14/04/2010

Vrais problèmes : on pourrait mieux faire…

Les vrais problèmes en matière de ressources, santé et prospective nous sont souvent masqués.

Un milliard d’humains ne mangent pas à leur faim, trois fois plus ont une vie très précaire.

La terre pourrait les nourrir tous.

Le problème c’est la répartition des produits, pas de financer cinq cent petits producteurs de café bio pour les bobos !

La surpêche industrielle menace toutes les ressources de la mer par un gaspillage insensé. Comment la freiner ?

On n’arrive même pas à empêcher les japonais d’exterminer les thons et les baleines, qui leur manqueront demain…

On nous gave avec le réchauffement climatique, la montée des eaux et les générations futures.

Mais c’est aujourd’hui que la folie automobile pourrit la vie et que la pollution augmente mortalité et maladies graves dans les villes.

Peu importe ! Les secteurs automobile et pétrolier font d’immenses profits à court terme…

Demain, les guerres du pétrole parties d’Irak et d’Afghanistan mettront le monde à feu et à sang.

Quelle marché pour nos fabricants d’armes et ces trafiquants qui aiment tant notre discrétion et nos paysages !

Les compagnies pharmaceutiques veulent faire payer les malades et non les guérir. Elles ne s’intéressent qu’aux riches.

D’où des choix aberrants sur le sida et les grippes, bénis par l’OMS, et suivis avec zèle par les gouvernements du nord.

Pour le paludisme, les diarrhées et la rougeole qui tuent les enfants du sud, on attend que les parents puissent payer !

A ces questions, des réponses simples et humaines seraient possibles…

… en maîtrisant les égoïsmes, les nationalismes et l’addiction à l’argent des puissants.

Bref s’il y avait une gestion responsable de la société des nations… Rêvons !

RSR1 14-04-2010

11:34 Publié dans rsr.ch | Tags : vrais problèmes, faim, pêche, automobiles, guerre, armes, santé, grippe, mortalité infantile | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

06/05/2009

La banalité qui tue

Ainsi, ce n’est sans doute qu’une grippe banale.
De celles qui tuent deux à huit cent mille personnes, chaque hiver, surtout des vieux, qu’on oublie !
Si tout va bien, elle ne fera « que », entre guillemets, quelques centaines de morts, grâce aux moyens exceptionnels mis en jeu.
Félicitons les autorités, mexicaines d’abord, qui ont arrêté un désastre « ordinaire » sans compter le coût.
Mais pourquoi ne fait-on pas le quart de cela pour les grippes qui tuent chaque hiver et pourraient, aussi, tourner mal ?
Pourquoi ne fait-on pas d’efforts, d’échelle adaptée, pour les maladies qui tuent bien plus : malaria, diarrhées, sida ?
Pourquoi a-t-il fallu une communication exagérée pour obtenir les moyens ordinaires pour juguler l’épidémie ?
Car on savait, dès le début, que le virus était du type des grippes saisonnières.
Sa « banalité » était l’hypothèse la plus probable.
Mais il n’est pas héroïque de lutter contre une pathologie banale qui tue !
Même à l’OMS, l’apocalypse improbable par une mutation sexy et un nouveau virus séduisent mieux les décideurs.
Pour une fois, on se félicite du succès d’un coup médiatique.
En regrettant, toutefois, que l’efficacité médicale soit passée par une désinformation scientifique.
En épidémiologie, des hypothèses extrêmes sont possibles, mais souvent très improbables par rapport aux situations banales et graves.
La science préconise alors de retenir les secondes.
Mais les médias et les politiques s’engouffrent dans les premières, avec l’alibi du « principe de précaution », la certitude d’exploser l’audimat et de libérer des moyens en proportion de l’agitation…

RSR1 06-05-2009

10:23 Publié dans rsr.ch | Tags : grippe, banalité, mortalité, communication, h1n1, épidmiologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |