31/01/2014

Ciao CAVANNA ! Dédé-la-science est orphelin

François, tu charries ! Tu étais déjà dans l'histoire, tu n'avais pas besoin de claquer en plus...

Toi l'immigré dont l'amour du pays d'immigration et de sa langue ont fait plus pour la culture francophone que tous ces nationalistes merdeux qui agitent des drapeaux et lancent des référendums débiles !

Toi dont l'humour, la curiosité, la non violence, le culot et la générosité ont fait plus pour toutes les causes perdues que les pleurs et les grincements de dents.

CAVANNA-1erW.jpgEn me nommant ainsi, par référence au Raymond-la-science de la bande à Bonnot (l'artificier des anars qui saoulait toujours tout le monde par ses discours techniques incompréhensibles), tu m'avertissais clairement que ce qui ne serait pas compris de mes écrits n'aurait aucune valeur, quel que soit ton respect pour "ma science". J'essaie donc de la faire passer, partout où elle ne devrait pas être, à des gens qui n'en ont rien à battre, même parfois en mesurant - difficilement ! - mes gros mots, comme ici sur tdg.ch.

François, il y a un truc pour lequel je t'en voudrai toujours. En publiant, il y a bien longtemps "Et le singe devint con...", tu m'as piqué le seul titre possible pour un bouquin sérieux sur l'hominisation. Ça m'a dégoûté de l'écrire ! Dommage, on se serait bien marré... Enfin nous, d'autres sans doute moins, mais tant pis pour eux !

Tu n'existes plus que par nos souvenirs et quelques milliers de pages et dessins admirables, vieux frère. Dommage ! Parce que si tu voyais ce que tous nos potes sont en train de dessiner à ton sujet et tout ce qu'on va picoler en ton honneur, tu partirais d'un éclat de rire éternel...

Tant pis pour toi, tu n'avais qu'à rester !

                           Ciao Bello !              Ni Dieu, ni Maître !


 

10/03/2010

Leur CHEZ EUX, c’est CHEZ NOUS !

Voici des enfants qui n’ont pas connu d’autre pays que le nôtre, où ils sont nés ou bien sont venus très jeunes.

Des employeurs bien de chez nous font fortune sur le dos de leurs parents, travailleurs bon marché sans papiers et sans droits.

Lesquels font, souvent dans des conditions indignes, les travaux nécessaires que plus personne d’ici n’accepte de faire.

Il a fallu faire jouer des droits de l’enfant pour les scolariser, souvent après de longues batailles.

Et leurs droits humains s’arrêteraient à l’adolescence ?

Ils devraient alors choisir :

Entre un pays d’origine qu’ils ne connaissent guère et qui parfois ne veut pas d’eux…

Et puis la clandestinité sans droits chez nous, c’est à dire dans le seul chez eux possible.

Leur refuser l’apprentissage et une possibilité d’intégration ou de départ digne, c’est les pousser vers l’oisiveté et la délinquance.

Chacun sait qu’ils ne rentreront plus, parce que certains ont encore intérêt à exploiter leurs parents ou leur semblables.

L’hypocrisie des néo - libéraux et des populistes est indigne.

Ce sont les représentants de ceux qui attirent et exploitent les clandestins qui voudraient expulser ces enfants d’ici.

Ce sont les idolâtres de la famille chez nous qui veulent briser les familles de leurs esclaves.

Ce sont ceux dont les trafics mondialisés ruinent les pays et provoquent les crises qui veulent renforcer l’apartheid du passeport.

Les adolescents vivant ici depuis toujours ont des papiers ou pas selon l’histoire des parents et les fantaisies de la bureaucratie.

Les lois qui ne leur donnent pas une égalité de droits face à leurs inégalités de chances au départ sont de mauvaises lois.

RSR1 10-03-2010

10:36 Publié dans rsr.ch | Tags : enfants, adolescents, immigrés, sans papiers, droits humains, apprentissage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |