14/12/2011

Attaque neutraliste sur Genève !

C'est ce jeudi après midi que ça se passe au grand auditoire A 300 de la Faculté des sciences 30 quai Ansermet, de 13h30 à 18h !

Quatre des meilleurs spécialistes helvètes et internationaux vont expliquer et discuter le meilleur et l'actualité d'une des avancées qui ont révolutionné les théories de l'évolution des espèces au cours du siècle passé. Ce sous les impulsions successives en simplifiant, coté théorie, de Gustave Malécot généticien, mathématicien, théologien protestant, français, puis, vingt ans plus tard, côté théorie et pratique, de Motoo Kimura, mathématicien, généticien, amateurs d'orchidées, japonais.

Bien sûr, la théorie neutraliste de l'évolution moléculaire, c'est plus compliqué que le foot, parce que c'est beaucoup de mathématiques difficiles, de génétique pas simple et de biochimie passablement gratinée !

Mais on essaiera quand même de vous expliquer en quoi elle a donné lieu à des affrontements idéologiques et à des retombées philosophiques importantes et a changé, pour ceux qui l'acceptent, nos représentations du monde vivant et de l'histoire de la vie.

Alors, pour les biologistes et les courageux anglophones - tout en anglais, hélas ! -, à demain !

Détails sur l'affiche

Symposium_Neutral_Theory_2011.pdf

12/10/2011

Déchets verts

Ainsi l'inénarable Drahusak, dont même la ville ne veut plus, trouve un job dans le privé ! Cela prouve, une fois de plus, que le privé est bien peu regardant et très myope dans ses recrutements : le public ne fonctionne pas si mal que GHI, le Matin et les autres corbeaux de la presse d'extrême droite ont tenté de nous le faire croire en tirant à boulets bleus sur notre ex-mairesse. Ce n'est pas que j'approuve la chère Sandrine de s'être associée au recyclage éphèmère du "porte flingue de Mugny" - la rumeur prétend que, jadis, il décrivait ainsi sa fonction ! Mais que Maudet soi-même, avec un regard pathétique, ait dû expliquer qu'il s'agissait d'une décision collective en dit long sur le peu de scrupules de la presse poubelle à vérifier ses sources quand la consigne est de faire la peau à quelqu'un-une...

Au fait, que devient ledit Mugny ? A l'heure où les oiseaux sauvages envahissent les parcs et jardins, lui aurait-on trouvé une fonction discrète d'épouvantail municipal ? (ou privé, pour ne pas faire scandale...)

Trève de plaisanteries ! Les jeunes verts font la seule chose intéressante de ces campagnes électorales en dénonçant sans relâche l'inéquité des financements des partis : comment voulez-vous que les électeurs choisissent librement entre des idées assénées au marteau-piqueur par des médias gouvernés par l'argent et des campagnes d'affichage dont les moyens varient de rien à tout ? La prétendue démocratie bourgeoise n'est qu'une mauvaise caricature de la démocratie - tout court, puisque l'histoire nous interdit d'écrire populaire, et c'est dommage ! Cela dit, en bons verts, leurs djeunes font les choses à moitié et à contretemps  puisqu'ils ne se sont qu'à moitié dénudés et ont attendu le refroisissement saisonnier pour le faire... Allez les JV, contre l'immoralité du financement des partis, ça vaut la peine de retirer aussi le bas !

Que fait la police ?

Vous le saurez, mieux que jamais grâce au dossier de ce mois du Psikopat01 - copie.jpg !

Et tant qu'on est dans les mensuels, n'oubliez-pas Siné mensuel qui ne parle pas que de l'avorton de l'Elysée puisque, avec une complice, je vous y raconte comment les macaques jouent en bourse...

sine-mensuel-2-une.jpgEt puis, ce mois-ci toujours, Drosophile sort une admirable numéro sur la chimie du vivant : eh oui, la vie c'est de la chimie, des gènes et des atomes, contrairement à ce que la désinformation new age voudrait nous faire croire.

Mais le sujet est assez important pour que j'y revienne en détail sous peu...

09:24 Publié dans Genève | Tags : politique, genève, recyclage, médias, verts | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

12/08/2011

Genève doit cesser de croître !

Il existe des faits arithmétiques et sociologiques simples en écologie scientifique que les politiciens néo - libéraux (comprendre la droite ET la gauche parlementaire) semblent ignorer. En particulier les gouvernants Verts que les écologistes de base ont eu l'imprudence de propulser au pouvoir.

Toute population vit dans un environnement dont les ressources et les modes de vie définissent les possibilités de peuplement, ce que l'on appelle la « capacité de soutien » en jargon. Bien sûr, pour les humains, cultures et modes de vie font que les possibilités démographiques du même kilomètre carré seront d'un demi chasseur paléolithique ou fermier australien, de vingt agriculteurs traditionnels ou de milliers d'habitants à Shanghai.

Mais le minimum de survie des néo - urbanisés des pays du sud n'est pas l'ambition de nos concitoyens qui ont le goût des espaces verts, aussi naturels que possible, d'une agriculture locale « de paysage », même si elle a cessé de contribuer à une part appréciable de notre subsistance, et de paysages, villageois ou urbains, agréables à vivre pour leurs habitants.

Or, sous prétexte de crise du logement, la majorité des politiciens au pouvoir envisage la construction de tours et la surélévation des immeubles en ville, le remplacement des villas par des immeubles chaque fois que possible et le déclassement de terres agricoles pour de nouveaux bétonnages. Avec, à chaque opération, des coûts croissants qui excluent les très mal logés des nouveaux logements, même lorsqu'il s'agit de logements dits sociaux dont Mark Müller ne voudrait pas !

Mais ces beaux messieurs oublient de signer leur responsabilité dans cette crise du logement, à savoir leur politique de croissance économique et financière à tout prix ou les incitations fiscales ineptes qui attirent ici des quantités d'entreprises et de gens qui n'ont rien à y faire. Des arrivants dont la présence provoque la crise, en particulier quand leurs ressources sont très supérieures à celles des indigènes.

En particulier, le monde anglo - saxon des entreprises de banque et de finances, celui des grands trafics mondiaux de matières premières  et bien d'autres, attirés par des privilèges douteux qu'ils ne trouvent pas ailleurs, débarquent avec leurs collaborateurs exigeants, non intégrés et riches, et recrutent peu sur place. Certes, ils paient des impôts - sans doute moins qu'ailleurs - ce qui réjouit notre grand argentier Vert. Mais les électeurs écolos de base de David Hiller l'ont-ils élu pour voir s'installer dans les meilleurs quartiers et dans des logements qui leur sont inaccessibles des gestionnaires ou employés de Hedge funds méprisants, en costume cravate et qui n'ont pas l'intention d'apprendre un traître mot de la langue locale ? Souhaitent - ils vraiment cinquante mille habitants de plus (10%) dans le canton, que l'on rase les champs et les villas pour des immeubles et des tours, pour ne pas parler du cauchemar automobile aggravé par ces immigrants choisis  très motorisés ?

Pourtant, ces gouvernants Verts qui se comportent aujourd'hui comme les pires des libéraux - radicaux - bétonneurs ont été élus sur des programmes de sirènes chantant le respect de la nature et de la biodiversité, la convivialité urbaine et champêtre, la vie à l'échelle humaine ... Pas pour poursuivre et aggraver l'urbanisation sauvage et irresponsable en cours !

Genève, comme bien d'autres, sacrifie la qualité de vie de la plupart à l'enrichissement d'une minorité cupide et de plus en plus importée. Celle - ci est attirée par la déréglementation ou l'argent trop facile et pas par une qualité de vie qu'elle se moque de détruire... pour les autres. Il est temps de sanctionner cette politique stupide et que le canton devienne moins attractif pour les indésirables, sous peine de l'offrir aux populistes xénophobes !

In Le Courrier du 21.7.2011

 

 

25/05/2011

Actualités permanentes

Marre de Federer, marre des people, des bagnoles, du foot, des DSKonneries et du tsunami de pub qui obstruent toutes les fenêtres d'information des médias politiquement corrects.

Et si les journaux qui coulent étaient, avec les blogs et parfois la rue, les derniers sanctuaires de la liberté d'expression ?

Aussi, quand le Courrier, malgré ou à cause de son lourd passé, m'a proposé d'écrire ce qui me passait par la tête, sous entendu dans les limites confortables de la loi, j'ai tout de suite accepté et jusqu'ici ça marche ; mieux qu'ailleurs où j'ai parfois trouvé des censeurs et des rewriteurs perfides insoupçonnés - je ne dirai pas où, j'y ai encore plein de copains !

Ce serait dommage de ne pas en faire profiter les amis blogueurs et lecteurs de la Tribune...

Vous retrouverez donc ici, de temps en temps, irrégulièrement et dûment référencé, avec la bénédiction de la rubrique Regards du Courrier, ce que vous y aurez peut-être raté.

Et la compétition ?

Eh bien on l'emm... !

Peut-être que certains journaux, s'ils se soutenaient au lieu de se tirer dans les pattes se porteraient mieux !

Car, comme le soulignait Kropotkine contre les darwinistes sociaux (et comme le rappelle Drosophile dont j'ai déjà parlé), la coopération des différents est au moins aussi répandue dans la nature que leur compétition.

Si l'on essayait un peu cela partout au lieu de croire les impostures néo-libérales ?

Comme amuse-gueule, voici donc la profession de non-foi qui a inauguré ces Actualités permanentes

 

Mais qu'est-ce que je fais ici ?

Amis lecteurs, bonjour ! Ennemis aussi...

Vous devenez rares et c'est en partie ce qui m'amène parmi vous. La presse écrite décline, victime de l'audiovisuel et d'internet, de la désaffection des peuples pour l'écrit aussi. La berlusconisation des médias romands laisse peu de place à un journal payant indépendant, financé par des lecteurs et auteurs militants. C'est donc un défi à relever... En plus, je ne cache pas mon plaisir méphitique d'agnostique militant et de scientifique satirique à poser mon étron dans des colonnes qui furent financées par le Vatican, puis polluées par Patrice Mugny, sinistre fossoyeur de la culture en Ville de Genève ! Plaisir mesquin, mais pas bien méchant...

Le Courrier a changé, donc ! Depuis longtemps on y lit, dès les premières pages, ce que l'on ne trouve pas, ou seulement bien caché, dans les produits du grand monopole romand de la presse : une information pluraliste où l'état du monde n'est pas enfoui sous la pub, la promotion, le people, le sport, l'astrologie et les chiens écrasés. Une brèche dans l'assommoir médiatique des citoyens, par laquelle il faut s'infiltrer. Le Courrier ne va pas très bien, mais c'est une garantie d'indépendance : ce sera difficile d'y contrôler, par exemple mes écrits, par l'argent ! Si vous me retrouvez ici, c'est la preuve qu'il y règne une rare liberté d'expression, connue dans d'autres vies au Temps (à ma stupeur, mais il s'agissait de science, donc objective et neutre pour la droite réactionnaire !), puis surtout à Siné Hebdo, sur la RSR, à Vigousse, au Psikopat et sur internet...

Une motivation essentielle de cette chronique est de trier parmi le débordement d'informations et de pseudo actualité qui nous submerge. Nous sommes assaillis d'informations parasites qui empêchent de voir l'état du monde ou les faits qui nous concernent. Propulser dans les médias des non-événements comme les ragnagnas de Britney Spear, les bobos de Federer ou les chapeaux de la Couine d'Angleterre relève d'une manipulation, d'une désinformation calculée, qui offense l'intelligence et porte gravement atteinte à l'information. Comme le disait l'abominable Patrick Le Lay, un temps directeur de TF1, son métier consistait à vendre du cerveau disponible à Coca-Cola. Mais le monde de Coca-Cola ne se contente pas de profits : il contrôle ce que l'on fait de lui en coachant les politiques soumis à l'argent électoral et surveille ce que l'on dit de lui. L'image de marque, c'est fondamental quand on vend à des troupeaux de consommateurs contrôlés, de plus en plus serré, par les marques, les modes et l'addiction aux mondes virtuels débiles bricolés entre Hollywood et les réseaux sociaux.

Alors ces « Actualités permanentes » auront pour but de récupérer des faits que cette propagande capitaliste masque par son enfumage crétinisant. En les choisissant pour représenter quelques idées durables rescapées des poubelles éphémères de l'actualité...

 

 

12/04/2011

Goudiry - Genève

Me revoici ! Avec quelques doutes...

Ce blog a été presque aussi fréquenté pendant un mois d'absence que quand j'y écris régulièrement !

A cela, deux interprétations possibles : soit on y passe par hasard, et mes provocations ne servent pas à grand chose ; soit j'aurais réussi à y laisser des textes qui intéressent certains en dehors de toute actualité éphémère. Bref, à laisser ici quelques « actualités permanentes », dignes d'intérêt quelques mois ou quelques années après, loin des pages chaudes saturées de non événements qui détournent le lecteur des quotidiens des vrais problèmes dont on souhaite l'écarter.

« Actualités permanentes », c'est justement le titre que j'ai choisi pour une nouvelle chronique dans « Le Courrier », sympathique petit journal en faillite qui après avoir été papiste, curé rouge et khmer vert semble devenir libertaire puisqu'il m'a demandé, ainsi qu'à quelques autres fortes têtes, de déranger un peu. Une évolution de bon sens et dans le bon sens ! En ce qui me concerne, c'est tous les quinze jours le mercredi, numéro deux demain, qui ne fera pas plaisir à tout le monde. Merci à Edipresse de m'aider ici à soutenir un confrère méritant, plombé par les difficultés de l'indépendance et de la crise de la presse écrite...

Je reviens donc de Goudiry - ou Goudiri, les deux s'écrivent - petite ville peuhle du Sénégal oriental, dans le Boundou et, pour son « développement - malheur », sur la voie ferrée et la route Dakar - Bamako. Avec les événements de Côte d'Ivoire, tout le trafic d'import export des pays du Sahel qui passait par le port d'Abidjan est reporté, en grande partie sur Dakar, d'où il est acheminé par la route vers le Mali, le Niger, le Burkina et même le nord de la Côte d'Ivoire et du Nigéria. Quotidiennement des centaines d'énormes camions, dans des états très variables, passent ou stationnent à Goudiry pour réparation ou ravitaillement. Avec leurs chauffeurs et passagers très prospères par rapport à la pauvreté locale.

Vous imaginez les conséquences en matière de déstructuration sociale et de santé...

J'ai donc quitté la pollution et les embouteillages de camions de Goudiry pour les embouteillages et la pollution des 4x4 bobos de Genève, aggravés par la chaleur précoce et une multitude ahurissante de chantiers qui transforment cette ville en chantier à la chinoise. Quand je pense que c'est au nom de l'amélioration de la qualité de la vie que l'on nous inflige presque partout des marteaux - piqueurs et des fermetures de voies désordonnées. La conjonction de la fièvre entrepreneuriale, et sans doute du financement des partis gouvernant, nous vaut une dégradation permanente de la qualité de vie dont nous pourrions jouir dans cette cité plutôt heureuse.

Et ce n'est pas le ci - devant Mark Muller, premier communiant coincé à la veste sur l'épaule quand il veut avoir l'air cool, qui risque d'améliorer ça avec ses projets mégalos de « down - town la Praille » ou, dernière salve de propagande électorale (désespoir ?) de pont sur la rade. Non seulement ses projets sont aussi irréalistes et ruineux que rejetés par le peuple, mais ce triste sbire voudrait se faire passer pour celui qui fait alors que, à ce jour, c'est plutôt celui qui fait semblant !

Au moins, à Goudiry, il n'y a pas de rade et il y a autant de surfaces disponibles que l'on veut ! Pas besoin de construire des ponts, ni des gratte - ciel et l'on entend encore les oiseaux entre deux camions ou à l'écart de la route...

Mon ami Thiedel Diallo, le maire, vous salue bien !

 

 

20/09/2010

Genève : à vendre ?

Le Courrier dénonçait le samedi 11/9 la mainmise de la Fondation Gandur sur le projet d'extension du Musée d'Art et d'histoire de Genève.

Samuel Schellenberg y expliquait comment une donation, assortie d'une convention déloyale, laisserait au privé la maîtrise du musée.

Ceci rappelle, sous une forme différente, ce qui se passe au Musée d'Ethnographie de Genève, autre projet nauséabond qui fait l'objet d'une votation en cours et dont nous avons déjà parlé à plusieurs reprises récemment ici.

Et puis, comment ne pas songer à l'initiative dite « Genève plage pour tous », qui consiste à en éloigner ceux qui ne pourraient pas payer !

Qu'y a-t-il de commun entre ces trois affaires ?

A chaque fois, un milliardaire vaudois, indigène ou kazakh tente de prendre le contrôle d'une institution publique genevoise gérée par un magistrat Vert.

Les motivations sont différentes, entre celui qui veut squatter un musée et celui qui veut investir dans le luxe le long de la rade.

Mais il s'agit toujours de piloter par le pouvoir d'une fortune personnelle ce qui devrait l'être par une politique démocratique et ses conseillers.

On s'étonne que ce soit des gouvernements municipal et cantonal à majorités élues à gauche qui veuillent ainsi privatiser !

Mais c'est une vieille tradition des magistrats de la "gauche" bourgeoise de gouverner à droite, par électoralisme puéril ...

Dans le cas du musée d'Art et d'histoire, le magistrat Vert est plus sensible aux sirènes de l'argent qu'aux convictions de ses électeurs.

Une initiative populaire viendra sans doute bloquer ce projet inacceptable, où le municipal se tire une balle dans le pied.

Contrairement à ce qui se passe dans la plupart des pays où le dernier mot est au pouvoir plutôt qu'au peuple...

Mais les préparatifs de ces mauvais coups coûtent cher, et surtout retardent les bons projets alternatifs, que l'on attend toujours !

 

20-09-2010

 

 

14:16 Publié dans Genève | Tags : musées, genève, meg, mah, genève plage, milliardaires, privatisation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

15/09/2010

Tu le sens, mon gros pic de testostérone ?

Chers Auditeurs,

Vous vous éveillez en cette aube automnale.

Si la nuit fût bonne, vous sortez du sommeil dans la bonne humeur.

Mais bientôt, un petit creux, peut-être renforcé par des odeurs de boulangerie ou de café, va vous diriger vers la cuisine.

A moins qu'un autre désir ne prenne le pas, chez vous, ou celui qui partage votre couche...

C'est que vers neuf heures, un pic d'hormone mâle met les hommes en rut, si tout va bien ; plus encore si la laronne fait l'occasion !

Après des détails omis sur cette antenne, votre journée reprend, rythmée, cadencée par les appétits et les désirs.

Jusqu'à l'endormissement final, quand la fatigue et le système nerveux mettent votre corps en veilleuse.

Comprendre comment notre corps gère son emploi du temps au rythme des jours et des besoins est une grande question de biologie.

Les travaux d'Ueli Schiebler et son équipe, à l'Université de Genève, explorent ces mécanismes compliqués.

Pour faire simple, notre corps dispose d'une horloge centrale qui perçoit le temps externe par les variations de lumière...

Et puis de micro - horloges cellulaires, à sa périphérie, coordonnées par la première.

Mais comment les habitudes alimentaires créent-elles leurs propres rythmes, plus ou moins décalés de ceux de la nature ?

Une enzyme, connue pour d'autres fonctions, s'active au niveau du foie en période de jeûne et déclenche les gènes qui guident l'appétit.

Je vous souhaite donc un excellent café - croissants ou tartines.

Quant aux auditrices qui voudraient optimiser les hommages qui leur sont dus, je leur conseille d'attendre encore un tout petit peu ...

 

RSR1 15-09-2010

 

 

08:30 Publié dans rsr.ch | Tags : rythmes, éveil, sommeil, faim, recherche, université, genève, testostérone, désir, horloges | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

12/09/2010

Des tire-fesses pour les pédales molles ?

L'air de Genève est souvent irrespirable à cause des embouteillages de 4x4 et autres sur - motorisés.

Le chômage local reste préoccupant.

Mais les gouvernants ne pensent qu'à réduire l'indemnisation des ayant droit.

Des employeurs imposent des cadences inhumaines et suppriment les derniers droits des travailleurs.

Au nom de la « liberté » de travailler en nocturne ou le dimanche !

Les riches sont toujours plus riches aux dépens de pauvres toujours plus pauvres.

Pendant ce temps, à quoi rêve, dans le rétrograde GHI en plus, Rémy Pagani, conseiller administratif dit d'extrême gauche de Calvin City ?

A installer des remonte-pentes pour bicyclettes !

Une première mondiale, un seul fournisseur...
Evidemment, à l'âge de Rémy, la masse musculaire et les mollets fondent. Genève n'est pas le plat pays... surtout quand on fréquente la vieille ville !

Mais ses alliés Verts ont fait subventionner l'achat de vélos électriques.

Au profit de quelques commerçants, sans doute reconnaissants...

Et puis ils développent - merci pour une fois ! - les transports en commun...

Alors c'est quoi, cette histoire de tire-fesses pour pédales molles ?

Je vais vous le dire, entre nous !

Genève a de plus en plus de mal à faire suisse.

En période de réchauffement climatique, pas question d'installer des pistes à l'air libre !

Alors, avec des remonte-pentes, même sans neige et sans skieurs, on passera peut-être inaperçus parmi les confédérés...

Le futur programme révolutionnaire de Rémy est prévisible :

- cors des Alpes dans toutes les fanfares

- géraniums obligatoires à tous les balcons

Rouges, bien sûr !

 

RSR1 01-09-2010

 

 

 

18:02 Publié dans rsr.ch | Tags : genève, suisse, gauche, vélos, bicyclette, tire-fesses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

01/09/2010

Cent millions pour un Musée bonzaï dans un parking à Genève : NON !

Le projet de nouveau Musée d'Ethnographie de Genève (MEG) est hideux, minable, scandaleusement cher, destructeur d'espaces verts et ne réalisera en rien ce que l'on nous promet.

La ville va voter, au sujet de trente arbres adultes détruits par le projet « Nouveau MEG ». Après une campagne grotesque pour prétendre qu'il s'agissait de Tilleuls « tueurs et dangereux » les promoteurs du projet prétendent les remplacer par deux fois plus d'arbres sympathiques.

Comment font-ils pour planter des arbres sur une dalle de béton ?

Regardez les dessins et maquettes de la propagande en couleur qui inonde boîtes aux lettres et journaux : on y voit des pelouses avec des bosses et des arbustes légers au milieu des bosses : les « arbres » seront donc en pots. On prétend remplacer trente tilleuls adultes par soixante bonsaïs, que l'on pourra toujours oublier, lorsqu'on aura dépassé le budget, à la réalisation.

Les bonsaïs, ça fait ethno, mais les promoteurs et les responsables du MEG se f... des électeurs !

Regardez maintenant les maquettes et plans : vu de la rue des Maraîchers, rien n'a changé : on retrouve l'ancienne école Carl Vogt dans toute sa laideur. Vu de Carl Vogt, la même, mais, devant, le mini - jardin à bonsaïs et, de chaque côté, deux nouvelles ailes hétérogènes et hideuses qui laissent penser que la commission d'urbanisme avait picolé ou fumé grave le jour où elle a laissé passer cela ! Les deux bâtiments abritent l'accueil et un bistrot, essentiels dans un musée à Genève !

Mais où est donc le musée ?

Une coupe nous montre, sous les bâtiments, un immense secteur rose : c'est le parking ! Eh bien non, figurez-vous, c'est le musée !

Mais où est donc le parking ?? Là, la réponse est claire, il n'y en a pas : pas besoin!

Dans ce projet « Vert », tout le monde se déplace à pied ou en vélo !

Vous me direz que la propagande nous annonce cent mille visiteurs par an, dont plein d'étrangers, dans un secteur très embouteillé ? Mais c'est bien connu, français et saoudiens visitent Genève en vélo ! Et puis, je vous rassure tout de suite : vu le projet muséographique, tristement copié sur le Musée du Quai Branly à Paris (plus de 500 millions de nos francs), la fréquentation sera un bide et les seuls embouteillages seront dus au bistrot, s'il ouvre le soir et est bien géré...

L'argument majeur du projet est l'agrandissement des espaces de présentation des collections, pour en montrer plus, en gros de 700 à 2000 m2, qui permettrait de présenter « dix fois plus d'objets ». Ce qui appelle plusieurs commentaires.

D'abord, deux mille mètres carrés est une surface d'exposition ridiculement faible pour un musée présentant des collections du monde entier. Ses homologues européens ou nord américains exposent souvent sur plus de dix mille.

Ensuite, si l'on multiplie la surface par trois et la quantité d'objets exposés par dix, cela signifie que l'on va accumuler trois fois plus d'objets dans les mêmes surfaces. Ce qui est à l'opposé de toutes les tendances de la muséographie moderne et que l'on n'a vu, ces dernières décennies, que dans une hideuse présentation des collections Barbier - Muller au Musée d'Art et d'Histoire ou dans les « accumulations » scandaleuses par lesquelles le sculpteur - collectionneur Arman traduit, sur la Côte d'Azur, son mépris pour ses confrères africains anonymes. Au dix-neuvième siècle, les musées cherchaient à présenter toute leur collection au public. C'est rapidement devenu impossible vue la croissance des collections et les musées à collection d'aujourd'hui présentent rarement plus de un à cinq pour cent de leurs réserves à la fois. Ce qui impose d'avoir un programme d'exposition qui est forcément un programme d'idées et d'avoir des espaces de réserve de capacité beaucoup plus grande que les surfaces d'exposition.

Mais où sont donc les réserves du nouveau MEG ??

Et bien figurez-vous qu'il n'y en a pas sur place ! Donc, il va falloir, soit en construire sur un futur nouveau budget, mais où et à quel prix ? Soit laisser indéfiniment l'essentiel des collections au Port - Franc, pas loin des entrepôts hors douane douteux des marchands d'art. A quel coût aussi ?

Quant aux idées, Boris Wastiau, directeur du MEG, venu du musée colonial de Tervuren en Belgique et ex - collaborateur zélé du Musée et de la Fondation Barbier - Muller, nous en propose d'intéressantes dans l'éditorial d'un tract largement distribué à la population ces derniers jours :

« ...les souvenirs de vacances sont encore frais dans nos mémoires. ... Ces voyages...sont autant d'occasions de rassembler des objets, des images, des documents que nous exposons ensuite d'une manière ou d'une autre dans nos intérieurs !

Le rôle d'un musée d'ethnographie est en quelque sorte un prolongement de cette faculté que nous avons tous. ... »

Bref, le nouveau MEG va prolonger la collection d'objets folkloriques des souks et l'art d'aéroports que vous ramenez de vacances, exposez dans le salon et reléguez au fond du jardin ou aux toilettes quand ils sont trop poussiéreux ou trop moches !

Quel programme ! C'est évidemment avec ça que l'on va séduire les universités suisses à qui l'on veut enseigner (si l'on en croît le luxueux numéro spécial votation de Totem, revue du MEG). Ce sont ces souvenirs suisses qui vont passionner les centaines de milliers de touristes étrangers et autres visiteurs attendus. Quant aux scolaires, ils se traîneront devant cette redite du pire des vacances en famille, cherchant à cacher dans la foule le natel, la console ou les câlins avec lesquels ils vivent leur vraie vie !

Alors, la bonne question est la suivante : pourquoi le conseil municipal a-t-il voté, presque à l'unanimité, un projet aussi lamentable ? Pourquoi les partis politiques locaux le soutiennent-ils à l'unanimité ? Pourquoi des personnalités politiques réputées pour leur franc parler prennent-elles la plume pour le défendre ?

Dans le Totem - Pravda électoral, la plume lasse de mon ami Louis Necker, ancien directeur du MEG, pendant longtemps, nous fournit un élément de réponse : la ville et le peuple ont déjà retoqué deux excellents projets de « nouveau MEG ». Celui du « Chemin de l'Impératrice » ouvrait à tous les espaces nécessaires dans les meilleures conditions. Celui de « l'Esplanade des mondes », à la place Sturm, faisait, du point de vue muséographie, comme du point de vue scientifique, ce que le parking à bonsaï de Carl Vogt n'aura pas les moyens de faire.

Mais est-ce parce que l'on a coulé deux beaux projets à la suite de campagnes de presse mensongères qu'il faut en laisser passer un troisième nul et inapproprié ?

La vraie raison de cette belle unanimité est ailleurs : le pouvoir de l'argent et les réseaux d'intérêts financiers. Dans cette affaire, personne, ou presque, n'ose parler des relations entre ethnographie, archéologie, et commerce, licite ou illicite, de l'art exotique. La vieille ville offre rue Calvin un luxueux Musée privé Barbier Muller, très peu fréquenté malgré la qualité des objets présentés et des campagnes d'affichage qui devraient être ruineuses. La collection Barbier Muller est une des plus importantes collections archéologiques et ethnographiques au monde. Elle réunit des objets rares et précieux, mais qui font aujourd'hui l'objet de revendications, souvent légitimes, des pays d'origine des objets. Beaucoup de ces objets patrimoniaux ont été réunis, dans des conditions liées à la colonisation ou à la pauvreté, avant l'existence de lois étrangères interdisant leur commerce. Certains autres, après... Depuis quelques années et l'intensification des revendications, le patron du Musée vend beaucoup ses collections, en particulier, il y a peu et cher, au Musée du Quai Branly à Paris.

Si nous nous reportons à nouveau à l'éditorial de Boris Wastiau dans le tract du MEG, nous lisons que le MEG « a, pour mission première d'acquérir, de conserver, de présenter et de valoriser des objets témoins de la diversité et de la créativité des civilisations. »

Sachant que Monsieur Barbier Muller a souvent critiqué la Ville et l'Etat qui ne lui achetaient pas ses remarquables collections, ne doutons pas que son (ancien ?) collaborateur, avec un tel programme, soit prêt à être un bon client ! Avec quel argent ? Celui des contribuables, au delà du budget actuel, sans doute...

Cela, tout le monde politique le sait, personne n'en parle. C'est que, entre l'immobilier, la presse payante et gratuite, et une Fondation très généreuse à l'égard de ses obligés, il est souvent difficile, sinon dangereux de critiquer...

Les trente tilleuls de Carl Vogt sont - ils les derniers défenseurs de la science et de la culture face au pouvoir de l'argent à Genève ? Amis de la ville, sauvez-les : votez NON !

 

30/06/2010

100 millions pour le « marché de l’art ? »

Les collections privées et les musées occidentaux détiennent des objets volés ou acquis dans des conditions déloyales.

Reliquaires, statues, fétiches, masques, objets archéologiques deviennent, à l’export, objets d’art négociables.

La mode des Arts dits primitifs ou premiers a fait monter les cours d’un commerce souvent illégal.

Faciles à transmettre, cet « art » permet spéculations et trafics, du pillage sur le terrain à la fraude sur les successions.

Il fait les fortunes illégitimes de ses négociants.

Dans ce domaine, la Suisse occupe une place privilégiée, très appréciée par le « marché de l’art ».

Pas de droits de succession.

Lenteur extrême à signer et ratifier les accords internationaux contre les trafics, oubli de les appliquer.

Dans les Ports - Francs opaques, à Genève et Bâle, des objets volés ou fraudés changent de mains ou se font oublier.

En toute discrétion jusqu’à l’an passé !

Mais l’attention sur notre pays s’est depuis portée sur eux.

Très gênant pour les riches collectionneurs et négociants qui utilisent leurs services et répugnent à aller à Singapour !

Tout ce beau monde cherche à sauvegarder une « respectabilité » mise à mal par l’information.

A la suite de Chirac, ils font main basse sur les musées et leurs collections anciennes, prises en otages.

L’abominable Musée du Quai Branly, à Paris, fût ainsi conçu pour relancer le « marché local des arts premiers ».

Coût du caprice pour le contribuable français: plus de 400 millions de nos francs.

Avec 100 millions pour un projet semblable, le musée d’ethnographie de Genève fait figure de parent pauvre…

Une honte face au rôle premier de la Suisse dans le système !

RSR 1 30-06-2010

15:39 Publié dans rsr.ch | Tags : musées, collections, pillages, trafic, ethnographie, fraude, spéculation, suisse, genève | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |  Facebook | | | |

05/05/2010

30 tilleuls contre les écolos - traîtres !

Fossoyeur de la culture en ville de Genève, le Conseiller administratif Patrice Mugny veut enterrer le Musée d’ethnographie.

Voici une belle cohérence symbolique !

Mais pour enterrer la culture, ce projet veut aussi raser la nature !

En effet, le chantier doit tronçonner trente tilleuls centenaires du parc de l’école enfantine Carl Vogt…

C’est comme un déboisement au Congo, sauf qu’il s’agit des derniers arbres d’un quartier très bétonné !

Ses amis qualifient Mugny de Khmer vert et de coupeur de têtes – que les Cambodgiens et les Jivaros me pardonnent !

En l’occasion, il vieillit, baisse la garde et, de coupeur de tête, devient coupeur de troncs !

Le municipal n’y a vu que du feu et a voté, à l’unanimité, sans doute par lassitude, ce projet scandaleux.

Y compris, sa majorité rouge, rose, verte…

Mais les habitants et habitués du quartier ne l’entendent pas ainsi !

En particulier les familles et ceux qui, au – delà des activités de l’école et du Musée, profitent de ce bel espace vert.

Ils ont donc lancé un référendum contre le bétonnage de leur espace de jeux, de détente et de pique – nique.

Les habitants de la ville ont encore quelques jours pour sauver des arbres vénérables et un espace vert bien situé et très fréquenté.

Les Verts au pouvoir ne cessent de faire ce qu’ils dénonçaient à leurs électeurs.

Entre celui qui roule en 4x4 et ceux qui jouent à la banque aux finances, il leur manquait un bétonneur d’espaces verts !

Eh bien, ils l’ont trouvé…

RSR1 05-05-2010

09/09/2009

Des pompiers contre l’incendie néo – libéral : votez bien !

Une amie, de retour d’Argentine, me racontait les effets du libéralisme absolu qui règne là-bas.

Les retraités, dont un gouvernement sans scrupules a volé les capitaux de retraite, vivent dans la rue !

Dans la capitale, quelques ghettos de très riches se protègent militairement d’un océan de pauvres.

Aucun service public, si ce n’est la police et l’armée.

Un incendie survient dans la pampa ou la montagne ?

N’appelez pas les pompiers, il n’y en a plus !

D’ailleurs, il n’y a pas de téléphone non plus !

Ni de routes autres que des pistes pour 4X4, encore moins de transports en commun ou de bureaux de poste.

S’il faut vous évacuer en urgence, commandez donc un avion par radio !

Les soins médicaux sont pour ceux qui payent cash, seulement.

Si vous n’avez pas les moyens, grillez ou crevez sur place !

A l’heure où nous allons voter, il est intéressant de voir où nous emmèneraient les programmes néo – libéraux.

Baisser les impôts et démanteler les services mène vers ce monde à deux vitesses des villes Etasuniennes et des pays du sud.

Une petite minorité de trop riches contre une majorité de trop pauvres incapables de faire valoir leurs droits.

L’Angleterre de Thatcher et les Etats-Unis de Reagan - Bush nous ont montré la voie…

Voici l’objectif inavoué des partis de droite et d’extrême droite.

Les Verts sont pour, les Socialistes ont la honte, mais cela fait longtemps qu’ils ne proposent plus d’alternative, sinon un peu de maquillage social.

Sous la pression de l’Union Européenne, notre argentinisation est en route. Avec un peu de chance, il nous restera le tango …

RSR1 9-9-9 (titre ajouté sur le blog)

13/06/2009

Le discours de Bardonneix

Il y a quelques années une élue débutante me pourrissait le week-end parce qu'elle n'arrivait pas à écrire un discours qu'elle devait prononcer à Bardonneix. Je lui ai donc bricolé le texte ci-dessous pour essayer de sauver la soirée. En vain ! Comme finalement elle a fait bien plus ennuyeux et moins créatif, je vous livre ce discours, jamais prononcé, retrouvé à l'occasion d'un rangement...

BARDONNAIS, BARDONNAISES !
Vous avez de la chance !
Le monde entier vous envie, bardonnez moi de vous le dire, même quand il vous ignore…
Vous êtes suisses, citoyens d’un pays dont l’armée ignore la guerre au point qu’il est permis de voter pour ou contre cette organisation coûteuse qui ne sert à rien, ce qui n’est pas donné au reste du monde.
Vous êtes genevois, avez vue sur le lac sans subir les effluves méphitiques des crèmes à bronzer. Vous pouvez aussi détruire l’environnement avec vos 4x4, mais en évitant les embouteillages de 17h aux Pâquis.
Genève est un havre de paix et de prospérité dans un monde sordide dont une grande partie ne rêve que de venir s’y installer. Vous bénéficiez d’une qualité de vie unique et somptueuse parce que votre sécurité, la scolarisation de vos enfants, vos transports, vos loisirs, votre culture sont assurés par des fonctionnaires consciencieux et efficaces que seuls des imbéciles peuvent diffamer. Croyez-vous que le reste du monde souhaiterait venir dans un canton mal administré par des paresseux et des fumistes ?
Bardonneix, par sa frontière vous permet de mieux évaluer que quiconque ailleurs, tout l’intérêt qu’il y a à vivre de ce côté-ci, plutôt que de l’autre où commence le tiers monde et ses sociétés informelles. Les cohortes de frontaliers pendulaires sont à sens uniques, alternés le matin et le soir, et les transferts de prospérité, ici aussi, se font du Nord au Sud, mais dans la convivialité, et non dans l’exploitation : c’est au Nord que l’on travaille, c’est au Sud aussi que l’on gagne, contrairement aux exploitations cyniques de la mondialisation.
Bardonnais, Bardonnaises, vous me semblez sportifs et sains. Ici, ce n’est ni le Niger et ses squelettes ambulants, ni l’Amérique et ses obèses ventripotents.
La bardonnaise rit quand on la pèse !
Est-ce à dire qu’il n’y aurait rien à dire, rien à faire, rien à changer dans le plus ennuyeux des paradis, que l’on manquerait d’un peu d’enfer, de quelque chose de plus distrayant ?
Certes non !
Tout reste à faire pour réduire les discriminations et les inégalités de traitement dont sont encore victimes les femmes, les étrangers, les handicapés, les malades, les vieux et autres exclus du système néolibéral que certains voudraient nous imposer pour faire, comme ailleurs, moins de social, moins de règlements, plus de passe-droits et plus de profits. A travail égal, les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes et sont beaucoup moins promues. Les étrangers sont encore jugés en fonction de leurs prétendues origines, à l’heure où la biologie a établi une origine commune récente de toutes les populations humaines, faisant de nous six milliards de cousins, pas si éloignés qu’ils en ont parfois l’air. Des cousins égaux en droits et en aptitudes, sous réserve, toutefois, qu’ils aient le même accès à l’éducation, à la culture et à la satisfaction de leurs besoins vitaux. Si le sort des handicapés, des malades et des vieux est ici bien meilleur qu’en beaucoup d’autres lieux, il reste beaucoup à faire pour que ce qu’on leur accorde soit considéré comme un droit et non comme une charité par laquelle on investit pour l’au-delà. Les regards sur les défavorisés doivent changer et réaffirmer la dignité de chacun.
La prospérité du plus grand nombre passe par la conjugaison de la réussite économique et la force de l’état- providence qui assure la répartition d’une part suffisante des profits à l’ensemble de la population. La paix sociale n’est assurée que si les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes rémunérations, si l’ensemble des résidents se sent traité justement et si ceux que le malheur accable sont soutenus par une solidarité sans faille. Ce simple programme de justice sociale et de bon sens exige une approche différente de la pensée unique  que l’école néo-libérale  ou son rejeton bâtard social- traître tentent d’imposer partout à travers le monde.
En ce jour de célébration nationale, Bardonneix en fête doit être perçu comme l’un de ces rares chantiers où l’on veut que liberté rime avec société, égalité des chances avec humanité des cadences et où la gestion rationnelle de notre précieux environnement ne sera abandonnée ni à la droite et à ses pollueurs, ni aux irrationnels New Age, verts et autres pas mûrs ! Bonne fête à tous !
Vive Bardonneix ! Vive le socialisme libertaire !