21/02/2010

Saint Valentin : Faites l’amour, pas les magasins !

J’ai bien aimé cette affiche sauvage qui ramène au bon sens et rappelle que les avides du commerce nous pourrissent la vie.

On ne peut faire un pas, avoir une activité, même privée, sans être agressé par une publicité.

Pas d’événement, de concert sans avoir l’attention détournée.

La cupidité des marchands et leur propagande ne souffrent d’aucun scrupule et ne sont pas contenues par des lois dérisoires.

La société capitaliste ne respecte pas la vie privée dans les espaces publics et ne cesse de la violer les espaces privés.

La chienlit publicitaire s’introduit chez vous clandestinement par les images et les sons, par les câbles, les fils, les ondes.

Elle pollue le moindre emballage, parasite les émissions, même publiques, squatte vos boîtes à lettre, noie votre courrier.

Le bon sens, plus que le réchauffement climatique, suggère de modifier nos comportements, de limiter les gaspillages.

En particulier de ce qui est précieux, non renouvelable, cher ou difficile à produire, comme la nourriture, l’énergie, les imprimés.

Mais les profiteurs de la surconsommation n’en ont rien à faire !

La pub préconise, dès l’enfance, des aliments et des boissons menant à l’addiction, parce que trop sucrés ou trop salés.

Les restaurants servent des portions excessives.

La pub prêche la surconsommation d’alcool, de tabac et la motorisation tous azimuts.

Il n’est certes pas question de dicter des comportements d’hygiène de vie à nos contemporains.

Mais il est temps qu’ils se rendent compte que la publicité est la principale cause de surmortalité de nos jours…

Et bien sûr la première atteinte à nos libertés individuelles !

RSR1 16-02-2010

06/05/2009

La banalité qui tue

Ainsi, ce n’est sans doute qu’une grippe banale.
De celles qui tuent deux à huit cent mille personnes, chaque hiver, surtout des vieux, qu’on oublie !
Si tout va bien, elle ne fera « que », entre guillemets, quelques centaines de morts, grâce aux moyens exceptionnels mis en jeu.
Félicitons les autorités, mexicaines d’abord, qui ont arrêté un désastre « ordinaire » sans compter le coût.
Mais pourquoi ne fait-on pas le quart de cela pour les grippes qui tuent chaque hiver et pourraient, aussi, tourner mal ?
Pourquoi ne fait-on pas d’efforts, d’échelle adaptée, pour les maladies qui tuent bien plus : malaria, diarrhées, sida ?
Pourquoi a-t-il fallu une communication exagérée pour obtenir les moyens ordinaires pour juguler l’épidémie ?
Car on savait, dès le début, que le virus était du type des grippes saisonnières.
Sa « banalité » était l’hypothèse la plus probable.
Mais il n’est pas héroïque de lutter contre une pathologie banale qui tue !
Même à l’OMS, l’apocalypse improbable par une mutation sexy et un nouveau virus séduisent mieux les décideurs.
Pour une fois, on se félicite du succès d’un coup médiatique.
En regrettant, toutefois, que l’efficacité médicale soit passée par une désinformation scientifique.
En épidémiologie, des hypothèses extrêmes sont possibles, mais souvent très improbables par rapport aux situations banales et graves.
La science préconise alors de retenir les secondes.
Mais les médias et les politiques s’engouffrent dans les premières, avec l’alibi du « principe de précaution », la certitude d’exploser l’audimat et de libérer des moyens en proportion de l’agitation…

RSR1 06-05-2009

10:23 Publié dans rsr.ch | Tags : grippe, banalité, mortalité, communication, h1n1, épidmiologie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |