12/10/2015

Sur les chapeaux de roue...

Quelques fidèles auront remarqué ma rareté sur ce blog ces derniers temps et je leur présente mes excuses. Rapidement car c'est le surplus d'événements et d'obligations en cette rentrée, non leur rareté, qui causent cette absence. Entre le retour saisonnier des étudiants et de multiples interventions, c'est, cette semaine, la réouverture du Musée de l'Homme de Paris rénové qui mobilise mon attention. Je l'ai déjà annoncée dans la Cité, dans le remarquable Siné Mensuel d'octobreSM46_COUV.jpg et dans le Psikopat*01.jpg spécial Louzeurs, en racontant à chaque fois des épisodes de son histoire récente que vous ne lirez guère ailleurs et qui illustrent les relations perverses, en France, entre le monde interlope des négociants en art, les politiques et les musées publics, relations que l'on retrouve sans surprise, en pire, dans l'histoire récente de notre canton, les mêmes causes produisant les mêmes effets. J'attends la fin des événements en cours pour vous en raconter plus...

*ENFIN !... j'ai pu voir une gondole avec Le psikopat et Fluide à Cornavin. Faut-il dire merci Naville ?

 

03/10/2013

BON ANNIVERSAIRE, SINE MENSUEL !

sine-mensuel-24.jpgLe numéro 24 d'un mensuel, c'est 2 ans d'histoire !

Et dans le cas d'un journal sans pub, indépendant et subversif face à la désinformation systématique des médias de l'argent et du pouvoir, c'est 2 ans de luttes, de résistance et de solidarité avec tous ceux que le banditisme financier et patronal et ses valets politiques de droite ou "socio- traîtres" socialistes réduisent au chômage, à la misère et à la précarité.

C'est refuser tout compromis avec la désinformation officielle et sortir des informations qui dérangent, sur le revenu des patrons ou des parlementaires quand on demande au peuple de se serrer la ceinture ou de payer plus d'impôts, quand les revenus des plus riches et leurs exonérations fiscales ne cessent d'augmenter.

C'est sortir du "secret défense", comme dans ce numéro 24 que c'est, selon toute vraisemblance et des documents "classés", un sous marin nucléaire et non un cargo hypothétique qui a coulé le chalutier breton Bugaled Breizh, alors que les familles des victimes attendent toujours d'éventuelles dommages de la part de l'état responsable et de coupables impunis connus des haut gradés militaires.

Pour cette bouffée mensuelle d'air pas toujours marin, mais toujours frais, un grand MERCI à notre Bob Siné et à toute la bande de dessinateurs, journalistes et chroniqueurs !

Et on repart pour au moins 2 ans ...

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24/04/2013

François Jacob : souvenirs personnels

Pour l’étudiant que j’étais du temps de son prix Nobel, François Jacob était un monstre sacré que l’on pouvait apercevoir de loin, noyé dans la foule, lors d’une conférence prestigieuse. C’était surtout l’auteur de La logique du vivant, l’un des livres qui m’ont le plus marqué dans ma quête sur l’histoire de la vie et la nature humaine. J’y retrouvais le hasard et la contingence, rencontrés lors de mes études de biologie, qui relativisent le rôle de la sélection naturelle, mais surtout l’idée du « bricolage évolutif » qui fait que les êtres vivants ne sont pas des prototypes parfaits issus des dernières technologies apparues dans l’histoire de la vie, mais sont des assemblages de bric et de broc de caractères nouveaux et de vieilles combines archaïques, conservées indéfiniment parce qu’elles permettent aux lignées qui les portent de satisfaire les deux conditions de la sélection naturelle : survivre assez pour procréer et procréer assez pour survivre.

Et puis, après pas mal de recherches et une grande exposition réalisée grâce à de nombreux collègues du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris, je publie un essai*. Quels ne furent pas mon bonheur et ma stupéfaction de découvrir, en première page du Monde une recension élogieuse de mon livre signé du prix Nobel ! Ce fût aussi l’occasion de le rencontrer, moins dans ses bureaux à l’Institut Pasteur ou au Collège de France, que dans les médias, puis à titre privé, longtemps après, par suite de contingences. La plus passionnante de nos interactions fût la préparation et l’enregistrement d’un débat télévisé d’une heure sur l’évolution, pour une chaîne de télévision de qualité mais relativement confidentielle. La préparation avait été minutieuse, de son fait, mais deux différences de sensibilités apparaissaient. D’une part, suite à un long combat gagné contre les vieux biologistes de l’université, il se battait encore pour la reconnaissance de la biologie moléculaire. Pour moi, elle avait, à juste titre mais parfois excessivement, conquis le devant de la scène. D’autre part lui, le « bricoleur de l’évolution », était encore très « sélectionniste », bien que moins que feu son compère Monod. Bien qu’amoureux des colibacilles, puis des souris, François Jacob connaissait bien mieux la génétique humaine que la plupart de ses collègues médecins et maîtrisait la biologie évolutive qu’ils ignorent souvent. Sinon, nous étions d’accord sur les conséquences philosophiques de l’état de la biologie, ainsi que sur de nombreuses issues idéologiques et politiques qui nous firent nous rencontrer souvent dans des instances et débats discutant d’éthique biomédicale ou de lutte contre le racisme. Il est vrai que nous n’avons jamais parlé d’armées et de guerres ensemble, des thèmes sur lesquels nous ne risquions pas de tomber d’accord…

 

Vous trouverez ailleurs de nombreux éloges et historiques de sa vie et de sa carrière remarquable. Ils portent sans doute moins que ces souvenirs personnels sur certaines de ses qualités, rares à ce niveau et à l’âge qu’il a atteint : un sens de l’écoute  et une attention très critique, la rigueur intellectuelle, bien sûr, mais aussi un grand sens de l’humour, souvent féroce. J’ai peut-être eu de la chance, mais je me souviens de lui presque toujours souriant ou riant. Même quand il me demandait, parfois avec une certaine insistance, comment il se faisait que sa fille, éditrice, « n’avait pas encore réussi à m’arracher un bouquin », contrairement à la plupart de ses collègues et amis. La réponse était évidente : les affinités et empathies ne sont pas plus héréditaires que les talents, selon un thème qui nous était cher et commun ! Mais la courtoisie, tant vers elle que vers lui, ne me permettait guère de le préciser… Il faut dire aussi qu’être enfant d’un personnage aussi prestigieux, célèbre et énergique n’est pas facile et que la médiatisation et les responsabilités aussi lourdes que celles qu’il a assumées pendant sa longue carrière ne facilitent pas les vies familiales…

 

*Le sexe et l’innovation, éd. du Seuil.

 

14/01/2012

La France... de AAA à Ha Ha Ha !

Voici que les vaniteux coqs gaulois se retrouvent plumés comme des grecs par ces courroies de transmission de la mafia spéculatrice que sont les agences de notation. Vous savez, Standard et les pauvres, puisque le standard, dans ce monde de pourris, c'est d'être riche !

Alors si vous voulez savoir comment on en arrive là dans un pays riche, il faut vous précipiter pour voir le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat « Les nouveaux chiens de garde », qui vient de sortir à Paris et risque de ne pas rester longtemps en salles, malgré les queues à l'entrée. S'inspirant des prémonitoires Chiens de garde de Paul Nizan et des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, le film raconte, de manière aussi hilarante que pathétique, la berlusconisation de la France, depuis de Gaulle jusqu'à Sarko, en passant par Mitterrand. On y montre comment une vingtaine de journalistes vedettes, présentateurs de journaux télé ou radio, directeurs de journaux et magazines, prétendus experts ou philosophes, travaillent à la botte de moins de dix discrets grands patrons et de leurs marionnettes politiques. On montre, sur des images d'archives, avec peu de commentaires de vrais experts jamais médiatisés, comment ces crapules, qui se font passer pour objectives et neutres, manipulent et fabriquent une opinion piégée par la pensée unique néolibérale ou les faits divers exagérés qui font peur et comment elles stigmatisent les banlieues, les pauvres et les immigrés, au grand profit de Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen.

Même les gens de droite qui veulent se faire leur opinion s'esclaffent devant la gestuelle de soumission des présentateurs face aux patrons et politiciens dominants ou en entendant un économiste star promettre que tout s'arrangera juste avant la crise et prétendre avoir tout prévu après. Déjà évoqué dans des films peu diffusés de Pierre Carles, le « dîner du siècle » réunit, dans un grand restaurant de la place de la Concorde à Paris, tous les derniers mercredi du mois, ce lobby de journalistes et prétendus experts des médias, des politiques « importants » et surtout leurs patrons propriétaires des médias. Des surtitres des images à l'entrée de ce huis clos montrent très explicitement la dépendance des uns des autres à travers les situations d'administrateurs et les « ménages »* qui récompensent les fidélités sans failles.

Ce serait un lieu idéal pour les prochaines manifestations d'indignés : des cohortes de cars de CRS sont déjà fidèles au rendez-vous...

Cerise sur le gâteau, les imposteurs dénoncés se sont précipités dans les médias où ils sévissent pour faire la peau au film, ce que les auteurs utilisent fort judicieusement dans le générique de fin, gag à ne pas manquer par un retrait précoce ! Ne les croyez pas et, en attendant une improbable et confidentielle diffusion en Suisse romande, profitez d'un saut à Paris pour aller passer un très bon moment. Bien sûr, un travail semblable reste à faire en Suisse, avant qu'il ne devienne impossible...

______________________________________________________________________________________________________________________________ *prestations serviles surpayées et souvent peu déontologiques

 

15/11/2011

Harcelons, entartons les rapaces !

Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

« Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

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*persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&va...


In Le Courrier du 9-11-2011

 

16:30 Publié dans la politique, autrement | Tags : rapaces, patrons, médias, indignation, politique, entartage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/10/2011

Déchets verts

Ainsi l'inénarable Drahusak, dont même la ville ne veut plus, trouve un job dans le privé ! Cela prouve, une fois de plus, que le privé est bien peu regardant et très myope dans ses recrutements : le public ne fonctionne pas si mal que GHI, le Matin et les autres corbeaux de la presse d'extrême droite ont tenté de nous le faire croire en tirant à boulets bleus sur notre ex-mairesse. Ce n'est pas que j'approuve la chère Sandrine de s'être associée au recyclage éphèmère du "porte flingue de Mugny" - la rumeur prétend que, jadis, il décrivait ainsi sa fonction ! Mais que Maudet soi-même, avec un regard pathétique, ait dû expliquer qu'il s'agissait d'une décision collective en dit long sur le peu de scrupules de la presse poubelle à vérifier ses sources quand la consigne est de faire la peau à quelqu'un-une...

Au fait, que devient ledit Mugny ? A l'heure où les oiseaux sauvages envahissent les parcs et jardins, lui aurait-on trouvé une fonction discrète d'épouvantail municipal ? (ou privé, pour ne pas faire scandale...)

Trève de plaisanteries ! Les jeunes verts font la seule chose intéressante de ces campagnes électorales en dénonçant sans relâche l'inéquité des financements des partis : comment voulez-vous que les électeurs choisissent librement entre des idées assénées au marteau-piqueur par des médias gouvernés par l'argent et des campagnes d'affichage dont les moyens varient de rien à tout ? La prétendue démocratie bourgeoise n'est qu'une mauvaise caricature de la démocratie - tout court, puisque l'histoire nous interdit d'écrire populaire, et c'est dommage ! Cela dit, en bons verts, leurs djeunes font les choses à moitié et à contretemps  puisqu'ils ne se sont qu'à moitié dénudés et ont attendu le refroisissement saisonnier pour le faire... Allez les JV, contre l'immoralité du financement des partis, ça vaut la peine de retirer aussi le bas !

Que fait la police ?

Vous le saurez, mieux que jamais grâce au dossier de ce mois du Psikopat01 - copie.jpg !

Et tant qu'on est dans les mensuels, n'oubliez-pas Siné mensuel qui ne parle pas que de l'avorton de l'Elysée puisque, avec une complice, je vous y raconte comment les macaques jouent en bourse...

sine-mensuel-2-une.jpgEt puis, ce mois-ci toujours, Drosophile sort une admirable numéro sur la chimie du vivant : eh oui, la vie c'est de la chimie, des gènes et des atomes, contrairement à ce que la désinformation new age voudrait nous faire croire.

Mais le sujet est assez important pour que j'y revienne en détail sous peu...

09:24 Publié dans Genève | Tags : politique, genève, recyclage, médias, verts | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/12/2010

Les éditocrates : propagande à la française.

Il vous reste quelques cadeaux en retard, pour des parents ou amis qui savent lire (si ! Il en reste, même parmi les ados...) ?

Offrez-leur, pour quelques francs ou euros, l'excellent petit livre des éditions La Découverte*, collection Pocket, où quatre auteurs pointilleux enfilent avec précision une brochette de huit des imposteurs médiatiques** qui font la pensée politique unique des médias français.

Invités permanents sur les télévisions et radios, publiques comme privées, comme dans les journaux, ces asséneurs de vérités sont toujours présentés comme esprits libres et indépendants. En fait, ils sont rémunérés par les groupes de télé et de presse pour radoter, à longueur d'émissions et de chroniques, la même grand'messe néo libérale : il n'y a pas de salut social, économique ou politique hors du marché et de la « liberté » (de l'argent) ; ce sont les travailleurs qui provoquent le chômage et les crises ; les néoconservateurs étasuniens, depuis Reagan et les Bush, ont toujours raison ; ce sont les méchants arabes qui tuent eux-mêmes leurs pauvres enfants en les exposant aux tirs de la gentille armée israélienne ; les « terroristes » sont des membres des peuples envahis et pas les armées coloniales occidentales qui les agressent...

Certes, il y a des nuances entre ces « Editocrates » trop vus et trop connus dont les auteurs épinglent les contradictions, les erreurs, les mensonges, l'absence de tout scrupule et la suffisance incommensurable. Les uns travaillent ou ont travaillé pour Bouygues TF1, les autres pour Bloch - Dassault Le Figaro, Lagardère Libération, Pinault Le point, Sarko Karcher... ou d'autres berlusconneurs à la française.

Certains comme Duhamel ou Attali donnent plus dans l'allégeance au pouvoir politique tandis qu'Adler et Lévy donnent dans le militantisme sioniste et néocons étasunien jusqu'au grotesque.

D'autres se prennent pour des penseurs et des faiseurs d'opinion comme Joffrin, Rioufol ou Baverez.

Tous ont en commun d'être les chiens de garde de leurs maîtres et d'un système communication - médiation - propagande qui vide la démocratie de son sens en étouffant l'expression de toute pensée alternative.

_____________________________________________

* « Les éditocrates ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi »

par Mona Cholet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Editions La Découverte, Paris, 2009. www.pocket.fr

**A Adler, J Attali, C Barbier, A Duhamel, L Joffrin, BH Lévy, I Rioufol, P Val

 

 

10/12/2010

JUSTICE POUR SINE !

Après deux ans de harcèlement judiciaire et de diffamations et injures en tout genre amplifiées par les barbouzes médiatiques du Sarkoland et les succursales française du régime raciste israélien (dont les dirigeants actuels de la LICRA France), Bob Siné obtient enfin justice de son licenciement abusif de Charlie Hebdo par l'odieux Philippe Val.

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Lequel fût promu, pour ce genre d'exploits, coupeur de têtes pensantes à feu France Inter. Le jugement est sans appel - lire ci-dessous le communiqué de presse si vous ne le connaissez pas déjà - et prouve que la justice française balbutie encore avant la suppression sarkozyste des juges d'instruction indépendants et l'attribution de leurs fonctions à un parquet à la botte. Mais, comme les carabiniers, elle arrive trop tard quand le mal est fait !Les coups qu'elle aurait dû porter en temps utile aux diffamateurs glaireux qui ont lancé l'affaire, qu'il s'agisse de Val, Askolovitch, Jakubowicz ou bhl risquent de se transformer en caresses finales dans le sens des plumes.

Pourtant, pendant deux ans, la présomption de culpabilité d'antisémitisme et de racisme, tellement opposée à toute la personnalité, la vie, l'œuvre, la pensée et au militantisme de Maurice Sinet a inondé les médias français en toute impunité. Ses auteurs ont fait l'objet de promotions professionnelles et d'honneurs, laissant un innocent à l'abandon et tentant de condamner un homme âgé, courageux mais fatigué, au chômage et aux dépens de sa défense contre la calomnie.

Est-il normal que des corbeaux cyniques et malveillants, dénoncés par la justice, restent patrons de France Inter, du Journal du Dimanche ou président de la LICRA France au nom de leurs servilités ou de leurs amitiés sarkozyennes ?

 

COMMUNIQUE DE PRESSE. Procès Siné / Charlie Hebdo : Siné gagne un nouveau combat.

Charlie Hebdo condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à verser des dommages et intérêts au dessinateur, Siné. L'hebdomadaire doit également publier en Une, un communiqué judiciaire.

Charlie-Hebdo vient d'être condamné par le tribunal  de grande instance de Paris pour préjudice moral et financier à l'encontre de Siné. Petit rappel, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l'arrivisme de Jean Sarkozy. Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu'il était renvoyé.

Le tribunal juge la rupture du contrat qui liait le dessinateur depuis 16 ans au journal, abusive.

Au motif qu' « il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant »...D'autant, continu le jugement que celui-ci était soumis à la relecture du directeur de la publication, en l'occurrence Philippe Val. Aucune faute ne peut être reprochée à Siné souligne à plusieurs reprises le jugement. Le tribunal reproche également à Charlie hebdo l'absence de préavis et la « façon d'annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé » (la lettre de rupture est arrivée bien après l'annonce de la fin de la collaboration de Siné, dans le journal)...

Les éditions rotatives sont donc condamnées à verser 40 000 euros de dommages et intérêts au dessinateur et à publier en Une du journal sur un bandeau de 15 cm le communiqué judiciaire suivant :

« Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 » et ce sous astreinte de 2 000 euros par numéro non conforme.

Le dessinateur qui suite à son éviction de Charlie Hebdo a lancé Siné Hebdo (86 numéros) gagne un nouveau combat. Nul doute que sa prochaine zone sur internet (sinehebdo.eu) sera l'occasion de donner son point de vu sur cette aventure.

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10:47 Publié dans franco-franchouillard | Tags : siné, innocent, justice, médias, diffamation, val, licra france, antisémitisme, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/10/2010

Je vous souhaite d’autres voix, différentes…

 


 

Chers auditeurs, vous allez me manquer !

Depuis deux ans et demi, j'ai eu le plaisir trouble d'amuser certains, d'énerver les autres, à des heures où j'avoue dormir souvent !

Je ne connais pas les proportions de ces uns et de ces autres, mais, lors de rencontres romandes, deux sortes de retours m'ont comblé.

Parfois : « Merci de l'avoir dit ! »,

Plus souvent : « Je ne suis, bien sûr, pas d'accord avec vous, mais cela vaut la peine d'en parler ! ».

Je ne cherchais pas de consensus, sur l'actualité, autour de positions libertaires, décalées ou provocantes.

En refusant le prêt à penser des agences de presse, les sujets branchés ou pipoles, j'étais à contre-courant.

Parler, à 7 heures du matin, de pattes de mouches japonaises plutôt que du foot, des sottises des Verts ou de l'UDC ne va pas de soi !

Un grand merci aux responsables de la rédaction d'avoir permis cette parole libre à des chroniqueurs aussi imprévisibles !

A des personnes qui, par leur formation et leurs intérêts, voient le monde autrement que la majorité de l'audimat.

Nous étions loin du consensus décérébré que tentent d'organiser les médias muselés par des intérêts financiers ou politiques.

C'était possible parce que nous étions sur une radio publique, dont la rédaction garde une indépendance qui n'existe plus ailleurs.

Pendant une minute trente, nous échappions à la pression des sponsorings et  de la publicité plus ou moins masquée.

Une nouvelle matinale va remplacer celle-ci et je vous souhaite, souvent, d'autres voix différentes.

Un autre très grand merci à toute l'équipe de sa grande patience vis-à-vis de nos incompétences et de mes impertinences.

Excellentes matinales à tous !

 

RSR1 06-10-2010

 

 

12/09/2010

La décapitation prévient les récidives de migraines !

Une revue médicale anglo-saxonne inonde le monde de communiqués relayés par la presse francophone.

Le Figaro français titre :

«La chirurgie réduit le risque de cancer du sein d'origine génétique»

L'étude citée est simple :

Sur deux mille femmes porteuses de gènes augmentant le risque de cancer du sein, deux cent ont « bénéficié » - c'est la journaliste qui écrit bénéficié - ont « bénéficié », donc, d'une ablation des deux seins, d'autres d'une ablation des ovaires.

Et bien aucune de celles à qui on a coupé les nibards n'a eu de cancer du sein en trois ans !

Contre cent qui en ont eu un, sur mille quatre cent à qui on les avait laissés...

Plus fort : celles à qui on avait retiré les ovaires ont vu leur risque de cancer ovarien, je cite « nettement chuter » sur six ans.

Là, perplexité : un cancer à un organe retiré, ça sent l'Ecosse et les fantômes !

Je sens les auditrices déjà conquises par les bénéfices de la chirurgie préventive...

J'en vois se palper les seins pour vérifier qu'ils sont toujours là !

Le pire, c'est qu'une auteure de ce travail ose prétendre que cette chirurgie prolonge la vie des femmes à prédisposition génétique !

Ceci, sans la moindre preuve...

Car, diagnostiqué à temps, le cancer du sein se soigne avec succès dans une très grande majorité des cas.

Dans cette affaire, la sottise des commentaires de la presse rivalise avec la bêtise de l'étude.

Mais comptons sur le bon sens des lecteurs : tout le monde sait que la décapitation prévient la migraine et les tumeurs du cerveau.

Mais cette chirurgie préventive séduit peu de patients !

 

RSR1 08-09-2010

 

 

17:58 Publié dans rsr.ch | Tags : chirurgie, prévention, génétique, cancer, sein, journalisme, medias | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

02/04/2010

Je sens, donc je suis…( du verbe suivre !)

Géraldine Coppin, du Pôle de recherche sur les émotions de l’Université de Genève, nous apporte des résultats passionnants dans sa thèse sous la direction de David Sander.

Des sujets doivent choisir entre des odeurs qu’ils jugeaient indifférentes, ni agréables, ni désagréables.

Plus tard, alors qu’ils ont oublié ces odeurs et leurs choix, on les remet à la même épreuve.

L’expérience montre qu’ils choisissent alors les odeurs qu’ils avaient préférées la première fois et rejettent les autres.

Ils passent ainsi de l’arbitraire conscient à un choix émotionnel inconscient dont ils ne connaissent plus la cause.

Cette expérience applique aux odeurs le « paradigme du libre choix » proposé, voici cinquante ans, par le psychologue Brehm.

Nos « libres choix » sont conditionnés par nos émotions et par une mémoire qui peut être masquée, et d’autant plus efficace.

Devant des choix du présent, le poids d’expériences oubliées du passé ou de manipulations non perçues peut outrepasser toute raison.

Quand les matraquages publicitaires et les manipulations médiatiques sont ce qu’ils sont de nos jours, que sont nos choix ?

Choix de consommateurs enchaînés par des heures d’images, de sons et d’odeurs non désirés ?

Choix de citoyens abrutis par des médias verrouillés par l’argent et la cupidité des marchands ?

Quelle liberté reste-t-il dans le choix de nos achats, de nos loisirs ou de nos élus ?

Il faut savoir qu’après avoir préféré, à une élection, le très nul de droite ou l’aussi nul prétendu de gauche, on tend à recommencer.

Même si l’on a oublié son choix précédent…

Voici comment des caricatures de démocratie mènent à Berlusconi, Merkel ou Sarkozy, quand ce n’est pas pire…

RSR1 31-03-2010 bis

03/04/2009

Grosse colère ! (Pauvre France ...)

Le nombre d’étudiants en sciences décroit, alors qu’il en faudrait bien plus pour gérer notre société et enseigner comment y survivre.

Dans les médias de merde, les Delarue et Dechavanne brocardent sciences et culture sur le thème : c’est compliqué, c’est chiant, on est là pour se marrer !

Par la jonction improbable des télévangélistes américains et des islamistes lardés de pétro - dollars, la propagande antiscience des lobbies religieux dispose de moyens dans le monde de l’édition et d’internet qui écrasent l’éducation et la communication scientifique non commerciale.


Que fait le Ministère de l’Education Nationale ?


1) il fait confisquer les livres créationnistes envoyés dans les écoles. Plutôt que de les utiliser comme matériel pour en démontrer l’imposture et éditer les manuels qui les rendraient désuets. Censurer ou brûler les livres n’a jamais fait avancer la science !


2) il organise, entre Cité des sciences et Collège de France, un énième colloque pour savoir comment, quand et où enseigner la biologie de l’évolution. Les spécialistes s’y crêpent le chignon autour de leurs marottes, des théologiens du Vatican et des philosophes viennent dire qu’il ne faut surtout pas aller trop vite …


Pour mémoire : la « commission Picon » créée par le ministère a proposé en 1983 une refonte cohérente des programmes de biologie où les élèves, du primaire jusqu’au brevet ou au bac, apprendraient à leurs niveaux l’état des sciences sur l’histoire et les mécanismes de la vie.
Comme d’hab, gouvernement et ministère se sont torchés de deux ans de travail de vingt personnes et ont jeté le rapport à la corbeille ! Pour ne nommer personne, il s’agissait de Lionel Jospin et Claude Allègre, bouffon sarkozyste …

In Siné Hebdo 12 Novembre 2008

06:05 Publié dans dédé siné | Tags : science, évolution, médias, programmes scolaires, biologie, créationnistes | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |