la politique, autrement - Page 2

  • Fondamentalismes : la théorie ne vaut pas mieux que la pratique !

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    Grosse colère en lisant, en tête de gondole du site de Libération (journal français des résistants, puis des soixante-huitards, puis des marchands d’armes et des financiers), l’interview d’un jeune « philosophe et sociologue » gominé, style Macron, qui explique que le gouvernement français se trompe avec sa politique « tout sécuritaire » inefficace – jusque là on serait presque d’accord ! Mais, selon le bellâtre (un certain Raphaël Liogier, inconnu au bataillon), ces gouvernants se trompent en persécutant les salafistes qui ne seraient que de gentils croyants complètement apolitiques et non violents, des bisounours que l’on devrait, au contraire, choyer pour qu’ils nous servent d’indicateurs contre DAESH qui les persécute eux-aussi ! Tiens, même l’Imam de Brest, celui qui veut interdire « la musique qui fait naître le mal », entre bien d’autres causes sacrées, serait menacé ! La preuve que les salafistes ne sont pas dangereux, c’est qu’avec leurs barbes, leurs burqas et autres déguisements, ils ne peuvent pas se cacher comme les délinquants de DAESH !

    Je suis le premier à clamer que les scientifiques doivent explorer et tester toutes les hypothèses, même les plus absurdes. Mais entre explorer et médiatiser, style café du commerce, dans un journal qui pèse dans son pays, on se demande quel est le projet du directeur de publication et de ses maîtres financiers qui laissent propager de telles inepties !

    DAESH, Al Qaïda, les salafistes et autres wahabites ont pour objectif clair commun de détruire nos modes de vie pour les remplacer par celui qu’ils préconisent. Tout comme le Vatican et les sectes évangélistes étasuniennes ont pour projet de christianiser le monde à leur sauce et les sionnistes de réaliser le Grand Israël, pour commencer… On ne détaillera pas les Hindouistes, Bouddhistes et d’autres, qui ne valent pas mieux !

    Pour tous ces prêtres, la liberté de pensée, la démocratie où la majorité des gens choisiraient leur destin de manière personnelle, éclairée et vivraient comme chacun l’entend, dans le respect des autres et des droits élémentaires de tous, sont des cauchemars. Croisés, djihadistes et missionnaires veulent chacun imposer sa morale archaïque, au nom de révélations bidonnées et de prophètes tocards, plus ou moins déifiés. Pour ne parler que de l’actualité européenne, le salafisme veut imposer l’apart-sexe à l’école et dans les piscines, des codes vestimentaires moyenâgeux, le muezzin et la prière, cul en l’air et en rangs serrés, comme à l’armée. Il refuse, comme Tariq Ramadan, de condamner les douceurs de la charia style lapidations, mutilations des voleurs ou exécutions au sabre, tant prisées dans l’Arabie Saoudite pelotée par nos politiques, nos économistes et l’industrie touristique. Ce combat, prétendu non-violent par ceux qui ne le subissent pas directement, a pourtant le même objectif de sabordage des libertés que celui, violent, des chefs religieux des terroristes. Et ce n’est pas parce que ces derniers recrutent, comme chair à canon, des paumés et des délinquants, et qu’ils ne jouent pas les kamikazes eux-mêmes, qu’ils sont plus innocents que les prêcheurs de haine ou les monarques saoudiens, décorés ou pas de la légion d’honneur. Ceux dont des cousins et/ou rivaux en islam financent DAESH, Al Qaïda ou Boko Haram.

    Plutôt que de réunir des aéropages de religieux de tous poils pour « condamner les attentats et la violence », il conviendrait d’expliquer aux peuples que Bible, Talmud et Coran appellent explicitement à cette violence et que ceux qui veulent en imposer les principes sans aucun esprit critique sont des fascistes, des ennemis du vivre ensemble, de l’empathie pour le différent et de la paix que tous les peuples, croyants ou non, désirent. Si les religions d’Europe sont presque maîtrisées, du moins chez nous, par la philosophie des lumières, les révolutions laïques et des politiques musclées d’autrefois, ce n’est pas le cas des islams importés depuis peu par les wahabites, les salafistes ou les ayatollahs chiites, à coups de pétro- dollars. Compter sur ce genre de prédicateurs pour aider à calmer les musulmans peu religieux et opprimés des banlieues difficiles est une erreur politique majeure, dans laquelle le philosophe-sociologue propose de s’entêter avec la même absurdité que pour la loi travail ou la déchéance de nationalité style Front National.

    La sauvegarde de nos libertés de penser et d’écrire, du principe d’égalité et de respect des droits, quels que soient l’origine, le sexe, l’âge, l’orientation sexuelle et les croyances, est incompatible avec les communautarismes répressifs musclés que les sectes fondamentalistes musulmanes, chrétiennes, juives et autres établissent pour s’y opposer. Nos droits et nos libertés sont autant, sinon plus menacés par les prosélytismes sectaires que par les attentats. Des millions de convertis sont plus dangereux pour ces libertés que les centaines de terroristes qu’ils engendrent. La liberté de penser et de vivre selon des choix personnels a autant à redouter de l’alliance des calottes et des tapis de prière que de celle du sabre et du goupillon !

    La liberté de croyance est une liberté individuelle. Ce n’est pas une « liberté de religion » qui consisterait à prêcher ou imposer sa religion à qui que ce soit, et surtout pas à son conjoint ou ses enfants. En conséquence, les religions qui oppriment les femmes et les homosexuels, qui ne tolèrent ni les mariages mixtes, ni les changements ou pertes de foi, devraient être dans le collimateur des autorités et leurs prédicateurs combattus sans scrupules par des états démocratiques. La religion, c’est comme la prostitution : les principaux coupables sont les prêtres et les proxénètes, pas leurs disciples, ni leurs victimes !

    PS : une image agricole et poétique, qui n'a rien à voir...

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  • Salon des assassins à Palexpo !

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    Comme le titrait la Julie, « sportives » et 4x4 sont les stars du salon de l’auto, dont on encense les bolides, construits et vendus pour violer en permanence le code de la route, polluer bien plus que nécessaire et tuer presque impunément des milliers d’innocents. Car, parmi les drogues dures, la vitesse et l’imprudence automobiles ont la particularité de faire plus de victimes parmi celles et ceux qui ne les pratiquent pas – innocents transportés, conducteurs prudents, cyclistes et autres piétons qui n’ont que le tort d’être là - que parmi les cinglés de la vitesse et de la prise de risques. L’« automobilisme passif » est ainsi pire que le tabagisme passif, en faisant plus de victimes parmi les non-consommateurs que parmi les consommateurs.

    Ceci soulève au moins trois problèmes de société fondamentaux :

    Le premier est la répression très insuffisante des délits de prise de risque automobile et de la criminalité au volant. Le terrorisme automobile est encore considéré comme anecdotique, voir héroïque sur les réseaux sociaux, alors qu’il tue bien plus, chez nous, que le terrorisme politique.

    Le second est l’absence totale de contrôle du politique sur la propagande commerciale en faveur de bolides qui devraient être considérés comme hors la loi, puisque conçus, fabriqués et vendus délibérément pour violer les lois, codes et règlements. Les politiques sont-ils vendus à un lobby automobile criminel ou seulement désuets face à aux dealers de drogue dure mortelle ?

    Le troisième est l’incroyable indulgence de la majorité de la population - pour qui la voiture n’est qu’un moyen commode pour se déplacer prudemment ou transporter du matériel - vis-à-vis des crimes des fous de la vitesse, de la frime et des exhibitions routières dangereuses.

    Nous avons tous perdu ou failli perdre aujourd’hui trop de membres de nos familles, d’amis, de connaissances, victimes définitives ou handicapées à vie par suite d’accidents provoqués par les hooligans du salon de l’auto. Il serait temps de mettre ces derniers et les dealers d’excès de vitesse de Palexpo hors d’état de nuire !

  • Vernets : trouffions, béton, NON !

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         Ainsi, non contente d’avoir pollué et enlaidi un bel espace genevois aux Vernets, l’armée de clowns de la confédération voudrait qu’on lui mette un autre terrain à disposition pour polluer et enlaidir ailleurs, aux frais des contribuables locaux. Lesquels votent de plus en plus pour la suppression de ladite armée et refusent, chaque fois qu’ils peuvent, ses gadgets coûteux. Vengeance tardive des lobbies de marchands de canons alémaniques et de leurs relais populistes ? Des politiciens, dont on attendait mieux, tentent de nous expliquer que c’est une affaire superbe qui va résoudre la crise du logement en bétonnant une des dernières zones encore aérées du secteur Carouge-Acacias-La Praille. On ne sait trop comment les répartir entre ceux qui sont vendus aux lobbies de bétonneurs et au culte de la croissance, au mépris de la qualité de la vie, et quelques naïfs qui espèrent qu’une action locale et limitée résoudra une « crise » dûment organisée par des spéculateurs et des régies qui en tirent un maximum de profits.

          Genève avait le privilège d’être une petite ville entourée de villages. La qualité de vie résistait déjà mal à une automobilisation absurde à son échelle. Mais la volonté de croissance à tout prix – pour quoi faire ? – passe par des cadeaux fiscaux à des entreprises étrangères qui coûtent beaucoup indirectement et rapportent peu, puisqu’elles ne sont là que pour optimiser leur fiscalité. Ce qui revient à faire un médiocre transfert entre les impôts du contribuable local et les budgets cantonaux, tout en aggravant le problème du logement par l’arrivée de demandeurs plus prospères que ce contribuable. En tant que Carougeois, je ne décolère pas de voir qu’un de nos magistrat se réjouit de voir croître d’un tiers la population du « village », qui en est de moins en moins un ! Il n’était déjà plus possible de manger le midi dans les bons bistrots envahis de costumes cravates parlant un anglais médiocre depuis l’installation locale des sièges de très grandes banques ; des bistrots dont les prix ont souvent pris l'ascenseur en conséquence. Si l’on bétonne les Vernets comme le veulent nos élus, la croissance de la population ne manquera pas d’entraîner mécaniquement la décroissance de la qualité de la vie. On finira presque par regretter la caserne, ses rotations de véhicules absurdes et les meutes de trouffions alémaniques titubant la bière à la main… Au moins, il restait quelques arbres et quelques herbes au milieu !

  • CHARLIE HEBDO VIT, LETTRE A RISS

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    CharlieHebdo-380x483.jpgMon cher Laurent,

    Merci pour ce dessin !

    Au moins, le personnage représenté ne vous fera pas de procès puisque, soit il n’existe que dans l’imagination des prophètes, des imbéciles et des manipulés, soit il n’existe pas du tout…

    Bien sûr, tout ceux qui se réclament de lui et bafouillent prétendument en son nom ne manqueront de te, de vous poursuivre, à coup d’injures, de mensonges, de procès et éventuellement, faute d’autres arguments, d’armes de guerre.

    Le regard mortel de ton assassin qui court toujours décrit tellement bien les sentiments que nous portent les encalottés de tous les cultes. Et le jouet qu’il porte au dos rend dérisoires les armes qui tuent et mutilent directement et collatéralement, des gens innocents de tous les pays. Des armes que nos marchands de canons et politiques de tous bords sont si fiers de vendre partout, quitte à faire passer Obama pour une poule mouillée.

    J’aime bien aussi la résonnance entre le rouge du sang et la mention « numéro spécial », seul autre rouge de ton noir et blanc. Ça m’évoque un monde où le sang et la mort deviendraient l’exception, le spécial, et non le quotidien envahissant de l’actualité. Un rêve, quoi…

    La diffusion de ce dessin te propulse au rang des grands affichistes, comme Cabu, Charb et Siné. C’est le « coup de poing dans la gueule » que voulaient Cavanna et Choron pour sortir de leur torpeur les anesthésiés de la sensibilité, face aux horreurs du monde. Mais c’est un coup de poing virtuel, qui remet à zéro les circuits du cerveau sans altérer le physique matériel.

    Alors, bien sûr, un coup de poing, même virtuel et ajusté par un professionnel, ce n’est pas très précis et cela peut être mal interprété par celui qui le reçoit. Surtout qu’on le reçoit en plusieurs temps : au premier degré, le surréalisme de la situation m’a fait éclater de rire ! Puis, j’ai pensé que tu avais fait très fort en trouvant une surenchère œcuménique aux caricatures de prophètes. Et puis après, je me suis demandé si, finalement, c’était malin de remettre sur le tapis ces dieux fictifs dont on parle déjà trop ! Mais là, j’admets que c’est un réflexe de scientifique et de prof, non pertinent entre dessinateurs et journalistes…

    Voilà, Laurent ! Tu sais mieux que moi que l’on peut tout dire et tout penser d’un dessin. Il échappe à son auteur, tant par sa composante inconsciente que par les réactions et les interprétations sans limites de ceux qui le regardent ou l’analysent. Un bon dessin fait exploser la liberté de penser qui est si menacée aujourd’hui. Une explosion plus pacifique et moins dangereuse que celles des bombes, américaines ou coréennes, nucléaires ou pas. D’ailleurs, Bob Siné nous honore aussi aujourd’hui (voir ci-dessous) d’une explosion pacifique contre ceux qui menacent nos libertés de penser, dessiner, écrire…

    Toutes mes amitiés aux survivants, qu’ils continuent ou passent à autre chose.

    Je t’embrasse, Dédé

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  • LEGION D'HORREUR !

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    Ainsi Hollande, le national - qui n'aime pas les bi pour peloter les électeurs du Front du même nom - et socialiste - on frémit historiquement du rapprochement ! - va décorer nos potes assassinés voici un an de la médaille qui a distingué tant de criminels de guerre des armées coloniales, tortionnaires en Algérie, généraux putschistes à qui on l'a rendue, marchands de canons et de bombardiers, crapules maffieuses de la finance et de la politique, ainsi que, par hasard, quelques honnêtes citoyens plus ou moins méritants. Depuis que Sartre et quelques courageux l'DSCN0161.jpgavaient refusée, il parait qu'il fallait la demander pour l'obtenir. Là, avec les morts, on est sûr qu'ils se conduiront bien, qu'ils ne la renverront pas à la figure de  l'accrocheur ou ne s'en serviront pas pour la clowner comme les postiches de Choron et Cavanna sur la couverture de l'excellent Schnock No 17. Parce que, quand même, attribuer le ruban rouge de l'armée et de la magouille frouze à Cabu, qui n'a cessé de conchier les militaires, les flics et les prêtres ou à Tignous, Honoré ou Charb, qui n'en faisaient et pensaient pas moins, c'est quand même violer leur mémoire et leur pensée d'une manière peu admissible, quoiqu'en pense leurs héritier-e-s ! En témoigne la couverture que Charb m'avait faite pour un petit bouquin que l'éditeur a prestement retiré de la circulation, sans explications, six mois après sa mise en venteCOUV INJUSTICE.jpg : militaire, juge et costard-cravate y passent un sale quart d'heure...

    Oui, je sais, Wolinski l'avait - on s'était assez fichu de lui ! - et Bernard Maris, paraît-il, aussi... sans doute discrètement dans sa lointaine province. Mais ils l'avaient acceptée, eux ! Et puis la chaire UNESCO qui va être ouverte au nom de l'économiste qui a crucifié le néo-libéralisme dans toute son oeuvre, c'est quand même autre chose que ces décorations archaïques qui honorent surtout ceux qui les distribuent et la soumission à l'ordre social des récipiendaires. C'est donc odieusement lâche de décorer les morts ! Il faudrait prévoir un refus posthume des décorations. Tiens, proposer une carte et une inscription en fichier : en cas de décès, j'accepte de donner tous mes organes d'abord à la médecine, ensuite à la science, mais je refuse toute légion d'honneur !

  • Sur les chapeaux de roue...

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    Quelques fidèles auront remarqué ma rareté sur ce blog ces derniers temps et je leur présente mes excuses. Rapidement car c'est le surplus d'événements et d'obligations en cette rentrée, non leur rareté, qui causent cette absence. Entre le retour saisonnier des étudiants et de multiples interventions, c'est, cette semaine, la réouverture du Musée de l'Homme de Paris rénové qui mobilise mon attention. Je l'ai déjà annoncée dans la Cité, dans le remarquable Siné Mensuel d'octobreSM46_COUV.jpg et dans le Psikopat*01.jpg spécial Louzeurs, en racontant à chaque fois des épisodes de son histoire récente que vous ne lirez guère ailleurs et qui illustrent les relations perverses, en France, entre le monde interlope des négociants en art, les politiques et les musées publics, relations que l'on retrouve sans surprise, en pire, dans l'histoire récente de notre canton, les mêmes causes produisant les mêmes effets. J'attends la fin des événements en cours pour vous en raconter plus...

    *ENFIN !... j'ai pu voir une gondole avec Le psikopat et Fluide à Cornavin. Faut-il dire merci Naville ?

     

  • DAESH, le FMI et les grecs

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    Les volontaires étrangers de DAESH ont choisi de quitter des conditions de vie variables, mais relativement confortables, pour l’enfer de la guerre, de la violence, de la souffrance ou le néant de la mort. Parmi eux, certains font cela par amour, réel ou platonique, d’un partenaire ou d’un gourou. D’autres, suicidaires de toutes façons, choisissent, en moins sympa, une fin à la Pierrot-le-fou. Mais beaucoup ont sans doute été amenés là par une cascade  d’événements sur la pente de la soumission à l’autorité et à la propagande, individuelle ou collective. En cela, la propagande radicale islamiste n’a rien d’original par rapport à celle des armées, des religions, des nationalismes et du marketing « sportif » ou commercial. On fait adhérer le « client » à des slogans, à des théories simples et fausses, à des comportements stéréotypés et irréfléchis, mais gratifiants dans l’immédiat, récompensés dans le réel ou l’imaginaire. On ne demande pas au supporteur de mourir grenades à la main pour son club, ni au geek de décapiter pour soutenir l’iWatch, mais ce n’est qu’une question de degrés d’intensité ! Ce qu’il y a de commun entre tous ces braves gens, c’est la soumission à une autorité intrusive par des conditionnements, par la récompense et la punition, ce qui leur évite toute hésitation avant de passer à l’acte et toute analyse critique des conséquences de l’action qu’ils décident, sur un mode affectif inconscient et trop rapide pour être raisonné-raisonnable.

    Quand la dictature de Bruxelles, le FMI, la BCE et autres marionnettes de la finance internationale et des Etats-Unis humilient la Grèce parce qu’elle a été ruinée par les prêts félons qu’ils ont fait à ses dictateurs, militaires fascistes et socio-démocrates pourris, au bénéfice des armateurs, religieux et autres financiers évadés fiscaux, c’est une forme de terrorisme presque aussi violente que les bombes et les décapitations : soumettez-vous, acceptez la misère de l’austérité, ou bien nous faisons tout sauter de votre économie, donc de votre quotidien, nourriture, éducation et confort minimal ! Et que les espagnols, français ou même les allemands pauvres qui sont tentés de jouer à Syriza se tiennent à carreau, s’ils ne veulent pas subir le sort que nous allons vous infliger…

    Face à ce terrorisme économique, les grecs vont devoir voter sur des enjeux incroyablement complexes et face à une incertitude majeure. Si voter pour la soumission au reste du monde est la garantie de la poursuite de l’appauvrissement des pauvres et de l’accroissement des inégalités les plus scandaleuses, voter non sera l’assurance d’une récompense sous forme de dignité retrouvée… et de difficultés conduisant sans doute à une situation dont Cuba, la Corée du Nord ou l’Iran sont des exemples concrets. Les grecs avaient inventé une démocratie toute relative en des temps où le reste du monde leur laissait une certaine tranquillité. Sous les pressions terroristes de DAESH ou du FMI, ce « moins mauvais des systèmes politiques » fonctionne de plus en plus mal et ne leur laisse que des choix impossibles…

  • SOUS LE PONT, D'AVIGNON...

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    ...pas le classique Pont Saint Benezet qui attire les japonais du monde entier. Non, sous le Pont Edouard Daladier, en hommage au complice de Chamberlain et héros français de la capitulation devant Hitler à Münich. Comme le vieux panneau l'honorant avait disparu, j'ai crû un moment que la municipalité nouvellement socialiste (miracle pontifical en terres UMPFN!) avait décidé de cesser de rendre hommage à celui que beaucoup considèrent plutôt comme un très mauvais, sinon un vrai salopard. Mais figurez vous que, quelques mois après arrivait un nouveau panneau, tout neuf ! On ne débaptise pas comme ça chez les papes...

     

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  • Racisme français: les socialistes régatent avec Sarko et le Front National !

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    Dans le numéro de juin de Siné Mensuel, Me Dominique Tricaud, avocat du journal, raconte comment des dizaines de milliers d'africains qui possédaient la nationalité française, ou qui y avaient droit selon la loi, se la sont fait retirer ou refuser. Des citoyens travailleurs et leurs descendants ont ainsi été administrativement transformés en sans papiers ou immigrés clandestins, que l'on refoule ou que l'on laisse se noyer dans la grande bleue. Ceux qui veulent confirmer ou récupérer cette nationalité se retrouvent face à des courses d'obstacles administratives insensées, des demandes de justificatifs impossibles et des situations kafkaïennes comme de ne pas avoir été considéré comme un résident dans le pays où l'on travaillait durement pour avoir laissé sa famille au pays... à une époque où le regroupement familial était interdit !

    SM43_COUV.jpgAjoutez cela aux tracasseries insensées des demandes de visas et vous constaterez que racisme et xénophobie ont été institutionnalisés par le PS et l'ex- UMP.

    Les mots "Républicains" et "Socialistes" sont devenus aujourd'hui des masques de l'extrême droite dans l'hexagone...

    Pour rester dans des considérations pas drôles, le Psikopat 276.pdf s'est lancé dans la tâche difficile de nous faire rire avec un dossier sur le thème "Chômage et Pôle emploi". Le pire, c'est qu'il y réussit, au moins du côté des travailleurs, car les patrons et politiques n'y sont guère épargnés...

    couv16.pngS'il faut achever de vous saper le moral, mais pas la bonne humeur, Drosophile, que nous aimons toujours bien, s'est lancé dans un numéro expliquant fort bien la problématique du réchauffement climatique... Un peu débordé toutefois par le militantisme de la peur et la dérive journalistique qui consistent à ne mettre en valeur que les pires hypothèses et à minimiser les doutes sur des prévisions très imprécises. Ce n'est bien sûr pas que le réchauffement n'existe pas, que les activités humaines ne l'aggravent pas, mais, contrairement aux prétentions du GIEC, nous ne savons vraiment pas vers quelle catastrophe nous allons, ni comment nous y allons...

  • GLOUP, GLOUP ! Vive le terrorisme pâtissier !

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    C'est avec la plus grande joie que je vous reproduis ci-dessous le communiqué de presse de l'internationale pâtissière décrivant son action du jour, à laquelle vous pouvez assister en différé grâce aux liens cités ci-dessous. Bravo Noël & Co ! Gloup, Gloup, Gloup !

    Ci-joint notre communiqué et les images de l’entartement n°8 de BHL par l’Internationale pâtissière à Namur ce samedi 30 mai, à l’Eglise St-Loup de Namur.
    Vidéo1: http://we.tl/oM9nFAPnG1
    Vidéo 2: http://we.tl/jMptLGm7hj

    Vive la flibuste !

     

     

    Namur, samedi 30 mai 2015, 20h45.

     

    COMMUNIQUÉ DE NOËL GODIN,

     ALIAS GEORGES LE GLOUPIER,

     

    entarteur, notamment, de Patrick Poivre d’Arvor,

    Bill Gates, Jean-Pierre Chevènement,

    Monseigneur Léonard ou Nicolas Sarkozy

     

    Ouragan pâtissier sur Bernard-Henri Lévy dans l’église Saint-Loup de Namur

    Bernard-Henri Lévy a eu une mauvaise surprise le samedi 30 mai au tout début du « dialogue croisé » organisé entre l’artiste Jan Fabre et lui dans l’église Saint-Loup de Namur.

    Une vingtaine de tueurs à gags des deux sexes armés de tartes à la crème ont soudain surgi devant lui en poussant des « Gloup ! Gloup ! Gloup ! » et l’ont burlesquement inondé de chantilly.

    Malgré la présence de ses deux gardes de corps complètement dépassés par l’offensive, au moins quatre tartes onctueuses se sont écrasées pour lors sur le visage du « philosophe des beaux quartiers ».

     En quittant les lieux, les entarteurs ont entonné ensemble leur cris de guerre :

     

    « Entartons, entartons les pompeux cornichons ! »

     

    C’est la huitième fois que BHL est entarté par l’Internationale pâtissière.

     

    Le spectacle était dédié au caricaturiste séditieux Siné.

     

    Site des entarteurs :

    http://www.gloupgloup.be/gloup.php?page=accueil

     

     

  • L’histoire détournée au Panthéon !

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    Un nom familier aux oreilles romandes ne sera pas prononcé ce jour au Panthéon, où l'on honore la mémoire du réseau de résistance du Musée de l'Homme de Paris, bien que l'intéressé ait, en son temps pesé autant sur l'histoire que ceux que l’on honore.

                                     Ce nom, c'est celui du Dr George Montandon,                                     ancien étudiant des universités de Genève et Zürich, héritier d’une Montandon.jpggrande famille neuchâteloise comportant de multiples descendants, en particulier dans le domaine de la médecine de haut niveau.

    Ethnologue-anthropologue réputé de l’entre deux guerres, spécialiste des classifications raciales (et racistes), Montandon avait pris la nationalité française et dérivé, avec Céline et beaucoup d’autres, dans un antisémitisme délirant et pour lui rémunérateur. « Ethnologue » du Commissariat aux questions juives de Pétain, il donnait, ailleurs et au Musée de l’Homme (où le germanophile Vallois avait remplacé le socialiste Paul Rivet pendant l'occupation nazie), des consultations très chères « d’expertise raciale ». Selon que l’on y était déclaré, sur critères physiques, « plus ou moins juif », on était libéré ou envoyé en camp de concentration. Face au réseau de résistance panthéonisé aujourd’hui et dont on ne saurait méconnaître la réalité et l’héroïsme, il y avait donc un « réseau de collaboration » du Musée de l’Homme de Paris, trou noir de l’épopée panégyrique que nous raconte le nationalisme d’aujourd’hui. Or l’histoire, comme la science, consiste à raconter, sans choix et sans détournements, ce qui dérange comme ce qui flatte, la honte comme la gloire. On en est très loin dans toutes les cérémonies et politiques des nations et des nationalismes d’aujourd’hui…

     

  • Ni dieux, ni prophètes !

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          J'en veux un petit peu à Bob Siné d'épargner les bouddhistes qui massacrent les hindous à Sri Lanka et les musulmans en Birmanie et puis les hindouistes qui massacrent les musulmans en Inde, et puis tous les autres qui, eux aussi, tuent, oppriment, terrorisent, empêchent de penser et de respirer au nom de surnaturels imaginaires inventés par des prophètes allumés ou sordides et diffusés par des prêtres menteurs, intéressés et malveillants. Mais je comprends que les impératifs techniques de la mise en page de cette splendide image l'aient contraint à se limiter à ceux qui font des dégâts terribles près de chez nous depuis deux ou trois millénaires de croisades, de djihads et de génocides variés jusqu'à ces derniers jours ! Et si vous saviez tout ce que vous réserve ce splendide numéro...

    Dans ce genre de conviction, vous ne pouvez pas manquer le livre posthume de Charb : "Lettre aux escrocs de l'islamophobie qui font le jeu des racistes" (Ed. les Echappées) dans lequel il dénonce ceux qui effacent le vrai crime du racisme contre des individus et des communautés, souvent peu religieux, pour tout ramener à des religions en compétition qui surfent dans les médias en jouant sur des victimisations particulières. Il n'y a aucun lieu de décliner le racisme en islamophobie, cathophobie, antisémitisme ou bouddhophobie quand il s'agit simplement d'affirmer que personne ne doit être maltraité du fait de l'origine de ses ancêtres, ni pour ce qu'il pense ou ce qu'il vit tant qu'il ne pourrit pas la vie des autres avec ! J'avais jadis proposé de remplacer racisme, trop lié au physique, par "autrisme" tant hostilité et agressions peuvent s'appuyer sur n'importe quel critère biologique, culturel ou économique. Bien sûr, à l'origine de ces racismes- autrismes, il y a les pouvoirs qui les flattent, qui s'en servent ou qui les tolèrent en fermant les yeux sur le pire. Eh bien figurez-vous que Le Pouvoir, 275-01.jpgc'est justement le thème du dossier du dernier Psikopat, que vous devrez toujours aller chercher à l'étranger puisque Naville et autres ne vous jugent pas dignes de le trouver en Helvétie ! Vous y passerez sûrement d'aussi bons moments que dans l'avant dernier Charlie Hebdo où Luz et Coco, en particulier, se sont formidablement déchaînés contre les cathos et où Riss fait un portrait très émouvant de notre regretté Bernard Maris, l'un des rares économistes crédibles en ces temps de fondamentalisme néo-libéral.

    Lisez-vite tant qu'il pleut, pour passer à autre chose quand le soleil revient !

  • Consignes de vote

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    En cette période où l'on vote un peu partout où c'est autorisé, je reçois d'un ami ces "consignes de vote" d'un autre temps qui me semblent bien judicieuses :

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  • Femmes et cerveau

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    Après la "Journée des femmes", dimanche dernier, l'Université de Genève nous propose, la semaine prochaine, la

    "SEMAINE DU CERVEAU".

    Aurait-on ménagé cet écart dans le temps pour éviter toute confusion ?

    Trève de plaisanterie ! La Semaine du Cerveau est une manifestation remarquable qui, chaque année, nous offre une série de conférences, débats, expositions qui nous apprennent chaque fois un peu plus sur notre vie quotidienne, notre corps, son fonctionnement ordinaire et ses maladies. Si vous avez le temps, tous les jours du 16 au 20 mars, détails sur www.semaineducerveau.ch et programme ci-joint Programme_SDC_2015.pdf

    Sinon, comment ne pas vous signaler, dans le cadre de la défense de la presse satirique et non-décérébrée, le nouveau Psikopat avec son dossier "Nos amis les cons", vaste programme ! aurait précisé, en son temps le Général de Gaulle ! On attend toujours qu'un distributeur romand ne nous condamne plus à aller l'acheter à l'étranger, ce Psikopat...

    Et puis, presque sur le même sujet, la couverture d'un remarquable No 40 de Siné Mensuel, avec juste une petite erreur sur l' "Humanitude" que je corrige, ce jeudi, dans Le Courrier...

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  • CECI N'EST PAS UNE CARICATURE DE PROPHETE !

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    Pour dessiner quelque chose ou le caricaturer, il faut l'avoir vu !    Or aucun dessinateur, aucun caricaturiste de nos jours n'a vu de prophète autre que les gourous actuels. Sauf peut-être en rêve, ce qui ne garantit pas la fidélité de l'image à une quelconque réalité. Donc, quand un dessin s'inspire de miniatures du moyen âge turques ou persanes pour représenter un présumé arabe sympathique, ce ne saurait en aucun cas être une représentation interdite, même si l'auteur y prétend. 220px-Charlie_Hebdo_Tout_est_pardonné.jpgIl faut une myopie fondamentale et surtout fondamentaliste pour croire qu'un mécréant qui fait un petit dessin offense un quelconque tout puissant. Ou pour risquer la seule chose dont on soit sûr, sa vie, pour tuer l'auteur de petits dessins exécutés (le mot est-il judicieux?) à des milliers de kilomètres ou en bas de chez soi. Perdre son temps à les critiquer quand on est un grand théologien, philosophe, politique ou tribun et que l'on a bien mieux à faire témoigne d'une étrange dispersion. Quant à d'éventuelles représentations de Yahvé, Dieu le père, Allah et compagnie, elles sont encore moins coupables puisqu'elles reposent sur la seule imagination, personne ne les ayant jamais vus. A tel point que tout me porte à croire qu'ils n'existent que dans les mensonges des prêtres et les délires des fidèles !

            A ma connaissance, il n'y a que les chrétiens qui ont inventé d'obliger à confesser et sanctionner les mauvaises pensées et l'imaginaire personnel, les autres religions se contentant de sanctionner - souvent durement - des actes, des écrits ou des discours ayant une base matérielle et concrète. Mais je me trompe peut-être, la théologie n'étant pas ma tasse de thé à la menthe, ni mon ciboire de beaujolais. 

                                                                                                     

            Amis musulmans, vous avez une occasion unique de montrer que vous êtes moins cons que les chrétiens et les juifs en vous démarquant à la fois de ceux qui dévoient vos convictions, que je ne partage pas mais que je tolère, à des fins politiques et de ceux qui, dans le monde judéo-chrétien, ont opprimé notre nature humaine pendant deux mille ans ou plus. Un humain pense autant avec son cerveau inconscient et ses hormones qu'avec un petit bout de son cortex et sa raison. C'est pour cela qu'on peut le conditionner au pire comme au meilleur, à tuer comme à vouloir vivre en harmonie avec tous les autres. Et cette dernière volonté doit l'emporter sur celle de ceux qui vendent, distribuent ou utilisent des armes pour venir verser des larmes de crocodiles avec ceux qui pleurent les victimes de l'irresponsabilité des humains.