09/11/2016

THE WORST IS ALWAYS POSSIBLE …

TRUMPETTES DE LA RENOMMEE …

US’KIM JUNG UN !

C’EST EN FAISANT N’IMPORTE QUOI…

L’AMERIQUE RASE POUTINE GRATIS !

THE WORST IS ALWAYS POSSIBLE …

 ...

Difficile de choisir un titre parmi l’infini des possibles après le non événement de la nuit dernière. Il se confirme en effet que les Etats-Unis sont un pays sexiste, raciste, violent, manipulé par l’argent et le lobby des armes. Et que leur autoproclamée démocratie électorale, par la prétendue volonté d’un peuple manipulé par les propagandes, n’arrête pas de tirer sur ce peuple au fusil d’assaut… en vente libre bien sûr !

Le premier titre, copié sur le si regretté Brassens et en même temps – paradoxe ! – sur les Claudettes de Claude François, évoque d’éventuelles « Trumpettes » qui, comme dans Brassens, sont sûrement « bien mal embouchées » aujourd’hui. Ce qui est certain, même si je ne connais pas les dernières statistiques sur le sexe des votants là-bas, c’est qu’il a fallu un énorme soutien de femmes, sinon une majorité d’entre les électrices pour parvenir à ce résultat. Les machos y verront l’efficacité de leur soumission et le rejet du modèle féministe ; la presse people l’effet de la jalousie ! Je pense plutôt qu’il s’agit d’un effet pervers de ce type d’élection : les multiples conséquences impliquées par le choix d’une personne ne constituent pas un programme et masquent aux électrices, comme aux électeurs en général, ce qui va contre leurs intérêts. C’est ainsi que l’on fait voter les femmes contre les féministes, les immigrés contre les étrangers, les travailleurs pour les actionnaires ou les pauvres pour les lois en faveur des riches.

Le deuxième titre est un constat d’échec de la « démocratie ». Il ne fait aucun doute qu’il existe, aux Etats-Unis, des milliers de citoyen-ne-s, plus intelligent-e-s, plus compétent-e-s, plus cultivé-e-s, plus empathiques, plus sincères, plus efficaces et en meilleure forme physique que l’énergumène élu et la mère Clinton. Comment a-t-il pu s’établir un système d’élection, dans un des plus grands pays du monde, qui ne retient, comme choix possible, que ces deux zouaves ? Les monarchies Kim, Assad & Cie ne font guère pire…

Le troisième titre, que l’on pourrait compléter en « c’est en faisant n’importe quoi que l’on élit n’importe qui ! » est évidemment une paraphrase de Rémi Gaillard – www.nimportequi.com - « c’est en faisant n’importe quoi que l’on devient n’importe qui ! ». Je vous conseille de le visiter pour vous remonter le moral, si jamais il est atteint. Il vous reste alors un petit espoir : souvenez-vous avec quelle discrétion le très totalitaire Vatican avait rattrapé son erreur électorale, le pape Jean-Paul 1er, paraît-il empathique vis-à-vis de la théologie de la libération, rappelé au ciel après un mois de règne, ou comment Kennedy y a rejoint Marilyn… Trump peut encore démissionner quand il s’apercevra que président étasunien, c’est un boulot de m….! Ou bien être liquidé, plus ou moins proprement, par un drone du lobby militaro- commercial, après ses premières décisions économiques…

Le quatrième titre interroge le fait que Poutine et son « amie » Marine Le Pen ont, de loin, gagné cette élection contre Wall Street, l’Europe et les autres lobbies criminels de la finance et du commerce, mais avec celui de l’armement. Ce serait trop long et pas de ma compétence d’analyser tout ça ici, mais c’est une piste. En fait, ce titre était surtout une magnifique occasion de calembour douteux…

Le dernier titre n’est que la traduction de la première partie de ma devise favorite, qui se termine, en français, par… « ..., MAIS JAMAIS CERTAIN ! ». L’occasion de considérer les quelques avantages improbables de l’élection d’un malade mental archaïque à la présidence d’un des pays voyous surarmés de cette planète. Cette élection ne fait que confirmer la proposition du sinistre mais clairvoyant Goebbels, propagandiste en chef d’Hitler, qui avait à peu près écrit (traduction non garantie), avant la seconde guerre mondiale : « Donnez moi la propagande, et quelque soit le régime <…>, j’emmènerai le peuple où vous voudrez ! ». Le peuple américain a effectivement été mené n’importe où en croyant que choisir entre deux nazes, soutenus par des masses d’argent et des lobbies, lui permettait d’agir sur son sort, alors que, comme l’exprimait si bien un clown politicien disparu (Georges Marchais, longtemps secrétaire général du parti communiste français), les étasuniens n’avaient à choisir qu’entre « blanc bonnet et bonnet blanc ». Peut-être réaliseront-elles et ils que, comme les trumpettes, ils se font emboucher ! Certes, après W Bush, on n’imaginais pas pire, parce qu’on oubliait Amin Dada, Bokassa et Jules César. On avait tort, puisque le pire est toujours possible ! Mais, maintenant que l’on va avoir Trump, on ne peut plus avoir que de bonnes surprises, si l’on pratique le pessimisme heuristique que je recommande : LE PIRE N’EST JAMAIS CERTAIN !

PS qui me vient à la relecture : avez-vous remarqué l'amusante symétrie entre :

"nine/eleven" et "eleven/nine"?

31/05/2016

Leçon de désinformation sur Radio France - FIP

FIP, France Inter Paris est une radio nationale française sans publicité, avec une quantité encore supportable de promotions, qui diffuse beaucoup de bonne musique et limite l'information, très répétitive, à quelques minutes par heure. Bref une rareté culturelle à 85% ! Je l'écoutais ce week-end et, n'ayant pour une fois pas baissé le son pour les infos, j'entends à peu près (de mémoire) : "Baisse de popularité des trois protagonistes principaux du conflit sur la loi travail. Le premier ministre Manuel Valls descend à 24% d'opinions favorables, ... le président François Hollande n'en a, lui, que 19%,... quand à Philippe Martinez, patron de la CGT, il compte 67% d'opinions défavorables...". Emballé ! Tous ces gens sont donc également impopulaires ! Mais pourquoi, faisant une comparaison, parle-t-on de popularité dans deux cas et d'impopularité dans le troisième ? Une présentation statistique honnête aurait donné comme résultat, pour les opinions favorables :

Valls 24, Hollande 19, Martinez 33

et pour les opinions défavorables :

Valls 76, Hollande 81, Martinez 67

Ce qui aurait souligné que le leader syndical est bien plus populaire et aussi moins impopulaire dans l'opinion que le président et son premier ministre, laquais inconditionnels du patronat et accoucheurs de ses projets de lois scélérates contre les droits des travailleurs !

Et ceci malgré une propagande odieuse contre les syndicats et leurs leaders sur tous les médias nationaux et privés.

Même sur une petite radio musicale nationale, qui n'est pas censée faire de propagande, mais dont l'information malhonnête cire, bien maladroitement, les bottes du pouvoir !

29/12/2010

Les éditocrates : propagande à la française.

Il vous reste quelques cadeaux en retard, pour des parents ou amis qui savent lire (si ! Il en reste, même parmi les ados...) ?

Offrez-leur, pour quelques francs ou euros, l'excellent petit livre des éditions La Découverte*, collection Pocket, où quatre auteurs pointilleux enfilent avec précision une brochette de huit des imposteurs médiatiques** qui font la pensée politique unique des médias français.

Invités permanents sur les télévisions et radios, publiques comme privées, comme dans les journaux, ces asséneurs de vérités sont toujours présentés comme esprits libres et indépendants. En fait, ils sont rémunérés par les groupes de télé et de presse pour radoter, à longueur d'émissions et de chroniques, la même grand'messe néo libérale : il n'y a pas de salut social, économique ou politique hors du marché et de la « liberté » (de l'argent) ; ce sont les travailleurs qui provoquent le chômage et les crises ; les néoconservateurs étasuniens, depuis Reagan et les Bush, ont toujours raison ; ce sont les méchants arabes qui tuent eux-mêmes leurs pauvres enfants en les exposant aux tirs de la gentille armée israélienne ; les « terroristes » sont des membres des peuples envahis et pas les armées coloniales occidentales qui les agressent...

Certes, il y a des nuances entre ces « Editocrates » trop vus et trop connus dont les auteurs épinglent les contradictions, les erreurs, les mensonges, l'absence de tout scrupule et la suffisance incommensurable. Les uns travaillent ou ont travaillé pour Bouygues TF1, les autres pour Bloch - Dassault Le Figaro, Lagardère Libération, Pinault Le point, Sarko Karcher... ou d'autres berlusconneurs à la française.

Certains comme Duhamel ou Attali donnent plus dans l'allégeance au pouvoir politique tandis qu'Adler et Lévy donnent dans le militantisme sioniste et néocons étasunien jusqu'au grotesque.

D'autres se prennent pour des penseurs et des faiseurs d'opinion comme Joffrin, Rioufol ou Baverez.

Tous ont en commun d'être les chiens de garde de leurs maîtres et d'un système communication - médiation - propagande qui vide la démocratie de son sens en étouffant l'expression de toute pensée alternative.

_____________________________________________

* « Les éditocrates ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi »

par Mona Cholet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Editions La Découverte, Paris, 2009. www.pocket.fr

**A Adler, J Attali, C Barbier, A Duhamel, L Joffrin, BH Lévy, I Rioufol, P Val

 

 

19/05/2010

Fric et pub religieux contre enseignement des sciences

Je voudrais dire la stupeur d’amis professeurs de l’enseignement secondaire.

Dans la société du succès sans peine, ils enseignent des sciences passionnantes, mais difficiles.

Dont la biologie, qui n’a de sens que par sa synthèse moderne : la théorie de l’évolution.

Une théorie incomplète, provisoire, laissant place au doute et aux réfutations sérieuses, comme toute théorie scientifique.

Une théorie qui figure dans les programmes scolaires parce que c’est le seul état de la science, en biologie, aujourd’hui.

Or, d’immenses affiches niant l’évolution ont annoncé partout des conférences d’un militant islamiste turc.

Au Centre international de conférences de Genève et au Palais Beaulieu, à Lausanne, pour ne pas parler de Zürich.

Le graphisme anti – évolutionniste est mensonger et explicite.

Il renvoie à des sites internet fondamentalistes.

Qui enseignent que l’évolution, c’est du terrorisme communiste, sioniste et maçonnique, la seule science étant la création d’Allah.

Adnan Oktar, dit Harun Yahya, utilise une énorme fortune, d’origine inconnue, pour répandre son fanatisme religieux à travers le monde.

L’argent lui ouvre les portes de nos lieux les plus prestigieux pour des prêches débiles qualifiés de conférences scientifiques.

Il couvre nos murs de propagande attaquant notre éducation scientifique, notre démocratie et notre liberté de pensée.

La publicité malmène déjà notre santé et notre qualité de vie en vendant la malbouffe, la surconsommation et le culte de l’argent.

Elle se met aujourd’hui au service d’un obscurantiste islamiste.

Pourquoi pas Al Qaïda, Blackwater ou le Mossad demain?

S’ils payent assez…

RSR1 19-05-2010

14/10/2009

La propagande coule le débat politique !

Les campagnes électorales et leurs résultats, à Genève comme ailleurs, deviennent inquiétants.

Les votes se font de plus en plus à la tête du client.

Une propagande et des slogans simplistes remplacent les débats d’idées et les choix politiques.

Des leaders dotés d’images personnelles fortes, sinon franchement machos, semblent essentiels.

Usurper le drapeau national pour un usage partisan fonctionne bien, à Genève comme en France.

A condition, toutefois, de ne pas le souiller, comme l’a fait bêtement l’UDC.

La politique rejoint le nationalisme sportif, ses drapeaux et la pipolisation de ses stars.

Faire peur avec les frontaliers, le climat ou l’apocalypse écologique marche fort.

Communiquer avec de bonnes têtes et des slogans naïfs a souri aux Verts.

Par contre, avoir des programmes détaillés ou des idées à débattre est très contre productif et a pénalisé les vieux partis.

Bref, on reconnaît l’influence des médias de masse qui ne cessent de zapper, de saucissonner tout message de pubs, d’annonces et autres coupures.

Et qui rejettent souvent tout ce qui appelle une pensée cohérente.

L’incapacité à se concentrer et à réfléchir ou bien leurs tendances grégaires sont souvent reprochées aux jeunes.

Ici, elles frappent des adultes qui, il est vrai, sont d’anciens jeunes !

Ont-ils oublié de grandir en vieillissant, ou bien sont-ils aussi des victimes de la décérébration médiatique ?

Avec du recul, on a l’impression que la propagande a battu l’intelligence : Pavlov 5 buts, Piaget zéro !

RSR1 14-10-2009

12:45 Publié dans rsr.ch | Tags : propagande, populisme, démagogie, débat, politique, démocratie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

18/06/2009

Les élections : de l’illusion à l’addiction

« Donnez-moi les moyens de la propagande et, quelque soit le régime, – capitaliste, communiste, démocratie, dictature – je me fais fort d’obtenir l’accord du peuple ! » 
Cette sinistre citation rappelle que les pires régimes ont été soutenus et parfois élus librement par leurs administrés.
Savoir si le président Iranien a été élu par le peuple ou la fraude n’a aucun intérêt.
C’est le « guide suprême », choisi autrement et inamovible, qui contrôle la propagande, les polices et l’armée.
Il n’y a aucune raison de croire que les peuples sont éclairés.                                                                                                                             Ou bien que faire 0,5% de suffrages de plus que l’adversaire donne raison ou tort, délimite le bien et le mal.
La démocratie électorale est le moins mauvais système politique si elle interrompt les dérives dangereuses.
Ce n’est pas forcément le cas : l’Iran et Israël en témoignent également aujourd’hui.
La conquête du pouvoir passe trop souvent par le contrôle préalable des médias plutôt que par des débats d’idées.
L’Italie, la France, les Etats-Unis, l’ont rappelé récemment.
Ce n’est pas parce qu’Obama a l’air plus sincère que Berlusconi ou Sarkozy que son bilan sera meilleur.
En d’autres temps, le « gentil » Kennedy n’a fait que la guerre, alors que l’abominable Nixon, certes contraint, a fait la paix.
Alors, à quoi tiennent les passions pour les élections, les sondages et les résultats de l’Alternative ou de l’UDC à Coppet, à 15 voix près ?
Je n’ai qu’une réponse : pour certains, il s’agit d’addiction à un jeu, comme le loto ou le foot, sur lequel on fait des paris implicites.
Dans les pays anglo-saxons, cela fait longtemps que les élections politiques sont l’objet de vrais paris d’argent, comme les courses ou le sport …

RSR1 17-06-2009

12:51 Publié dans rsr.ch | Tags : élections, propagande, démocratie, addiction | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

22/04/2009

Vive la Suisse !

Je n’ai aucune sympathie pour le président Iranien.
Encore moins pour la mouvance religieuse rétrograde qu’il représente.
Mais le scandale médiatique et diplomatique orchestré autour de ses prévisibles propos est une manipulation de la propagande occidentale.
Le gouvernement d’extrême droite israélien continue la transformation de la Palestine en Bantoustans éclatés.
Il me semble, au moins, aussi dangereux que l’Iran.
Rappeler qu’Israël a été bâti sur l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de chez eux et de leurs terres, parce qu’ils n’étaient pas juifs, n’est pas de la folie.
Ce n’est que dire l’histoire !
Quand Lieberman, ministre des affaires étrangères israélien, veut expulser les israéliens arabes qui ne pensent pas comme lui, c’est effectivement du racisme.
Israël, surarmé et couvert par les Etats-Unis, refait à l’Iran le coup des « armes de destruction massives » imaginaires.
Celles qui ont servi de prétexte à Bush pour contrôler les champs pétroliers Irakiens !
Face à cet encerclement occidental, la position iranienne est défensive et plutôt dérisoire.
Elle n’est offensive qu’en paroles. Contrairement à ce que la propagande veut nous faire croire !
Ce ne sont pas les victimes de l’atroce génocide de la deuxième guerre mondiale qui ont fondé l’état d’Israël dans des conditions détestables.
La mémoire de la Shoah n’excuse ni la politique arabe d’Israël, ni les pertes civiles à Gaza.
C’est l’honneur de la Suisse de ne pas céder à la propagande occidentale et d’entendre tous les points de vue sur un racisme dont l’Europe, aujourd’hui offusquée, a été et reste l’un des principaux foyers.

RSR1 22-04-2009

Commentaire postérieur : à l’heure où une déclaration finale de la conférence de Genève constituant un réel progrès en positionnement international sur le racisme a été adoptée, les médias occidentaux, en particulier ceux des pays Américains et Européens qui ont tout fait pour boycotter ou saborder la conférence, continuent de pérorer sur le non-événement iranien. C’est plus facile que de parler des vrais problème de l’immigration, des réfugiés et du mépris des droits des pauvres et des minorités, ici ou ailleurs…

11:26 Publié dans rsr.ch | Tags : racisme, conférence de genève, israël, propagande | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |