la politique, autrement - Page 5

  • Harcelons, entartons les rapaces !

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    Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

    Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

    « Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

    Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

    Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

    Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

    Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

    Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

    Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

    L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

    Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

    Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

    A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

    ____________________________________________

    *persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

    http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&var_recherche=naouri


    In Le Courrier du 9-11-2011

     

  • Organisons l'indignation !

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    SM03_01_Couv-OK.jpgAu moment où l'indignation commence  à faire boule de neige et à fouiller dans ses causes, il est bon de faire un bout de chemin avec ceux qui dénoncent depuis belle lurette les malversations des grands bénéficiaires de la société et de la "crise" actuelles au mépris de ceux dont le travail et la misére les fait prospérer. Alors, ne ratez pas le dernier Siné Mensuel qui titre sur le sujet et dont une fiche conseil vous aidera à choisir votre orientation sexuelle, si nécessaire. Il faut toujours joindre l'agréable à l'utile...

    Dans le même style, Fakir, petit journal édité à Amiens par des bénévoles mérite de prendre son vol pour son courage et sa détermination http://www.fakirpresse.info/

    Poursuivi au tribunal avec d'autres par un patron qu'il a sorti d'un anonymat "rapace", il organise à Paris demain mercredi soir avec "Là-bas si j'y suis" et le soutien de beaucoup d'autres "La nuit des rapaces" qui visera à "récompenser" le pire prédateur de la finance, de la politique ou des médias. La concurrence sera rude, chacun pouvant venir avec la photo de son favori et l'élection se fera au "ouhouh-mètre". Si par hasard vous passez par là demain soir, venez, ce ne sera pas triste, l'entrée est gratuite mais la sortie payante, pour défendre la liberté de la presse.

    A propos de liberté de la presse, je ne sais plus guère que penser quand mes ex-confrères de Charlie Hebdo se font brûler la paillote et que "Sarko" Guéant est le premier à communiquer - presque avant l'incendie ! - sur l'horrible atteinte aux libertés ! Alors qu'aucune piste ni revendication n'est connue, l'agent de l'Elysée parle de terrorisme - sous entendu forcément islamiste intégriste - qui s'attaque au potache "Charia Hebdo" dans lequel on ne ménageait ni les chrétiens intégristes, ni l'ensemble des musulmans, mais où l'on négligeait plutôt les criminels israéliens qui envisagent froidement d'utiliser leurs armes nucléaires pour "empêcher que l'Iran n'en ait", avec la bénédiction d'Obama et Sarko. La lutte contre les intégrismes religieux et les prosélytismes contraignants n'a de sens que si elle n'épargne aucun culte et ne fait pas l'affaire de nos ennemis politiques. Marine Le Pen peut s'abonner avec ses fidèles, ça caresse son racisme dans le sens du poil et ça mettra le feu aux ventes !

    Bien sûr, il ne faut ni tuer les gens, ni brûler les journaux, ni interdire de penser et de publier. Mais le professionnalisme consiste aussi à savoir jusqu'où on peut aller trop loin sans mettre le feu. On espère quand même qu'ils s'en remettront vite : même si l'on n'est plus souvent d'accord, il reste des gens très sympas et drôles et de très grands ancêtres parmi eux.

  • Elections consternation et printemps festif

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    Il y a des fois où je me réjouis autant de ne pas être électeur en ville de Genève, aux municipales, que de ne pas prendre part à la bouffonnerie présidentielle française.

    Au Sarkoland, des médias gouvernés par l'argent essaient de nous faire croire que leurs serviteurs Strauss-Kahn et Sarko représentent deux options différentes, alors que, selon une citation célèbre, ce sont "bonnet blanc et blanc bonnet":  tous deux esclaves de leurs financiers, relais fidèles du gouvernement raciste israélien et des lobbies étasuniens, prêts aux pires compromis avec les pires dictateurs, pourvu que cela préserve les "intérêts économiques" nationaux et internationaux qui leurs sont chers ou qui les ont nominés. La démocratie n'est évidemment pas soluble dans un tel cocktail de monopoles médiatiques et de pognon. La démocratie suppose que les citoyens soient informés équitablement et, entre autres en France, ils sont souvent majoritairement désinformés.

    En ville de Genève, il y a plus de (mauvais) choix possibles pour la magistrature. Mais si l'on refuse les populistes et la droite néo-libérale soumise à l'internationale financière, la "gauche", jusqu'ici dominante, n'est guère convaincante : côté pseudo gauche d'abord, les socialistes présentent de bons candidats, mais qui sont presque à gauche, à l'opposé d'un parti qui a osé envoyer la rétrograde Simonetta Sommaruga au Conseil Fédéral. Les verts restent réactionnaires et présenteraient soit une inconnue qui va faire un bide, soit un candidat de cauchemar : vous avez détesté Mugny ? Vous pourriez haïr Drahusak : le chien de son ex-maître moins les dernières ruines de la culture ! Je me souviendrai toujours de son discours d'inauguration de l'exposition sur le mathématicien Euler au Musée d'Histoire des sciences où il remplaçait le magistrat porté pâle en dernière minute : "Je ne sais pas qui était Euler, mais...". En politique, il faudrait instaurer un premis de conduire et des contrôles périodiques... Reste la vraie gauche éclatée entre d'un côté le sexisme et les remonte pente à vélo de Pagani et de l'autre les généreuses propositions d'anonymes improbables et inéligibles. Les socialos en biffant leur parti ? Bref, la révolution n'est pas pour demain et on est content de voter ailleurs, même si ça pourrait être pire : en Lybie ou en Côte d'Ivoire par exemple.

    Tout ceci nous promet une fin d'hiver et un printemps fort répétitifs et ennuyeux !

    Aussi, je vous conseille vivement l'évasion dans les fêtes et la nature dès le retour des beaux jours.

    Avec une occasion extraordinaire de rires, de rock pas prise de tête, de films, de débats, de spectacles, de dessins de presse et de politique différente à Dax début juin : un bon entartage collectif,c'est ce qu'il nous faudrait au bout du lac !

    progsatiradax.pdf

  • A bas les riches !

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    Il y a les avides, qui ruinent des pays entiers pour accroître des fortunes et des biens qu'ils seraient incapables de compter.

    Il y a les cyniques qui s'empiffrent et gaspillent, à chaque repas, de quoi nourrir une famille du sud pendant une semaine.

    Il y a les culpabilisés qui donnent pour que  la Croix rouge paye des voyages à des chômeurs potentiels, POUR le cancer - moi je donnerais plutôt contre, pour un art contemporain merdeux ou des églises débiles.

    Ou qui créent des Fondations pour les arts, les musées, les sciences avec le pognon spéculé dans la banque, racketté dans l'immobilier, détourné dans le commerce des armes, de la drogue, des objets d'art volés, le foot ou la chanson.

    Et puis il y a toi ou moi, qui rame un peu parfois, mais s'en sort pas trop mal pour avoir été aux bons moments des bons côtés des barbelés de l'immigration et de la ségrégation sociale...

    A bas nous, finalement ! Gloire à Gandhi...

    Pour en savoir beaucoup plus sur ces salauds de riches qu'ils sont ou que nous sommes, ne ratez pour rien au monde le dernier Psikopat !

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  • Les blocus sont des crimes contre l’humanité

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    Les pires guerres sont celles des militaires contre des civils.

    Dès l’antiquité, des blocus sèment la mort et la misère, en privant les gens du nécessaire.

    Depuis un demi-siècle, les cubains souffrent d’un blocus inhumain.

    Un président, élu sur un programme de paix, ne l’a pas arrêté.

    On voudrait aussi qu’il retienne ses chiens de garde du pétrole en Orient.

    Le blocus de Gaza ne vaut pas mieux que les massacres de civils et les assassinats dits « ciblés ».

    Les violations du droit et les exactions d’une armée coloniale qui ne mérite pas son nom d’oiseau n’ont pas d’excuse.

    Les crimes de cette armée sont une honte pour le judaïsme, dont les traditions humanistes n’ont rien à voir avec cette violence et ce mépris des autres.

    D’ailleurs, de plus en plus de juifs, en Palestine et ailleurs, ne supportent plus les exactions d’un gouvernement qui prétend les représenter tous et dont la violence radicalise l’ennemi et prolonge le conflit pour le compte des pétroliers et des racistes.

    On peut détester les staliniens cubains et les islamistes.

    Ce sont les gagnants d’une légitime défense radicalisée par l’agression.

    Même si ce ne sont pas des inventions de la CIA, comme Al Qaïda.

    Musulmans, juifs et chrétiens cohabitaient en Palestine, au Liban, en Iran et au Maghreb, depuis la fin des croisades.

    Avant que l’Occident lance les rackets coloniaux, puis le mouvement sioniste, bien avant la 2ème guerre mondiale.

    Les massacres de cette dernière ont servi d’alibi à la création d’un état colonial théocratique, là où la liberté de religion survivait.

    Les violences racistes de cet état sont une offense à la mémoire des victimes innocentes de la Shoah.

    Il n’y aura pas de paix en Orient, tant que les pétroliers et les fanatiques religieux y prendront les civils en otage.

    Que ceux-ci soient musulmans, juifs, chrétiens ou laïques…

     

  • Le discours de Bardonneix

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    Il y a quelques années une élue débutante me pourrissait le week-end parce qu'elle n'arrivait pas à écrire un discours qu'elle devait prononcer à Bardonneix. Je lui ai donc bricolé le texte ci-dessous pour essayer de sauver la soirée. En vain ! Comme finalement elle a fait bien plus ennuyeux et moins créatif, je vous livre ce discours, jamais prononcé, retrouvé à l'occasion d'un rangement...

    BARDONNAIS, BARDONNAISES !
    Vous avez de la chance !
    Le monde entier vous envie, bardonnez moi de vous le dire, même quand il vous ignore…
    Vous êtes suisses, citoyens d’un pays dont l’armée ignore la guerre au point qu’il est permis de voter pour ou contre cette organisation coûteuse qui ne sert à rien, ce qui n’est pas donné au reste du monde.
    Vous êtes genevois, avez vue sur le lac sans subir les effluves méphitiques des crèmes à bronzer. Vous pouvez aussi détruire l’environnement avec vos 4x4, mais en évitant les embouteillages de 17h aux Pâquis.
    Genève est un havre de paix et de prospérité dans un monde sordide dont une grande partie ne rêve que de venir s’y installer. Vous bénéficiez d’une qualité de vie unique et somptueuse parce que votre sécurité, la scolarisation de vos enfants, vos transports, vos loisirs, votre culture sont assurés par des fonctionnaires consciencieux et efficaces que seuls des imbéciles peuvent diffamer. Croyez-vous que le reste du monde souhaiterait venir dans un canton mal administré par des paresseux et des fumistes ?
    Bardonneix, par sa frontière vous permet de mieux évaluer que quiconque ailleurs, tout l’intérêt qu’il y a à vivre de ce côté-ci, plutôt que de l’autre où commence le tiers monde et ses sociétés informelles. Les cohortes de frontaliers pendulaires sont à sens uniques, alternés le matin et le soir, et les transferts de prospérité, ici aussi, se font du Nord au Sud, mais dans la convivialité, et non dans l’exploitation : c’est au Nord que l’on travaille, c’est au Sud aussi que l’on gagne, contrairement aux exploitations cyniques de la mondialisation.
    Bardonnais, Bardonnaises, vous me semblez sportifs et sains. Ici, ce n’est ni le Niger et ses squelettes ambulants, ni l’Amérique et ses obèses ventripotents.
    La bardonnaise rit quand on la pèse !
    Est-ce à dire qu’il n’y aurait rien à dire, rien à faire, rien à changer dans le plus ennuyeux des paradis, que l’on manquerait d’un peu d’enfer, de quelque chose de plus distrayant ?
    Certes non !
    Tout reste à faire pour réduire les discriminations et les inégalités de traitement dont sont encore victimes les femmes, les étrangers, les handicapés, les malades, les vieux et autres exclus du système néolibéral que certains voudraient nous imposer pour faire, comme ailleurs, moins de social, moins de règlements, plus de passe-droits et plus de profits. A travail égal, les femmes gagnent encore beaucoup moins que les hommes et sont beaucoup moins promues. Les étrangers sont encore jugés en fonction de leurs prétendues origines, à l’heure où la biologie a établi une origine commune récente de toutes les populations humaines, faisant de nous six milliards de cousins, pas si éloignés qu’ils en ont parfois l’air. Des cousins égaux en droits et en aptitudes, sous réserve, toutefois, qu’ils aient le même accès à l’éducation, à la culture et à la satisfaction de leurs besoins vitaux. Si le sort des handicapés, des malades et des vieux est ici bien meilleur qu’en beaucoup d’autres lieux, il reste beaucoup à faire pour que ce qu’on leur accorde soit considéré comme un droit et non comme une charité par laquelle on investit pour l’au-delà. Les regards sur les défavorisés doivent changer et réaffirmer la dignité de chacun.
    La prospérité du plus grand nombre passe par la conjugaison de la réussite économique et la force de l’état- providence qui assure la répartition d’une part suffisante des profits à l’ensemble de la population. La paix sociale n’est assurée que si les femmes et les hommes ont les mêmes droits et les mêmes rémunérations, si l’ensemble des résidents se sent traité justement et si ceux que le malheur accable sont soutenus par une solidarité sans faille. Ce simple programme de justice sociale et de bon sens exige une approche différente de la pensée unique  que l’école néo-libérale  ou son rejeton bâtard social- traître tentent d’imposer partout à travers le monde.
    En ce jour de célébration nationale, Bardonneix en fête doit être perçu comme l’un de ces rares chantiers où l’on veut que liberté rime avec société, égalité des chances avec humanité des cadences et où la gestion rationnelle de notre précieux environnement ne sera abandonnée ni à la droite et à ses pollueurs, ni aux irrationnels New Age, verts et autres pas mûrs ! Bonne fête à tous !
    Vive Bardonneix ! Vive le socialisme libertaire !

  • Mon geste écolo

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    Faire souvent l’amour, jamais la guerre. Rechercher les plaisirs, fuir les douleurs. Se déplacer à pied, en vélo, en transports en commun, en train. Avoir deux places de parking vides et pas de voiture. Emprunter celles des autres, en louer ou prendre l’avion, seulement si nécessaire. Ne pas jeter de nourriture, ni commander plus que l’on mange ou manger trop. Débrancher les appareils électriques et les chauffages inutiles. Apprendre aux enfants et aux autres à connaître et aimer la vraie nature : celle des plantes qui piquent, des animaux qui mordent et des paysages de rêves, pas celle des dessins animés ou jeux vidéo. Soutenir l’utilisation de technologies susceptibles, par utilisation judicieuse, de réduire la pollution et l’effet de serre : organismes génétiquement modifiés, nucléaire civil, énergies alternatives si crédibles. Lutter contre le système politique, financier et industriel de la société de consommation et les multinationales qui conduisent au désastre écologique.

    TdG 12.11.2008

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  • Naturalisations municipales

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     Imaginez que, suite à l’initiative Fédérale de l’UDC, un organe – désolé, c’est le texte ! -  un organe, donc, décidé par le corps électoral, accorde, définitivement, le droit de cité communal.
    Supposons que cet organe pète les plombs de temps en temps, ici ou là, ça arrivera bien !
    A Pluckstadt, on n’aime que le foot, on ne naturalise que des footballeurs!
    A Gravos, des hockeyeurs, qui détestent les premiers.
    A Roulstadt, il faut posséder un 4x4 pour obtenir la citoyenneté, mais les voisins ne veulent que des cyclistes.
    Ne parlons pas des communes qui n’aiment que les rahéliens, les skinheads ou les rockeurs français de caniveau.
    Ni de celles où les amis du maire importent des factions palestiniennes ou islamistes !
    La démocratie locale, selon l’UDC, pourrait, sur le long terme, modifier curieusement nos campagnes !
    Le peuple, si souvent évoqué par ce parti, semble se rendre compte que le folklore des places de village d’antan est dépassé et que la démocratie locale ne saurait résoudre les enjeux généraux.
    L’égalité des droits, face aux règlements, n’existe que par une égalité de traitement, au niveau de la confédération, au moins.
    Et puis les droits humains s’appliquent aussi aux non - citoyens, même s’ils n’ont pas tous nos droits.
    J’aime bien voter dans ce pays où l’on s’exprime sur des enjeux intéressants, parfois comiques, que la plupart des peuples ne voient pas passer.
    Mais, pour une fois, cela m’énerve de devoir voter contre un texte aussi débile !

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  • Propagande : kmaires Verts ou UDC, mêmes méthodes !

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    Daniel Brélaz, en se couchant devant l’UDC- Vaud, pulvérise les illusions de ceux pour qui les Verts seraient un parti démocratique parce qu’ils ont été élus par des électeurs plutôt de gauche. Selon Le Courrier d’hier, sans même se renseigner et à la demande de Claude–Alain Voiblet, secrétaire général de l’UDC- Vaud, Brelaz a fait effacer d’un site internet privé appartenant à un employé municipal, entre autres, les deux textes que voici :

    1) " La propagande ne doit s’adresser qu’à la masse ! (…)
    Toute propagande doit donc se limiter à un très petit nombre de points et les exploiter sous forme de slogans jusqu’à ce que tout le monde, jusqu’au plus borné, réussisse à voir derrière le mot ce que l’on veut lui faire comprendre. La masse est peu accessible aux idées abstraites. Par contre, on l’atteindra plus facilement dans le domaine des sentiments.
                                                                                                Adolf Hitler, Mon combat, 1925 "
    Commentaire du site www.lausanne.tv :

    2) " Se rappeler l’histoire, c’est préparer l’avenir. Mais si vous aimez celle qui se répète, voter pour l’UDC… "

    On peut se demander ce qui démange tant le syndic de Lausanne dans la citation d’un texte d’Hitler qui en dit long sur les méthodes odieuses et l’immoralité totale du personnage et d’un commentaire qui suggère qu’il vaudrait mieux ne pas recommencer ! Et qui constate que la propagande de l’UDC suit effectivement le mode d’emploi du Fürher : petit nombre de points, slogans martelés jusqu’au conditionnement de la masse à « ce que l’on veut lui faire comprendre », usage des sentiments pour cette masse « peu accessible aux idées abstraites ».
    Le B A BA de la politique est de connaître et comprendre les buts et les méthodes des adversaires et ennemis pour mieux lutter contre. En ce sens, la politique qui consiste à interdire Mein Kampf ou à cacher que l’inquisition catholique a fait bien plus de victimes innocentes que la Stasi sont contre productives. On n’est pas vacciné contre ce que l’on n’a jamais rencontré !
    Ce qui gène Daniel Brelaz, c’est évidemment que les méthodes des Verts sont exactement les mêmes que celles de l’UDC et qu’elles suivent d’aussi près les « bons » trucs du Führer : marteler sans fin des slogans simplistes et inexacts, mais accessibles à « la masse », tels que « Nucléaire, non merci ! », « Oui au Bio ! », « Non aux OGM ! ». Alors que leurs dirigeants savent très bien qu’il y a un nucléaire utile et incontournable, que le « Bio » est un tout et n’importe quoi, souvent mercantile et illusoire, et que la question du tri du dangereux, du possible et du prometteur dans les technologies biologiques, comme dans toutes les autres, ne peut être instruite que par des gens y comprennent quelque chose, contrairement à la plupart des dirigeants verts et à la masse de leurs gentils militants. Alors on joue, comme le conseille Hitler, sur les sentiments plutôt que sur les idées abstraites, en exacerbant la dichotomie entre le supposé bien absolu et un prétendu mal tout aussi absolu, quitte à être approximatif et mensonger. On fait rêver les babas, les bobos et les mères de famille surmenées, effarouchés de tout, d’un paradis rousseauiste où le moindre légume est soigné comme un bonsaï, où les villes sont des campagnes, les dangers de la nature en moins, et où même le travail n’est que qualité de la vie. Mais, au niveau des dirigeants, on pratique une politique de rigueur financière anti- sociale et l’on roule en 4x4 ou en berline de fonction. La parité est inscrite dans les statuts du parti, le seul irréprochable au niveau des petits responsables bénévoles. Mais le machisme primaire revient vite au sommet : dès qu’une fonction représente un pouvoir réel et est grassement rémunérée, on ne retrouve que des gauchistes défroqués qui pratiquent le costard cravate quand la démagogie ou le sexisme l’impose.
    La démocratie n’existe que quand le peuple est informé et comprend les enjeux. Il faut lire ou relire certains passages, comme celui ci-dessus, des écrits d’Hitler, Goebbels, Staline, Mao, et bien d’autres de sinistre mémoire, pour comprendre comment le même type de propagande obscurantiste, décuplée par la nouvelle puissance des médias, porte au pouvoir « démocratiquement » des Bush, Sarkozy, Berlusconi ou autres Mugabe. Ou bien des kmaires verts égocentristes, irrespectueux de la liberté de pensée et des droits des personnes.

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  • Les supporteurs de foot sont formidables !

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    Dans notre société compliquée et incertaine, les supporteurs de foot sont des gens simples et prévisibles. Si leur équipe gagne, ils poussent des hurlements, se saoulent la gueule et cassent tout. Si, par contre, leur équipe perd, ils poussent des hurlements, se saoulent la gueule et cassent tout ! Le commerce de l'alcool et du tabac, la billetterie, les marchands de cervelas et de produits dérivés, la pub et les médias, les accidents de la route, les hôpitaux et la police créent des emplois, le "produit national brut" croît et Economie- suisse s'émerveille, réclamant l'ouverture des magasins - pourquoi pas des stades ! - vingt cinq heures sur vingt quatre...
    Car, si l'on écoute les gauchistes, on interdit de boire aux supporteurs. Trouvant le super marché fermé, les supporteurs, qui sont des gens simples, forcent la porte et se servent tout seuls. Ce qui économise du personnel mais supprime des emplois et coûte aux actionnaires des compagnies d'assurance. Et puis, le magasin cassé, faute de bière accessible, les supporteurs, qui sont des gens simples, ramènent quelques souvenirs : une montre, un T-shirt, quelques bijoux et pourquoi pas un téléviseur ou un lave-vaisselle comme cadeaux pour leur copine ou leur mamie !
    Il est temps que nos parlementaires et gouvernants, qui ne cessent de ressasser leur passion pour le foot et les sports médiatisés, passent des lois et des mesures pour faciliter la vie des supporters, qui sont des gens simples. Le problème, c'est qu'il va devenir difficile de les réunir : lors d'un précédent tournoi, je me souviens que Léman bleu montrait un parlement vide au niveau de son audience. Renseignement pris, ministres et députés étaient à la buvette, pour regarder le match, crier et se saouler la gueule. Il n'ont pas encore tout cassé, encore que...

    Bon foot !

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  • Ziegler, Bettancourt, Federer et eux ...

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    Un enfant meurt de faim toutes les sept secondes rappelait Jean Ziegler sur une radio qui l'invitait pour la sortie d'un bouquin de plus, qu'il a appelé "L'empire de la honte", que je n'ai pas encore lu. Ce que je voudrais commenter, c'est qu'il faille un livre, pour constituer un événement, pour que Jean Ziegler, ou n'importe qui, puisse rappeler qu'un enfant meurt de faim toutes les sept secondes, quelque part dans notre monde en bonne partie suralimenté. A la louche, cela fait dix à la minute, cinq cents à l'heure, douze mille par jour, cent mille par semaine, quatre cent mille par mois, cent millions par an ! Choisissez l'échelle de temps qui vous frappe le plus, c'est la réalité du monde d'aujourd'hui. Un monde qui, par ailleurs, produit plus de nourriture qu'il n'en faudrait pour tous et où plus de cent millions de nord américains ou d'européens sont suralimentés et obèses tandis que des millions de "bien éduqués" jettent la moitié, ou plus, du contenu de leur assiette.
    Jean Ziegler est parfois approximatif dans certaines de ses sources et naïf dans certaines de ses argumentations. Mais il a l'immense mérite de nous obliger à regarder au-dessus du sable dans lequel on nous enfonce nos têtes d'autruches médiatisées (à prendre comme ratiboisées et non comme diffusées). Il reste l'une des rares consciences morales, une des dernières figures "de gauche" du consternant parti socialiste. Une sorte d'abbé Pierre, en mieux, puisque politiquement plus correct et pas religieux. Il a le mérite de vous rappeler que, depuis que j'ai commencé à écrire cette note, plus de cent gosses, pour ne pas parler des adultes, sont morts de faim, ici ou là, et que personne n'en parle, bien que presque tout le monde le sache.
    Les médias nous saoûlent avec Bettancourt, qui n'est même pas morte et dont le sort n'est, certes, ni juste ni enviable. Je n'ai rien contre cette grande bourgeoise, au demeurant plutôt sympathique, et je comprends la peine de ses enfants. Mais quand des clowns politico-médiatiques élus aussi "démocratiquement" que Berlusconi claquent mes milliards de world-contribuable pour ne pas ramener Bettancourt et racontent pourquoi avec des airs consternés dans les médias, j'aurais préféré qu'ils déploient l'armée, les médecins, les avions et les médias pour nourrir quelques milliers de gosses et essayer de leur construire un avenir.
    Mais non ! La pipolisation- commercialisation de l'"information" fait que Bettancourt a un visage sexy, présentable pour le marketting, tandis que les petits et grands biafrais ou bangladais qui meurent ont de sales gueules et font chuter les ventes. Et la seule chose qui compte, c'est de vendre de la pub, de l'audience, du temps de cerveau médiatizé captif. On devrait écrire médiatizé, avec un z, pour distinguer ce qui est conditionné par le média de ce qui est promu, médiatisé par lui.
    Alors bien sûr, le conditionnement par renforcement positif vend mieux que l'annonce des malheurs du monde ! Ce qu'il nous embête Ziegler, avec ses affamés, alors que l'on va jouer à la baballe avec l'euro, vibrer nationaliste en étant les meilleurs du monde avec Federer (oui, je sais, ON a un peu vieilli !) et pécher une ou deux médailles de bronze chez nos amis chinois qui nous préparent de si beaux JO. Merde au Tibet, on s'en fout, les bonzes n'ont qu'à être les meilleurs au saut à la perche ou au polo ! Les médias, comme les jeux des Romains, sont faits pour amuser le peuple et le distraire des malheurs du monde, sans cela il ne surconsommera plus et l'économie s'effondrera, sonnant l'apocalypse et la résurrection des brokers ...
    La réélection de Berlusconi, après Sarkozy, montre que la majorité des citoyens européens ne vivent plus dans le monde réel, mais dans une sinistre addiction au méga- jeu électronique que nous organisent les médias. Nous sommes de plus en plus médiatizés, robotizés, mentalement ratiboizés. Nous acceptons ainsi qu'il soit plus urgent de cultiver du soja pour nourrir nos steaks, et du maïs pour abreuver nos 4x4 après le pétrole, que du riz ou du blé pour les affamés. Ou bien de transporter des vieux friqués qui n'en ont pas envie plutôt que de la nourriture ou des médicaments pour des pauvres qui n'ont pas les moyens...
    Pas vus dans les médias, pas connus, dormons en paix !
    Merci Jean Ziegler, de jouer les anges gardiens ténébreux et de nous rappeler, dans la maigre fenêtre que nous ménagent quelques agents doubles des médias, qu'il y a une conscience humaine universelle qui voit le progrès ailleurs que dans la "croissance" de l'économie et les cours de la bourse, et qu'il est insupportable que mille de nos semblables soient morts de faim depuis que j'ai commencé à écrire cette note !

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  • 22 mars : il est temps de préparer mai 2008 !

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      Il y a quarante ans, une poignée d'étudiants libertaires, rejoints bientôt par des récupérateurs gauchistes et communistes - tendance Mao - de l'université parisienne de Nanterre décidaient, en "assemblée générale", de changer le monde. A l'image des révolutionnaires latino- américains, ils créaient le "Mouvement du 22 mars". Leur programme était simple et clair : renverser le capitalisme, supprimer l'état bourgeois, instituer une totale liberté de parole, une totale liberté sexuelle - ce qui était révolutionnaire à l'époque ! - et abolir les frontières pour propager leur révolution à l'ensemble de la planète. Sur le plan économique et administratif, leur programme était plein de bonne volonté, démocratique, communiste, libertaire et co-gestionnaire, mais plus flou ...
        Deux mois plus tard, la France entière était en grève, la Sorbonne et le théâtre de l'Odéon, occupés, abritaient d'interminables débats où n'importe qui - y compris des députés gaullistes, des touristes japonais et des dames des beaux quartiers venaient expliquer comment ils voulaient refaire le monde. Les gendarmes et CRS courraient, le plus souvent en vain, derrière des manifestations d'étudiants qui avaient lieu à l'autre bout de Paris (merci les maos pour la logistique !) et des abrutis qui n'y avaient rien compris, comme Cohn-Bendit, lançaient des pavés et brûlaient des bagnoles. Ce qui fit le bonheur de la télé gaulliste d'état, à l'affût de provocations pour terroriser la province et désolidariser les ouvriers en grève. L'arrêt de l'approvisionnement en essence rendait Paris respirable comme il ne l'avait plus été depuis un demi-siècle et l'obésité régressait avec la marche forcée. Pendant ou après, des mouvements comparables éclataient dans divers pays. Mais finalement, les communistes PCF et autres mous du cul, signaient des accords avec le gouvernement pour que tout le monde parte en vacances à temps ; ce, après que de Gaulle ait sans doute envisagé un coup depuis l'Allemagne contre la "chienlit" avec les militaires colonialistes rapatriés d'Algérie.
        Qu'en reste-t-il, quarante ans après ?
        Sur le plan politique, évidemment rien ! La bonne foi et l'improvisation ne faisaient pas le poids face au cynisme organisé des pouvoirs économique, politique, syndical et médiatique. Les lanceurs de pavés sont reconvertis en politiciens réactionnaires et bedonnants, patrons de presse ou de médias soumis à la pub, ou bien ministres de droite, solidaires de leurs anciens ennemis fascistes du GUD ou d'Occident.    
        Sur le plan social, énormément : ceux qui avaient pris l'habitude de s'exprimer librement, et ceux qui les avaient vu faire, n'y ont pas renoncé.  L'heure de la censure chrétienne ou politique de la parole a passé en Europe de l'Ouest, même si les islamistes et Ecône voudraient la rétablir. "Il est interdit d'interdire" vit encore, même récupéré par les néo-libéraux !
        Du côté des libertés individuelles, nos enfants n'imaginent même pas que l'on ait pu vivre comme l'on vivait avant, en matière de répression de la sexualité, d'apartheid social ou de contrainte vestimentaire, pour ne citer que ces exemples...
        Au cours des années quatre vingt, un futur grand patron de médecine parisien, fils de deux "mandarins" m'avouait que mai 68 avait tout changé pour lui et ses  congénères, enfants de mandarins médicaux. Avant, ils n'avaient le droit de fréquenter que des fêtes et des rallyes où l'on n'invitait QUE des enfants de mandarins médicaux. Après, non seulement ils pouvaient aller à d'autres fêtes, mais parfois on invitait des non- médecins, non- descendants de médecins, chez des patrons de médecine "gauchistes"...
        Où la révolution va-t-elle se nicher ?!!
        Bon, puisque l'on a raté sur les plans politique et économique, il est temps de recommencer ! On s'organise ?  

        
     

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  • Genève, village africain !

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       Chez mes amis Niokholonkés, du Sénégal oriental, les habitants du village sont répartis en classes d'âges, sexes séparés, qui forment des groupes solidaires dotés chacun d'un ou d'une chef- fe et porte- parole. Tous les trois à six ans, selon les effectifs des plus jeunes, si la récolte est assez bonne pour préparer assez de boissons et nourriture pour une grande fête, tout le village change de classe d'âge pour passer dans la classe supérieure. En fait, c'est un peu plus compliqué, parce que certaines classes d'âge sont conditionnées par les cérémonies de circoncision qui ont lieu avec d'autres périodicités, mais on vous épargnera les détails !
        Les classes d'âges sont hiérarchisées et l'on doit respect et obéissance aux membres des classes plus âgées. A l'exception de l'avant-dernière, celle des "chefs de la place" qui détient le pouvoir exécutif et doit le respect, mais pas l'obéissance, aux "vieux" qui constituent la dernière. Les vieux donnent des conseils avisés et boivent abondamment. On devient vieux vers trente-cinq à quarante ans et les vieux sont partagés entre "petits vieux", jusque vers soixante-cinq ans, selon l'état de conservation, et "grands vieux", assez rares, au-delà.
        Le chef des chefs de la place est donc l'ordonnateur d'un exécutif plus ou moins collectif, selon sa personnalité. Face à ce pouvoir fort, trois contre-pouvoirs s'exercent. Le plus visible est celui, théocratique et législatif des féticheurs, qui peuvent intervenir, soit directement par leurs oeuvres, soit indirectement, par leurs fétiches ou comme interprètes, avec les chefs de la place, des esprits de la brousse. Ces derniers viennent au village, terrorisent les femmes fécondes et les enfants, et donnent des instructions très contraignantes. Au-delà des féticheurs et des esprits, le troisième contre-pouvoir, encore plus discret et d'autant plus redoutable, est celui des femmes. Elles pratiquent un syndicalisme très revendicatif et une magie- sorcellerie dont les mâles ne savent rien et qu'ils redoutent. Car elles peuvent aller jusqu'à la grève collective des prestations sexuelles ou bien jeter des sorts susceptibles d'annihiler la virilité de leur victime.
        Pendant la période coloniale, l'occupant s'imposait par l'intermédiaire d'un chef de village désigné soit par lui-même - souvent quelqu'un qui ne savait dire que "oui" en français - soit par la population. Dans ce dernier cas, ce n'était jamais, ou presque, le chef des chefs de la place ou le principal féticheur qui était désigné pour affronter les collecteurs d'impôts, les recruteurs militaires et autres calamités de l'administration, mais plutôt un individu de belle prestance physique mais assez stupide, dont la perte, en cas de répression, n'aurait pas compromis la vie politique locale. Parfois même l'idiot du village qui, ne sachant rien, ne comprenant rien, ne pouvait rien dire de grave. Bref un clown chargé de recevoir au mieux les étrangers, de distraire l'administration de ses objectifs et de jouer au pouvoir politique visible pour protéger le pouvoir réel.
        Les chefs de villages ont perduré à la décolonisation et dans leurs fonctions. Ils me font irrésistiblement penser à W.Bush, Chirac, à la reine d'Angleterre, au roi des belges ou à Sarkozy, marionnettes pathétiques manipulées par les occultes maîtres des multi- nationales, des bourses, des banques, des lobbies militaire et industriels, des médias, des trafics d'armes, d'arts et de stupéfiants...
        Et bien sûr, toutes proportions gardées, au maire de Genève, Patrice Mugny, qui amuse la galerie par ses agitations et ses scoops quotidiens, ses projets irréalisables et irréalisés, ses décisions aberrantes dans des domaines accessoires, ses arbres de Noël clignotants, les confidentiels arts "contemporains" de ses petits camarades et pom-pom girls, sans oublier deux flon-flons d'accordéon pour avoir sa photo annuelle de la fête de la musique, en grand format dans nos journaux. Vive le chef de village !
        Pendant ce temps-là, la finance et l'immobilier prospèrent, les entreprises, les commerçants et les médias vendent, les trafiquants trafiquent et les spéculateurs spéculent ... en paix !

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  • 7 + 4 = 11 enfoirés !

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    Voilà que le Conseil d'Etat veut la promotion des femmes dans l'administration ! Après que ses membres des "partis paritaires" majoritaires, vert et socialiste, se soient livrés aux pires magouilles pour éliminer les candidates de leurs partis lors de leurs candidature. Tout comme les élus "de gauche" du Conseil administratif, c'est sûrement un hasard ! Sur douze gouvernants, il n'y a que Sandrine qui a échappé - de peu ! - à l'"excision partisane" et ferait croire qu'ils ne sont pas si sexistes que cela.
    Allez les machos, quand vous démissionnerez pour laisser votre place à vos viennent- ensuite féminines, on commencera à croire qu'elles vous intéressent pour autre chose que pour satisfaire vos éventuelles petites envies ...
    Et vous les Quotidiennes, rassurez-vous ! Ils vous laisseront sans doute le ménage, la vaisselle et le quotidien des gosses ...
     

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  • Elections genevoises oui, GHI NOOOON !!!!

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    Ce n'est pas tous les jours que j'ai envie de voter oui à tout !
    Pourtant, c'est évident cette fois-ci !
    Réformer la constitution genevoise, bien sûr !
    On pourrait songer à instaurer une société libertaire, où la démocratie ne serait plus liée au fric et conditionnée par des médias serviles. Où l'humanisme dépasserait les pesanteurs timides de religions dépassées.
    Qu'est-ce qu'il prend à l'Alliance de gauche de rejoindre les neinsager de l'UDC pour ne rien changer ? Quoi, ce n'était pas cela le projet ? Mais puisqu'il s'agit d'en faire un nouveau, essayons !
    Les TPG gratuits, assurément ! Pour que les gens lâchent leurs foutues bagnoles qui puent, polluent et tuent en ville, il faut que les alternatives soient plus efficaces et plus attractives. Comme le réchauffement climatique ne permet pas encore de faire du vélo, à sec en short et T shirt tous les jours, des trams, trolleys, bus, trains, métros efficaces confortables et gratuits sont la seule solution évidente pour venir à bout de la chienlit à deux et quatre temps. Même une ville flamande a compris cela et un socialiste belge francophone propose des trains gratuits. Mais ici, nos couilles molles socialistes et les populistes verdâtres font coeur avec la droite et l'extrême droite pour compter les dépenses sans compter les bénéfices et les économies de la gratuité ...
    Interdiction de fumer dans tous les lieux publics, bien sûr ! Les multinationales du tabac assassinent tous les ans des millions de personnes avec la bénédiction des gouvernements qui se font, au passage, des couilles en or avec les taxes, souvent supérieures aux bénéfices des dealers de tabac. Il reste au contribuable à payer des hôpitaux et des médecins qui soignent des fumeurs au lieu de soigner des malades et aux économistes néo-libéraux à ajouter les profits du tabac et de la pub au coût de la médecine pour se réjouir de la croissance et de l'augmentation du PNB !
    Et puis, ces enfoirés de fumeurs ont pué partout sous mon nez pendant toute ma vie, bien fait pour eux s'ils se les gèlent dehors demain, quand je serai confortablement installé au bistrot !
    Interdire les molosses qui tuent ou risquent de tuer des enfants, des vieux et quelques adultes est bien, mais n'est qu'une demi- mesure : je les aurais volontiers euthanasiés. Combien faudra-t-il encore laisser tuer d'enfants pour en arriver là ?
    Est-ce en souvenir des VOPOS que les communistes votent contre cette évidence ?

    C'est bien gênant d'avoir envie de dire oui à tout...

    Je me console en hurlant : GHI, NON !!!!
    Explication pour les non genevois : Genève Home Information -GHI pour les intimes - est un journal gratuit d'annonces, de publicité pour le lobby automobile et tout ce qui est commercial qui encombre, tous les mercredis, toutes les boîtes à lettres du canton. Il s'y exprime aussi les opinions les plus réactionnaires et l'humour "gniolu" le plus consternant. Ne voulant pas que ce torchon pollue mon courrier, j'avais mis autrefois une belle étiquette de ma fabrication demandant à ce que ma boîte à lettre ne reçoive ni publicité, ni journaux, ni imprimés. L'adorable gardienne de l'immeuble, qui vient pourtant d'un sympathique pays du sud et pas d'outre Sarine, m'a fait remarquer que mon étiquette n'était pas comme celle des autres et que ça n'allait pas. Elle voulut donc m'en fournir une "conforme", mais celle-ci, offerte par GHI, mentionnait :
    "Pas de publicité SVP, merci ! GHI, oui".
    Je lui fis donc remarquer que, ce que je voulais, c'était la même avec "GHI non" ou, au moins, sans mention de cette offense à la culture. Il n'y en avait évidemment pas et l'on continue à abattre des arbres pour agresser ceux qui ne veulent pas de GHI et de ses semblables. La liberté, pour les libéraux, c'est celle des marchands de tabac, d'alcool, de bagnoles, de molosses, de GHI et autres pubs et propagandes  d'agresser des consommateurs captifs qui n'ont pas la liberté de leur échapper !
     
    Eh bien, je suis  content de vous retrouver, mais terriblement nostalgique !
    Hier, Salvador était encore là, et, avec lui, tous les rires, les rythmes et les tendresses qui rendent la vie supportable...
    Merci Henri ! Avec Georges, Léo, Juliette, Jacques, Renaud et pas mal d'autres, on t'écoutera tant qu'on pourra !

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