16/12/2009

Cultures, mode d’emploi

Mille siècles d’histoire ont produit six milles langues humaines, plus encore de sociétés et de cultures.

Nos lointains ancêtres étaient peu nombreux et dispersés.

La cohabitation des cultures posait problème deux à deux, entre voisines, surtout aux frontières.

La croissance démographique due à l’agriculture a multiplié ces rencontres entre cultures.

Elle a produit des cohabitations harmonieuses entre ethnies tolérantes et respectueuses des autres.

Mais aussi des empires où une culture, une politique, une religion opprimaient ou éradiquaient les autres.

Nous vivons la mondialisation des transports, de l’information, et la circulation d’une forte minorité d’humains.

Les problèmes de cohabitation entre cultures autochtones et immigrées sont partout multipliés.

Des lois sont nécessaires, protégeant les unes et les autres.

Elles doivent définir des droits humains généraux, et leurs déclinaisons locales.

Les cultures dominantes n’ont jamais respecté les droits humains. Inquisition, colonialisme, nazisme, stalinisme, islamisme, sionisme, libéralisme,… l’histoire ne cesse d’allonger la liste des oppresseurs.

Pour cohabiter, les cultures doivent être purgées des atteintes aux droits et aux libertés, individuels et collectifs.

Comme les conversions et les mariages forcés, les mutilations et l’endoctrinement des enfants, ou le prosélytisme agressif.

Au niveau collectif, les communautés nationales devraient s’inspirer de l’expérience de nombreuses régions multi – ethniques.

Dans certains villages africains, par exemple, un statut d’étranger donne des droits et des devoirs.

On pratique sa langue et ses coutumes, mais à condition de respecter celles de ses hôtes.

Qu’il s’agisse de vêtement, d’éducation, de propriété ou d’architecture…

RSR1 16-12-2009

09:11 Publié dans rsr.ch | Tags : culture, langue, cohabitation, tolérance, droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/09/2009

Parlez-vous Romanglish ?

Il est des jours où la forme de l’information finit par vous excéder plus que le fond.

Nos quotidiens se posaient, à propos des difficultés de la Compagnie Générale de Navigation, la question suivante :

« Après Swissair, la CGN risque-t-elle un grounding ? »

Un lecteur ironise en suggérant de remplacer grounding, mal compris comme crash d’un avion, par sinking, c’est à dire naufrage.

L’auteur du titre sait, sans doute, que grounding désigne les avions cloués au sol et non ceux qui sont tombés.

En ce sens, les bateaux de la CGN peuvent aussi bien être cloués au sol et privés de navigation que les avions privés de vol.

Le problème n’est pas là !

Le but d’un article de journal est d’être compris par ses lecteurs, en commençant par les titres, qui doivent être clairs.

Quel snobisme conduit certains à nous gaver d’anglais, parfois approximatif, et incompréhensible pour beaucoup ?

Faudra-t-il demain un diplôme d’anglais pour comprendre les titres de la Tribune ou du Matin - Dimanche ?

Les anglo - terroristes imposent aujourd’hui l’enseignement de la biologie en anglais dans les universités.

D’autres veulent la physique en anglais dès le Collège.

Avec pour conséquence d’ajouter aux difficultés d’apprentissage des sciences celles dues à la mauvaise maîtrise de la langue, par les enseignants et les enseignés.

On peut pourtant être un très bon biologiste ou un très bon physicien sans parler l’anglais, si on le lit assez bien.

La situation rappelle les colonies ou les régions linguistiques où l’on était puni, autrefois, si l’on parlait sa langue à l’école …

Et le pire de ce colonialisme culturel est celui de toutes les oppressions : elles finissent par être intériorisées par leurs propres victimes !

RSR 1 16-09-2009

11:11 Publié dans rsr.ch | Tags : romand, langue, journaux, anglais, sciences, éducation, pédagogie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |