18/08/2010

Bon, on repart en vacances ?

Certaines rentrées s’annonçaient mieux…

Les bénéfices record de Nestlé réjouissent plus Madame Bettencourt et son protégé Sarkozy que la plupart des Helvètes !

L’annonce à Zürich du déficit de démocratie dû à la régression de la presse en Suisse est consternante.
En Suisse romande, il n’est plus guère que Vigousse* pour secouer le cocotier à pensée unique d’Edipresse !

En France, la chasse aux Roms, la discrimination envers les citoyens d’origine étrangère et le tout sécuritaire sont nauséabonds.

Au point d’alarmer même l’ONU et d’inspirer nos crânes décérébrés d’extrême droite.

On espérait que renouveler deux conseillers fédéraux dévieillirait l’image de notre pays, à défaut de la rajeunir !

Las ! La multiplication de candidatures féminines discutables, par effet pervers, relance les commentaires machistes.

Quant aux discours des candidates et candidats, ils sentent plus le populisme électoraliste que l’engagement politique crédible.

La droite et les socialistes se font écolos - bobos dans l’espoir d’endiguer l’hémorragie verte de leurs électeurs.

Les verts se déchirent pour gouverner à droite, tant pis pour leurs électeurs de gauche !

La vraie gauche disparaît sous l’omerta médiatique.

Quant aux populistes, ils ont plus de mauvais candidats que de bonnes idées…

Encore que, après les minarets, l’idée d’interdire d’adhérer à des organisations supra - nationales est séduisante.

Le machin opaque et totalitaire de Bruxelles broie et mixe dans son moule néo – libéral les restes démocratiques européens.

Il est temps de protéger nos droits d’initiative et nos votations, entre autres helvétismes intéressants…

Bon, on repart en vacances ?

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11:40 Publié dans rsr.ch | Tags : suisse, rentrée, libertés, élections, partis, initiatives, votations | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

23/09/2009

Le Grand conseil et l’argent

Les élections au Grand conseil sont, pour les constituants genevois, une bonne occasion d’en parler.

Comment éviter que 14% des électeurs ne soient pas représentés au parlement ?

Le seuil de 7% pour qu’un parti ait des élus fausse les résultats et bloque l’innovation politique.

Faut-il poursuivre avec un parlement de milice, prétendu « bénévole » ?

Ses membres sont occupés presque à mi-temps, souvent de manière imprévisible le soir, la nuit ou aux heures de travail.

Impossible pour ceux qui travaillent avec des horaires contraignants et pour les mères de familles non – riches !

D’où une représentation excessive des rentiers, des oisifs et des professions où l’on gagne beaucoup en travaillant peu.

Ainsi que de ceux dont l’activité parlementaire sert des intérêts privés généreux, plutôt que l’intérêt public.

Car, si les députés sont peu indemnisés, les campagnes des partis sont financés par le monde de l’argent : beaucoup pour la droite, moins pour la droite honteuse, verte ou socialiste.

L’Union soviétique et le Vatican ne payant plus, les autres ont disparu ! On attend un Parti Islamique Genevois, pétro - dollarisé …

L’état actuel est un pseudo - bipartisme, à l’anglo-saxonne.

Les seuls enjeux sont de savoir si l’on démantèlera les services publics plus ou moins vite.

Ou si un léger lubrifiant social adoucira les suppressions d’emplois.

Notre démocratie financière et médiatique est créative au niveau du droit d’initiative et de la liberté d’expression.

Mais le mode d’élection et le fonctionnement du parlement la remettent vite sur les rails du pouvoir de l’argent !

Vous remarquerez que le banditisme financier, qui faisait l’actualité, est absent de la campagne.

Et du programme des partis représentés ! Cela vous étonne ?

 

RSR1 23 - 09 - 2009

16:21 Publié dans rsr.ch | Tags : grand conseil, constituante, mode de scrutin, argent, partis | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |