des derniers soubresauts grotesques de la religion qui a ruiné les civilisations européennes !

Amis laïques de tous les pays, unissons-nous autour de l'éducation sexuelle à l'école publique, pour la liberté et la dignité de nos femmes, la santé mentale et l'épanouissement affectif et sexuel de nos enfants !

 

21:12 Publié dans Politique | Tags : pape, sexe, éducation, inquisition, nazisme, religion, laïcité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

19/05/2010

Fric et pub religieux contre enseignement des sciences

Je voudrais dire la stupeur d’amis professeurs de l’enseignement secondaire.

Dans la société du succès sans peine, ils enseignent des sciences passionnantes, mais difficiles.

Dont la biologie, qui n’a de sens que par sa synthèse moderne : la théorie de l’évolution.

Une théorie incomplète, provisoire, laissant place au doute et aux réfutations sérieuses, comme toute théorie scientifique.

Une théorie qui figure dans les programmes scolaires parce que c’est le seul état de la science, en biologie, aujourd’hui.

Or, d’immenses affiches niant l’évolution ont annoncé partout des conférences d’un militant islamiste turc.

Au Centre international de conférences de Genève et au Palais Beaulieu, à Lausanne, pour ne pas parler de Zürich.

Le graphisme anti – évolutionniste est mensonger et explicite.

Il renvoie à des sites internet fondamentalistes.

Qui enseignent que l’évolution, c’est du terrorisme communiste, sioniste et maçonnique, la seule science étant la création d’Allah.

Adnan Oktar, dit Harun Yahya, utilise une énorme fortune, d’origine inconnue, pour répandre son fanatisme religieux à travers le monde.

L’argent lui ouvre les portes de nos lieux les plus prestigieux pour des prêches débiles qualifiés de conférences scientifiques.

Il couvre nos murs de propagande attaquant notre éducation scientifique, notre démocratie et notre liberté de pensée.

La publicité malmène déjà notre santé et notre qualité de vie en vendant la malbouffe, la surconsommation et le culte de l’argent.

Elle se met aujourd’hui au service d’un obscurantiste islamiste.

Pourquoi pas Al Qaïda, Blackwater ou le Mossad demain?

S’ils payent assez…

RSR1 19-05-2010

23/12/2009

« Pas besoin filles ! »

C’était le premier jour des vacances.

Les garçons avaient décidé une « bonne surprise ».

Joyeusement, ils mirent fin à la première grasse matinée tant attendue des parents… par un café au lit.

Lequel fût suivi d’un repas de crêpes dans une cuisine pulvérisée de farine et de pâte collante !

Alors que l’on se répandait en compliments sur la si bonne idée des chers petits, la sonnette tinta.

C’était Hanna, charmante voisine venue, il y a longtemps, d’une lointaine république, jadis soviétique.

L’ainé faisait justement sauter une crêpe, à peu près dans la poêle.

Alors Hanna, de son fort accent et d’un ton hilare, proclama :

« Pas besoin filles ! »

Il nous fallut un moment pour décrypter le concentré de sexisme intériorisé de cet aphorisme, pourtant féminin.

Cinquante ans de communisme égalitariste n’avaient pas convaincu Hanna – la - rouge que les garçons peuvent faire les crêpes !

Mais la façon de l’exprimer, et de féliciter lesdits garçons, consistait à dénigrer les filles, supposées inutiles de ce fait !

Je voudrais dédier cette histoire de Noël à toutes les mères Noël qui se défoncent à faire les courses, le ménage, la bouffe et la vaisselle.

Tout en torchant les mômes et réconfortant les vieux…

Le tout pendant que des pères Noël, bière à la main, hurlent devant le hockey ou la dernière défaite de Servette en foot !

Je salue aussi mes compères qui participent autrement qu’en débouchant les bouteilles comme s’il s’agissait d’un exploit :

Après deux mille ans de religions sexistes et une éducation par Hanna et ses copines, nous avons quand même un certain mérite…

Joyeux Noël à toutes et à tous !

RSR1 23-12-2009

13:01 Publié dans rsr.ch | Tags : enfants, parents, noël, sexisme, éducation, crêpes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

26/11/2009

Leur éducation n’est pas à vendre !

Cette chronique vous est offerte par la Radio Suisse Romande, la Première.

Elle n’est pas sponseurisée.

Elle sera, pendant une minute trente, libérée de toute publicité commerciale.

C’est une entreprise de service public.

Ses prestations sont un dû pour ceux qui paye une redevance pour écouter la radio.

Goûtez - la bien, car les services publics sont en voie d’extinction, presque partout !

Les droits des citoyens sont en régression : droit de recevoir du courrier n’importe où, ou bien de parler à un être humain aux guichets.

Quand les services publics ne sont plus assurés par les états, on privatise.

Arrivent alors des mercenaires et des actionnaires qui n’ont aucun souci des droits humains ou du service public.

Sinon des milices policières irresponsables, comme dans les Amériques. Nous n’en sommes pas encore tout à fait là.

Pour le moment, la pire menace, chez nous, concerne le droit à l’éducation pour tous.

Ce droit allait de soi pour la génération des grands parents actuels.

Les étudiants de toute la Suisse commencent à manifester au cri de

« Notre éducation n’est pas à vendre ! ».

La volonté d’augmenter les taxes universitaires, qui vient des partis de droite, a pour objectif de transformer les entreprises publiques à apprendre en entreprises privées à fric.

Il est temps que les universitaires qui ne s’associent pas à ce coup bas contre la démocratie s’expriment.

Et qu’ils disent clairement que l’objectif de l’enseignement est de trouver les meilleurs pour tous les emplois parmi tout le monde.

Et non de tout offrir aux moins mauvais de ceux dont les parents peuvent payer, et rien aux autres !

 

RSR 1 25-11-2009

12:14 Publié dans rsr.ch | Tags : éducation, université, service public, démocratie, droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

16/09/2009

Parlez-vous Romanglish ?

Il est des jours où la forme de l’information finit par vous excéder plus que le fond.

Nos quotidiens se posaient, à propos des difficultés de la Compagnie Générale de Navigation, la question suivante :

« Après Swissair, la CGN risque-t-elle un grounding ? »

Un lecteur ironise en suggérant de remplacer grounding, mal compris comme crash d’un avion, par sinking, c’est à dire naufrage.

L’auteur du titre sait, sans doute, que grounding désigne les avions cloués au sol et non ceux qui sont tombés.

En ce sens, les bateaux de la CGN peuvent aussi bien être cloués au sol et privés de navigation que les avions privés de vol.

Le problème n’est pas là !

Le but d’un article de journal est d’être compris par ses lecteurs, en commençant par les titres, qui doivent être clairs.

Quel snobisme conduit certains à nous gaver d’anglais, parfois approximatif, et incompréhensible pour beaucoup ?

Faudra-t-il demain un diplôme d’anglais pour comprendre les titres de la Tribune ou du Matin - Dimanche ?

Les anglo - terroristes imposent aujourd’hui l’enseignement de la biologie en anglais dans les universités.

D’autres veulent la physique en anglais dès le Collège.

Avec pour conséquence d’ajouter aux difficultés d’apprentissage des sciences celles dues à la mauvaise maîtrise de la langue, par les enseignants et les enseignés.

On peut pourtant être un très bon biologiste ou un très bon physicien sans parler l’anglais, si on le lit assez bien.

La situation rappelle les colonies ou les régions linguistiques où l’on était puni, autrefois, si l’on parlait sa langue à l’école …

Et le pire de ce colonialisme culturel est celui de toutes les oppressions : elles finissent par être intériorisées par leurs propres victimes !

RSR 1 16-09-2009

11:11 Publié dans rsr.ch | Tags : romand, langue, journaux, anglais, sciences, éducation, pédagogie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

27/07/2009

Science pour tous !

Dieu peut-il tuer la science ? C’était la question de la Radio Suisse Romande pour le bicentenaire de la naissance de Charles Darwin. Ceci pour évoquer les offensives des sectes de tout poil contre l’enseignement de la biologie dans les écoles. Car, comme nos inspecteurs généraux de l’éducation nationale, leurs homologues suisses paniquent devant les gamins qui brandissent la bible, le coran ou le kama soutra et expliquent que les profs qui racontent l’histoire de la vie seront transformés en merguez ou en crapauds tandis qu’ils recevront soixante dix vierges ou le droit de prier pour l’éternité (je préférerais les vierges, mais soixante dix, c’est beaucoup !).
Face à moi, un allumé créationniste qui veut surtout vendre son bouquin, un gentil petit sous - pape qui représente mal le führer du Vatican et une théologienne anti – pape, alliée de circonstance contre les hypocrisies biblico - cathologiques.
Et Dédé – le démon de rappeler que le but de la science est de mettre d’accord, si possible, des gens de cultures et d’origines différentes sur l’état du monde qui nous entoure et sur le peu que nous savons de nous mêmes. Que la science n’est pas une théologie et n’a pas à être complète et à avoir réponse à tout. Qu’elle est plus forte de ses doutes que de ses certitudes. Que nos bonnes questions sont plus sérieuses que leurs mauvaises réponses. Et que s’ils veulent croire que nous serons transformés en merguez ou en cafards après la mort, ou bien qu’un baba-cool a fait des miracles il y a deux millénaires, c’est leur problème, mais que ce n’est pas une raison pour l’infliger aux gamins et nous briser les couilles !

In Siné Hebdo N° 24

23:14 Publié dans dédé siné | Tags : dieu, darwin, science, théologie, éducation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

29/04/2009

L’anticipation du Zizi sexuel

Les apprentissages de comportements sont souvent anticipés, lents et progressifs.
Ils doivent souvent commencer bien avant que l’animal ou l’humain puisse mettre en œuvre le comportement dont il s’agit.
C’est vrai pour le chant du Pinson mâle, appris par les jeunes au nid, pendant une « période sensible », alors qu’ils ne peuvent pas chanter.
C’est aussi le cas des sons du français ou du chinois qui ne sont bien produits par l’adulte que si l’enfant les a enregistrés très tôt.
En matière sexuelle, c’est souvent pendant l’enfance que les animaux, avant le moindre comportement, apprennent à reconnaître leurs futurs objets d’attachement.
Ce qui fait croire aux crétins que l’orientation sexuelle est biologique, ou innée, sinon génétique.
Alors qu’il s’agit, très probablement d’un apprentissage anticipé, ce qu’on appelle une « empreinte » en éthologie.
Une auditrice me demande ce que je pense de l’expo Zizi sexuel, de Zep et Hélène Bruller.
Eh bien j’en pense énormément de bien !
D’abord parce qu’elle est fort bien conçue et réalisée, parce qu’elle prend son public comme il faut, bien avant l’âge des passages à l’acte.
Ensuite parce qu’elle est très ludique, utilise les langages des gamins et fait une large part à ce qui les préoccupe le plus : sentiments, émotions, regard des autres.
Aucun sujet n’y est évité et les questions sont abordées, sans se fixer sur la tuyauterie génitale ou sur des discours moralisateurs déplacés.
Bref, nos savants pédagogues et didacticiens devraient en prendre de la graine, et il conviendrait de la pérenniser sous une forme ou sous une autre, parce qu’elle répond à un besoin crucial …

RSR1  29-04-2009

10:21 Publié dans rsr.ch | Tags : zizi sexuel, apprentissage, éducation, exposition, pédagogie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

27/03/2009

Big Brother du pauvre

Deux étranges marchés publics de l’état français ont déclenché une nuée de délires sur internet. Il s’agissait, dans les deux cas, de « veille de l’opinion », en matière d’éducation nationale pour cent mille euros, d’enseignement supérieur et recherche pour cent vingt mille. Bref, on offrait deux cent vingt mille euros à des privés pour un suivi de l’opinion des citoyens, avec analyse de ses acteurs et de son fonctionnement, sur les objectifs des ministères et leurs actions.
Contrairement à beaucoup, je ne suis pas choqué que les ministres veuillent connaître l’opinion et son évolution dans leurs domaines. Cela fait même partie de leur boulot ! Il y a, pour ça, des moyens simples dont on n’use guère sous Sarkozyzy : consultation et dialogue avec les fonctionnaires concernés, les organisations et syndicats représentatifs des étudiants, des jeunes, des élèves, des enseignants, des personnels et des parents d’élèves. C’est direct, efficace et quasi gratuit !
Au lieu de ça, on va demander à une ou deux agences à fric privées forcément nulles (pour deux cent mille balles, t’as rien dans ces milieux !) de monter des FBI du pauvre pour surveiller l’opinion !
Face à un projet aussi nul, on souhaiterait qu’il ne s’agisse que d’incompétence des sous - politiques et sous - fonctionnaires qui l’ont lancé. A moins que ce ne soit la dilution locale d’une mauvaise idée de plus de la CEE, comme le suggère un document.
On attend la liste des candidatures aux appels d’offre et le palmarès pour savoir quels copains des décideurs ou coquins récupèreront ce pourboire …

In Siné Hebdo N° 11

15:19 Publié dans dédé siné | Tags : opinion, éducation, recherche, marché, cee | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |