29/06/2015

DAESH, le FMI et les grecs

Les volontaires étrangers de DAESH ont choisi de quitter des conditions de vie variables, mais relativement confortables, pour l’enfer de la guerre, de la violence, de la souffrance ou le néant de la mort. Parmi eux, certains font cela par amour, réel ou platonique, d’un partenaire ou d’un gourou. D’autres, suicidaires de toutes façons, choisissent, en moins sympa, une fin à la Pierrot-le-fou. Mais beaucoup ont sans doute été amenés là par une cascade  d’événements sur la pente de la soumission à l’autorité et à la propagande, individuelle ou collective. En cela, la propagande radicale islamiste n’a rien d’original par rapport à celle des armées, des religions, des nationalismes et du marketing « sportif » ou commercial. On fait adhérer le « client » à des slogans, à des théories simples et fausses, à des comportements stéréotypés et irréfléchis, mais gratifiants dans l’immédiat, récompensés dans le réel ou l’imaginaire. On ne demande pas au supporteur de mourir grenades à la main pour son club, ni au geek de décapiter pour soutenir l’iWatch, mais ce n’est qu’une question de degrés d’intensité ! Ce qu’il y a de commun entre tous ces braves gens, c’est la soumission à une autorité intrusive par des conditionnements, par la récompense et la punition, ce qui leur évite toute hésitation avant de passer à l’acte et toute analyse critique des conséquences de l’action qu’ils décident, sur un mode affectif inconscient et trop rapide pour être raisonné-raisonnable.

Quand la dictature de Bruxelles, le FMI, la BCE et autres marionnettes de la finance internationale et des Etats-Unis humilient la Grèce parce qu’elle a été ruinée par les prêts félons qu’ils ont fait à ses dictateurs, militaires fascistes et socio-démocrates pourris, au bénéfice des armateurs, religieux et autres financiers évadés fiscaux, c’est une forme de terrorisme presque aussi violente que les bombes et les décapitations : soumettez-vous, acceptez la misère de l’austérité, ou bien nous faisons tout sauter de votre économie, donc de votre quotidien, nourriture, éducation et confort minimal ! Et que les espagnols, français ou même les allemands pauvres qui sont tentés de jouer à Syriza se tiennent à carreau, s’ils ne veulent pas subir le sort que nous allons vous infliger…

Face à ce terrorisme économique, les grecs vont devoir voter sur des enjeux incroyablement complexes et face à une incertitude majeure. Si voter pour la soumission au reste du monde est la garantie de la poursuite de l’appauvrissement des pauvres et de l’accroissement des inégalités les plus scandaleuses, voter non sera l’assurance d’une récompense sous forme de dignité retrouvée… et de difficultés conduisant sans doute à une situation dont Cuba, la Corée du Nord ou l’Iran sont des exemples concrets. Les grecs avaient inventé une démocratie toute relative en des temps où le reste du monde leur laissait une certaine tranquillité. Sous les pressions terroristes de DAESH ou du FMI, ce « moins mauvais des systèmes politiques » fonctionne de plus en plus mal et ne leur laisse que des choix impossibles…

03/06/2014

Débaptisons la rue de Hollande !

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Certes, elle n'est pas bien grande, et puis ça lui va bien d'être au milieu des banques et des financiers de tout poil.                Mais quand même...                                   Nous courrons le risque que je ne sais quel  Nord Coréen mal informé, retour du stand de tir, pense que notre Genève a voulu honorer le nullissime président des frouzes !

Tiens, à propos de lui, la presse, même la bonne s'énerve et prouve que son facteur d'impact en communication est aussi fort que ses échecs politiques sont énormes. (C'est comme en science où le facteur d'impact de la pire publication, dans la "meilleure" revue, est01.jpg très supérieur à celui du meilleur article dans une revue moyenne. Ce qui n'empêche pas les grandes institutions universitaires de recruter de plus en plus en fonction des facteurs d'impact des chercheurs et non de leurs besoins en matière de recherche et d'enseignement). Donc, Hollande, après son double triomphe électoral, réussit à faire la couverture de notre Psikopat, dont le dossier sexe et politique - reconnaissons-le -était prévu bien avant les élections. Je vous offre la délicate couverture "tête de noeud président".

                         Et puis aussi celle, plus tristounette, de Siné- Mensuel. sine-mensuel-32-home.jpgMais, rassurez-vous!                              Quand Bob Siné déprime, c'est pour mieux préparer les éclats de rire qui suivent.                          

Comme le rappelait souvent Gregory Bateson,on ne perçoit que les différences !

31/03/2014

Le désespoir des peuples

Dans nos pays pétés de richesse, le détournement des biens et des revenus par des plus aisés sans scrupules, le mépris des "petits" métiers et les délocalisations ont produit des ségrégations sociales que l'on n'imaginait pas il y a un demi siècle quand une grande partie de la droite se voulait sociale et quand la gauche avait d'autres ambitions que de bien gérer le capitalisme.

Face aux étalages de richesses sans bornes sur papier glacé, des gens de plus en plus nombreux, paysans ici, ouvriers ailleurs, immigrés économiques partout, vivent dans l'angoisse du chômage et de la précarité parce que Sainte Economie du Néo-Libéralisme exige la flexibilité, la compétition et la réduction des coûts. Des coûts du travail de base bien sûr, pas de celui des actionnaires et des dirigeants qui vampirisent les entreprises dont ils sont prêts à changer aussi souvent que de chaussettes.

Les partis de gouvernement, droite ou prétendue gauche, ont en commun de ne pas remettre en cause cet équilibre religieux et ses prêtres. Et vous vous étonnez que les peuples désespérés votent pour des crétins et des nervis d'extrême droite ? Et que la droite  singe l'extrême droite en espérant stupidement y récupérer des voix, tandis que la "gauche" singe la droite. Quand chacun espère être meilleur sur le terrain de l'adversaire, le résultat ne se fait pas attendre...

Avec vingt à cinquante ans de retard, les pays européens tombent presque tous dans la pseudo démocratie à l'anglo saxonne, avec ses bipartismes qui ne laissent aucun choix réel et les super pouvoirs de l'argent et de la propagande pour décider de tout...

Alors on fait quoi ? Une seule chose sûre, mieux vaut en rire en attendant...

Par exemple avec les copains de Siné Mensuel qui ont sorti et vont sortir deux numéros de choc, et aussi avec le Psikopat de mars et son hilarant dossier "C'était mieux avant ! ".

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00:32 Publié dans Humour, la politique, autrement, Médias | Tags : politique, crise, social | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

30/12/2013

SINETHON !

Et bien les curés, imams, rabbins, banquiers,notaires, socialistes, bigots, militaires, juges, chasseurs, patrons, parachutistes, toréadors, bonnes soeurs et autres culs-bénis, abrutisseurs et tortionnaires peuvent s'attendre au pire ! En envoyant le patron avec son oxygène dans les naseaux faire la manche sur son scooter à drapeau pirate, Siné Mensuel a recueilli auprès de ses fidèles lecteurs qui ne s'en laissent pas compter de quoi continuer à harceler ces crapules et socio-traîtres au moins jusqu'à l'été prochain.

humour,satire,presse,bd,politique,voeux,nouveautés,lectures

A tout ceux qui nous soutiennent, ce splendide merci du boss et cette couverture qui montre que nous tenons nos engagements :

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Notez que jouer aux myopathes ou à la Croix- Rouge, pour simplement dire doucement ce que l’on pense au milieu des torrents de désinformation sur les ragnagnas de Nabila ou des éructations populistes de Stauffer, Marine Le Pen ou Décaillet n’est pas vraiment mon truc ! Je préférerais dans mes vœux une société qui veille à l’égalité de traitement des sources d’information intelligentes qui respectent les droits et la dignité de tous les humains, plutôt que de censurer par l’argent tout ce qui ne caresse pas la finance, le conformisme néo-lib-néo-raciste-xénophobe et leurs valets médiatiques dans le sens du poil à gratter. Et qui accorde une juste prime à l’humour délicat, libre et responsable, comme celui de notre Psikopat nouveau-né, à retenir dès demain pour être sexuellement comblé en 2014 !

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06/08/2013

Pourquoi les chats ne sont pas verts ?

C'est la question amusante posée par un ou une cher-chère auditeur-trice de la RTS et que l'on m'a fait suivre sous cette forme : 


Pourquoi ne voyons-nous pas d'animaux (par exemple des chats) avec des poils de couleur verte? Alors qu'à priori cela pourrait leur donner un avantage lorsqu'ils chassent dans les champs.

Il m'a semblé que cette question posait de vrais problèmes fondamentaux, tant dans le domaine de la biologie que dans ceux de la politique et de la psychologie.

Pourquoi ?

Et bien vous le saurez sous peu, pour peu que la canicule vous laisse l'énergie de cliquer sur :

http://www.rts.ch/decouverte/sciences-et-environnement/animaux-et-plantes/5117248-pourquoi-ne-voyons-nous-pas-d-animaux-par-exemple-des-chats-avec-des-poils-de-couleur-verte-alors-qu-a-priori-cela-pourrait-leur-donner-un-avantage-lorsqu-ils-chassent-dans-les-champs.html



09/07/2013

Voulez-vous jouer avec moi, cet été ?

SM22_CouvOK.jpegEt si l’on riait un peu avec le retour d’un soleil tant attendu ?

Siné mensuel part en vacances à la plage avec, entre les œuvres magistrales de Bob Siné et de notre grand Poussin vacances,humour,lecture,sciences,vin,politique,littérature,dessin de pressede presse, une foule de jeux : l’irrésistible jeu de lois de notre économiste atterré Concialdi, un fabuleux guide des meilleurs pinards et des meilleurs producteurs illustré par le grand chef, le quizz cinéphile de Bouyxou et mon quizz de biologie hilarante, le tout illustré par la crème décapante de nos illustres dessinateurs qui se lâchent, dans leurs pages comme dans les nôtres, et puis des nouvelles aussi inédites que décalées des auteurs que vous lirez rarement ailleurs. Un énorme numéro double, qui vous tiendra en haleine et pliés de rire pendant des heures pour le prix de même pas un hamburger…

De quoi se retrouver pétant le feu et très méchants à la rentrée !

Communiqué SM22.pdf



01/05/2013

Fête du chomage !

A l'heure où le patronat-voyou délocalise, licencie et fait croître la misère pour les odieux profits de ses principaux actionnaires, les travailleurs sont "à la fête", mais pas celles qu'ils méritent, quand le chômage du premier mai dure de plus en plus toute l'année !

En vous souhaitant de bons défilés, je vous suggère quelques lectures, pour les accompagner...

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13/04/2013

Trash Thatcher !

Margaret Thatcher est certainement l'une des pires criminelles de guerre et de paix de l'histoire contemporaine. Il est particulièrement odieux que cette va-t-en guerre, semeuse de misère et destructrice du lien social et des solidarités dans son pays comme dans le reste du monde soit honorée à titre posthume comme une gloire nationale et internationale alors qu'elle méritait au mieux le tribunal pénal international et la fosse commune. Je ne peux donc que vous relayer l'appel ci-dessous que je viens de recevoir et dont j'ai résumé, ci-dessus, ce qu'il détaille dans la langue de Shakespear et de cette ignoble pétasse... De Napoléon à Staline ou Kennedy, il est temps d'arrêter de rendre hommage aux pires salauds de l'histoire !


Remember the victims of Thatcherism. Protests on 13 and 17 April.

Giving Thatcher a £10 million ceremonial funeral is an insult to all those who suffered from her policies and actions.

Thatcher was responsible for the destruction of communities and the decimation of industry, sending in troops and police to beat the unions into submission.
She openly played the race card, promoting the view that Britain was ‘swamped’ with immigrants, and sent her police force to harass and attack black communities until the inner-cities burned.
She backed police corruption at Hillsborough, attacking Liverpool fans for the deaths of their children.
She called Nelson Mandela a terrorist, but funded Pol Pot and welcomed Augusto Pinochet to tea, ignoring the untold people tortured and killed in Cambodia and Chile.
To win an election she jumped on the chance to go to war with Argentina, leaving the blood of teenage soldiers on the shores of the Falklands.

The woman who did all this is not worthy of respect, not even in death.
She has no right to be buried with honours, as she had no honour, no decency, no honesty and no compassion.
We will not forget her crimes. We will not allow the glorification of Thatcher to go unchallenged.

And this is about more than one woman. Beyond her individual crimes, Thatcher was part of something much bigger, a tide of rampant free market capitalism that is still tearing our world to pieces. Thatcher, Reagan, Bush, Blair, Cameron, Obama and the rest are the cheerleaders for capitalism, a system of greed and destruction that causes austerity, war, poverty, and crisis.

The establishment and media are trying to cover up Thatcher's crimes, as the state spreads scare stories about police clampdowns and pre-emptive arrests. But we are not scared. For our communities, for our loved ones, for ourselves and for our planet, we need to make our voices heard.

Come to Trafalgar Square on Saturday 13 th, and next Wednesday17 th in London, in Glasgow, in Sheffield, in Liverpool, in all of the towns and cities hit by Thatcherism, let's take to the streets. Talk to your friends and neighbours, organise protests in Central London and wherever you are.

No more Thatchers. No more capitalism.

***

Stop G8 is organising a week of action and events in London from June 10 to 14, including the #J11 Carnival Against Capitalism on June 11.
Our aim is nothing less than the destruction of capitalism, a system that is literally killing us. Capitalism means unemployment, cuts, and the rise of fascism in the “West”; poverty, colonialism, brutal exploitation in the “Third World”.
Capitalism is war and famine for profit, private prisons, police checks, CCTV to keep us scared and controlled.
It is a system that robs our lives of meaning and beauty, puts our dreams and our dignity up for sale, and risks the very future of our planet.

We are ready to fight, Join Us!

https://network23.org/stopg8
@StopG8UK

08/01/2013

La presse et le fric

sine-mensuel-16-home.jpgC’est le dossier fort du Siné mensuel de janvier, qui montre bien comment, du choix des directeurs à l’autocensure et à la distribution, une poignée de super-riches de la finance et de l’industrie tentent de fabriquer dans les grands médias, journaux en tête, le consensus ultralibéral de leurs rêves. Quant à ceux qui, avec de petits moyens, font entendre un son de cloche différent, on essaie de les réduire au silence à coup de procès multipliés et ruineux. Même quand ils les gagnent tous, comme Denis Robert face à Clearstream ou Bob Siné face à la LICRA-France ou Charlie Hebdo, on tente de ruiner les vrais opposants à coup de frais judiciaires et d’avocats. Des frais qui ne représentent rien pour les riches attaquants, mais ruinent facilement un particulier ou un petit journal indépendant que l’on veut réduire au silence en leur détruisant le moral et le porte monnaie. Dans ce type de justice du fric, ce sont souvent les gagnants qui perdent ! Un contre-exemple qui finit bien, magnifiquement relaté par Delfeil de Ton :

http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20130107.OBS4644...

La presse « libre », c’est zéro pub, comme Siné mensuel, Le Courrier ou le Psikopat ; c’est aussi de petits moyens, une grande fragilité face aux attaques judiciaires, une prudence de sioux dans la critique des puissants du fric et… de bons copains avocats-militants de la liberté de la presse en cas de malheur.

Psiko 249 Fêtes de fam 01.jpgPour parler de choses plus divertissantes, le Psikopat de ce mois vous propose des fêtes de famille hilarantes pour vous consoler, si nécessaire, de celles que vous avez peut-être vécus…

23:03 Publié dans Humour, la politique, autrement, Médias | Tags : presse, argent, justice, procès, politique, humour | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

26/04/2012

Marraine Lapine n'est pas glandue !

Il est étrange que les commentateurs politiques conformistes médiatisés n'aient pas noté le seul aspect très positif du succès électoral de Madame le Pen...

Je me réjouis fort de voir le ramassis de dirigeants machistes du Front national, rassemblement de néo-nazis, anciens collabos ou parachutistes, fascistes pieds noirs, racistes coloniaux, chrétiens intégristes, néo païens identitaires, patrons ultra libéraux, sectaires variés, militaires factieux et anciens tortionnaires dirigés avec succès par ce qui n'est pour eux qu'une "méprisable gonzesse" !

A commencer par papa Lapin qui doit en faire des cauchemars toutes les nuits et préférerait sans doute un avortement rétrospectif à cette suprême humiliation !

La cause des femmes est une juste cause des plus négligées.

Ce n'est pas rien qu'elle progresse chez ses pires ennemis.

On peut toujours se réjouir, même en se bouchant le nez !

242-1.jpgImage qui n'a rien à voir, encore que ...

 

23:33 Publié dans Le meilleur du pire | Tags : politique, france, sexisme, front national | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/02/2012

31 juin : grande fête à poil ?

Si vous voulez en savoir plus sur le Mouvement Révolutionnaire du 31 juin qui se propose de remettre en cause le calendrier judéo-chrétien et de passer à une existence plus festive que celle que les vampires néo-libéraux imposent aux masses populaires, il va vous falloir patienter jusqu'au Courrier de ce mercredi bissextile du 29-2-2012. Rendez-vous sur :  http://lecourrier.ch/dede

01.jpgEn attendant, pour vous aider à gérer rigoureusement et dans la bonne humeur, vos inextricables problèmes de familles recomposées, le Psikopat de ce mois sort un dossier aussi documenté que décapant. Bonnes idées et mauvais goût garantis ! Pour ne pas parler des BD's et dessins...

Vous y apprendrez aussi comment les Kometes vont relayer Dr Krospell, sans toutefois l'éradiquer...

Et puis, plein d'autres bonnes nouvelles à venir sous peu...

14/02/2012

Vive le GG 3 !

L'université de Genève s'est dotée d'un institut de génétique et génomique de Genève nommé iGE3 et inauguré en grande pompe la semaine passée. Il regroupe les meilleures compétences locales, depuis la biophysique des interactions cellulaires jusqu'à la clinique des maladies génétiques, la génétique des populations animales et humaines et leur évolution. Voici une entreprise prometteuse dans des domaines où l'uni a accumulé de nombreux succès de recherche depuis des décennies ! Je regrette seulement un sigle qui risque d'entraîner des confusions avec l'entreprise privée iGENEA qui vend à prix d'or sur internet, depuis Zürich, de prétendues expertises raciales relevant de ce que j'ai qualifié avec une indulgence coupable d' « astrologie génétique ». C'est pour éviter toute confusion avec cette officine, un produit Apple ou une réunion de tout-puissants que je propose le diminutif familier GG 3, plus euphonique !

Le fait que le premier dirigeant de l'entreprise ait un nom irrésistiblement grec doit être mis en rapport avec la sagesse antique et l'esprit d'entreprise des armateurs plutôt qu'avec l'actualité européenne...

Comme toute technique puissante, la génétique est potentiellement dangereuse si mise en de mauvaises mains et non contrôlée par des autorités indépendantes extérieures informées. Par précaution, le GG 3 a intégré un groupe d'éthique biomédicale expérimenté qui ne manquera pas de rappeler, en cas de besoin, l'histoire sinistre de nos disciplines, que j'ai évoquée le mois dernier sur

http://lecourrier.ch/dede

D'ailleurs, l'un des deux prestigieux conférenciers invités pour la séance d'inauguration, généticien clinicien, a fort opportunément rappelé que les traitements efficaces connus actuels des maladies génétiques devaient peu ou rien aux connaissances de pointe et avaient souvent été trouvés empiriquement par des cliniciens d'autres disciplines. Ce n'est pas que ces connaissances ne promettent pas des pistes médicales fructueuses à long terme, mais celles tentées à ce jour ont souvent plus d'inconvénients que de succès, sans même parler de coûts. Ce n'est pas la faute des chercheurs qui donnent tout ce qu'ils peuvent, mais qui se heurtent, sur les meilleurs projets, à des quantités de difficultés techniques imprévisibles. Seuls les technocrates et autres imbéciles croient que la recherche peut trouver à la demande et dans les délais impartis ! Quand un résultat est prévisible, par définition, ce n'est plus de la recherche que d'y arriver. Une petite idée à rappeler aux bureaucrates des organismes de recherche qui, depuis deux décennies, n'hésitent pas à demander les résultats « escomptés » des recherches et les applications à en attendre avant de financer les projets. On devrait systématiquement retoquer les demandes des chercheurs qui remplissent ces paragraphes !

Mais en fait, c'est souvent le contraire...

Autre discours, étonnant, celui de notre sympathique recteur qui s'est, à peu près, limité à faire un éloge dithyrambique de la compétition et de l'excellence et de leur promotion actuelle telle qu'on la fait ... en France et ... qu'on devrait la faire chez nous !

Alors là recteur, vous m'avez coupé le souffle...

Il serait bon que vous alliez d'un côté au-delà de Ferney-Voltaire pour voir la tiermondisation des universités gauloises et le naufrage d'une recherche française qui connut son heure de gloire du temps... de de Gaule, qui n'était pas spécialement gauchiste. Et puis, de l'autre, un peu au-delà de Morges où certaines stars de l'UNIL et de l'EPFL feraient passer le nabot de l'Elysée et sa pécresse pour de dangereux égalitaristes !

Au cas où vous auriez des doutes, je vous conseille de lire la pétition que font circuler les fondateurs de deux des plus grands instituts de recherche français en neurobiologie, pourtant un des domaines les plus favorisés de la recherche biomédicale française :

http://www.petitions24.net/halte_a_la_destruction_de_la_r...

Le mal ici dénoncé n'est ni français, ni suisse, ni même européen puisque c'est un système anglo-saxon à prétentions universalistes - en fait impérialistes avant tout ! - qui en est responsable à l'échelle mondiale. Le néo-libéralisme veut soumettre toute recherche et toute éducation au pouvoir de l'argent, qui ne tolère rien de se qui s'écarte de son moule idéologique ou qui innove contre les intérêts économiques du moment. Je ne vais pas écrire là dessus ici parce que Annick Stevens, philosophe à l'université de Liège et « chargée de cours » (en belge c'est le premier grade des professeurs plein temps titularisés) l'a remarquablement fait dans un texte accompagnant ... sa lettre de démission qu'elle m'autorise à reproduire ici. Lisez-le attentivement, c'est fort bien pensé et écrit, et cela vous explique pourquoi aucun des philosophes de référence de la pensée européenne ou aucun des grands découvreurs de notre histoire des sciences n'aurait la moindre chance d'être admis dans de telles institutions qui finissent d'étouffer les libertés académiques...

 

POURQUOI JE DÉMISSIONNE DE L'UNIVERSITÉ

APRÈS DIX ANS D'ENSEIGNEMENT

Par Annick Stevens

 

Plus que jamais il est nécessaire de réfléchir au rôle que doivent jouer les universités dans des sociétés en profond bouleversement, sommées de choisir dans l'urgence le type de civilisation dans lequel elles veulent engager l'humanité. L'université est, jusqu'à présent, la seule institution capable de préserver et de transmettre l'ensemble des savoirs humains de tous les temps et de tous les lieux, de produire de nouveaux savoirs en les inscrivant dans les acquis du passé, et de mettre à la disposition des sociétés cette synthèse d'expériences, de méthodes, de connaissances dans tous les domaines, pour les éclairer dans les choix de ce qu'elles veulent faire de la vie humaine. Qu'à chaque époque l'université ait manqué dans une certaine mesure à son projet fondateur, nous le lisons dans les critiques qui lui ont constamment été adressées à juste titre, et il ne s'agit pas de s'accrocher par nostalgie à l'une de ses formes anciennes. Mais jamais elle n'a été aussi complaisante envers la tendance dominante, jamais elle n'a renoncé à ce point à utiliser son potentiel intellectuel pour penser les valeurs et les orientations que cette tendance impose à l'ensemble des populations, y compris aux universités elles-mêmes.

D'abord contraintes par les autorités politiques, comme on l'a vu de manière exemplaire avec le processus de Bologne, il semble que ce soit volontairement maintenant que les directions universitaires (à quelques rares exceptions près) imposent la même fuite en avant, aveugle et irréfléchie, vers des savoirs étroitement utilitaristes dominés par l'économisme et le technologisme.

Si ce phénomène repose très clairement sur l'adhésion idéologique de ceux qui exercent le pouvoir institutionnel, il ne se serait pas imposé à l'ensemble des acteurs universitaires si l'on n'avait pas instauré en même temps une série de contraintes destinées à paralyser toute opposition, par la menace de disparition des entités qui ne suivraient pas la course folle de la concurrence mondiale : il faut attirer le « client », le faire réussir quelles que soient ses capacités (« l'université de la réussite » !), lui donner un diplôme qui lui assure une bonne place bien rémunérée, former en le moins de temps possible des chercheurs qui seront hyper productifs selon les standards éditoriaux et entrepreneuriaux, excellents gestionnaires et toujours prêts à siéger dans les multiples commissions et conseils où se prennent les simulacres de décisions - simulacres, puisque tant les budgets que les critères d'attribution et de sélection sont décidés ailleurs. De qualité, de distance critique, de réflexion sur la civilisation, il n'est plus jamais question. La nouvelle notion d'« excellence » ne désigne en rien la meilleure qualité de l'enseignement et de la connaissance, mais la meilleure capacité à engranger de gros budgets, de grosses équipes de fonctionnaires de laboratoire, de gros titres dans des revues de plus en plus sensationnalistes et de moins en moins fiables. La frénésie d'évaluations qui se déploie à tous les niveaux, depuis les commissions internes jusqu'au classement de Shanghaï, ne fait que renforcer l'absurdité de ces critères.

Il en résulte tout le contraire de ce qu'on prétend promouvoir : en une dizaine d'années d'enseignement, j'ai vu la majorité des meilleurs étudiants abandonner l'université avant, pendant ou juste après la thèse, lorsqu'ils ont pris conscience de l'attitude qu'il leur faudrait adopter pour continuer cette carrière ; j'ai vu les autres renoncer à leur profondeur et à leur véritable intérêt intellectuel pour s'adapter aux domaines et aux manières d'agir qui leur offriraient des perspectives. Et bien sûr j'ai vu arriver les arrivistes, à la pensée médiocre et à l'habileté productive, qui savent d'emblée où et avec qui il faut se placer, qui n'ont aucun mal à formater leur écriture pour répondre aux exigences éditoriales, qui peuvent faire vite puisqu'ils ne font rien d'exigeant. Hormis quelques exceptions, quelques personnes qui ont eu la chance d'arriver au bon moment avec la bonne qualification, ce sont ceux-là, les habiles médiocres, qui sont en train de s'installer - et la récente réforme du FNRS vient de supprimer les dernières chances des étudiants qui n'ont que leurs qualités intellectuelles à offrir, par la prépondérance que prend l'évaluation du service d'accueil sur celle de l'individu. Ces dérives présentent des variantes et des degrés divers selon les disciplines et les pays, mais partout des collègues confirment les tendances générales : concurrence fondée sur la seule quantité ; choix des thèmes de recherche déterminé par les organismes financeurs, eux-mêmes au service d'un modèle de société selon lequel le progrès humain se trouve exclusivement dans la croissance économique et dans le développement technique ; inflation des tâches administratives et managériales aux dépens du temps consacré à l'enseignement et à l'amélioration des connaissances. Pour l'illustrer par un exemple, un Darwin, un Einstein, un Kant n'auraient aucune chance d'être sélectionnés par l'application des critères actuels. Quelles conséquences pense-t-on que donnera une telle sélection sur la recherche et les enseignements futurs ? Pense-t-on pouvoir encore longtemps contenter le

« client » en lui proposant des enseignants d'envergure aussi étroite ? Même par rapport à sa propre définition de l'excellence, la politique des autorités scientifiques et académiques est tout simplement suicidaire.

Certains diront peut-être que j'exagère, qu'il est toujours possible de concilier quantité et qualité, de produire du bon travail tout en se soumettant aux impératifs de la concurrence. L'expérience dément cet optimisme. Je ne dis pas que tout est mauvais dans l'université actuelle, mais que ce qui s'y fait de bon vient plutôt de la résistance aux nouvelles mesures imposées que de leur application, résistance qui ne pourra que s'affaiblir avec le temps. On constate, en effet, que toutes les disciplines sont en train de s'appauvrir parce que les individus les plus « efficaces » qu'elles sélectionnent sont aussi les moins profonds, les plus étroitement spécialisés c'est-à-dire les plus ignorants, les plus incapables de comprendre les enjeux de leurs propres résultats.

Même les disciplines à fort potentiel critique, comme la philosophie ou les sciences sociales, s'accommodent des exigences médiatiques et conservent toujours suffisamment de conformisme pour ne pas être exclues de la bataille productiviste, - sans compter leur incapacité à affronter l'incohérence entre leurs théories critiques et les pratiques que doivent individuellement adopter leurs représentants pour obtenir le poste d'où ils pourront se faire entendre.

Je sais que beaucoup de collègues partagent ce jugement global et tentent héroïquement de sauver quelques meubles, sur un fond de résignation et d'impuissance. On pourrait par conséquent me reprocher de quitter l'université au moment où il faudrait lutter de l'intérieur pour inverser la tendance. Pour avoir fait quelques essais dans ce sens, et malgré mon estime pour ceux qui s'efforcent encore de limiter les dégâts, je pense que la lutte est vaine dans l'état actuel des choses, tant est puissante la convergence entre les intérêts individuels de certains et l'idéologie générale à laquelle adhère l'institution universitaire.

Plutôt que de s'épuiser à nager contre le courant, il est temps d'en sortir pour créer autre chose, pour fonder une tout autre institution capable de reprendre le rôle crucial de transmettre la multiplicité des aspects des civilisations humaines et de stimuler la réflexion indispensable sur les savoirs et les actes qui font grandir l'humanité. Tout est à construire, mais il y a de par le monde de plus en plus de gens qui ont l'intelligence, la culture et la volonté pour le faire. En tous cas, il n'est plus temps de perdre ses forces à lutter contre la décadence annoncée d'une institution qui se saborde en se trompant d'excellence.

Annick Stevens,

Docteur en philosophie,

Chargée de cours à l'Université de Liège depuis 2001.

 

14/01/2012

La France... de AAA à Ha Ha Ha !

Voici que les vaniteux coqs gaulois se retrouvent plumés comme des grecs par ces courroies de transmission de la mafia spéculatrice que sont les agences de notation. Vous savez, Standard et les pauvres, puisque le standard, dans ce monde de pourris, c'est d'être riche !

Alors si vous voulez savoir comment on en arrive là dans un pays riche, il faut vous précipiter pour voir le film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat « Les nouveaux chiens de garde », qui vient de sortir à Paris et risque de ne pas rester longtemps en salles, malgré les queues à l'entrée. S'inspirant des prémonitoires Chiens de garde de Paul Nizan et des Nouveaux chiens de garde de Serge Halimi, le film raconte, de manière aussi hilarante que pathétique, la berlusconisation de la France, depuis de Gaulle jusqu'à Sarko, en passant par Mitterrand. On y montre comment une vingtaine de journalistes vedettes, présentateurs de journaux télé ou radio, directeurs de journaux et magazines, prétendus experts ou philosophes, travaillent à la botte de moins de dix discrets grands patrons et de leurs marionnettes politiques. On montre, sur des images d'archives, avec peu de commentaires de vrais experts jamais médiatisés, comment ces crapules, qui se font passer pour objectives et neutres, manipulent et fabriquent une opinion piégée par la pensée unique néolibérale ou les faits divers exagérés qui font peur et comment elles stigmatisent les banlieues, les pauvres et les immigrés, au grand profit de Marine Sarkozy et Nicolas Le Pen.

Même les gens de droite qui veulent se faire leur opinion s'esclaffent devant la gestuelle de soumission des présentateurs face aux patrons et politiciens dominants ou en entendant un économiste star promettre que tout s'arrangera juste avant la crise et prétendre avoir tout prévu après. Déjà évoqué dans des films peu diffusés de Pierre Carles, le « dîner du siècle » réunit, dans un grand restaurant de la place de la Concorde à Paris, tous les derniers mercredi du mois, ce lobby de journalistes et prétendus experts des médias, des politiques « importants » et surtout leurs patrons propriétaires des médias. Des surtitres des images à l'entrée de ce huis clos montrent très explicitement la dépendance des uns des autres à travers les situations d'administrateurs et les « ménages »* qui récompensent les fidélités sans failles.

Ce serait un lieu idéal pour les prochaines manifestations d'indignés : des cohortes de cars de CRS sont déjà fidèles au rendez-vous...

Cerise sur le gâteau, les imposteurs dénoncés se sont précipités dans les médias où ils sévissent pour faire la peau au film, ce que les auteurs utilisent fort judicieusement dans le générique de fin, gag à ne pas manquer par un retrait précoce ! Ne les croyez pas et, en attendant une improbable et confidentielle diffusion en Suisse romande, profitez d'un saut à Paris pour aller passer un très bon moment. Bien sûr, un travail semblable reste à faire en Suisse, avant qu'il ne devienne impossible...

______________________________________________________________________________________________________________________________ *prestations serviles surpayées et souvent peu déontologiques

 

30/12/2011

Top news : la Suisse reste la Suisse !

 

Puisque notre webmaster voulait notre classement des principales nouvelles 2011, voici mon top 3 :


1) La Suisse est toujours la Suisse !

En témoigne ce No1 des « Top.news » du site tdg.ch il y a peu :

ATS | 27.12.2011 | 09:43

Le canton du Jura secoué par un tremblement de terre

http://www.tdg.ch/print/node/397878

Un tremblement de terre a été enregistré ce matin dans le village de Bellelay (BE), à 11 kilomètres au sud-ouest de Delémont. Le séisme de magnitude 3 sur lʼéchelle de Richter est cependant passé inaperçu dans la région. A la clinique de Bellelay, aucun employé ne lʼa ressenti. Aucun dégât nʼa été constaté par les polices cantonales jurassienne et bernoise. ...

En Suisse, les séismes résultent de la collision entre les plaques tectoniques européenne et africaine. Ces chocs sont notamment à lʼorigine des Alpes. Lʼactivité sismique peut être qualifiée de moyenne en Suisse.

Ouf ! Heureusement qu'on avait les polices cantonales jurassienne et bernoise. Et puis qu'on n'a pas rendu les plaques !

 


2) Les indignés mettent la chienlit du monde sur la place publique :

Financiers et spéculateurs sans scrupules, multinationales maffieuses, politiques et banquiers pourris, gouvernements racistes et cyniques, armées, justices et polices corrompues, médias muselés et/ou serviles, abrutissement programmé des citoyens et en particulier des jeunes, travail, économies, solidarités et protections sociales sabordées par le néolibéralisme sauvage, ...

Ce n'est pas pour cela que grand chose va se résoudre bientôt, mais, au moins, on sait de plus en plus à quoi et à qui on doit faire face.


3) Pour positiver un peu : on va peut-être avoir un peu moins froid l'hiver...

 

15/11/2011

Harcelons, entartons les rapaces !

Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

« Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

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*persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&va...


In Le Courrier du 9-11-2011

 

16:30 Publié dans la politique, autrement | Tags : rapaces, patrons, médias, indignation, politique, entartage | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |