31/03/2010

Les titres de l’actualité, demain…

Vu le calendrier, je vais anticiper l’actualité.

Voici, donc les titres des journaux demain matin :

- Demain, Ueli Maurer annonce la suppression de l’armée

- Demain Doris Leuthard fait plier la Lybie, Max Göldi revient

- Demain, l’UBS supprime les bonus en 2011, mais verse des primes à tous ses licenciés récents

- Demain, le gouvernement réduit la circulation de 50% et interdit les grosses voitures en ville

- Demain, Obama retire les armées d’occupation d’Irak et d’Afghanistan

- Demain, Israel détruit les colonies illégales en Palestine, Jérusalem compris, et négocie enfin la paix

- Demain, Berlusconi dévoile son plan anti - maffia : il commence par démissionner

- Demain, la Confédération met fin aux trafics d’objets archéologiques dans nos musées et nos ports francs

- Demain, Sarkozy renonce à voler leurs retraites aux français

- Demain, Stéphane Guillon prend la direction de France Inter

- Demain, les médias romands offrent une journée sans Pascal Decaillet, ni Federer, ni Servette, ni Paris Hilton

- Demain, le poussin du Matin se transforme en aigle et les ventes augmentent

- Demain, le site de la Tribune de Genève renouvelle sa rubrique Les Quotidiennes

- Demain, Vigousse paraît le jeudi au lieu du vendredi

- Demain, Radio Suisse romande, la Première, envoit votre chroniqueur sous les tropiques, pour interviewer les poissons !

Eh bien quoi ? On n’a pas le droit de rêver le 31 mars ???

31-03-2010

29/08/2009

Dépenser moins pour soigner plus

Le combat du président des Etats-Unis pour la santé publique est exemplaire d’enjeux qui se retrouvent partout.

Avec les meilleures technologies disponibles, le système de santé étasunien est l’un des plus inefficaces au monde.

Une minorité aisée a tout, une majorité économise sur des soins de plus en plus chers, et une part très importante de la population n’a accès à aucune forme de soin.

Le monstrueux budget de la santé enrichit les actionnaires de compagnies d’assurances ou de pharmacie et les médecins vénaux.

Secondairement, il soigne les seuls malades qui en ont les moyens !

On souhaite bien du courage et de la chance au jeune homme qui ose se lancer dans ce combat contre les mafias…

Après la deuxième guerre mondiale, des pays d’Europe ont proclamé comme droit l’accès gratuit aux soins pour tous.

Un système qui privilégie la médecine de base pour tous, plutôt que la médecine de luxe pour certains.

Poussé à l’extrême, cela donnait les « médecins aux pieds nus », si efficaces autrefois en Chine ou au Mali.

Le tsunami néo – libéral a balayé ces systèmes dits « soviétiques ».

En peu d’années, Margaret Thatcher a désintégré le système médical britannique, l’un des meilleurs au monde.

Sarkozy, trente ans après, tente d’abattre ce qui reste de la sécurité sociale et des hôpitaux français.

Avec l’arrêt des vaccinations obligatoires, la « liberté de choix » et le sida ont relancé en Russie une tuberculose quasi disparue en Union soviétique.

Et dans notre pays, qui a, bien sûr, « la meilleure médecine du monde », beaucoup de malades comptent leurs sous avant d’appeler le médecin ou de soigner une rage de dents.

Mais les actionnaires des compagnies d’assurance se portent très bien : les coûts, donc les profits, explosent !

RSR1 18-08-2009

23:24 Publié dans rsr.ch | Tags : obama, coût de la santé, accès aux soins, systèmes médicaux, assurances | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

29/06/2009

Obama : des idées sans gènes !

« Mais c’est [ma propre histoire d’Américain] qui a gravé dans mes gènes l’idée que cette nation est bien plus que la somme de ses individus, que, tous autant que nous sommes, nous ne faisons qu’un. »
Après l’histoire méphitique du candidat Sarko qui pensait la pédophilie et la délinquance génétiquement programmées, cet extrait du beau discours du 18 mars 2008 à Philadelphie du futur président - élu étasunien contient deux propositions inquiétantes. Contrairement à Sarko, dont l’action a confirmé l’abrutissement idéologique et le cynisme, nous laisserons au beau Barack la présomption d’innocence trompée, mais :
- il est idiot de proposer qu’une histoire « grave une idée » dans des gènes. Seuls des mutations, des virus ou des bricolages génétiques changent l’ADN. Par ailleurs, nos moins de trente mille gènes de chimpanzés ou de souris n’ont pas les moyens de gérer une pensée abstraite.
-  certes il était en pleine campagne électorale au pays du « tout génétique » et en pleine exacerbation patriotarde. Mais on espère, vu l’argumentation qui précédait sur ses origines et la diversité étasunienne, que Barackounet pensait, aussi fort qu’il ne le disait pas, que sa démonstration s’appliquait à la planète entière et pas à la seule redoutable nation qu’il est censé diriger sous peu.
Car, pour que la formidable puissance symbolique de son élection ne conduise pas à une aussi formidable déception locale et internationale, il faudrait qu’il évite, dans son action, le pire des Etats-Unis : la croyance en un destin programmé et le mépris des autres. Pas évident !
Rêvons ! Il en est encore temps …

Siné Hebdo N°19 (7 janvier 2009)

09:12 Publié dans dédé siné | Tags : obama, gènes, idées, nationalisme, destin | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

08/04/2009

Du rire à la haine, en passant par la censure …

Je ne défendrai pas tous les jours quelqu’un comme Silvio Berlusconi …
Il avait dit, en riant, qu’Obama était plus jeune, plus beau et plus bronzé que lui, ce qui est factuel et peu contestable !
Pourtant, des commentateurs vertueux, silencieux sur ses magouilles, s’en sont indignés et ont parlé de gaffe.
Ce n’est plus du politiquement correct, c’est de la censure !
Une censure idiote sur une évidence dont le principal intéressé, Obama, est fier, à juste titre…
Le même Obama, sans doute fatigué, a dit en riant dans une émission de télévision décontractée et tardive, qu’il avait fait une performance sportive de jeux paralympiques.
Ce n’était pas habile dans le pays du politiquement correct et ce fût un tollé outre Atlantique.
Mais des handicapés pratiquant l’humour francophone auraient été les premiers à en rire.
Car, tant qu’il est bienveillant, l’humour permet de rire de tout, avec tout le monde, et constitue le meilleur remède contre les censeurs.
Ou bien contre paternalistes racistes qui croient que les handicapés ou les noirs ont moins le sens de l’humour que les autres.
La limite acceptable est évidemment dépassée quand on prétend faire rire en incitant à la haine, comme Dieudonné ou le Pen.
A fortiori quand on provoque à la haine sans faire rire comme ce rappeur misogyne et violent à qui je ne ferai pas de publicité.
Mais le politiquement correct mène aussi à la censure.
Par exemple quand on accuse d’antisémitisme tous ceux, dont de nombreux juifs, à qui la politique d’Israël donne la nausée.

RSR1 08-04-2009

09:22 Publié dans rsr.ch | Tags : rire, haine, censure, racisme, obama, berlusconi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |