13/06/2018

Reviens, Calvin, ils sont devenus fous !

Voilà, Jeannot, que ta bonne ville de Genève s’apprête à accueillir, comme une rock star à Palexpo, l’ensoutané en chef des catholiques, l’héritier des génocidaires de la Saint Barthélémy et des douceurs des siècles de Sainte Inquisition. Que le Canton, qui se veut démocratique, accueille à bras ouverts ce champion de la pensée totalitaire, de l’oppression des femmes et des consciences, cet envoyé spécial en direct du pire du Moyen Age, me déçoit en mal ! Qu’on admette, à la rigueur, que Papa Macho Tango fasse une escale technique à Cointrin, pourquoi pas ? Après tout, on accorde bien la discrétion aux pires dictateurs qui viennent à l’ONU ou pour gérer leurs détournements de fonds, aux criminels de paix du capitalisme financier, aux mafieux russes et aux grands voleurs du patrimoine des pays du sud… Mais que le pantin du Vatican vienne faire son concert et sa pub chez nous, que nos autorités se bousculent pour aller lui serrer la louche, et pourquoi pas baiser ses gris- gris, est insupportable ! On ne peut pas, d’un côté, promouvoir – difficilement ! - les droits des femmes et des LGBT et, de l’autre, recevoir en grande pompe l’un des supers promoteurs de la misogynie et de l’homophobie. On ne peut pas se dire prêt à tout pour protéger les enfants, et dérouler le tapis rouge au chef d’une hiérarchie qui, malgré les scandales, ne vient pas à bout des pédophiles que ses règles et traditions ridicules engendrent. Et puis est-ce bien le rôle de la République de faire la fête au pote de toutes les têtes couronnées les plus archaïques, des extrêmes droites polonaises, serbes ou espagnoles, et des plus friqués de tous les pays enchristés ? Bref, à un ennemi définitif des droits humains et des libertés individuelles…

Alors, que faire ? Quand on est indigné, minoritaire, non violent et que l’on ne s’exprime que par les fissures du mur de la honte des médias, il ne reste que l’humour pour hurler et tenter de propager un solennel

« VADE RETRO PAPANAS ! ».

Puisse la section locale de l’Internationale Pâtissière engager l’action qui s’impose, avec l’adaptation que demande le déguisement blanc crème du guignol ! Je demande une dérogation opportuniste spéciale à notre grand leader Noël Godin :

« ENCHOCOLATONS CE PAPEUX CORNICHON ! GLOUP, GLOUP, GLOUP ! »

                                                        Dédé-la-science

 

PS : ne vous trompez quand même pas trop sur mes affinités calvinistes, malgré la tolérance de certains pratiquants à mon égard et ma sympathie pour quelques doux rêveurs dans leurs rangs. Bien sûr, dans Calvin, il y a vin et dans de Bèze, il y a presque baise ! Mais tant qu’ils croiront aux miracles ou aux contes et légendes de la famille Jésus, je ne risque pas de les suivre…

27/05/2015

L’histoire détournée au Panthéon !

Un nom familier aux oreilles romandes ne sera pas prononcé ce jour au Panthéon, où l'on honore la mémoire du réseau de résistance du Musée de l'Homme de Paris, bien que l'intéressé ait, en son temps pesé autant sur l'histoire que ceux que l’on honore.

                                 Ce nom, c'est celui du Dr George Montandon,                                     ancien étudiant des universités de Genève et Zürich, héritier d’une Montandon.jpggrande famille neuchâteloise comportant de multiples descendants, en particulier dans le domaine de la médecine de haut niveau.

Ethnologue-anthropologue réputé de l’entre deux guerres, spécialiste des classifications raciales (et racistes), Montandon avait pris la nationalité française et dérivé, avec Céline et beaucoup d’autres, dans un antisémitisme délirant et pour lui rémunérateur. « Ethnologue » du Commissariat aux questions juives de Pétain, il donnait, ailleurs et au Musée de l’Homme (où le germanophile Vallois avait remplacé le socialiste Paul Rivet pendant l'occupation nazie), des consultations très chères « d’expertise raciale ». Selon que l’on y était déclaré, sur critères physiques, « plus ou moins juif », on était libéré ou envoyé en camp de concentration. Face au réseau de résistance panthéonisé aujourd’hui et dont on ne saurait méconnaître la réalité et l’héroïsme, il y avait donc un « réseau de collaboration » du Musée de l’Homme de Paris, trou noir de l’épopée panégyrique que nous raconte le nationalisme d’aujourd’hui. Or l’histoire, comme la science, consiste à raconter, sans choix et sans détournements, ce qui dérange comme ce qui flatte, la honte comme la gloire. On en est très loin dans toutes les cérémonies et politiques des nations et des nationalismes d’aujourd’hui…

 

28/01/2015

Trois semaines déjà...

Voilà, on a tous repris qui ses crayons, qui ses plumes, qui son clavier et vous n'avez que le choix entre les analyses, les commentaires, les dessins, les BDs, etc...

Je vous conseille quand même d'éviter les multiples récupérations intéressées et opportunistes au profit de ceux qui ont bossé avec les intéressés, partagé leurs projets ou ont vécu l'affaire de près. Comme dans cet excellent Psikopat, en espérant que Naville fera, en sa faveur, l'effort de mise en place et de diffusion qu'il ne fait pas d'habitude.

Réclamez-le !

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03/10/2013

BON ANNIVERSAIRE, SINE MENSUEL !

sine-mensuel-24.jpgLe numéro 24 d'un mensuel, c'est 2 ans d'histoire !

Et dans le cas d'un journal sans pub, indépendant et subversif face à la désinformation systématique des médias de l'argent et du pouvoir, c'est 2 ans de luttes, de résistance et de solidarité avec tous ceux que le banditisme financier et patronal et ses valets politiques de droite ou "socio- traîtres" socialistes réduisent au chômage, à la misère et à la précarité.

C'est refuser tout compromis avec la désinformation officielle et sortir des informations qui dérangent, sur le revenu des patrons ou des parlementaires quand on demande au peuple de se serrer la ceinture ou de payer plus d'impôts, quand les revenus des plus riches et leurs exonérations fiscales ne cessent d'augmenter.

C'est sortir du "secret défense", comme dans ce numéro 24 que c'est, selon toute vraisemblance et des documents "classés", un sous marin nucléaire et non un cargo hypothétique qui a coulé le chalutier breton Bugaled Breizh, alors que les familles des victimes attendent toujours d'éventuelles dommages de la part de l'état responsable et de coupables impunis connus des haut gradés militaires.

Pour cette bouffée mensuelle d'air pas toujours marin, mais toujours frais, un grand MERCI à notre Bob Siné et à toute la bande de dessinateurs, journalistes et chroniqueurs !

Et on repart pour au moins 2 ans ...

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