10/02/2010

No Federer day ?

Le succès, en Italie, du « No Berlusconi Day » est source d’inspiration.

Tant de pays sont gouvernés par des maffieux, des incompétents, des corrompus, des tyrans ridicules !

En France, Iznogood aura son « No Sarkozy Day » le 27 mars prochain…

Il remplit toutes les conditions…

Regrettons que ce soit un « day » plutôt qu’un « giorno », qui aurait respecté les droits d’auteur...


En Suisse, par contre, on est bien embêtés !

Les vrais salauds jouent la carte du secret médiatique et les gens ne les connaissent pas, ou seulement à titre honorable.

Depuis le départ de Couchepin, plus un nez, plus une gaffe ne dépasse vraiment des téléviseurs !

Un « No Doris Day » serait abusif et dérisoire.

Il y aurait confusion avec une grande actrice.

Un « No Merz Day » serait grotesque : difficile d’anéantir le néant !

C’est là que l’on voit que la popularité de l’intéressé – positive ou négative – est un préalable à sa contestation.

Nos grands escrocs de la banque, des super bonus ou des licenciements abusifs ne sont connus que déchus : trop tard !

Nos politiques ont une mince odeur de tisane…dans un égout !

En fait, pour un jour sans quelqu’un en Romandie, je ne vois que trois solutions, dont deux à titre posthume : Calvin et Piaget.

Sinon, pour élever le débat au niveau national, je propose un « No Federer Day » !

L’occasion de dénoncer les maffias du sport professionnel et comment le fric le dénature avec la complicité des médias vénaux.

Je vais avoir du mal !

RSR1 10-02-2010

11:29 Publié dans rsr.ch | Tags : no ... day, réputation, federer, berlusconi, sarkozy, calvin, piaget, tyrans, maffieux, incompétents, corrompus | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

03/02/2010

« Et si la Suisse ne servait plus à rien ? »*

Ceux qui regardent au-delà de nos frontières ont senti une dégradation récente de l’image de la Suisse.

Le sympathique pays des montres et du chocolat faisait envie : paix, luxe et qualité de la vie !

Y travailler, y avoir un chalet pour ses vieux jours étaient des rêves pour beaucoup.

Stars et maffieux se disputaient les villas et résidences somptueuses, où ils résident souvent plus que Johnny.

Certes, cette qualité de vie devait beaucoup au secret bancaire et autres lois sur l’argent.

Mais il n’y avait guère que Jean Ziegler pour s’en plaindre !

D’un coup, les médias du monde se mettent à dénoncer ces pratiques financières, les courtages honteux, les trafics d’armes.

Ils clament que nos ports francs abritent des entreprises de trafic et de recel d’art bénies par nos autorités.

Plus étonnant : ces attaques ne viennent ni de Cuba, ni de l’extrême gauche.

Elles viennent du monde anglo-saxon, prophète de la finance sauvage ou de chez tatie Angela, pas très gauchiste…

Et même des sbires du micro Amin Dada gaulois !

Bref, de tous ceux dont les proches exploitent nos dérégulations…

Un livre de Ian Hamel, journaliste au Matin Dimanche, paru off-shore, pose la bonne question dès son titre :

« Et si la Suisse ne servait plus à rien ? »* …

… ne servait plus à rien au monde du crime capitaliste, devenu trop visible au bord du lac, ou même à Zoug.

Mais je ne partage pas le pessimisme de l’auteur :

La crise du monde de l’argent frappe bien en premier chez nous, où il est religion d’état, loin devant Jésus.

Mais ce peut être une bonne occasion de poutser.

Propre et en ordre ? On aime bien ici !

RSR1 03-02-2010

* Collection « A dire vrai », éd. Larousse, Paris.

12:17 Publié dans rsr.ch | Tags : suisse, banque, secret, courtage, armes, trafics, réputation, port-franc | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |