05/04/2017

Pas d’immunité religieuse !

La magnifique saillie (« pas d’immunité ouvrière ! ») du camarade Philippe Poutou, représentant du Nouveau Parti Anticapitaliste dans la consternante élection présidentielle française, a fait mouche. La preuve, c’est quasiment la seule chose que le site de la Julie – qui, jusqu’à ce jour, ne brillait pas dans la lutte anticapitaliste…- a retenue de plus de trois heures de débats entre une demi douzaine de psychopathes graves de l’ambition politique et quelques personnages de la vie réelle. Parmi ces derniers, deux militants sans illusions ni ambition, poussés par leur base à faire semblant pour diffuser des idées occultées par les médias. Si la formule de Poutou a fait mouche, c’est parce qu’elle dénonce, en trois mots, les privilèges, la corruption et l’impunité, totale ou relative, non seulement des gouvernants et des parlementaires, mais aussi des riches, des puissants et des paranoïaques de l’argent qui s’approprient tout ce qui passe, que ce soit les ressources naturelles ou l’argent des contribuables.

Mais, pire encore que l’appropriation impunie du bien commun, la confiscation permanente de l’information et de « la vérité » par les médias soumis à l’argent et/ou au politique n’est exposée à aucun contrôle, ni aucune sanction. Qu’il s’agisse du financement des partis libéraux par les complexes industriels ou financiers, du rachat de la presse, de l’audiovisuel et d’internet par des milliardaires fraudeurs fiscaux, ou bien des vérités Trumpeuses sur le climat. Qui paye la pub, la propagande, et leur diffusion, bricole sa vérité qui écrasera les autres au rouleau compresseur !

Le problème est qu’en journalisme, comme en science, la définition de la vérité ne va pas de soi. En science, le problème théorique est à peu près résolu parce que la partie éclairée des professionnels admet qu’il n’existe de « vérités » et de théories que réfutables et provisoires, destinées à être remplacées un jour par d’autres, plus efficaces pour représenter l’état du monde ou pour agir sur lui. Mais cette philosophie des sciences est inconnue ou incomprise hors des milieux concernés, et même de nombreux scientifiques qui continuent à chercher des vérités définitives et absolues.

Le phénomène n’est pas nouveau puisque, depuis plus de six millénaires, des prêtres imposent des « vérités alternatives » - contradictoires et incompatibles entre les différents cultes - basées sur des « faits alternatifs » d’origine douteuse, souvent réfutables ou réfutés. Que chacun ait le droit de croire aux miracles des évangiles, du coran ou du talmud est une chose. Que des gens puissent vouloir imposer aux autres, fût-ce leurs enfants, ce genre de « vérités révélées », non réfutables, est un crime contre l’intelligence humaine ! La plupart des prêtres en sont coupables depuis les débuts de leurs cultes et ils bénéficient d’une immunité scandaleuse ! Le problème n’est pas seulement la transformation de l’eau en pinard (à laquelle on aimerait croire !) ou l’ascension balistique du grand Jésus ressuscité. Il survient quand les illuminés qui croient à ces stupidités ou les diffusent veulent faire la loi et imposer leurs lubies aux autres. Quand des islamistes, au nom de ce qui est écrit dans leur coran, tuent les « apostats » ou les « coupables » d’adultère. Quand des barbares sionistes volent les terres et réinventent l’apartheid. Quand des cinglés évangélistes ou « manif pour tous » sont prêts à tuer des personnels de santé et veulent faire changer la loi, pour empêcher des femmes de faire ce qu’elles veulent de leur ventre et son contenu. Ou quand un pape, prétendu progressiste par abus, dit parler au nom d’un milliard de paroissiens pour imposer à toute l’humanité et à sa majorité féminine une vision de l’embryon humain précoce qui ne correspond en rien à l’état des connaissances scientifiques actuelles. Mais le même pape n’a toujours rien contre le racket des paroissiens pauvres et ne refuse pas plus les dons des riches que DAESH les pétro- dollars… Il faut bien vivre bien, on est infaillible et pourquoi mettre fin à deux millénaires d’immunité papale !

Le lien que je faisais ci-dessus entre science et journalisme est que les deux professions ont pour ambition de faire émerger et diffuser un état évolutif des connaissances, indépendant des faits alternatifs assénés par les religieux, les publicitaires et les propagandistes de tout poil. Les deux professions ont fait et font encore l’objet des pires persécutions depuis qu’elles existent. L’actuel répit relatif dont ont bénéficié les scientifiques en occident prend fin avec l’arrivée au pouvoir d’énergumènes amateurs de faits alternatifs comme Trump, Poutine, Netanyahu ou Erdogan, pour n'en citer que quelques uns. Qu’il s’agisse de religion ou de politique, l’immunité des puissants est la source des pires atteintes aux droits humains et aux libertés de tous…

PS : plus dans Le Courrier mardi prochain.

15/08/2016

RIONS AVEC LES PAPES : Le deuxième François 1er !

 La plupart des papes se sont répétés dans le choix de leur prénom de fonction, ce qui obligeait à les numéroter, même lorsqu’ils choisissaient des prénoms aussi folkloriques que Pie ou Urbain. Aussi, je me demandais l’autre jour pourquoi le rebaptisé François actuel n’était pas numéroté et quel était son numéro. Le Seigneur, le Vatican et Internet m’ont rapidement donné la réponse aux deux questions via Wikipédia. D’abord c’est bien le premier pape François et, ensuite, comme il veut expressément être François tout court, on ne le numérotera que quand il y en aura un deuxième. Ce qui paraît logique, le numéro étant destiné à résoudre une ambiguïté qui n’existe pas encore ! Et puis, de son vivant, en visite en France, fille-mère de l’église – pardon, fille ainée de l’église ! –, être le deuxième François 1er serait sans doute lourd à porter ! J’en étais là de mes réflexions papales quand la même source me rappela que le Vatican appelait un autre pape Jean-Paul 1er, dès sa nomination et de son très court vivant…

Peut-être parce qu’ils anticipaient déjà sa mort subite et avaient choisi le nom d’artiste de son successeur !

17:50 Publié dans Culture, Général, Humour, on va se faire des amis !, religion | Tags : pape, françois, françois premier, religion | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/03/2016

Fondamentalismes : la théorie ne vaut pas mieux que la pratique !

Grosse colère en lisant, en tête de gondole du site de Libération (journal français des résistants, puis des soixante-huitards, puis des marchands d’armes et des financiers), l’interview d’un jeune « philosophe et sociologue » gominé, style Macron, qui explique que le gouvernement français se trompe avec sa politique « tout sécuritaire » inefficace – jusque là on serait presque d’accord ! Mais, selon le bellâtre (un certain Raphaël Liogier, inconnu au bataillon), ces gouvernants se trompent en persécutant les salafistes qui ne seraient que de gentils croyants complètement apolitiques et non violents, des bisounours que l’on devrait, au contraire, choyer pour qu’ils nous servent d’indicateurs contre DAESH qui les persécute eux-aussi ! Tiens, même l’Imam de Brest, celui qui veut interdire « la musique qui fait naître le mal », entre bien d’autres causes sacrées, serait menacé ! La preuve que les salafistes ne sont pas dangereux, c’est qu’avec leurs barbes, leurs burqas et autres déguisements, ils ne peuvent pas se cacher comme les délinquants de DAESH !

Je suis le premier à clamer que les scientifiques doivent explorer et tester toutes les hypothèses, même les plus absurdes. Mais entre explorer et médiatiser, style café du commerce, dans un journal qui pèse dans son pays, on se demande quel est le projet du directeur de publication et de ses maîtres financiers qui laissent propager de telles inepties !

DAESH, Al Qaïda, les salafistes et autres wahabites ont pour objectif clair commun de détruire nos modes de vie pour les remplacer par celui qu’ils préconisent. Tout comme le Vatican et les sectes évangélistes étasuniennes ont pour projet de christianiser le monde à leur sauce et les sionnistes de réaliser le Grand Israël, pour commencer… On ne détaillera pas les Hindouistes, Bouddhistes et d’autres, qui ne valent pas mieux !

Pour tous ces prêtres, la liberté de pensée, la démocratie où la majorité des gens choisiraient leur destin de manière personnelle, éclairée et vivraient comme chacun l’entend, dans le respect des autres et des droits élémentaires de tous, sont des cauchemars. Croisés, djihadistes et missionnaires veulent chacun imposer sa morale archaïque, au nom de révélations bidonnées et de prophètes tocards, plus ou moins déifiés. Pour ne parler que de l’actualité européenne, le salafisme veut imposer l’apart-sexe à l’école et dans les piscines, des codes vestimentaires moyenâgeux, le muezzin et la prière, cul en l’air et en rangs serrés, comme à l’armée. Il refuse, comme Tariq Ramadan, de condamner les douceurs de la charia style lapidations, mutilations des voleurs ou exécutions au sabre, tant prisées dans l’Arabie Saoudite pelotée par nos politiques, nos économistes et l’industrie touristique. Ce combat, prétendu non-violent par ceux qui ne le subissent pas directement, a pourtant le même objectif de sabordage des libertés que celui, violent, des chefs religieux des terroristes. Et ce n’est pas parce que ces derniers recrutent, comme chair à canon, des paumés et des délinquants, et qu’ils ne jouent pas les kamikazes eux-mêmes, qu’ils sont plus innocents que les prêcheurs de haine ou les monarques saoudiens, décorés ou pas de la légion d’honneur. Ceux dont des cousins et/ou rivaux en islam financent DAESH, Al Qaïda ou Boko Haram.

Plutôt que de réunir des aéropages de religieux de tous poils pour « condamner les attentats et la violence », il conviendrait d’expliquer aux peuples que Bible, Talmud et Coran appellent explicitement à cette violence et que ceux qui veulent en imposer les principes sans aucun esprit critique sont des fascistes, des ennemis du vivre ensemble, de l’empathie pour le différent et de la paix que tous les peuples, croyants ou non, désirent. Si les religions d’Europe sont presque maîtrisées, du moins chez nous, par la philosophie des lumières, les révolutions laïques et des politiques musclées d’autrefois, ce n’est pas le cas des islams importés depuis peu par les wahabites, les salafistes ou les ayatollahs chiites, à coups de pétro- dollars. Compter sur ce genre de prédicateurs pour aider à calmer les musulmans peu religieux et opprimés des banlieues difficiles est une erreur politique majeure, dans laquelle le philosophe-sociologue propose de s’entêter avec la même absurdité que pour la loi travail ou la déchéance de nationalité style Front National.

La sauvegarde de nos libertés de penser et d’écrire, du principe d’égalité et de respect des droits, quels que soient l’origine, le sexe, l’âge, l’orientation sexuelle et les croyances, est incompatible avec les communautarismes répressifs musclés que les sectes fondamentalistes musulmanes, chrétiennes, juives et autres établissent pour s’y opposer. Nos droits et nos libertés sont autant, sinon plus menacés par les prosélytismes sectaires que par les attentats. Des millions de convertis sont plus dangereux pour ces libertés que les centaines de terroristes qu’ils engendrent. La liberté de penser et de vivre selon des choix personnels a autant à redouter de l’alliance des calottes et des tapis de prière que de celle du sabre et du goupillon !

La liberté de croyance est une liberté individuelle. Ce n’est pas une « liberté de religion » qui consisterait à prêcher ou imposer sa religion à qui que ce soit, et surtout pas à son conjoint ou ses enfants. En conséquence, les religions qui oppriment les femmes et les homosexuels, qui ne tolèrent ni les mariages mixtes, ni les changements ou pertes de foi, devraient être dans le collimateur des autorités et leurs prédicateurs combattus sans scrupules par des états démocratiques. La religion, c’est comme la prostitution : les principaux coupables sont les prêtres et les proxénètes, pas leurs disciples, ni leurs victimes !

PS : une image agricole et poétique, qui n'a rien à voir...

285.jpg

06/01/2016

CHARLIE HEBDO VIT, LETTRE A RISS

CharlieHebdo-380x483.jpgMon cher Laurent,

Merci pour ce dessin !

Au moins, le personnage représenté ne vous fera pas de procès puisque, soit il n’existe que dans l’imagination des prophètes, des imbéciles et des manipulés, soit il n’existe pas du tout…

Bien sûr, tout ceux qui se réclament de lui et bafouillent prétendument en son nom ne manqueront de te, de vous poursuivre, à coup d’injures, de mensonges, de procès et éventuellement, faute d’autres arguments, d’armes de guerre.

Le regard mortel de ton assassin qui court toujours décrit tellement bien les sentiments que nous portent les encalottés de tous les cultes. Et le jouet qu’il porte au dos rend dérisoires les armes qui tuent et mutilent directement et collatéralement, des gens innocents de tous les pays. Des armes que nos marchands de canons et politiques de tous bords sont si fiers de vendre partout, quitte à faire passer Obama pour une poule mouillée.

J’aime bien aussi la résonnance entre le rouge du sang et la mention « numéro spécial », seul autre rouge de ton noir et blanc. Ça m’évoque un monde où le sang et la mort deviendraient l’exception, le spécial, et non le quotidien envahissant de l’actualité. Un rêve, quoi…

La diffusion de ce dessin te propulse au rang des grands affichistes, comme Cabu, Charb et Siné. C’est le « coup de poing dans la gueule » que voulaient Cavanna et Choron pour sortir de leur torpeur les anesthésiés de la sensibilité, face aux horreurs du monde. Mais c’est un coup de poing virtuel, qui remet à zéro les circuits du cerveau sans altérer le physique matériel.

Alors, bien sûr, un coup de poing, même virtuel et ajusté par un professionnel, ce n’est pas très précis et cela peut être mal interprété par celui qui le reçoit. Surtout qu’on le reçoit en plusieurs temps : au premier degré, le surréalisme de la situation m’a fait éclater de rire ! Puis, j’ai pensé que tu avais fait très fort en trouvant une surenchère œcuménique aux caricatures de prophètes. Et puis après, je me suis demandé si, finalement, c’était malin de remettre sur le tapis ces dieux fictifs dont on parle déjà trop ! Mais là, j’admets que c’est un réflexe de scientifique et de prof, non pertinent entre dessinateurs et journalistes…

Voilà, Laurent ! Tu sais mieux que moi que l’on peut tout dire et tout penser d’un dessin. Il échappe à son auteur, tant par sa composante inconsciente que par les réactions et les interprétations sans limites de ceux qui le regardent ou l’analysent. Un bon dessin fait exploser la liberté de penser qui est si menacée aujourd’hui. Une explosion plus pacifique et moins dangereuse que celles des bombes, américaines ou coréennes, nucléaires ou pas. D’ailleurs, Bob Siné nous honore aussi aujourd’hui (voir ci-dessous) d’une explosion pacifique contre ceux qui menacent nos libertés de penser, dessiner, écrire…

Toutes mes amitiés aux survivants, qu’ils continuent ou passent à autre chose.

Je t’embrasse, Dédé

SM49_COUV.jpeg

 

13/10/2015

POUR OU CONTRE LE CANNIBALISME ?

Contre                                                                                                        J’aurais jamais dû conseiller à ma fille Anouk de lire l’excellent roman « préhistorique » de Roy Lewis "Pourquoi j'ai mangé mon père" ! Surtout connaissant son écriture décalée, son goût des polars, ses scrupules documentaires et sachant qu’elle vit en Corse, dans une culture bizarre. Trop tard ! Sa passion de l’exotisme et de l’écriture, sa gourmandise gastronomique et culturelle, plus un goût de la provoc (venu d’on ne sait où ?), nous valent, chez un éditeur Corse, donc suspect, « Cannibal-Tour ». Des insulaires du monde de l’enseignement (pourquoi ?) s’y font déguster, au sens strict, chez des colonisés aussi branchés qu’imprévisibles. Le tout avec des pratiques Michelin trois étoiles qu’elle a manifestement eu du plaisir à détailler. Tout ça n’était pas grave avant qu’elle ne m’invite pour un réveillon, très loin dans la montagne… D’abord, je me suis réjoui, allant jusqu’à accepter, moi l’intraitable mécréant, la perspective de la messe de minuit, des polyphonies, de la liqueur de myrte et des fromages de destruction massive qui terrorisent continentaux et autres étrangers. Mais l’insistance d’Anouk, le contexte insulaire et exotique me firent vite éprouver un certain malaise, puis un malaise certain ! Je repense à Roy Lewis, à son argumentation imparable et me trouve devant un choix cornélien : est-ce bien raisonnable de rejoindre, loin dans la montagne, dans sa tribu d’adoption, hors réseaux sans fils, l’auteure de cette apologie de l’anthropophagie humaine et cultivée ? Bien sûr, je n’en parle à personne et m’interroge : un incident est vite arrivé là-bas ! Ma curiosité me dit d’y aller, mais le souci de mon intégrité corporelle demande des garanties. J’hésite encore et confie donc ce texte à XXXX, avec mission de le publier, dès que possible et en urgence, s’il n’a pas de mes nouvelles d’ici le Nouvel an 2015.                                                                                                                Ajaccio, 24-12-2014

 

Pour : agrégé cannibale !                                                                     C’était fin juillet 1967, oral de l’agrégation de biologie. Fin de matinée, chaleur torride, jury endormi au trois quarts pour sa quatrième « leçon » du jour. Bref, la pire heure pour parler des protéines dans l’alimentation, niveau bac. Seul le président m’écoutait, les autres ronflaient. Je risquais mon va-tout en concluant, à forte voix, par cette évidence : « d’un point de vue diététique, seules les protéines humaines présentent les structures et proportions idéales pour construire et entretenir un corps humain ; ce qui nous incite au cannibalisme ! ». Rires et coups de coude du président, réveils paniqués : « qu’est-ce qu’il a dit ? ». Eh bien, ils ont ri et m’ont reçu… Merci les cannibales !

 

Abstention : Aime ton prochain comme toi-même : crû ou cuit ?        « Ceci est mon corps, ceci est mon sang… » Plutôt vampires et cannibales leurs évangiles ! Si l’apôtre et le communiant ne se sentent pas draculants, ont-ils le droit de faire du boudin avec le raisiné du p’tit Jésus ? Et s’ils n’aiment pas dieu en tartare, ont-ils le droit de faire cuire la chair ? Je voudrais vous y voir chez les cathos : essayez donc de cuire une hostie ! Chez les luthériens, au moins, la brioche est cuite, on n’attrape pas la maladie de la vache sacrée folle… Par contre, cuire le pinard dans des boyaux, ça ne le fera pas ! Tout ça pour vous dire qu’avant de rigoler du cannibalisme des autres, faudrait être plus clair avec le nôtre… Amen !

                      

 

 

09/01/2015

« C’est dur d’être pleurés par des cons ! »

Que d’émotion, que de confusion après l’assassinat de cinq de mes amis dont trois très proches par ce commando de plomb parti massacrer un régiment de plumes… Des envoyés du moyen âge, armés comme dans une guerre vidéo, qui pulvérisent les corps, les membres et les cerveaux de gens parmi les plus pacifiques et les plus gentils que j’ai connus. Des dessinateurs, des humoristes, un économiste qui aurait hésité avant de tuer le moustique venu le piquer. Ils ont tué les gentils, comme l’a dit justement une de leurs collègues. Ils les ont tués parce qu’ils étaient sincères : ils ne pouvaient s’empêcher d’écrire et dessiner tout ce qui leur passait par la tête. Par les fibres fragiles de ces cerveaux extraordinaires dont les débris, noyés de sang, ont éclaboussé les murs et le sol de la salle de rédaction. Parce qu’ils osaient répéter qu’Allah, Yahvé, Dieu le père et tutti quanti n’étaient que des pères Fouettard inventés par de faux prophètes et amplifiés jusqu’à l’absurde par les délires des fidèles. Une opinion, une hypothèse, certes invérifiable, donc non scientifique, mais plus simple et au moins aussi respectable que les radotages religieux des poseurs de bombe et des adorateurs de reliques. Et puis la médiatisation s’en mêle. L’affaire devient le presque unique sujet de l’ « information », de l’actualité. Cinq personnes dont la plupart des gens n’avaient jamais entendu parler, jamais lu une ligne, au plus vu un dessin ou lu un album, deviennent mondialement connues du fait de leur « martyre ». Des centaines de milliers de personnes manifestent ou défilent, des millions compatissent sans jamais avoir vu un numéro de Charlie Hebdo ou alors qu’elles réprouvaient ce genre d’expression. C’est à la fois rassurant et inquiétant. Rassurant parce que tous ces gens s’identifient aux victimes, qu’elles soient journalistes, flics ou nettoyeurs. Rassurant parce qu’ils refusent qu’on tue pour des idées et que les assassins, comme n’importe quel militaire « entraîné », aient nié l’humanité des victimes, réduites à des cibles ou des objectifs. Mais inquiétant parce que la foule est vite noyautée par les « récupérateurs » de tout poil. D’abord les politiques et les confrères journalistes, parfois réellement émus, mais qui y voient d’abord un formidable créneau pour obtenir du temps d’audience ou améliorer leurs cotes d’opinions. Ensuite les « représentants des cultes », des pitreries religieuses responsables de millions d’assassinats de même nature au cours des derniers millénaires, qui viennent pleurnicher leur horreur de la violence et leur solidarité avec les victimes. Tandis que leurs semblables font massacrer pour les mêmes causes au quotidien, partout à travers le monde. Dans cette affaire, les victimes et leurs combats sont oubliés, négligés, méprisés. Est-ce que ces foules ou ces notables se sont demandé ce que nos mécréants, politiquement pas corrects, auraient pensé des pitoyables proclamations des Hollande-Sarkozy-Le Pen sur une liberté d’expression que les puissances d’argent réduisent de jour en jour ? Est-ce leur rendre hommage que de dire des messes à Notre-Dame ? Pourquoi pas rendre des hommages militaires à Cabu et Charb qui ont passé leur vie à conchier l’armée, ou mieux : tirer des rafales de kalachnikovs en leur honneur ? L’idée que les foules qui viennent les pleurer et défendre la liberté blessée par leur mort soient débordées par des politiciens, des officiels, des prêtres et des drapeaux est obscène. Les larmes n’ont pas à être polluées par ces charognards qu’ils combattaient et méprisaient. Si des gens veulent rendre hommage à Philippe Honoré, Bernard Maris ou Charb, ils devront d’abord se montrer intelligents. Si des filles veulent rendre hommage à Wolinski ou à Cabu, elles peuvent se montrer coquines et exhiber ce qu’elles voudront. Mais si vous voulez rendre hommage à l’ensemble des cinq sur un mode respectueux de ce qu’ils avaient en commun, il ne s’agit pas d’aller défiler avec les politiques et les culs-bénits. Vous devrez d’abord vous montrer drôles, et ça, c’est beaucoup plus difficile… Selon un de leurs slogans, à peine détourné, c’est dur d’être pleurés par des cons !

PS : les émotions trop fortes, ce n'est pas bon pour l'orthographe. Merci à Marc-André Oberholzer d'être sorti de sa retraite de correcteur pour corriger mes fautes d'hier ! Charlie et Siné ont toujours été intraitables sur l'orthographe, contrairement à trop d'autres supports. L'occasion d'un hommage à tous les correcteurs et plus particulièrement Mustapha Ourrad assassiné, lui aussi, avant-hier. En même temps que notre irremplaçable Tignous, dont les fautes d'orthographe nous ont tant amusés...

                                                     

 

07/01/2015

ILS NE NOUS EMPECHERONT PAS DE PENSER, D'ECRIRE, DE DESSINER, DE CHANTER, DE VIVRE !

La violence religieuse a encore massacré, parmi mes proches cette fois, dans l'attentat contre Charlie Hebdo. Avec toute la lâcheté dont sont capables ceux qui usent d'armes lourdes contre les mots et les crayons de ceux qui dénoncent leur ridicule et leur inhumanité. Contre surtout la liberté de pensée, cauchemar des criminels religieux et politiques, qu'ils soient chrétiens, bouddhistes, juifs, musulmans ou autres.

Que faire, me demande-t-on au milieu des larmes ?

Une seule certitude en ce qui nous concerne : notre volonté commune. Nous ne reculerons pas devant leur terreur. Si leurs vies n'ont de sens que par leurs croyances, la nôtre n'en a que par nos libertés et le refus de toutes les violences inhumaines, civiles ou militaires.

24/12/2014

Joyeux Noël ! de Berth...

SM37_COUV-web.jpg

22/04/2014

Pensées à varier !

J'ai attendu un peu pour vous parler du TRES REMARQUABLE numéro d'avril du Psikopat sur l'Education Nationale, Titanic français qui a trouvé ses icebergs entre les réactionnaires et les socio-néo-libéraux. Sorti début avril, vous auriez pu le prendre pour un poisson alors que, sous son plumage d'humour et de BD's, vous y trouverez un ramage philosophique et éducatif majeur et délicat. Il vous reste quelques jours pour vous le procurer avant la parution de son successeur...

Psikopat 263 050080263001.jpg

Sachez quand même que, si vous venez, par exemple, du Valais à Genève en train en lisant ce type de littérature, vous risquez de vous faire tabasser par des tarés, comme ce pauvre lecteur de Fluide glacial dont la Tribune a relaté l'Odyssée. Mais les humoristes sont généreux et Yan Lindingre, boss de FG a décidé de glorifier cette victime de la liberté de lire et de penser en le couvrant de cadeaux et d'abonnements. Il va être glorifié comme lecteur de l'année. Bientôt, certains vont se faire tabasser exprès dans les trains dans l'espoir de récupérer les soixante dix vierges (euh...) de nos rédactions !

A propos de Fluide glacial, j'aggrave leur cas avec une nouvelle rubrique, "C'est fou la science !". Avec la redoutable complicité de "Terreur Graphique", dès le No de mai...    

En tout cas, merci à la Tribune d'avoir dénoncé comme il se doit cet odieux attentat ferroviaire et signalé le comportement de gentleman du réd-chef. Les plus élégants ne sont pas toujours ceux qu'on croit...

Notre ami Cuénod, le plouc chez les bobos, s'est pascalement éclaté à propos du prétendu ressuscité (drôle d'orthographe !) de la semaine. Foi de papyrus (le surnom de Poutine en Crimée)! Il aurait été marié à la divine (autrement) et volage Marie Madeleine. L'intérêt principal de la chose, c'est de montrer comment les églises ont choisi leurs sources parmi des infinités possibles, les ont découpées et rewritées selon leur besoins, et ont "canonisé" quatre Goodbooks, parmi tant d'autres contradictoires, pour faire croire à leurs salades. Comme elles ont "canonisé" des papes de l'Inquisition et veulent en faire autant pour leurs successeurs les plus rétrogrades... Pour ça, comme pour le divorce, faudrait qu'elles apprennent à "décanoniser", mais, contrairement aux sciences, elles ne reconnaissent jamais leurs erreurs...

Moi, ce qui me plaît, à Pâques, c'est l'oeuf. Mais attention, pas n'importe lequel ! Surtout le premier oeuf, issu de la première fécondation du monde vivant, et auquel nous devons toute l'histoire de la biodiversité. Je raconte ça dans Le Courrier, jeudi prochain... Tellement plus important et lourd de conséquences que les ébats éventuels des peoples, style petit Jésus !

 

 

06/08/2013

Pourquoi les chats ne sont pas verts ?

C'est la question amusante posée par un ou une cher-chère auditeur-trice de la RTS et que l'on m'a fait suivre sous cette forme : 


Pourquoi ne voyons-nous pas d'animaux (par exemple des chats) avec des poils de couleur verte? Alors qu'à priori cela pourrait leur donner un avantage lorsqu'ils chassent dans les champs.

Il m'a semblé que cette question posait de vrais problèmes fondamentaux, tant dans le domaine de la biologie que dans ceux de la politique et de la psychologie.

Pourquoi ?

Et bien vous le saurez sous peu, pour peu que la canicule vous laisse l'énergie de cliquer sur :

http://www.rts.ch/decouverte/sciences-et-environnement/animaux-et-plantes/5117248-pourquoi-ne-voyons-nous-pas-d-animaux-par-exemple-des-chats-avec-des-poils-de-couleur-verte-alors-qu-a-priori-cela-pourrait-leur-donner-un-avantage-lorsqu-ils-chassent-dans-les-champs.html



01/04/2012

Dédé la foi

Ils sont venus me poser des questions sur mon incroyance et sur leur foi. Ils étaient jeunes et beaux, séduisants : le bon et jeune pasteur, dressé dans son enthousiasme et ses convictions et ces deux jeunes plus foncés, qui pendaient discrets à ses côtés, attentifs, me regardant avec empathie mais méfiance…

Ils filmaient tout, enregistraient tout, par tous les bouts de notre entretien, comme si nous étions en train de refaire le monde !

Nous le refaisions, effectivement, à partir de mes ruines et de leurs espoirs, de ma résignation et de leur détermination.

Je leur expliquais que la science c’est le doute et la foi la certitude. Que la foi ne laisse pas place au doute, ni le doute à la certitude. C’est aussi paradoxal que la démocratie : peut-on voter pour les ennemis du droit de vote? Oui, bien sûr, l’histoire le répète sans fin ! Comme elle témoigne que l’on ne peut imposer la liberté à ceux qui ne l’imaginent même pas...

Le temps passait et un désir de partager leur bonheur de croire m’envahissait peu à peu. Leur complicité me faisait envie. L’individu isolé a toujours envie de rejoindre le troupeau de mouton, le ban de poissons, la galerie des rhinogrades*, le club de supporteurs, la manifestation ou la communion.

Alors je me mis à douter de mon doute, presque prêt à l’échanger contre leurs certitudes : à moi Jésus ! A moi l’agitation des rameaux dégoulinants d’eau bénite, à moi les lapins et les résurrections de Pâques, l’encens et les cantiques, les pénitences masochistes, la pureté des chœurs de vierges et leurs orgasmes mystiques débridés ! C’est là, j’en suis sûr, que Bernadette m’est apparue, poussée du fond de la grotte par la main au cul du Saint Esprit, dans un rayonnement aussi spatial qu’éblouissant et qu’elle m’a fait chanter avec eux :

Alléluia ! Alléluia ! Alléluia !

 

*http://vimeo.com/channels/mnhn#39485501

http://www.mnhn.fr/museum/foffice/tous/tous/guidePratique/expositions/expoEnCours/fiche_exposition.xsp?AE_ID=10775&LIEU_ID=164&MAN_ID=17886&SITE_ID=10&idx=2&nav=liste

07:33 Publié dans Spiritualités | Tags : foi, jeunes, conversion, doute, certitudes, religion, jésus | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/09/2011

La fiction de vivre

 

« Cette histoire est vraie, parce que je l'ai inventée d'un bout à l'autre », clamait Boris Vian.

Comment ne pas souscrire ? La vérité n'est que ce qui traverse, un instant, la conscience de qui parle ou bien écrit. D'ailleurs, ainsi que je le soulignais dans un livre naufragé par l'incompétence éthylique de l'éditeur*, notre vie n'est qu'un récit quotidien, éphémère, mal mémorisé, sans cesse remanié en fonction des approximations de nos sens et des embardées de nos émotions. La réalité et la vérité dont les beaux esprits se drapent sont l'illusion des inconscients. Ou, au mieux, un consensus provisoire entre pratiquants d'une même culture. Tout, dans un discours « rationnel » sur le monde pousse vers le gouffre du relativisme culturel absolu dans lequel sombra Paul Feyerabend** sur la fin de sa vie : toutes les cultures se vaudraient, aucune philosophie ne serait supérieure à aucune autre... Pour caricaturer, l'alchimie vaudrait bien la chimie, l'astrologie, l'astronomie, tout ne serait qu'une question de point de vue et l'occidental actuel n'aurait aucune raison d'être préféré à l'exotique ou au médiéval !

Contre cette approche séduisante, mais bien naïve, de la « démocratie » et de l'égalité des cultures, deux arguments se dressent. Le premier est celui de l'histoire qui fait naître, se transformer et disparaître les sociétés, leurs lois, leurs rites et leurs croyances. Face à l'histoire, les traits culturels et les cultures se maintiennent ou disparaissent. Certains peuvent paraître géniaux et disparaître, d'autres débiles et se répandre, ce sont les derniers qui l'emportent au bilan de la sélection naturelle. Vous pouvez aimer autant les quatuors à corde croates du moyen âge que Lady Gaga. Mais vous avez provisoirement perdu... Et puis la nécessité du choix individuel fait que le temps décide, contre qui ne décide pas,.

Dans nos sociétés revenues à l'oral par l'audio-visuel, les bons conteurs tendent à l'emporter sur les bons travailleurs, que ce soit dans le discours politique, dont on ne parlera pas ici, ou dans le discours scientifique. Le triomphe médiatique des « docu - fictions » sur les documentaires illustre bien cette tendance de notre société de l'esbroufe capitaliste où le clinquant de l'emballage a plus d'effet que la qualité du contenu. C'est désolant pour qui travaille le contenu, mais ce n'est guère étonnant pour qui connaît le rôle des émotions dans la communication...

Les religions racontent des mondes de fiction dont les vies éternelles, les miracles et les résurrections sont des offenses à l'intelligence la plus élémentaire et dont le minimum de logique des sciences ne conserve rien, hors l'histoire des avatars culturels. D'outre tombe, Feyerabend malade et vieillissant nous souffle que cette science n'était qu'un mythe de plus. J'en retiens que la science est certes une fiction que je construis sans cesse. Mais sa méthode me semble, bien appliquée, produire des consensus plus larges que ceux des arbitraires culturels locaux. Une fiction de plus ?

*Le sauvage central

** Relire Contre la méthode, de Paul Fayerabend, Le Seuil, Paris.

In Le Courrier du 22-6-2011

 

 

 

 

 

15:14 Publié dans Philosophie | Tags : vie, discours, conscience, religion, relativisme, culture, feyerabend | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/02/2011

Religion belge

Les Belges n'ont plus de gouvernement, mais ils sont toujours là ! Ça complique certaines choses, ça en simplifie d'autres !

Bientôt, ils n'auront peut-être plus d'église - voir ci-dessous !

Merci à notre ami Noël Godin, dit l'Entarteur et à sa bande de joyeux anars d'avoir commis un remarquable attentat pâtissier contre cette crapule réactionnaire de Zemmour, fer de lance du racisme israélo-sarkozyste.

Un émule local avait aussi, il y a peu, entarté notre Vigousseux Barrigues au Sputnik à Genève. Eh bien figurez-vous que Thierry, il s'est marré et il a mangé la crème... tandis que Zemmour, je vous conseille d'aller voir sur le net, en coupant le son si vous avez de jeunes enfants que vous voulez bien élever ! Car au point de vue grossièreté, il vaut bien son mentor de l'Elysée ! L'extrême droite est volontiers plus grossière que le peuple, sans avoir les mêmes excuses en matière d'éducation...

J'en viens à mon document exclusif du jour qui est la transcription méticuleuse et hilarante par une charmante jeune maman du récit que son fils lui a fait de son dernier cours de religion à l'école secondaire Saint X en Belgique profonde. Ça se passe de commentaire et ça prouve que tout n'est pas perdu dans la lutte de la science contre tous les obscurantismes religieux ! Par pitié pour une prof, même de religion, et pour la sécurité de mes informateurs, j'ai dû anonymiser ce compte rendu et l'établissement en question.

Ce qui ne m'empêche pas de remercier fort chaleureusement mon précieux informateur et sa délicieuse maman pour leur récit de ce grand moment théologique et philosophique !

"Dialogue

Madame de religion (traduction du belge : La prof de religion) nous expliquait un peu la bible et tout et aussi le rapport qu'il y avait entre le film qu'on avait regardé pour introduire la bible (Roméo et Juliette)(sic !) et puis la bible. Donc elle nous a fait un paragraphe avec l'histoire d'Abraham, elle nous expliquait la bible, les chrétiens et Jésus et surtout elle amenait chaque fois à son « icône ». C'était un tableau avec trois anges assis à une table et un siège libre. Et elle nous expliquait que le siège libre c'était une place pour celui qui regardait le tableau et que les trois personnages c'était Dieu. Enfin on pensait que les trois personnages c'était Dieu. Mais en fait un des trois personnages c'était Jésus et un autre c'était Dieu. Et donc il y avait Dieu mais un élève a demandé qui était le troisième personnage. Et Madame a répondu :

- Le troisième personnage c'est une des apparences de Dieu.

- Alors ça veut dire que Dieu se réincarne en plusieurs personnages ? a demandé un autre élève.

Et la prof a répondu : Non, Dieu ne se réincarne pas. Il a plusieurs apparences. Et là un autre élève a répondu : - oui c'est ce qu'on dit. Il peut se réincarner en n'importe qui. Et là la prof a dit non il ne se réincarne pas et elle s'est empressée de changer de sujet. Pour nous expliquer que Jésus était à la fois Dieu et l'homme. Qu'il était un homme fils de Dieu.

- Mais alors Jésus c'est un demi-dieu a demandé Nicolas ? (Nicolas et moi nous sommes à fond dans la mythologie grecque alors les demi-dieux, fils-filles de Zeus et d'une humaine, on connaît ! Il y a Persée, Thésée, Héraclès, les Amazones... )

­­- Non, Jésus n'est pas un demi-dieu, a repris la prof. C'est à la fois l'homme et Dieu.

- Donc si c'est le fils de Dieu, peut-être qu'il a un peu plus de Dieu, donc c'est un trois-quarts de Dieu

- Non j'ai répondu. Puisque c'est à la fois Dieu et l'homme en une seule personne c'est un 2/1 de Dieu

- Donc a répondu un autre élève ça fait Dieu et Jésus en un seul morceau

- Non a répondu la professeure de religion. Jésus c'est d'une part l'homme et d'une part Dieu. Il peut devenir Dieu s'il veut et il peut devenir un homme s'il veut.

Puis là un autre élève, Louis, qui était en morale en sixième,  a demandé ce qui prouvait que Dieu existait. Alors là la prof de religion a répondu qu'il n'y avait aucune preuve et que les chrétiens croyaient en Dieu. Là, a ramené un autre élève, qui est-ce qu'il y avait avant Dieu, et qui étaient ses parents ? La prof de religion a répondu qu'il n'avait pas de parents, qu'il était l'éternité, qu'il était là depuis l'éternité et qu'il serait toujours là pour l'éternité. Alors là j'ai dit : mais Dieu a bien dû arriver à un moment ou à un autre, non ? Il y a eu un moment où il n'y avait rien et puis il est arrivé

- Non, Dieu a toujours été là, et il a créé l'homme, l'univers, la terre...

- Mais Madame, c'est le big bang qui a créé l'univers !

- Oui a répondu la prof. Pour les scientifiques c'est le big bang mais pour les chrétiens c'est Dieu. Là, un autre élève, qui voulait mettre tout le monde d'accord et faire plaisir à la prof, a dit que peut-être que c'est Dieu qui a créé l'univers, mais que son surnom, c'était « big bang » ?

- Non, a répondu la prof de religion. Pour certains c'est Dieu qui a créé la terre, pour d'autres c'est le big bang. Mais pas les deux à la fois.

- Mais, Madame, a repris un élève. Moi je ne suis pas croyant. J'étais en morale l'année dernière...

- Mais je ne vous oblige pas à croire en Dieu et en Jésus. Mais pour les chrétiens la bible est une très belle histoire.... Et patati et patata, elle ne voulait pas nous donner de conseils, mais quand même les chrétiens... bref elle essayait de nous dire qu'être chrétien c'est mieux.

- Mais en fait Dieu il n'y a aucune preuve qu'il a existé a encore répété un élève. Et là la prof a tapé du pied, s'est pris la tête entre les mains, a pété un câble, a mis l'élève qui avait dit ça dehors et a mis au moins 5 minutes pour se calmer."

 

 

10/01/2011

Benoit über alles !

Le double héritier de l'Inquisition et du nazisme a encore frappé !

On va confier l'éducation sexuelle des enfants aux familles intégristes coincées et aux bonnes sœurs névrosées sous l'autorité des curés pédophiles ...

Permettez au mécréant de service de se réjouir de l'actualité papale et de ricaner sataniquement des derniers soubresauts grotesques de la religion qui a ruiné les civilisations européennes !

Amis laïques de tous les pays, unissons-nous autour de l'éducation sexuelle à l'école publique, pour la liberté et la dignité de nos femmes, la santé mentale et l'épanouissement affectif et sexuel de nos enfants !

 

21:12 Publié dans Politique | Tags : pape, sexe, éducation, inquisition, nazisme, religion, laïcité | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

19/05/2010

Fric et pub religieux contre enseignement des sciences

Je voudrais dire la stupeur d’amis professeurs de l’enseignement secondaire.

Dans la société du succès sans peine, ils enseignent des sciences passionnantes, mais difficiles.

Dont la biologie, qui n’a de sens que par sa synthèse moderne : la théorie de l’évolution.

Une théorie incomplète, provisoire, laissant place au doute et aux réfutations sérieuses, comme toute théorie scientifique.

Une théorie qui figure dans les programmes scolaires parce que c’est le seul état de la science, en biologie, aujourd’hui.

Or, d’immenses affiches niant l’évolution ont annoncé partout des conférences d’un militant islamiste turc.

Au Centre international de conférences de Genève et au Palais Beaulieu, à Lausanne, pour ne pas parler de Zürich.

Le graphisme anti – évolutionniste est mensonger et explicite.

Il renvoie à des sites internet fondamentalistes.

Qui enseignent que l’évolution, c’est du terrorisme communiste, sioniste et maçonnique, la seule science étant la création d’Allah.

Adnan Oktar, dit Harun Yahya, utilise une énorme fortune, d’origine inconnue, pour répandre son fanatisme religieux à travers le monde.

L’argent lui ouvre les portes de nos lieux les plus prestigieux pour des prêches débiles qualifiés de conférences scientifiques.

Il couvre nos murs de propagande attaquant notre éducation scientifique, notre démocratie et notre liberté de pensée.

La publicité malmène déjà notre santé et notre qualité de vie en vendant la malbouffe, la surconsommation et le culte de l’argent.

Elle se met aujourd’hui au service d’un obscurantiste islamiste.

Pourquoi pas Al Qaïda, Blackwater ou le Mossad demain?

S’ils payent assez…

RSR1 19-05-2010