08/10/2010

Je vous souhaite d’autres voix, différentes…

 


 

Chers auditeurs, vous allez me manquer !

Depuis deux ans et demi, j'ai eu le plaisir trouble d'amuser certains, d'énerver les autres, à des heures où j'avoue dormir souvent !

Je ne connais pas les proportions de ces uns et de ces autres, mais, lors de rencontres romandes, deux sortes de retours m'ont comblé.

Parfois : « Merci de l'avoir dit ! »,

Plus souvent : « Je ne suis, bien sûr, pas d'accord avec vous, mais cela vaut la peine d'en parler ! ».

Je ne cherchais pas de consensus, sur l'actualité, autour de positions libertaires, décalées ou provocantes.

En refusant le prêt à penser des agences de presse, les sujets branchés ou pipoles, j'étais à contre-courant.

Parler, à 7 heures du matin, de pattes de mouches japonaises plutôt que du foot, des sottises des Verts ou de l'UDC ne va pas de soi !

Un grand merci aux responsables de la rédaction d'avoir permis cette parole libre à des chroniqueurs aussi imprévisibles !

A des personnes qui, par leur formation et leurs intérêts, voient le monde autrement que la majorité de l'audimat.

Nous étions loin du consensus décérébré que tentent d'organiser les médias muselés par des intérêts financiers ou politiques.

C'était possible parce que nous étions sur une radio publique, dont la rédaction garde une indépendance qui n'existe plus ailleurs.

Pendant une minute trente, nous échappions à la pression des sponsorings et  de la publicité plus ou moins masquée.

Une nouvelle matinale va remplacer celle-ci et je vous souhaite, souvent, d'autres voix différentes.

Un autre très grand merci à toute l'équipe de sa grande patience vis-à-vis de nos incompétences et de mes impertinences.

Excellentes matinales à tous !

 

RSR1 06-10-2010

 

 

26/11/2009

Leur éducation n’est pas à vendre !

Cette chronique vous est offerte par la Radio Suisse Romande, la Première.

Elle n’est pas sponseurisée.

Elle sera, pendant une minute trente, libérée de toute publicité commerciale.

C’est une entreprise de service public.

Ses prestations sont un dû pour ceux qui paye une redevance pour écouter la radio.

Goûtez - la bien, car les services publics sont en voie d’extinction, presque partout !

Les droits des citoyens sont en régression : droit de recevoir du courrier n’importe où, ou bien de parler à un être humain aux guichets.

Quand les services publics ne sont plus assurés par les états, on privatise.

Arrivent alors des mercenaires et des actionnaires qui n’ont aucun souci des droits humains ou du service public.

Sinon des milices policières irresponsables, comme dans les Amériques. Nous n’en sommes pas encore tout à fait là.

Pour le moment, la pire menace, chez nous, concerne le droit à l’éducation pour tous.

Ce droit allait de soi pour la génération des grands parents actuels.

Les étudiants de toute la Suisse commencent à manifester au cri de

« Notre éducation n’est pas à vendre ! ».

La volonté d’augmenter les taxes universitaires, qui vient des partis de droite, a pour objectif de transformer les entreprises publiques à apprendre en entreprises privées à fric.

Il est temps que les universitaires qui ne s’associent pas à ce coup bas contre la démocratie s’expriment.

Et qu’ils disent clairement que l’objectif de l’enseignement est de trouver les meilleurs pour tous les emplois parmi tout le monde.

Et non de tout offrir aux moins mauvais de ceux dont les parents peuvent payer, et rien aux autres !

 

RSR 1 25-11-2009

12:14 Publié dans rsr.ch | Tags : éducation, université, service public, démocratie, droits humains | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |