10/06/2015

Racisme français: les socialistes régatent avec Sarko et le Front National !

Dans le numéro de juin de Siné Mensuel, Me Dominique Tricaud, avocat du journal, raconte comment des dizaines de milliers d'africains qui possédaient la nationalité française, ou qui y avaient droit selon la loi, se la sont fait retirer ou refuser. Des citoyens travailleurs et leurs descendants ont ainsi été administrativement transformés en sans papiers ou immigrés clandestins, que l'on refoule ou que l'on laisse se noyer dans la grande bleue. Ceux qui veulent confirmer ou récupérer cette nationalité se retrouvent face à des courses d'obstacles administratives insensées, des demandes de justificatifs impossibles et des situations kafkaïennes comme de ne pas avoir été considéré comme un résident dans le pays où l'on travaillait durement pour avoir laissé sa famille au pays... à une époque où le regroupement familial était interdit !

SM43_COUV.jpgAjoutez cela aux tracasseries insensées des demandes de visas et vous constaterez que racisme et xénophobie ont été institutionnalisés par le PS et l'ex- UMP.

Les mots "Républicains" et "Socialistes" sont devenus aujourd'hui des masques de l'extrême droite dans l'hexagone...

Pour rester dans des considérations pas drôles, le Psikopat 276.pdf s'est lancé dans la tâche difficile de nous faire rire avec un dossier sur le thème "Chômage et Pôle emploi". Le pire, c'est qu'il y réussit, au moins du côté des travailleurs, car les patrons et politiques n'y sont guère épargnés...

couv16.pngS'il faut achever de vous saper le moral, mais pas la bonne humeur, Drosophile, que nous aimons toujours bien, s'est lancé dans un numéro expliquant fort bien la problématique du réchauffement climatique... Un peu débordé toutefois par le militantisme de la peur et la dérive journalistique qui consistent à ne mettre en valeur que les pires hypothèses et à minimiser les doutes sur des prévisions très imprécises. Ce n'est bien sûr pas que le réchauffement n'existe pas, que les activités humaines ne l'aggravent pas, mais, contrairement aux prétentions du GIEC, nous ne savons vraiment pas vers quelle catastrophe nous allons, ni comment nous y allons...

27/05/2015

L’histoire détournée au Panthéon !

Un nom familier aux oreilles romandes ne sera pas prononcé ce jour au Panthéon, où l'on honore la mémoire du réseau de résistance du Musée de l'Homme de Paris, bien que l'intéressé ait, en son temps pesé autant sur l'histoire que ceux que l’on honore.

                                 Ce nom, c'est celui du Dr George Montandon,                                     ancien étudiant des universités de Genève et Zürich, héritier d’une Montandon.jpggrande famille neuchâteloise comportant de multiples descendants, en particulier dans le domaine de la médecine de haut niveau.

Ethnologue-anthropologue réputé de l’entre deux guerres, spécialiste des classifications raciales (et racistes), Montandon avait pris la nationalité française et dérivé, avec Céline et beaucoup d’autres, dans un antisémitisme délirant et pour lui rémunérateur. « Ethnologue » du Commissariat aux questions juives de Pétain, il donnait, ailleurs et au Musée de l’Homme (où le germanophile Vallois avait remplacé le socialiste Paul Rivet pendant l'occupation nazie), des consultations très chères « d’expertise raciale ». Selon que l’on y était déclaré, sur critères physiques, « plus ou moins juif », on était libéré ou envoyé en camp de concentration. Face au réseau de résistance panthéonisé aujourd’hui et dont on ne saurait méconnaître la réalité et l’héroïsme, il y avait donc un « réseau de collaboration » du Musée de l’Homme de Paris, trou noir de l’épopée panégyrique que nous raconte le nationalisme d’aujourd’hui. Or l’histoire, comme la science, consiste à raconter, sans choix et sans détournements, ce qui dérange comme ce qui flatte, la honte comme la gloire. On en est très loin dans toutes les cérémonies et politiques des nations et des nationalismes d’aujourd’hui…

 

11/12/2013

De Mandela à la xénophobie municipale

 

Quel bonheur de voir les dirigeants les plus crapuleux, les plus belliqueux et les plus racistes du monde, les mains humblement croisées devant les testicules ou sous les ovaires, rendre hommage à l’homme au poing levé, faiseur de paix et de réconciliation, vainqueur de l’apartheid sans guerre civile. Celui que l’on n’a sorti que depuis si peu de temps des listes de terroristes communistes de la confédération et de ses maîtres étasuniens…

J’ai raconté ailleurs à quel point Mandela avait employé une méthode non-standard, mais a posteriori aussi rationnelle qu’efficace pour vaincre et convaincre ses partisans comme ses pires ennemis. http://avisdexperts.ch/videos/view/2090/1

 

Mais si, en Afrique du sud, il reste à vaincre autant la violence, les inégalités, la corruption et le SIDA que le capitalisme, la plus grande victoire contre le racisme depuis les abolitions de l’esclavage est acquise ! Chapeau Madiba ! Ou plutôt casquette de supporter raciste Springbock. L’important n’est pas l’outil, mais ce que l’on en fait…

 

Chez nous, l’apartheid est social, politique, ethnique et … honteux. C’est la volonté des populistes xénophobes de tenir les étrangers dehors et d’envoyer les immigrés chez eux ou au diable. Ou celle de leurs alliés extrémistes libéraux d’avoir des salariés soumis au plus bas prix, ici ou ailleurs, pour maximiser leurs profits. Cherchez la contradiction ! Les uns veulent verrouiller les frontières et demanderont demain la construction d’une grande muraille de Suisse sur le modèle du rideau de fer, de la Palestine occupée ou du Rio Grande, tandis que les autres sont fans de la libre circulation sélective qui baisse jusqu’à la misère le coût du travail pour maximiser les gains des actionnaires et des dirigeants.

 

Comme prendre directement des mesures xénophobes ne passe pas toujours bien, même à droite, l’étrange coalition libéro-populiste a choisi, localement, l’arme budgétaire pour s’attaquer, à la Ville, à toutes les mesures sociales en faveur des étrangers, des jeunes et des vieux pauvres, et, tant qu’à faire, des petits efforts faits pour rendre la Ville plus humaine et plus respectueuse de son environnement et de la nature. Pour cela on propose la suppression de deux services municipaux, ce qui coule plus ou moins soixante dix associations avec un impact négatif sur presque toute la population, pour ne pas parler des quarante neuf employés à supprimer qui gèrent l’ensemble avec dévouement et des engagements internationaux bafoués (plus dans Le Courrier ce vendredi).

 

Il est temps de remettre les pendules à l’heure sur l’immigration : sans les immigrants, la Suisse et l’Europe, en vieillissement démographique extrême et répugnant aux basses besognes mal payées s’arrêteraient du jour au lendemain ! L’immigration est nécessaire et l’important c’est qu’elle soit et soit perçue comme un bien, et pas un mal, qu’elle se fasse autant que possible dans l’ordre et la dignité. Pour approfondir le sujet, rien de mieux que l’excellent entretien d’Hervé Le Bras dans le dernier Siné Mensuel (lire "Suisse" à chaque fois qu’il dit "France", c’est pareil, sur ce sujet du moins) et l’humour du dossier Immigration et intégration du dernier Psikopat…

 

L’humour et la détermination, deux armes suprêmes d’un certain Mandela !

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23/05/2013

Le roman des races de Nancy Huston et Michel Raymond*

Dans un article du Monde** qui provoque quelques remous dans le Landernau parisien, la romancière Nancy Huston et Michel Raymond, grand prêtre de la sélection naturelle à l’Institut des sciences de l’évolution à Montpellier, renvoient à leurs études, avec un même mépris et pour cause de déviations idéologiques, aussi bien les généticiens des populations qui ont démontré depuis un demi siècle que le concept de race n’est pas opérationnel dans les populations humaines que les chercheurs en sciences humaines qui refusent les approches biologiques des comportements humains. Et ceci au moment où le parlement français vote des textes éliminant le terme race des textes juridiques.

L’article est bien écrit, mais son argumentation relève plus de la fiction, dont la romancière est spécialiste, que des sciences de l’évolution et de la biologie des populations humaines dont Raymond se voudrait le nouveau prophète en réhabilitant de vieux errements. On matraque que des faits sont incontournables, mais ils ne correspondent en rien aux paradigmes actuels des sciences concernées. On utilise l’analogie comme preuve dans l’argumentation, sans se demander si elle est pertinente. Enfin et surtout, on passe sous silence des connaissances bien établies qui cassent le réquisitoire. Reprenons donc les principales failles d’un raisonnement dont l’objectif clair et unique est de démontrer que « oui, les races humaines existent », comme les sexes, et que les généticiens et anthropologues qui prétendent le contraire sont aussi stupides et bornés idéologiquement que les imbéciles de parlementaires français qui ne veulent plus que les juges parlent de races en condamnant le racisme et qui autorisent en même temps un mariage homosexuel contre nature.

L’article passe totalement sous silence les trois plus grandes découvertes de la génétique évolutive et de la génétique des populations humaines au cours du siècle passé :

1)   dans toute espèce se maintenant uniquement par voie sexuée, tout individu est génétiquement unique, ce qui rend toutes les populations concernées très hétérogènes et lie toute subdivision de ces espèces au choix de critères plus ou moins arbitraires, selon leurs subdivisions et leur diversité génétique

2)   dans l’évolution des espèces, le hasard et les contingences de l’histoire jouent très souvent un rôle qui l’emporte à court terme sur les déterminismes à long terme de la sélection naturelle. Si celle-ci a un rôle majeur en éliminant le non viable et le non fécond, des gènes potentiellement avantageux sont éliminés par le hasard ou la dérive génétique, en particulier dans le cas des populations de relativement faible effectif, ce qui est le cas de tous les grands mammifères, dont les humains. Ceci ne permet donc pas à la sélection naturelle d’ « adapter » parfaitement les populations et d’ « optimiser » les caractères concernés comme les « sociobiologistes » et les « psychologues évolutionnistes » prétendent qu’elle le fait

3)   les modèles théoriques de Gustave Malécot et les études empiriques de la génétique des populations humaines (Morton, Cavalli-Sforza, etc…) ont établi que les migrations sont de beaucoup le facteur essentiel – le plus rapide et le plus intense – de l’évolution des fréquences des gènes et de la structure des populations. Il est démontré que les migrations, chez les humains préhistoriques comme chez la plupart des espèces, ont été conditionnées pour l’essentiel par la distance géographique des lieux de résidence, produisant une répartition continue des gènes et des populations en « gradients » de variation à travers les continents. Plus on vivait proches, plus on se ressemblait par les fréquences des gènes et des caractères quand on ne se déplaçait qu’à pied. Ces répartitions ont bien sûr été perturbées par l’hétérogénéité géographique et écologique des milieux, par la sélection relativement rapide de quelques caractères comme la couleur de peau, la stature, la morphologie, par la réponse aux pathogènes locaux, ainsi que par les nombreuses contingences de l’histoire.

D’un bout à l’autre de l’article du Monde, on parle de « groupes humains », dont on veut faire des races, des variétés ou des sous-espèces par analogie avec – je cite – les chiens, les girafes, les chimpanzés, les mésanges bleues et les … ratons laveurs ! On peut être surpris de voir un biologiste universitaire cosigner cet inventaire de Prévert où l’on mélange les races de chien créées artificiellement par les humains avec des variétés mal définies d’oiseaux et des sous espèces de girafes ou de chimpanzés bien séparées depuis longtemps dans l’espace et qui représentent des espèces en formation. Contrairement à ce que prétendent les auteurs, rien de tel n’existe chez les humains actuels dont aucune population n’a été isolée assez longtemps pour parvenir à de tels stades de différenciation. Il est aussi démontré, depuis peu, que les néandertaliens, dont on voulait autrefois faire au moins une race séparée, sinon une espèce distincte n’étaient qu’un maillon un peu isolé du réseau génétique humain. Le séquençage des génomes a même démontré que, depuis leurs derniers ancêtres communs d’il y a sept à neuf millions d’années, les ancêtres des gorilles, chimpanzés et humains ont continué à s’hybrider en Afrique pendant sans doute plusieurs millions d’années. Prétendre dans ces conditions, comme le font les auteurs, que les « races humaines » actuelles vont devenir des espèces différentes est donc une pure aberration !

Les auteurs jouent donc sur la complexité de la diversité biologique des humains qui, bien que considérable, ne se prête pas à des classifications raciales parce qu’il n’y a pas de frontières biologiques entre les populations. Ces dernières s’interpénètrent et varient de manière continue d’un bout à l’autre de la planète. On peut bien sûr faire des découpages en mettant des limites arbitraires aux populations et aux valeurs d’un ou plusieurs caractère physique ou génétique choisis tout aussi arbitrairement. Mais alors on n’obtient pas les mêmes classifications « raciales » selon les limites que l’on attribue aux populations et selon les caractères choisis. C’est ainsi que l’ «anthropologie physique » coloniale a décrit, dans des milliers d’articles et de livres, de deux à plus de quatre cent « races humaines », où les deux mêmes populations se retrouvaient réunies ou séparées selon les choix personnels du « savant ». Une situation évidemment très différente de celle des trois sous espèces de grands chimpanzés qui, séparées géographiquement et génétiquement depuis longtemps, font l’objet d’un consensus entre les primatologues : il n’y a pas d’ambiguïté dans l’attribution d’une population sauvage à l’une de ces sous espèces, même si ces dernières ont gardé la possibilité de s’hybrider entre elles si on les réunit.

Je ne m’attarderai pas beaucoup ici sur la confusion que le verbiage populiste de l’article tente d’introduire par une analogie forcée proclamant que les races humaines seraient aussi factuelles que les sexes et leurs individus aussi irréductibles les uns aux autres. Cette analogie est dépourvue de sens et vise surtout à déconsidérer la notion de genre et l’introduction dans les programmes de l’éducation nationale française de son enseignement. Il s’agit donc de faire un coup double politique en attaquant deux mesures qui n’ont rien à voir, sinon d’arriver en même temps. Est-il encore nécessaire de rappeler ici que la notion de genre, qui correspond à la construction sociale et psychologique de l’identité sexuelle, n’est en rien une négation de sa construction génétique et physiologique, qui intervient avant et pendant, les deux s’influençant réciproquement ***. Les féministes de toute obédience politique apprécieront la justification de la poursuite des discriminations arbitraires que cette confusion appelle.

Sur les races, comme sur le sexe, les auteurs ne font que tenter de recouvrir d’une caution scientifique les positions politiques de l’extrême droite ou d’une partie de l’establishment scientifique anglo-saxon. Un positionnement qui, en matière de races, a même été désavoué, voici une douzaine d’année, par la décision des juges de la très conservatrice cour suprême étasunienne lorsqu’ils ont décidé que désormais chaque citoyen déclarerait sa race et pourrait, éventuellement en déclarer plusieurs. Une manière élégante et discrète, pour des juges nommés en majorité par Reagan et les Bush père et fils, de confirmer que la « race » était affaire d’arbitraire social et non de réalité biologique !

 

*qui « n’a pas inventé la roue » mais n’hésite pas à inventer des faits

** http://www.lemonde.fr/idees/article/2013/05/17/oui-les-races-existent_3296359_3232.html

*** cf par exemple mon bouquin « Le sexe et l’innovation » éd. Du Seuil 1979/1987

 

 

 

 

06/12/2012

Lectures de décembre


palestine,droit international,onu,racisme,sport,compétition,siné mensuel,psikopatSiné Mensuel, bien sûr ! Pour une fois, je ne vous montre pas la jolie couverture de Berth annonçant dans un nuage le dossier cannabis, mais la 4ème de couverture de Carali célébrant la grande victoire symbolique des palestiniens sur les étatsuniens, leur colonie sioniste et leurs derniers alliés de Nauru ou des îles Marshall. Certes, cela ne rend ni les terres, ni les biens de ceux qui ont été chassés d'une manière ignoble par un régime raciste qui est la honte de l’occident, mais cela montre clairement que la quasi totalité des autres pays savent qui bafoue le droit international et les résolutions de l’ONU. Reste à défendre le droit et la justice contre la barbarie, le racisme et la force des armes, ce qui est malheureusement une toute autre histoire…

 

 

 

Couv 248.jpgA propos de force, il en est forcément question dans le Psikopat de décembre et son dossier sobrement intitulé : sports de compétition, grosse arnaque. Un délice pour toutes celles, tous ceux qui ne supportent plus les hurlements des supporteurs débiles, le squat permanent des médias par des non événements à fric, les commentaires analphabètes des « journalistes » sportifs et les crétins qui ont besoin de tenues grotesques pour courir, nager, pédaler, conduire ou jouer au ballon…

Si j’ajoute trois phrases commises dans un magazine télé pour défendre, malgré ma passion de la nature et des animaux, le minimum nécessaire d’expérimentation animale dans la recherche scientifique contre les fêlés les plus graves des amis des bêbêtes, vous ne pourrez pas dire que je cherche à me faire des amis…  

 

09/04/2012

VIVE SINE, A BAS LA LICRA - France !

sine-mensuel-08-home.gifEntre une idée lumineuse de notre Mix et Remix et le talent d'affichiste du patron, Siné Mensuel nous livre une couverture lumineuse, du moins quand l'imprimeur ne la laisse pas baver comme sur certaines livraisons. Le contenu suit, avec une grande interview de Me Thierry Lévy sur l'absurdité du système pénitentiaire actuel. Le bouclage a eu lieu trop tôt, toutefois, pour inclure la 3ème victoire sur le fond de Me Lévy et de Tricaud l'espiègle dans le 3ème procès abusif et scandaleux que la LICRA France a intenté à Siné.

Communiqué_Licra: Siné.pdf

En tant que généticien, anthropologue et attaché aux droits humains, j'avais pour principe de répondre bénévolement, chaque fois que possible, aux demandes de conférences ou de débats des organisations militant contre le racisme, aussi divergentes et divisées qu'elles soient, en particulier du fait de leur récupération par des lobbies économiques ou politiques. J'avais de bonnes relations avec celles du monde francophone, dont la LICRA pour laquelle je suis intervenu souvent, bénévolement, en Suisse et en France.

Malheureusement, la LICRA - France, devenue avant tout depuis longtemps un lobby pro-israélien, a suivi l'évolution vers l'extrême droite du gouvernement d'occupation en Palestine et de l'état sarkozyste.

La LICRA - France  ne cesse, en vain, de poursuivre en justice, notre maître et ami Siné, très critique, comme tous ses collaborateurs, dont des israéliens, des crimes de guerre et de paix de l'armée coloniale en Palestine*. En plus, Siné a eu le « tort » de soutenir Denis Robert, journaliste qui, enquêtant sur l'affaire Clearstream, a révélé les méthodes et des relations de cette entreprise financière « luxembourgeoise », entre autres avec des gouvernants français. Cleartream et Charlie Hebdo, où Siné travaillait alors, partageaient un avocat. Ce qui valut à Siné un licenciement abusif de la part de Philippe Val (ex - dictateur à Charlie Hebdo, promu videur de talents satyriques à France Inter par Sarkozy pour ce fait d'armes). L'hebdo, puis le mensuel Siné ont été créés pour lutter contre ces atteintes à la liberté d'expression des créatures sarkozystes.

Depuis, Denis Robert, malgré des dizaines de procès intentés par Clearstream et d'autres, a été blanchi.

Un tribunal de Lyon, deux cour d'appel, la deuxième après cassation, ont, de même, blanchi Siné des accusations odieuses d'antisémitisme de la LICRA - France. Accusations absurdes quand on connaît, comme il dit, « sa vie, son œuvre, son cul » et surtout son antiracisme viscéral.

La LICRA - France n'avait pas hésité à envoyer au feu BHL, philosophe nul mais mondain qui squatte le lobby politico-médiatique parisien (pour un témoignage consternant et sans rapport avec le sujet), ainsi que son nouveau président, le hargneux avocat Jacubowicz. Ce dernier apparait, en perdant pour la troisième fois sur le fond, comme l'un des plus nuls de la profession...

On peut s'interroger, quand le racisme fait tant de victimes au quotidien, sur ce qui pousse une organisation à vocation antiraciste à investir ses troupes et d'importants moyens financiers dans un combat dépourvu de sens, perdu d'avance s'il y a une justice dans le pays concerné. La réponse est simple : comme Charlie Hebdo sous Val, qui avait pris position contre Siné et comme le lobby politico-médiatique dont elle fait partie, la LICRA - France sert la soupe à Sarkozy et défend la colonisation et l'apartheid instaurés par l'occupant en Palestine. Toutes les méthodes sont bonnes pour essayer de faire taire les opposants et la presse qui dénoncent les forfaitures financières en France ou bien les crimes de guerre et autres malversations occidentales au Proche Orient. En particulier les procès abusifs, gagnés ou perdus, peu importe, intentés pour les faire taire à des journaux, des journalistes ou des particuliers qui n'ont pas les ressources juridiques et financières de la LICRA et de ses puissants amis. Ce détournement de la justice par des riches qui veulent faire taire moins riches qu'eux, en multipliant des procès dépourvus de sens et les frais d'avocats et procédure qui vont avec, est devenu courant de la part des sociétés commerciales et financières pour cacher leurs malversations. De la part d'une organisation qui prétend défendre des droits humains, c'est totalement cynique et honteux.

Je précise que la LICRA Suisse, pour autant que je le sache, semble loin des méthodes scandaleuses de la section parisienne, tout comme les militants et sections locales françaises avec lesquels j'ai encore travaillé récemment pour de bonnes causes. Beaucoup ne semblent pas très heureux de servir de faire-valoir à des pantins parisiens comme BHL ou Jakubowicz.

*Voir par exemple http://www.lecourrier.ch/les_pieds_noirs_d_israel

 

16:48 Publié dans franco-franchouillard | Tags : liberté d'expression, siné, siné mensuel, racisme, palestine, justice, procès | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

10/12/2010

JUSTICE POUR SINE !

Après deux ans de harcèlement judiciaire et de diffamations et injures en tout genre amplifiées par les barbouzes médiatiques du Sarkoland et les succursales française du régime raciste israélien (dont les dirigeants actuels de la LICRA France), Bob Siné obtient enfin justice de son licenciement abusif de Charlie Hebdo par l'odieux Philippe Val.

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Lequel fût promu, pour ce genre d'exploits, coupeur de têtes pensantes à feu France Inter. Le jugement est sans appel - lire ci-dessous le communiqué de presse si vous ne le connaissez pas déjà - et prouve que la justice française balbutie encore avant la suppression sarkozyste des juges d'instruction indépendants et l'attribution de leurs fonctions à un parquet à la botte. Mais, comme les carabiniers, elle arrive trop tard quand le mal est fait !Les coups qu'elle aurait dû porter en temps utile aux diffamateurs glaireux qui ont lancé l'affaire, qu'il s'agisse de Val, Askolovitch, Jakubowicz ou bhl risquent de se transformer en caresses finales dans le sens des plumes.

Pourtant, pendant deux ans, la présomption de culpabilité d'antisémitisme et de racisme, tellement opposée à toute la personnalité, la vie, l'œuvre, la pensée et au militantisme de Maurice Sinet a inondé les médias français en toute impunité. Ses auteurs ont fait l'objet de promotions professionnelles et d'honneurs, laissant un innocent à l'abandon et tentant de condamner un homme âgé, courageux mais fatigué, au chômage et aux dépens de sa défense contre la calomnie.

Est-il normal que des corbeaux cyniques et malveillants, dénoncés par la justice, restent patrons de France Inter, du Journal du Dimanche ou président de la LICRA France au nom de leurs servilités ou de leurs amitiés sarkozyennes ?

 

COMMUNIQUE DE PRESSE. Procès Siné / Charlie Hebdo : Siné gagne un nouveau combat.

Charlie Hebdo condamné par le Tribunal de Grande Instance de Paris à verser des dommages et intérêts au dessinateur, Siné. L'hebdomadaire doit également publier en Une, un communiqué judiciaire.

Charlie-Hebdo vient d'être condamné par le tribunal  de grande instance de Paris pour préjudice moral et financier à l'encontre de Siné. Petit rappel, le 2 juillet 2008 Charlie Hebdo publiait une chronique de Siné ou celui-ci fustigeait l'arrivisme de Jean Sarkozy. Le 16 juillet le dessinateur apprenait dans Charlie Hebdo qu'il était renvoyé.

Le tribunal juge la rupture du contrat qui liait le dessinateur depuis 16 ans au journal, abusive.

Au motif qu' « il ne peut être prétendu que les termes de la chronique de Siné sont antisémites... ni que celui-ci a commis une faute en les écrivant »...D'autant, continu le jugement que celui-ci était soumis à la relecture du directeur de la publication, en l'occurrence Philippe Val. Aucune faute ne peut être reprochée à Siné souligne à plusieurs reprises le jugement. Le tribunal reproche également à Charlie hebdo l'absence de préavis et la « façon d'annoncer à un collaborateur que le contrat liant les deux parties a cessé » (la lettre de rupture est arrivée bien après l'annonce de la fin de la collaboration de Siné, dans le journal)...

Les éditions rotatives sont donc condamnées à verser 40 000 euros de dommages et intérêts au dessinateur et à publier en Une du journal sur un bandeau de 15 cm le communiqué judiciaire suivant :

« Par jugement du 30 novembre 2010, le tribunal de grande instance de Paris a condamné la société Les Editions Rotatives, société éditrice du journal Charlie Hebdo, à payer à M. Maurice Sinet dit Siné la somme de 40 000 euros à titre de dommages et intérêts pour rupture abusive de leur collaboration à la suite de la parution de la chronique de Siné dans le numéro du 2 juillet 2008 » et ce sous astreinte de 2 000 euros par numéro non conforme.

Le dessinateur qui suite à son éviction de Charlie Hebdo a lancé Siné Hebdo (86 numéros) gagne un nouveau combat. Nul doute que sa prochaine zone sur internet (sinehebdo.eu) sera l'occasion de donner son point de vu sur cette aventure.

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10:47 Publié dans franco-franchouillard | Tags : siné, innocent, justice, médias, diffamation, val, licra france, antisémitisme, racisme | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

31/07/2010

Espace vert contre sabordage culturel : NON au MEG colonial !

Thierry Piguet, conseiller municipal sympathique a publié, commentaires fermés, un billet défendant l'abominable projet de rénovation du Musée d'Ethnographie de Genève qui 1) détruit un espace vert rare et apprécié de tout son quartier 2) est dépourvu de toute composante humaniste et généreuse vis à vis des pays d'origine des biens culturels exposés ou des pays d'origine des immigrés 3) confirme la main mise sur le MEG des amis et collaborateurs des marchands de soi - disant "art primitif" 4) n'est qu'une pâle imitation du monstrueux musée du Quai Branly à Paris, dont le but explicite était de renforcer le marché local de l'"Art premier", comprendre le trafic des patrimoines culturels archéologiques et ethnographiques.

Comme Thierry Piguet encourage à des commentaires sur son blog, j'ai essayé de placer le commentaire ci -dessous sous le billet voisin. Mais comme ce débat est important à quelques semaines d'une votation qui interviendra sous peu, je le livre à toutes et à tous ici.

 

Mon pauvre Thierry Piguet !

 

Les commentaires étant fermés à votre billet MEG, je les déplace ici.

Je n'ose croire que vous soyez complice de l'opération qui a consisté à remettre le MEG à un collaborateur "scientifique" du trafic d'art exotique, venu d’un musée colonial belge, et à une fondation privée qui joue à la science en surface et au commerce trouble dans nos illustres ports francs. Votre allié, le sinistre magistrat qui pratique la politique de la terre brûlée dans la culture genevoise et vire systématiquement les gens compétents des institutions culturelles de la ville va manger dans la main des spéculateurs du marché de l'art et de l'immobilier.

C'est lui, selon vous, qui va remettre l'action culturelle de la ville sur les rails qu'il lui a, lui même, fait quitter ?

Cela fait longtemps que les socialistes genevois couchent avec les verts pour des raisons bassement électorales. Ils sont donc bien placés pour savoir qu'ils se font souffler leur électorat par quelques dirigeants démagos et sans scrupules. Lesquels n'hésitent pas à fricoter, à l'ombre, avec les pires représentants du système néo – libéral.

Vous me direz que ça fait très longtemps que le rêve du PS est de gérer le grand capital avec un doigt de vaseline, pour faire un peu moins mal au peuple !

Ce qui leur a valu l'excellent qualificatif de "sociaux - traîtres" de la part des staliniens d'autrefois.

Quand même, Thierry : révisez votre MEG et documentez-vous !

Le projet de la place Sturm avait un excellent contenu scientifique et s'affichait hostile à tous les trafic de biens culturels. C'est pour cela qu'il a été sabordé par une campagne mensongère lancée par des marchands, dont un gros actionnaire de vos quotidiens. Auquel depuis, l'étonnant Mugny a confié le MEG par amis et collaborateurs interposés.

Le projet actuel, anti-scientifique comme le sinistre Musée du Quai Branly à Paris, veut d’abord valoriser la spéculation sur les commerces et trafics de patrimoines nationaux des pays pauvres. Ainsi que des collections privées souvent acquises dans des conditions déloyales ou illégales par rapport aux sociétés et pays d'origine. Ceci pour ne pas parler des prises de positions explicitement racistes de certains de leurs détenteurs.

En enterrant le MEG au sens propre, puisqu'on fabrique des catacombes d’ « art premier », il ne détruit pas seulement un bel espace vert en surface, mais il offre une vitrine ignoble aux nostalgiques de l'ère coloniale.

Voilà Thierry, ce que vous défendez et dont nous aurons peut-être l'occasion de débattre bientôt.

Vous ayant lu, je ne pense pas que vous allez tenter de nous faire le coup des "tilleuls tueurs étrangers" que certains de vos collègues verts et le directeur du MEG ont lamentablement tenté.

Je pense que vous souhaitez un MEG Musée des civilisations et du respect des autres cultures dans ce qu'elles ont de respectable.

C'est ce que nous voulions faire avec le magistrat (vert!) précédent, Alain Vaissade et toute l'équipe qui, après l'année de la diversité en 1995 et la magnifique et célèbre exposition "Tous parents, tous différents" de Ninian Hubert van Blijenburgh, avait conçu le projet de la place Sturm. Tous les scientifiques et directeurs de Musée de l'époque étaient derrière.

C'était évidemment intolérable pour les commerçants et collectionneurs privés de biens culturels.

Allons Thierry ! Vous n'êtes pas, comme votre allié Mugny, la marionnette de ces gens-là...

Ne vous laissez pas manipuler plus longtemps par ce monde qui n’est pas le vôtre !

 

Cordialement,

 

André Langaney

22/04/2009

Vive la Suisse !

Je n’ai aucune sympathie pour le président Iranien.
Encore moins pour la mouvance religieuse rétrograde qu’il représente.
Mais le scandale médiatique et diplomatique orchestré autour de ses prévisibles propos est une manipulation de la propagande occidentale.
Le gouvernement d’extrême droite israélien continue la transformation de la Palestine en Bantoustans éclatés.
Il me semble, au moins, aussi dangereux que l’Iran.
Rappeler qu’Israël a été bâti sur l’expulsion de centaines de milliers de Palestiniens de chez eux et de leurs terres, parce qu’ils n’étaient pas juifs, n’est pas de la folie.
Ce n’est que dire l’histoire !
Quand Lieberman, ministre des affaires étrangères israélien, veut expulser les israéliens arabes qui ne pensent pas comme lui, c’est effectivement du racisme.
Israël, surarmé et couvert par les Etats-Unis, refait à l’Iran le coup des « armes de destruction massives » imaginaires.
Celles qui ont servi de prétexte à Bush pour contrôler les champs pétroliers Irakiens !
Face à cet encerclement occidental, la position iranienne est défensive et plutôt dérisoire.
Elle n’est offensive qu’en paroles. Contrairement à ce que la propagande veut nous faire croire !
Ce ne sont pas les victimes de l’atroce génocide de la deuxième guerre mondiale qui ont fondé l’état d’Israël dans des conditions détestables.
La mémoire de la Shoah n’excuse ni la politique arabe d’Israël, ni les pertes civiles à Gaza.
C’est l’honneur de la Suisse de ne pas céder à la propagande occidentale et d’entendre tous les points de vue sur un racisme dont l’Europe, aujourd’hui offusquée, a été et reste l’un des principaux foyers.

RSR1 22-04-2009

Commentaire postérieur : à l’heure où une déclaration finale de la conférence de Genève constituant un réel progrès en positionnement international sur le racisme a été adoptée, les médias occidentaux, en particulier ceux des pays Américains et Européens qui ont tout fait pour boycotter ou saborder la conférence, continuent de pérorer sur le non-événement iranien. C’est plus facile que de parler des vrais problème de l’immigration, des réfugiés et du mépris des droits des pauvres et des minorités, ici ou ailleurs…

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08/04/2009

Du rire à la haine, en passant par la censure …

Je ne défendrai pas tous les jours quelqu’un comme Silvio Berlusconi …
Il avait dit, en riant, qu’Obama était plus jeune, plus beau et plus bronzé que lui, ce qui est factuel et peu contestable !
Pourtant, des commentateurs vertueux, silencieux sur ses magouilles, s’en sont indignés et ont parlé de gaffe.
Ce n’est plus du politiquement correct, c’est de la censure !
Une censure idiote sur une évidence dont le principal intéressé, Obama, est fier, à juste titre…
Le même Obama, sans doute fatigué, a dit en riant dans une émission de télévision décontractée et tardive, qu’il avait fait une performance sportive de jeux paralympiques.
Ce n’était pas habile dans le pays du politiquement correct et ce fût un tollé outre Atlantique.
Mais des handicapés pratiquant l’humour francophone auraient été les premiers à en rire.
Car, tant qu’il est bienveillant, l’humour permet de rire de tout, avec tout le monde, et constitue le meilleur remède contre les censeurs.
Ou bien contre paternalistes racistes qui croient que les handicapés ou les noirs ont moins le sens de l’humour que les autres.
La limite acceptable est évidemment dépassée quand on prétend faire rire en incitant à la haine, comme Dieudonné ou le Pen.
A fortiori quand on provoque à la haine sans faire rire comme ce rappeur misogyne et violent à qui je ne ferai pas de publicité.
Mais le politiquement correct mène aussi à la censure.
Par exemple quand on accuse d’antisémitisme tous ceux, dont de nombreux juifs, à qui la politique d’Israël donne la nausée.

RSR1 08-04-2009

09:22 Publié dans rsr.ch | Tags : rire, haine, censure, racisme, obama, berlusconi | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |