17/07/2011

Ras le béton, ras le fric, ras le court terme !

Pour celles et ceux qui ont raté Le Courrier du 25 mai, plus d'actualité que jamais !

L'affaire de la plaine de l'Aire est exemplaire du mensonge permanent de nos autorités, fussent-elles de pseudo - gauche, en matière de politique de population et de prétendu « développement ». Certes, des terres agricoles dans le canton de Genève ne sont guère plus justifiables « économiquement » que le champ de blé un week-end installé à Paris, sur les Champs Elysées. Toutefois, à défaut de forêt primaire, elles protégeaient provisoirement quelques hectares du bétonnage des « aménageurs » qui rêvent de refaire l'horreur de Chicago ou Detroit chez nous. Et qui nous pondront à prix d'or des « espaces naturels » comme le jardin de la dalle du futur Musée d'Ethnographie. Et le logement social, me direz-vous ? Comme si des gens modestes allaient pouvoir se payer même les rares logements sociaux prévus !

Genève manque cruellement de logements parce que Genève attire trop de monde dans un désordre qui est la conséquence directe et prévisible du saint « développement » économique imposé par toutes nos autorités.

Quand on attire sans limites des internationaux fortunés et les fortunés tout court, on crée des spéculations sur le logement que les autochtones ne peuvent pas suivre. Ceux-là arrivent avec leurs 4x4 et leurs berlines surmotorisées, transforment la circulation en cauchemar et provoquent, dans une petite ville provinciale, une pollution digne des grandes métropoles. On crée une demande de services qui attire des quantités de travailleurs pauvres, ou clandestins - un mieux pour « l'économie » parce que moins chers et non syndicables. Tout ce monde survit sans logement décent chez les marchands de sommeil. Suivis inévitablement par la petite délinquance, celle qui pousse le peuple dans les bras des populistes, tandis que la grande délinquance, financière et spéculatrice en particulier, prospère sur la dérégulation néo - libérale, sans risque d'être inquiétée...

Pourquoi tout cela ? Parce que les gouvernants ne voient que le court terme des impôts qui rentrent et des grands travaux permanents qui leur donnent l'impression de faire quelque chose et d'être grands eux-mêmes. Alors qu'ils détruisent l'environnement et la qualité de la vie.

Que des élus Verts se félicitent d'être qualifiés, l'un de grand entrepreneur, l'autre de grand argentier parce qu'il équilibre les budgets et réduit la dette aux dépens du social en dit long sur leur compromission. Ce n'était pas la peine de créer les Verts libéraux, les autres le sont déjà !

Mais quand les sages devront subir des heures de transport pour voir une vache à Fribourg ou une forêt dans le Jura, ils auront peu de raisons de rester où nous avons encore - pour combien de temps ? - une remarquable qualité de vie, très menacée...

 

 

11:56 Publié dans Genève | Tags : aménagement, logement, environnement, population, politique, société, argent | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

27/01/2010

Bagnoles : en finir avec le trop !

Le courage politique est chose rare !
Les jeunes Verts, à l’opposé des vieux et autres néo – libéraux, veulent interdire les automobiles aberrantes. Bravo !
Même si leur initiative a peu de chances face au lobby importateur.
Ce dernier veut une prime à la casse, c’est-à-dire à la surconsommation et au gaspillage…
Et des importations inutiles qui plombent notre balance commerciale.
Saluons Genève, qui veut un centre-ville plus vivant et humain, débarrassé des voitures de convenance !
Mais cela reste à faire !
Il faut expliquer aux intoxiqués du moteur qu’un véhicule est un moyen de transport, pas un lieu de vie.
Que l’on est beaucoup mieux ailleurs pour écouter de la musique, regarder les paysages ou téléphoner !
Même pour rouler des mécaniques ou draguer :
on est mieux au parc ou au bistrot les mains libres que coincé dans un embouteillage !
Le problème de l’automobile vient d’une publicité aussi belle que menteuse.
Une pub qui fait croire aux gens que le look de leur bagnole, à défaut de bijoux ou de réputation, rehausse leur statut.
Qui fait croire que l’on est en sécurité dans une des principales causes de décès et d’infirmités permanentes de nos sociétés.
Et qui débine au passage les services publics de transport plus sûrs, souvent plus agréables et plus efficaces.
Le tout pour rendre nécessaires des véhicules que beaucoup pourraient utiliser moins ou pas du tout.
Les crises pétrolières mettront une fin brutale à l’idéologie du tout – bagnole, par une augmentation insupportable des coûts.
Nos concitoyens doivent réaliser que l’on peut souvent vivre mieux sans et réserver la voiture à l’exception qui fait le luxe !

RSR1 27-01.2010

13:39 Publié dans rsr.ch | Tags : automobile, crise pétrolière, consommation, gaspillage, société | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |