03/06/2014

Débaptisons la rue de Hollande !

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Certes, elle n'est pas bien grande, et puis ça lui va bien d'être au milieu des banques et des financiers de tout poil.                Mais quand même...                                   Nous courrons le risque que je ne sais quel  Nord Coréen mal informé, retour du stand de tir, pense que notre Genève a voulu honorer le nullissime président des frouzes !

Tiens, à propos de lui, la presse, même la bonne s'énerve et prouve que son facteur d'impact en communication est aussi fort que ses échecs politiques sont énormes. (C'est comme en science où le facteur d'impact de la pire publication, dans la "meilleure" revue, est01.jpg très supérieur à celui du meilleur article dans une revue moyenne. Ce qui n'empêche pas les grandes institutions universitaires de recruter de plus en plus en fonction des facteurs d'impact des chercheurs et non de leurs besoins en matière de recherche et d'enseignement). Donc, Hollande, après son double triomphe électoral, réussit à faire la couverture de notre Psikopat, dont le dossier sexe et politique - reconnaissons-le -était prévu bien avant les élections. Je vous offre la délicate couverture "tête de noeud président".

                         Et puis aussi celle, plus tristounette, de Siné- Mensuel. sine-mensuel-32-home.jpgMais, rassurez-vous!                              Quand Bob Siné déprime, c'est pour mieux préparer les éclats de rire qui suivent.                          

Comme le rappelait souvent Gregory Bateson,on ne perçoit que les différences !

09/07/2013

Voulez-vous jouer avec moi, cet été ?

SM22_CouvOK.jpegEt si l’on riait un peu avec le retour d’un soleil tant attendu ?

Siné mensuel part en vacances à la plage avec, entre les œuvres magistrales de Bob Siné et de notre grand Poussin vacances,humour,lecture,sciences,vin,politique,littérature,dessin de pressede presse, une foule de jeux : l’irrésistible jeu de lois de notre économiste atterré Concialdi, un fabuleux guide des meilleurs pinards et des meilleurs producteurs illustré par le grand chef, le quizz cinéphile de Bouyxou et mon quizz de biologie hilarante, le tout illustré par la crème décapante de nos illustres dessinateurs qui se lâchent, dans leurs pages comme dans les nôtres, et puis des nouvelles aussi inédites que décalées des auteurs que vous lirez rarement ailleurs. Un énorme numéro double, qui vous tiendra en haleine et pliés de rire pendant des heures pour le prix de même pas un hamburger…

De quoi se retrouver pétant le feu et très méchants à la rentrée !

Communiqué SM22.pdf



11/05/2012

Changements urgents nécessaires

Pour celles et ceux qui n'auraient pas lu .

http://www.lecourrier.ch/98514/pour_un_acces_ouvert_aux_publications_de_la_recherche

sur

http://www.lecourrier.ch/dede

je vous l'offre ci dessous. Le sujet me parait assez grave pour que les universités et EPF de notre pays cessent de se faire racketter par des privés sans scrupules qui empêchent la majorité des chercheurs, enseignants et étudiants de travailler normalement.

Et puis pour vous détendre un peu en rigolant des frouzes et de leur électoralite suraigüe, rien ne vaudra :

sine-mensuel-09-home.jpg

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Vous trouverez aussi un excellent article de Sébastien Diéguez sur les pièges de l'intuition dans le Vigousse de la semaine passée.

Bonnes lectures !

 

Pour un accès ouvert aux publications de la recherche !                                    Dédé la science in Le Courrier du 10-5-2012

Les universités et organismes publics de recherche investissent des sommes considérables dans des activités produisant avant tout des publications de résultats. Ils doivent, bien sûr, offrir à leurs chercheurs et étudiants l'accès aux résultats signés par eux-mêmes et la concurrence. Mais voilà que de redoutables prédateurs financiers s'interposent et bloquent cet accès : les éditeurs privés qui rackettent par tous les bouts le système ! D'abord, ils ont conquis des monopoles de fait de la publication scientifique diffusée avec un impact important en occident. Ils font payer un maximum en amont des auteurs qui leurs donnent tous les droits sur la publication et la diffusion de résultats obtenus aux frais des contribuables. Ces éditeurs imposent ensuite des formes de publication contraignantes, souvent inadaptées. Ils décident arbitrairement ce qu'ils publient ou pas, souvent sans évaluations sérieuses. Ensuite, ils ont tellement augmenté les prix des abonnements à leurs multiples supports que la plupart des chercheurs, des laboratoires et, bien sûr, des étudiants à travers le monde n'y ont plus accès, hors quelques institutions très riches. Même au sein de celles-ci, la colère gronde devant cette privatisation des ressources publiques que sont les résultats scientifiques, pris en otages par des maffieux qui les confinent derrière un mur d'argent. Parmi les derniers « Indignés », l'Université de Harvard et quelques médailles Fields et prix Nobel anglo-saxons, que personne ne soupçonnera d'être à la pointe du combat anti - capitaliste, ont signé la pétition "Le coût du savoir" (http://thecostofknowledge.com/) contre, en particulier, Elsevier, éditeur hollandais particulièrement vénal. Ses concurrents Springer, Wiley, et les groupes qui publient Nature, Science et les comptes rendus de l'Académie des sciences étasunienne ne valent pas mieux ! Le comble de l'odieux a été atteint quand le Congrès étasunien fût saisi d'un projet de loi interdisant aux agences fédérales d'exiger le libre accès aux résultats de leurs travaux ! Projet d'un lobby parlementaire qui veut obliger l'état à légiférer contre ses intérêts et son devoir de diffusion au profit de ces rapaces !

La première condition de bon fonctionnement de la recherche et de l'enseignement universitaire est que chercheurs, enseignants et étudiants aient accès aux résultats publiés par les organismes publics. Ce qui n'est pas un problème technique, au temps d'internet, mais un problème d'argent lié à ce racket maffieux des éditeurs privés. Les articles scientifiques sont la propriété de leurs auteurs et/ou des services publics qui financent les recherches. Ils n'ont pas à être privatisés et revendus par des machines à profit qui n'apportent rien à leur qualité, qui exploitent les chercheurs gratuitement pour leurs évaluations et qui revendent aux producteurs à des prix exorbitants, même pour les plus riches, ce qu'ils n'ont pas payé !

Imaginez des producteurs de cinéma qui paieraient les auteurs, les acteurs et la réalisation de films à fonds perdus, qui paieraient des agences de diffusion pour les revendre avec exclusivité et qui rachèteraient les places de cinéma au prix fort à ces agences parce que les clients sont leurs auteurs : vous remplacez producteurs par états et agences par éditeurs et admirez l'entourloupe !

En Suisse, les universités, les Ecoles polytechniques et le Fonds de la Recherche Scientifique s'alignent sur le système anglo - saxon, aux dépens des cultures locales. Vivant le quotidien d'étudiants et de chercheurs handicapés par les difficultés ou impossibilités financières d'accès à l'information professionnelle pertinente, je ne peux qu'engager nos collègues à joindre le mouvement, à refuser l'édition privée des fruits de leurs recherches publiques et à veiller à ce que leurs résultats soient accessibles à tous gratuitement sur Internet. En espérant que cela finira par inciter nos si américanophiles recteurs et présidents à suivre les boycotteurs d'Harvard et Cambridge, plutôt que les éditeurs félons...

 

 

11:13 Publié dans science et politique | Tags : sciences, publications, éditeurs, racket, privatisation, scandale | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

28/11/2011

Défi science : le Conseil d'Etat irresponsable !

 

Psiko 237 Impérialisme US 01.jpgD'abord, une info qui n'a rien à voir : la parution d'un délicat dossier sur l'impérialisme américain, plus d'actualité que jamais, dans le Psikopat du mois à venir. Et j'anticipe vos protestations : ce n'est pas à moi mais aux kiosquiers et à leurs chefs qu'il faut vous plaindre si vous ne trouvez pas le Psiko en Suisse romande. Et comme râler est souvent peu efficace, vous feriez mieux de vous abonner : c'est comme cela que l'on fait vivre les journaux qui ne servent pas la soupe aux commerciaux et aux impérialistes !!

Bon, on en revient à notre sujet local du jour : l'idée débile de restreindre encore l'enseignement des sciences au Cycle d'orientation genevois dans une société où l'absence de formation scientifique de base devient un handicap grave dans la vie quotidienne...

Nous sommes cernés par des réalités relevant de la science et de la technique. Pas un pas sans traverser des ondes d'antennes radio ou téléphoniques, des nuages de pollen avec traces d'OGM, des gaz d'échappement, sinon des retombées d'isotopes venant de Fukushima ou Tchernobyl.

Certes, ce n'est plus la vie du paléolithique, où il fallait déjà connaître les racines comestibles ou toxiques et les mœurs des lapins, des mammouths et des merles quand on avait faim.

Mais l'accumulation des connaissances et des techniques rend chaque jour ce monde plus compliqué et exige des décisions politiques éclairées.

En démocratie bourgeoise, le peuple souverain est censé décider, surtout chez nous où il a droit de référendum, au moins en dernier recours.

Mais comment décider si l'on n'y comprend que couic ?

Comment voter sur le nucléaire si l'on ne sait pas ce que sont un atome ou une radiation ? Si l'on ne sait pas que nous sommes constitués de particules et provoquons des rayonnements à chaque geste ? Comment voter sur les OGM, si l'on ne sait pas ce qu'est un gène ou une mutation ? Si l'on ignore qu'un humain, un animal ou une plante sont faits de molécules fabriquées par des gènes qui mutent au fil de radiations... même à trou-du-cul la campagne !

Faut-il se fier à l'avis des autres, comme aux confesseurs de jadis ? Faire confiance, à la tête du client, au politique ou au journaliste. A Charles Beer et son air triste de communiant innocent ? A Decaillet, bon élève énergique et sans nuances, ou à Leutard, qui semble propre et en ordre ? Est-ce que ça garantit de bonnes décisions sur l'énergie, la liberté d'expression ou l'éducation ? Bien sûr que non !

La seule solution démocratique, c'est donc d'apprendre avant de voter, en particulier à l'école, pendant le tronc commun, primaire et secondaire, au cycle d'orientation, en particulier.

Or justement, en matière d'enseignement au cycle, le Conseil d'Etat vient de renier les engagements du susdit Charles Beer pour 8% d'horaires scientifiques, en petits groupes pour mieux comprendre. Il a opté pour 6%, soit deux fois moins que les autres pays de l'OCDE où 12% ne sont déjà pas trop ! Vous me direz que la tendance est la même dans presque tout l'Occident. Ce n'est pas une raison pour être résigné et faire des économies sordides dans notre pays plein de pognon.

Car il n'est pas besoin de chercher loin pour trouver l'origine d'une décision aussi aberrante : supprimer des heures, et des heures qui coûtent plus cher que d'autres en salaires et en matériel, c'est faire de petites économies au profit du budget du grand argentier Vert. C'est casser l'investissement à long terme - pas rentable en politique ! - pour faire des « économies » qui pourraient peut-être satisfaire les exigences des financiers néolibéraux qui contrôlent tout. Tandis qu'ailleurs on se craint pas de se livrer à d'énormes investissements grotesques dans de grands travaux inutiles, des cadeaux de fait au patronat ou de soutenir les errements de l'art contemporain. Du point de vue des Verts, pas de problème : leur propagande grossière centrée sur les grands problèmes à dimensions scientifiques passe mieux si le public n'y comprend rien et vote à l'émotion plutôt qu'en connaissance de cause. Et les socialistes, qui devraient être de gauche et intransigeants sur l'éducation et la préparation de l'avenir ? Il en reste peut-être un ou deux, mais sûrement pas au Conseil d'Etat...

Si vous ne voulez pas que Beer et Hiler continuent à renvoyer nos enfants au paléolithique, je vous conseille la pétition ci -dessous contre cette forfaiture.

 

http://www.petitionenligne.ch/petition/donnons-les-moyens...

In Le Courrier du 23-11-2011

 

 

09:43 Publié dans éducation | Tags : cycle d'orientation, programme, sciences, vie quotidienne, démocratie, education | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

07/07/2010

Pérou - Gabon, un partout !

Rassurez-vous, je ne prolonge pas la coupe du monde…

Les drogués de la pédale roulent vers Paris, les politiques sont en vacances, la criminalité éventée est basse.

Les scientifiques, en embuscade, peuvent enfin livrer leurs scoops.

Les chasseurs de fossiles mettent souvent un embargo toute l’année pour viser ce trou médiatique de juillet.

Cette année, ils sortent du Pérou un super pitbull des mers.

Un cachalot de 18 mètres, comme ceux d’aujourd’hui, qui existait, mais avec des dents huit fois plus grosses et 3mètres de mâchoires.

A côté, les orques croqueurs de phoques et de dresseurs ont des quenottes…

Prévoir un remake des dents de la mer qui fera vraiment peur !

Ces paléos convoitaient sans doute la une de la revue Nature.

Mais ils se sont fait griller par un arabe revenu à Poitiers !

Lequel, à la tête d’une armada de collaborateurs, livre des fossiles gabonais présents…voici 2 milliards d’années.

Beaucoup pour le Coran et la Bible !

Là, au lieu d’un fossile de dix huit mètres, ce sont 250 individus, de 12 cm seulement, mais très organisés.

Ce qui très surprenant car on ne connaissait pas de fossiles aussi grands et compliqués avant 660 millions d’années, une misère !

S’il se confirme que ce sont bien des êtres vivants très organisés et non les bactéries ou algues bleues attendues à l’époque…

Si la datation n’est pas remise en question, les formes de vie évoluées seront trois fois plus vieilles que l’on pensait.

Elles seront aussi sans doute sexuées, le sexe étant ce qui permet de tout compliquer dans la vie !

Même les vacances, que je vous souhaite excellentes…

RSR1 07-07-2010

13:32 Publié dans rsr.ch | Tags : sciences, scoop, cachalot, dents de la mer, fossiles, âge de la vie, bible, coran, datations | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

12/05/2010

Evaluer le bien, le mal, la vérité ??

Les crises ont pointé la responsabilité de trois « agences de notation » nord américaines dans les désordres financiers.

Une variation de leurs cotations suffit pour qu’une entreprise ou un pays entier soit coulé par les spéculateurs qui les suivent.

Ces sociétés privées, rémunérées par leurs clients, donc pas indépendantes du tout, dictent le bien et le mal sur les marchés.

Elles détruisent le monde par pièces, mais nul ne remet en cause leur pouvoir usurpé, faute d’alternative.

Cette situation rappelle celle des sciences où trois revues anglo-saxonnes privées dictent ce qui serait vrai ou faux.

Ces journaux ont abandonné les critères d’exactitude, depuis longtemps.

Un article « sexy » pour les médias et dont les auteurs sont des copains et des coquins y paraît facilement.

Aussi faux soit-il !

Mais qu’un inconnu envoie de Kuala Lumpur le manuscrit le plus important, personne ne lira même le titre de son travail…

L’étonnant, c’est que les autres pays acceptent ces conditions pour évaluer chercheurs et laboratoires.

Nos Universités, Ecoles Polytechniques ou le Fonds National Suisse de la recherche scientifique sont à genoux devant ces maffieux.

Comme celles et ceux du reste du monde.

Nos médias en parlent comme des « très prestigieuses revues Nature », ou Science, ou Compte rendus de l’Académie Américaine des sciences.

Ce qui prouve qu’en sciences, comme en économie ou en morale, l’évaluation est le vrai problème.

Le bon et le mauvais, le bien et le mal sont affaire de critères très liés aux cultures locales.

Dans tous ces domaines, il n’est donc pas très malin d’importer les pratiques des spéculateurs anglo-saxons !

RSR1 12-05-2010

11:25 Publié dans rsr.ch | Tags : évaluation, sciences, etats unis, privés, maffieux, spéculateurs, bien, mal | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

16/09/2009

Parlez-vous Romanglish ?

Il est des jours où la forme de l’information finit par vous excéder plus que le fond.

Nos quotidiens se posaient, à propos des difficultés de la Compagnie Générale de Navigation, la question suivante :

« Après Swissair, la CGN risque-t-elle un grounding ? »

Un lecteur ironise en suggérant de remplacer grounding, mal compris comme crash d’un avion, par sinking, c’est à dire naufrage.

L’auteur du titre sait, sans doute, que grounding désigne les avions cloués au sol et non ceux qui sont tombés.

En ce sens, les bateaux de la CGN peuvent aussi bien être cloués au sol et privés de navigation que les avions privés de vol.

Le problème n’est pas là !

Le but d’un article de journal est d’être compris par ses lecteurs, en commençant par les titres, qui doivent être clairs.

Quel snobisme conduit certains à nous gaver d’anglais, parfois approximatif, et incompréhensible pour beaucoup ?

Faudra-t-il demain un diplôme d’anglais pour comprendre les titres de la Tribune ou du Matin - Dimanche ?

Les anglo - terroristes imposent aujourd’hui l’enseignement de la biologie en anglais dans les universités.

D’autres veulent la physique en anglais dès le Collège.

Avec pour conséquence d’ajouter aux difficultés d’apprentissage des sciences celles dues à la mauvaise maîtrise de la langue, par les enseignants et les enseignés.

On peut pourtant être un très bon biologiste ou un très bon physicien sans parler l’anglais, si on le lit assez bien.

La situation rappelle les colonies ou les régions linguistiques où l’on était puni, autrefois, si l’on parlait sa langue à l’école …

Et le pire de ce colonialisme culturel est celui de toutes les oppressions : elles finissent par être intériorisées par leurs propres victimes !

RSR 1 16-09-2009

11:11 Publié dans rsr.ch | Tags : romand, langue, journaux, anglais, sciences, éducation, pédagogie | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |