19/01/2014

Le seul amour de François Hollande

Les nonante journalistes d’égouts internationaux qui se sont tapé la Corrèze, pour suivre le président, et l’ignoble Closer se sont bien fait avoir ! Julie Gayet a joué son meilleur rôle en faisant croire à son histoire avec Hollande. Et ne parlons pas du meilleur second rôle du barbouze qui apporte les croissants !    La médiacratie s’est fait complètement blouser par ce génie de la com qu’est Flamby…

Pourquoi croyez-vous qu’il a pris le risque politique insensé du mariage pour tous ? Seule l’apogée de ses sentiments et de ses pulsions pouvait vaincre sa timidité. Alors, aucun doute n’est permis : Hollande la romance veut épouser Pierre Gattaz, patron des patrons français !

 D’ailleurs, l’évolution des images sur internet au fil des mois en témoigne : les deux amants se sont relookés, lunettes design et réduction de bedaine pour l’un, verres de contact et lifting pour l’autre. Et surtout des expressions du visage qui passent de la crispation au sourire et à la félicité…

 Brosse à reluire des politiciens de droite, Paris Match n’a envoyé Valérie Trierweiler à l’Elysée que pour aménager avec goût le bureau futur du Premier Monsieur. A moins que, comme une rumeur incessante le souffle, François ne laisse son propre bureau à Pierrot et reprenne celui de Valérie... 

Ce qui aurait le mérite de la transparence quant à qui gouverne les frouzes !

231.jpg Francois-Hollande-Pierre-Gattaz.jpgsocialiste-hollande-Pierre-Gattaz-patrons-humour1.jpg

 

 

 

               Si des électeurs sincères et progressistes ont voté Flamby en France et souhaitent garder le moral, je leur déconseille vivement la lecture du discours attaché… Hollande Gattaz Légion d'honneur.docx

 

16/06/2010

Flandre je t’aime, moi non plus !

« Ceci n’est pas un pays, mais deux pays, une fois ! ».

La situation belge est surréaliste et rassurante.

Deux peuples se détestent.

L’histoire les réunit sous une monarchie francophone grotesque, humiliante pour les Flamands.

Paysans pauvres et dominés jadis, ceux-ci sont riches depuis les nouvelles technologies, mais toujours frustrés.

Ce qui les conduit au repli identitaire, au rejet des wallons et des immigrés, à l’extrême droite.

Ils veulent leur pays, leur langue seulement, leurs traditions et même leurs particularismes de signalisation routière !

Au sein d’une Europe qui efface les frontières, ça fait désordre d’en vouloir une nouvelle entre deux confettis…

Surtout avec une capitale de l’Europe francophone enclavée en pays flamand !

Côté Wallon, on est moins riche et souvent chômeur depuis la mort de la sidérurgie et des industries lourdes.

On réagit en étant très belge et fédéraliste, antiraciste, favorable à l’immigration et socialiste à la Chavanne.

Un socialisme au rose chargé de bière et de rouge !

Surtout à Liège, où un célèbre magistrat et ses imitateurs font le buzz sur internet avec des vidéos de discours imbibés !

Pour bien moins que ça, les yougoslaves, les libanais ou les rwandais se sont massacrés atrocement.

Mais les belges picolent et donnent à l’Europe un président qui ressemble à Tournesol.

Ils vont diriger l’union pendant six mois !

Avec un gouvernement réunissant l’extrême droite et la gauche, les séparatistes et les fédéralistes…ou bien sans gouvernement !

Santé, et vive la paix des belges !

RSR1 16-06-2010

08:23 Publié dans rsr.ch | Tags : belgique, flandre, wallonie, europe, socialisme, alcoolisme, identitaire | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook | | | |

13/06/2009

Le discours de Bardonneix

Il y a quelques années une élue débutante me pourrissait le week-end parce qu'elle n'arrivait pas à écrire un discours qu'elle devait prononcer à Bardonneix. Je lui ai donc bricolé le texte ci-dessous pour essayer de sauver la soirée. En vain ! Comme finalement elle a fait bien plus ennuyeux et moins créatif, je vous livre ce discours, jamais prononcé, retrouvé à l'occasion d'un rangement...

BARDONNAIS, BARDONNAISES !
Vous avez de la chance !
Le monde entier vous envie, bardonnez moi de vous le dire, même quand il vous ignore…
Vous êtes suisses, citoyens d’un pays dont l’armée ignore la guerre au point qu’il est permis de voter pour ou contre cette organisation coûteuse qui ne sert à rien, ce qui n’est pas donné au reste du monde.
Vous êtes genevois, avez vue sur le lac sans subir les effluves méphitiques des crèmes à bronzer. Vous pouvez aussi détruire l’environnement avec vos 4x4, mais en évitant les embouteillages de 17h aux Pâquis.
Genève est un havre de paix et de prospérité dans un monde sordide dont une grande partie ne rêve que de venir s’y installer. Vous bénéficiez d’une qualité de vie unique et somptueuse parce que votre sécurité, la scolarisation de vos enfants, vos transports, vos loisirs, votre culture sont assurés par des fonctionnaires consciencieux et efficaces que seuls des imbéciles peuvent diffamer. Croyez-vous que le reste du monde souhaiterait venir dans un canton mal administré par des paresseux et des fumistes ?
Bardonneix, par sa frontière vous permet de mieux évaluer que quiconque ailleurs, tout l’intérêt qu’il y a à vivre de ce côté-ci, plutôt que de l’autre où commence le tiers monde et ses sociétés informelles. Les cohortes de frontaliers pendulaires sont à sens uniques, alternés le matin et le soir, et les transferts de prospérité, ici aussi, se font du Nord au Sud, mais dans la convivialité, et non dans l’exploitation : c’est au Nord que l’on travaille, c’est au Sud aussi que l’on gagne, contrairement aux exploitations cyniques de la mondialisation.
Bardonnais, Bardonnaises, vous me semblez sportifs et sains. Ici, ce n’est ni le Niger et ses squelettes ambulants, ni l’Amérique et ses obèses ventripotents.
La bardonnaise rit quand on la pèse !
Est-ce à dire qu’il n’y aurait rien à dire, rien à faire, rien à changer dans le plus ennuyeux des paradis, que l’on manquerait d’un peu d’enfer, de quelque chose de plus distrayant ?
Certes non !
Tout reste à faire pour réduire les discriminations et les inégalités de traitement dont sont encore victimes les femmes, les étrangers, les handicapés, les malades, les vieux et autres exclus du système néolibéral que certains voudraient nous imposer pour faire, comme ailleurs, moins de social, moins de règlements, plus de passe-droits et plus de profits. A travail égal, les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes et sont beaucoup moins promues. Les étrangers sont encore jugés en fonction de leurs prétendues origines, à l’heure où la biologie a établi une origine commune récente de toutes les populations humaines, faisant de nous six milliards de cousins, pas si éloignés qu’ils en ont parfois l’air. Des cousins égaux en droits et en aptitudes, sous réserve, toutefois, qu’ils aient le même accès à l’éducation, à la culture et à la satisfaction de leurs besoins vitaux. Si le sort des handicapés, des malades et des vieux est ici bien meilleur qu’en beaucoup d’autres lieux, il reste beaucoup à faire pour que ce qu’on leur accorde soit considéré comme un droit et non comme une charité par laquelle on investit pour l’au-delà. Les regards sur les défavorisés doivent changer et réaffirmer la dignité de chacun.
La prospérité du plus grand nombre passe par la conjugaison de la réussite économique et la force de l’état- providence qui assure la répartition d’une part suffisante des profits à l’ensemble de la population. La paix sociale n’est assurée que si les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes rémunérations, si l’ensemble des résidents se sent traité justement et si ceux que le malheur accable sont soutenus par une solidarité sans faille. Ce simple programme de justice sociale et de bon sens exige une approche différente de la pensée unique  que l’école néo-libérale  ou son rejeton bâtard social- traître tentent d’imposer partout à travers le monde.
En ce jour de célébration nationale, Bardonneix en fête doit être perçu comme l’un de ces rares chantiers où l’on veut que liberté rime avec société, égalité des chances avec humanité des cadences et où la gestion rationnelle de notre précieux environnement ne sera abandonnée ni à la droite et à ses pollueurs, ni aux irrationnels New Age, verts et autres pas mûrs ! Bonne fête à tous !
Vive Bardonneix ! Vive le socialisme libertaire !