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  • Harcelons, entartons les rapaces !

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    Quand un faucon ou un hibou est surpris à s'approcher avec de mauvaises intentions de passereaux ou de nids de corneilles, les victimes, s'il s'agit de petits oiseaux, ou leurs parents, s'il s'agit de nichées, se lancent par nuées sur l'agresseur potentiel qui, submergé par le nombre, ne peut que fuir piteusement. Les défenseurs ne le lâchent que lorsque le danger est bien écarté.

    Paris a connu, ce mercredi soir, sa première « Nuit des rapaces » au cours de laquelle a été élu et désigné à l'indignité publique « le plus pire » des rapaces, à savoir, selon l'initiative de l'excellent petit journal Fakir* :

    « Un patron, venu planter ses crocs dans la chair de Continental, Moulinex, Renault. Un financier, qui a sucé les bénefs, les carnets de commande, le savoir-faire, et s'est tiré avec la caisse. Un politique, qui a remis le destin du pays entre les mains de la Bourse. Un journaliste, qui n'a cessé de vanter les bienfaits du marché - contre des « ménages » bien rémunérés. »

    Chacun est venu avec la photo de son rapace préféré et le « ouhouh - mètre » a tranché !

    Je ne peux m'empêcher de rapprocher cet événement lointain de l'information parue la semaine passée selon laquelle les entreprises les plus rentables de Suisse avaient presque toutes licencié massivement et que chaque vague de licenciements ou de délocalisations avaient entraîné une montée immédiate de leurs actions.

    Nous voici donc avec un Saint Marché qui récompense tout de suite au prix fort les patrons crapuleux qui congédient les travailleurs grâce à qui tout va bien ! Ceux qui organisent ces crimes contre la société sont glorifiés au lieu d'être jugés et condamnés à de lourdes peines. Tout ceci pour la plus grande joie des partis de droite et d'extrême droite, bien sûr, mais aussi de la pseudo - gauche gouvernementale et des médias du fric, si contents que « l'économie marche bien ». Mettre des travailleurs sur le carreau, réduire des citoyens à la misère sans aucune nécessité, sans qu'aucune loi ne l'empêche, est aujourd'hui l'exploit favori de nos dirigeants de fait !

    Que faire face à tant d'irresponsabilité sociale, d'incompétence et de cynisme du politique ?

    Que faire quand un machin totalitaire comme l'Union Européenne empêche les peuples de voter sur ce qui les concerne le plus et les fait revoter, parfois presque tout de suite, chantage et propagande à l'appui, quand, par mégarde, on les a laissé s'exprimer et qu'ils ont « voté mal » ?

    Une révolution anti - capitaliste et pâtissière, pas trop violente si possible, bien sûr ! Mais avec le verrouillage médiatique et policier actuel, il faudra attendre encore, un peu trop longtemps...

    L'indignation ? Certes, mais il faut la cibler sur ces responsables ultimes qui se cachent pour commettre leurs méfaits : les pires n'apparaissant pas ou peu en public et laissent leurs pantins politiques et médiatiques s'exposer. Il faut donc les poursuivre comme « Louise Michel » dans l'admirable film de Delépine et Kerven ou les entarter sans relâche. Comme notre ami Noël Godin l'a si bien fait, entre autre pour Bill Gates, Sarko autrefois, et BHL - 7 fois ! Pour les agrariens de chez nous, on pourrait même remplacer la crème par un produit bovin plus foncé correspondant mieux à leur tradition et à ce que nous en pensons...

    Mais pour cela, il ne faut pas y aller seul et il faut s'organiser : un seul entartage de Bill Gates a demandé trente cinq collaborateurs et il y en a beaucoup à faire !

    Il faut donc faire comme les petits oiseaux et les corneilles : pister les rapaces en maraude autour de nos emplois et de nos entreprises, dénoncer leurs complices du patronat, les repérer, les exposer personnellement à la colère de leurs victimes et les poursuivre sans relâche...

    A quand la Nuit des rapaces de nos montagnes ??

    ____________________________________________

    *persécuté comme l'émission « Là-bas si j'y suis » de France Inter par l'avatar bien peu humain d'un de ces méchants oiseaux

    http://www.fakirpresse.info/-Nos-emmerdes-.html

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1950&var_recherche=naouri


    In Le Courrier du 9-11-2011

     

  • La vie, c'est chimie !

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    A l'heure où la démagogie verte, prétendue abusivement de gauche, a commencé à faire long feu aux élections fédérales, il est temps de sortir des slogans sentimentaux et inexacts pour reparler sérieusement des problèmes politiques liés aux questions d'environnement. Bref, de faire une écologie politique qui respecte autant les connaissances scientifiques que notre cadre de vie.

    Mais on ne peut faire cela qu'avec des citoyens assez cultivés pour sortir de la dialectique religieuse du bien et du mal et être ouverts à toutes les argumentations raisonnées concernant les avenirs réellement possibles. Or, depuis des années, la propagande écolo "new age" procède par slogans imbéciles genre La nature c'est bien, La chimie c'est mal, Le soleil c'est bien, Le nucléaire c'est mal, Le poireau bio, même à la Migros, c'est bien, Les tomates OGM, c'est mal, ... Même si la vie n'est qu'affaire de chimie, d'atomes et de recombinaisons génétiques naturelles, si le soleil est une gigantesque machine nucléaire naturelle et si la nature est pleine de poisons, de toxiques chimiques et de multiples dangers plus que naturels.

    Bien sûr, si vous rappelez ces évidences dans une quelconque assemblée, vous vous faites traiter d'agent pourri de Monsanto, Areva, Novartis et Firmenich, voire de militariste fanatique, même si vous n'avez jamais cessé de soutenir publiquement le GSSA, de voter contre les avions et l'armée, de dénoncer les usages irresponsables du nucléaire et des OGM et de condamner l'omerta scientifique et le grand banditisme des multinationales...

    Alors, pour parler raisonnablement du monde de demain et essayer de trouver des freins à la course à la misère et à la mort de nos sociétés, il faut cesser de parler dans le vide d'économie et d'écologie, et revenir aux fondamentaux : que sont la vie et les humains, où vont la démographie, les consommations et les ressources, comment diriger pour mieux partager.

    Et pour, d'abord, dire un peu moins de bêtises sur la vie, tout en s'amusant, je ne saurais trop vous recommander l'excellent No 7 de Drosophile journal de science amusant ET sérieux, courageusement intitulé : "La vie, c'est 100% chimique".

    Droso La vie, c'est chimie !.jpegPuisque je suis dans les recommandations, je dois aussi vous signaler le dernier Psikopat et son dossier sur "Les chasseurs" dont la couverture, bien gore, ravira tous les juniors...

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  • Déchets verts

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    Ainsi l'inénarable Drahusak, dont même la ville ne veut plus, trouve un job dans le privé ! Cela prouve, une fois de plus, que le privé est bien peu regardant et très myope dans ses recrutements : le public ne fonctionne pas si mal que GHI, le Matin et les autres corbeaux de la presse d'extrême droite ont tenté de nous le faire croire en tirant à boulets bleus sur notre ex-mairesse. Ce n'est pas que j'approuve la chère Sandrine de s'être associée au recyclage éphèmère du "porte flingue de Mugny" - la rumeur prétend que, jadis, il décrivait ainsi sa fonction ! Mais que Maudet soi-même, avec un regard pathétique, ait dû expliquer qu'il s'agissait d'une décision collective en dit long sur le peu de scrupules de la presse poubelle à vérifier ses sources quand la consigne est de faire la peau à quelqu'un-une...

    Au fait, que devient ledit Mugny ? A l'heure où les oiseaux sauvages envahissent les parcs et jardins, lui aurait-on trouvé une fonction discrète d'épouvantail municipal ? (ou privé, pour ne pas faire scandale...)

    Trève de plaisanteries ! Les jeunes verts font la seule chose intéressante de ces campagnes électorales en dénonçant sans relâche l'inéquité des financements des partis : comment voulez-vous que les électeurs choisissent librement entre des idées assénées au marteau-piqueur par des médias gouvernés par l'argent et des campagnes d'affichage dont les moyens varient de rien à tout ? La prétendue démocratie bourgeoise n'est qu'une mauvaise caricature de la démocratie - tout court, puisque l'histoire nous interdit d'écrire populaire, et c'est dommage ! Cela dit, en bons verts, leurs djeunes font les choses à moitié et à contretemps  puisqu'ils ne se sont qu'à moitié dénudés et ont attendu le refroisissement saisonnier pour le faire... Allez les JV, contre l'immoralité du financement des partis, ça vaut la peine de retirer aussi le bas !

    Que fait la police ?

    Vous le saurez, mieux que jamais grâce au dossier de ce mois du Psikopat01 - copie.jpg !

    Et tant qu'on est dans les mensuels, n'oubliez-pas Siné mensuel qui ne parle pas que de l'avorton de l'Elysée puisque, avec une complice, je vous y raconte comment les macaques jouent en bourse...

    sine-mensuel-2-une.jpgEt puis, ce mois-ci toujours, Drosophile sort une admirable numéro sur la chimie du vivant : eh oui, la vie c'est de la chimie, des gènes et des atomes, contrairement à ce que la désinformation new age voudrait nous faire croire.

    Mais le sujet est assez important pour que j'y revienne en détail sous peu...

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  • La paresse sans gène

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    L'immonde journal Les Echos relaie une étude parue dans les "PNAS", Compte rendus de l'académie des sciences étasunienne, censés être le top de la science internationale pour les savants bling bling. C'est simple : selon des chercheurs canadiens, les souris porteuses du gène AMPK parcourent des kilomètres, tandis que celles qui ne l'ont pas " restent pratiquement immobiles et commencent à grossir ».

    Ils en déduisent que le gène non-AMPK est "le gène de la paresse !"

    J'en aurais plutôt déduit que le gène AMPK joue un rôle dans le fonctionnement normal et que le gène non-AMPK est un gène de panne générale, qui coupe le cerveau ou les pattes des souris, comme la télévision lobotomise vos enfants et les rend obèses ! Et Canal J ou Disney Channel ne sont, à ma connaissance, pas codés dans l'ADN, mais, au plus, dans votre décodeur...

    Mais, chez les anglos, il faut que tout soit génétique, pour des questions d'héritage, de propriété privée et de conservation généalogique des privilèges. Aussi pour déculpabiliser : je suis criminel, homosexuel, paresseux, c'est pas moi, ce sont mes gènes !

    Ainsi naissent des pseudo-sciences, comme je le racontais ces derniers temps dans les "Regards" du Courrier - le journal qui publie n'importe qui, même moi, SANS AUCUNE CENSURE A CE JOUR, repris sur ce blog dans les mêmes conditions, à ce jour toujours, et dont je vous livre la suite ci-dessous, toute fraîche pour une fois...

    Il y aura encore une suite marrante, mais ce sera dans le No2 de Siné Mensuel, en octobre.

    Ciné quoi ? Mais non, pas Ciné, Siné, comme le dessinateur oxygéné qui sème sa Zone !

    Mais non, pas Hebdo, Mensuel : avec l'âge il prends le temps de réfléchir...

    Comment, Naville n'a plus, ou pas assez du No1, superbe collector ?

    Une minute, j'appelle Al Qaïda...

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    De la tautologie aux Totologies... in Le Courrier du 14-9-2011

    Une tautologie est une proposition qui n'apporte rien de plus que son point de départ : « je ne suis pas mort, parce que je vis encore ». Toto, c'est Ouin - Ouin chez les frouzes. Mais Ouinouinlogie sonnait mal et ne ressemble pas du tout à tautologie : le jeu de mot du titre est intraduisible en Romand !

    Les Totologies, seront donc les sciences approximatives de Toto et de Ouin - Ouin, qui n'ont pas encore une méthode très rigoureuse...

    La sélection naturelle est parfois dénoncée comme une théorie « tautologique » dans son rapport à l'adaptation des espèces vivantes à leur milieu : les populations d'animaux ou de plantes « adaptées à leur milieu » survivent et on les dit adaptées parce qu'elles ont survécu. Raisonnement circulaire dénoncent certains ! Vu comme cela, le schmilblick n'avance pas...

    Mieux vaut être précis et se souvenir que la génétique a montré que toute population change de manière imprévisible à chaque génération, surtout si elle est sexuée, tandis que la plupart des milieux naturels changent sans cesse, eux aussi, de manière indépendante. L'« adaptation » est donc un mythe après lequel la sélection naturelle courrait en vain, sans pouvoir la rattraper le plus souvent. C'est l'histoire de la « Reine rouge » qui court après son image dans le miroir, pour reprendre un « marronnier »* de la biologie évolutive ! La théorie de la sélection naturelle dit plus simplement que, dans une population qui se maintient et se transforme, assez d'individus parviennent à l'âge de la reproduction et produisent assez de descendants pour que la génération suivante remplace numériquement la précédente. Tout est donc lié par deux conditions : la survie et la fécondité. Bien des combinaisons de ces deux conditions et de la durée de vie des individus sont possibles. Les harengs ou les souris vivent peu d'années, avec une mortalité terrible, mais une énorme fécondité : leur innombrable descendance compense les dommages de la vie courte et de la mortalité énorme due aux prédateurs. Les chênes vivent longtemps, meurent en grand nombre, mais se reproduisent beaucoup. Les éléphants, les gorilles, ou autrefois les humains, vivaient longtemps, mourraient beaucoup moins, mais se reproduisaient beaucoup moins. Pour qu'une population se transforme par sélection naturelle et « s'adapte biologiquement » à son milieu, il faut qu'elle élimine beaucoup par la mortalité. Ce qui n'est pas le cas des grands mammifères et des grands oiseaux, encore moins le cas des humains actuels. Ils ne sont donc pas « adaptés » par la biologie, mais par le hasard, l'histoire, la contingence, l'apprentissage et la culture. Contrairement à ces insectes, ces plantes ou ces bactéries que l'on croirait « fabriqués pour » vivre dans leur milieu, jusqu'au plus petit détail de leurs formes, de leur couleurs ou de leurs comportements.

    Mais ceux qui n'ont rien compris de la génétique de la transformation des populations croient souvent que la sélection naturelle « optimise » tout dans toutes les espèces, y compris la nôtre, réalisant partout des écosystèmes statiques, parfaits et des « stratégies évolutives stables ». Ces nouveaux bigots de la sociobiologie et de la psychologie « évolutive »*, que nous qualifierons aimablement de « Totologies », rejoignent ainsi les néo - créationnistes qui veulent retrouver leurs dieux dans la perfection supposée de la nature et les adeptes des « théologies naturelles », qui donnèrent tant de souci à Lamarck, Darwin et Wallace et bloquèrent les avancées de la biologie pendant plus de deux siècles.

     

     

    * pour les journalistes, un marronnier est un sujet déjà traité un grand nombre de fois et que l'on reprend régulièrement en période creuse. Rien à voir avec l'arbre...

     

    **cf. regard du Courrier du 31.8.2011 ou L'Anarchronique sur blog.tdg.ch

     

  • Genève doit cesser de croître !

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    Il existe des faits arithmétiques et sociologiques simples en écologie scientifique que les politiciens néo - libéraux (comprendre la droite ET la gauche parlementaire) semblent ignorer. En particulier les gouvernants Verts que les écologistes de base ont eu l'imprudence de propulser au pouvoir.

    Toute population vit dans un environnement dont les ressources et les modes de vie définissent les possibilités de peuplement, ce que l'on appelle la « capacité de soutien » en jargon. Bien sûr, pour les humains, cultures et modes de vie font que les possibilités démographiques du même kilomètre carré seront d'un demi chasseur paléolithique ou fermier australien, de vingt agriculteurs traditionnels ou de milliers d'habitants à Shanghai.

    Mais le minimum de survie des néo - urbanisés des pays du sud n'est pas l'ambition de nos concitoyens qui ont le goût des espaces verts, aussi naturels que possible, d'une agriculture locale « de paysage », même si elle a cessé de contribuer à une part appréciable de notre subsistance, et de paysages, villageois ou urbains, agréables à vivre pour leurs habitants.

    Or, sous prétexte de crise du logement, la majorité des politiciens au pouvoir envisage la construction de tours et la surélévation des immeubles en ville, le remplacement des villas par des immeubles chaque fois que possible et le déclassement de terres agricoles pour de nouveaux bétonnages. Avec, à chaque opération, des coûts croissants qui excluent les très mal logés des nouveaux logements, même lorsqu'il s'agit de logements dits sociaux dont Mark Müller ne voudrait pas !

    Mais ces beaux messieurs oublient de signer leur responsabilité dans cette crise du logement, à savoir leur politique de croissance économique et financière à tout prix ou les incitations fiscales ineptes qui attirent ici des quantités d'entreprises et de gens qui n'ont rien à y faire. Des arrivants dont la présence provoque la crise, en particulier quand leurs ressources sont très supérieures à celles des indigènes.

    En particulier, le monde anglo - saxon des entreprises de banque et de finances, celui des grands trafics mondiaux de matières premières  et bien d'autres, attirés par des privilèges douteux qu'ils ne trouvent pas ailleurs, débarquent avec leurs collaborateurs exigeants, non intégrés et riches, et recrutent peu sur place. Certes, ils paient des impôts - sans doute moins qu'ailleurs - ce qui réjouit notre grand argentier Vert. Mais les électeurs écolos de base de David Hiller l'ont-ils élu pour voir s'installer dans les meilleurs quartiers et dans des logements qui leur sont inaccessibles des gestionnaires ou employés de Hedge funds méprisants, en costume cravate et qui n'ont pas l'intention d'apprendre un traître mot de la langue locale ? Souhaitent - ils vraiment cinquante mille habitants de plus (10%) dans le canton, que l'on rase les champs et les villas pour des immeubles et des tours, pour ne pas parler du cauchemar automobile aggravé par ces immigrants choisis  très motorisés ?

    Pourtant, ces gouvernants Verts qui se comportent aujourd'hui comme les pires des libéraux - radicaux - bétonneurs ont été élus sur des programmes de sirènes chantant le respect de la nature et de la biodiversité, la convivialité urbaine et champêtre, la vie à l'échelle humaine ... Pas pour poursuivre et aggraver l'urbanisation sauvage et irresponsable en cours !

    Genève, comme bien d'autres, sacrifie la qualité de vie de la plupart à l'enrichissement d'une minorité cupide et de plus en plus importée. Celle - ci est attirée par la déréglementation ou l'argent trop facile et pas par une qualité de vie qu'elle se moque de détruire... pour les autres. Il est temps de sanctionner cette politique stupide et que le canton devienne moins attractif pour les indésirables, sous peine de l'offrir aux populistes xénophobes !

    In Le Courrier du 21.7.2011

     

     

  • Les grands chimpanzés au pouvoir !

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    L'agressivité et l'empathie conditionnent les relations entre individus, la répartition dans l'espace et les structures sociales des animaux. Des poissons aux primates, l'agressivité est contrôlée par les mêmes centres nerveux du « cerveau ancien » - dit abusivement « reptilien » - et les mêmes hormones, très conservés dans l'histoire des vertébrés. L'action de ce système est compliquée par les centres nerveux supérieurs qui peuvent moduler, réorienter ou changer ses manifestations. En particulier chez les mammifères à gros cortex cérébral, comme les humains et autres singes, chez qui mémoire, culture et histoire personnelle compliquent, au moment de l'action, les motivations dues à l'état sensoriel, hormonal et social du sujet.

    Et puis il y a les variations entre espèces : chez certains poissons la vue d'un congénère déclenche une  attaque immédiate et mortelle ; à l'opposé, d'autre dépérissent si on les isole et rejoignent tout groupe qui passe au plus vite. Les espèces agressives sont souvent territoriales et dispersées, sinon solitaires comme les caméléons. Les espèces moins agressives peuvent être plus grégaires ou régler leurs conflits par des affrontements ritualisés, comportant plus d'esbrouffe que de coups invasifs ou mortels.

    Il ne faut pas oublier les différences sexuelles d'agressivité, liées à des différences hormonales et à leurs conséquences dans le système nerveux. Elles sont renforcées, de façon variable, par l'éducation et la culture chez les primates supérieurs.

    On peut avoir ainsi des rapports de pouvoir, de domination et des relations entre catégories sociales (genres, groupes d'âge, familiers versus étrangers) différents entre espèces même très proches (chimpanzé et bonobo, gibbons et siamangs, etc...) et même entre des populations d'une même espèce conditionnées par des histoires et des intéractions différentes avec le monde. On se reportera avec grand profit aux passionnants écrits de Frans de Waal pour réaliser à quel point chimpanzés et bonobos, confondus par les zoologistes du 19ème siècle diffèrent : aux chimpanzés violents querelleurs, machistes, obsédés de pouvoir côté mâle, il oppose les bonobos à dominance matriarcale, paisibles et réglant leurs moindres différends par un rapport sexuel, quelle que soit la combinaison de partenaires. Chez les Gorilles, la société est très patriarcale, mais aussi paisible et ordonnée au quotidien que celle des grands chimpanzés est agitée. L'agressivité se limite à la défense du territoire ou du groupe par les grands mâles et à de rares conflits de statut.

    Bien que les humains soient également parents des chimpanzés et des bonobos, nos sociétés actuelles ressemblent beaucoup plus à celles des grands chimpanzés qu'à celles des bonobos : organisation sociale patrilocale et machiste, conflits de pouvoir permanents entre les mâles, puis entre prétendants au pouvoir des deux sexes en cas de « libération des femmes ». Avec un effet pervers : si une société décide de promouvoir les femmes au pouvoir, elle tend à sélectionner, pour régater avec les machos, une minorité de femelles parfois plus agressives que la moyenne des mâles dominants. Plutôt que de promouvoir les femmes, il vaudrait mieux dégrader les super machos et surtout dévaloriser le pouvoir et son prestige aberrant...

    Tenez, l'autre jour, je roulais paisiblement au volant d'une épave empruntée, sur une voie très fréquentée et à la vitesse maximale autorisée. Pendant près de trois kilomètres en interdiction de dépasser, j'ai eu droit à des coups de klaxon et appels de phares incessants de la part d'un gros 4x4 allemand qui finit par doubler face à un camion, en me faisant un doigt d'honneur. Eh bien ce n'était ni un costume-cravate éjaculateur précoce, ni un chasseur ivre en battle-dress : juste une petite brune sexy « libérée »...

    In Le Courrier, rubrique Regards du mercredi 8 juillet

     

  • Ras le béton, ras le fric, ras le court terme !

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    Pour celles et ceux qui ont raté Le Courrier du 25 mai, plus d'actualité que jamais !

    L'affaire de la plaine de l'Aire est exemplaire du mensonge permanent de nos autorités, fussent-elles de pseudo - gauche, en matière de politique de population et de prétendu « développement ». Certes, des terres agricoles dans le canton de Genève ne sont guère plus justifiables « économiquement » que le champ de blé un week-end installé à Paris, sur les Champs Elysées. Toutefois, à défaut de forêt primaire, elles protégeaient provisoirement quelques hectares du bétonnage des « aménageurs » qui rêvent de refaire l'horreur de Chicago ou Detroit chez nous. Et qui nous pondront à prix d'or des « espaces naturels » comme le jardin de la dalle du futur Musée d'Ethnographie. Et le logement social, me direz-vous ? Comme si des gens modestes allaient pouvoir se payer même les rares logements sociaux prévus !

    Genève manque cruellement de logements parce que Genève attire trop de monde dans un désordre qui est la conséquence directe et prévisible du saint « développement » économique imposé par toutes nos autorités.

    Quand on attire sans limites des internationaux fortunés et les fortunés tout court, on crée des spéculations sur le logement que les autochtones ne peuvent pas suivre. Ceux-là arrivent avec leurs 4x4 et leurs berlines surmotorisées, transforment la circulation en cauchemar et provoquent, dans une petite ville provinciale, une pollution digne des grandes métropoles. On crée une demande de services qui attire des quantités de travailleurs pauvres, ou clandestins - un mieux pour « l'économie » parce que moins chers et non syndicables. Tout ce monde survit sans logement décent chez les marchands de sommeil. Suivis inévitablement par la petite délinquance, celle qui pousse le peuple dans les bras des populistes, tandis que la grande délinquance, financière et spéculatrice en particulier, prospère sur la dérégulation néo - libérale, sans risque d'être inquiétée...

    Pourquoi tout cela ? Parce que les gouvernants ne voient que le court terme des impôts qui rentrent et des grands travaux permanents qui leur donnent l'impression de faire quelque chose et d'être grands eux-mêmes. Alors qu'ils détruisent l'environnement et la qualité de la vie.

    Que des élus Verts se félicitent d'être qualifiés, l'un de grand entrepreneur, l'autre de grand argentier parce qu'il équilibre les budgets et réduit la dette aux dépens du social en dit long sur leur compromission. Ce n'était pas la peine de créer les Verts libéraux, les autres le sont déjà !

    Mais quand les sages devront subir des heures de transport pour voir une vache à Fribourg ou une forêt dans le Jura, ils auront peu de raisons de rester où nous avons encore - pour combien de temps ? - une remarquable qualité de vie, très menacée...

     

     

  • Genevoiseries

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    BRAVO au Conseil administratif ! d'avoir osé ce que toute institution publique devrait faire, à savoir ne pas payer ceux qui travaillent pour elle moins que le minimum nécessaire pour survivre dans la dignité. Je ne suis pas sûr que, même avec ce supplément, les nettoyeuses-yeurs auront de quoi se loger dignement et assurer l'égalité des chances de leur descendance ; mais ce geste exemplaire de refus du dumping salarial scandaleux du secteur privé doit être soutenu comme hautement symbolique. On regrettera juste qu'une fois de plus le "sondage on line" de tdg.ch soit biaisé en proposant "oui" comme réponse par défaut, ce qui oblige à comprendre et décocher en "non" pour affirmer que l'on préfère plus de justice sociale et moins de néo-libéralisme et culte du marché ... Edipresse, néo-libéral et anti social ??? Qui l'eut crû !

    RESSOURCES INHUMAINES : Je sais que l'alliance avec les Verts oblige à recycler les déchets, mais même les Verts savent que certains déchets toxiques ne sont pas recyclables. Comment comprendre qu'un CA composé de 2 syndicalistes éminents prétendus de gauche, une magistrate réellement progressiste, une verte "sociale" et un gentil chrétien de progrès nomme comme DRH de la ville un non choisi par son parti, non élu par le peuple qui s'est fait partout une réputation de "tonton flingueur" et "porte-flingue" du Khmer vert en mettant les principaux services culturels de la ville à feu et à sang pendant des années ? HONTE au Conseil administratif !

    DUR DUR de voir une ancienne étudiante, plutôt sympa, assez foldingue devenir députée ... UDC. L'exigence de résultats et l'évaluation de l'enseignement à l'UNI ne permettent pas encore de les noyer dans ces cas-là ! Vous me direz qu'elle avait une très lourde hérédité ! Alors, suivant ici ses déclarations, ici ses interventions, je trouve ici des propos quasi tiers-mondistes, là une défense farouche de l'environnement et du patrimoine... contre les attaques débiles des abrutis néo-libéraux style Mark Muller pour ne nommer qu'un bedeau de la spéculation immobilière et du bétonnage. Parfois je retrouve des accents entendus, du temps de son vivant du mystérieux Lambert, pape secret de la n ième obédience trotskyste ... Stupéfiant, isn'it ? Vas, ZébulonPicVert, si tu continues comme ça, je vais te donner des pistes pour faire adhérer l'UDC - GE à la IV(?)ème Internationale...

  • SCOOP : Les Ben Ali s'emparent de Monaco !

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    Vous les pensiez en exil honteux en Arabie Saoudite ?

    Eh bien non, le sanglant Ben Ali et son odieuse épouse seraient devenus prince et princesse de Monaco !

    Si l'on en croie votre Julie....

    La preuve :

     

    Publié par Tribune de Genève (http://www.tdg.ch)

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    Mariage princier: une pléiade d'invités

    sur le Rocher

    MONACO | Le quotidien "France-Soir" a réussi à se procurer la liste des

    personnalités qui assisteront à la cérémonie religieuse, samedi, du mariage d'Albert II et Charlene Wittstock.

     

     

    © KEYSTONE | Le couple princier jeudi dans les tribunes du stade Louis-II, lors du concert des Eagles qui a lancé les festivités liées au mariage.

    jcm | 01.07.2011 | 09:56

     


  • Terrasson la nature…

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    Pour les écolos et les autres qui n'ont pas suivi mon conseil de lire le Courrier du 11 mai, et surtout le livre posthume de François Terrasson* avant de dire des bétises sur la nature et l'environnement.

    Et puis aussi pour les fous qui s'apprêtent à risquer leur vite à la roulette embouteillée sur les autoroutes des vacances, auxquels je recommande vivement le numéro spécial "Sécurité routière" du Psikopat : aussi fondamental que les airbags pour qui veut revenir vivant et de bonne humeur des galères de l'été...

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    Terrasson la nature

    A l'heure où les pires crapules politicardes se gargarisent de protection de la Nature, avec une majuscule, et de développement prétendu durable, François Terrasson nous offre une œuvre posthume* qui reprend, précise et développe, à partir de notes et de textes inédits, les idées principales d'une œuvre riche et subversive par un bon sens inébranlable.

    Pour François Terrasson, la nature n'est pas, selon la définition des imbéciles « ce qui resterait si les humains disparaissaient ». Pour la bonne raison que rien n'existe hors de notre pensée et de nos sentiments, lesquels partent, le plus souvent à hue et à dia. La nature, minuscule, n'est pas pensable sans nous !

    Dans La peur de la nature Terrasson faisait le procès - entre autres ! - des bonnes âmes qui prétendent protéger la nature en multipliant des réserves qui deviennent autant de Disneylands. Avec un double effet pervers : cela revient à donner un permis de détruire hors des réserves, et à détruire dedans pour satisfaire la pression  touristique. Avec souvent l'effet paradoxal que les animaux et plantes que l'on voulait protéger disparaissent des réserves pour se retrouver dans les zones périphériques, tant que les bétonneurs et autres saccageurs n'y ont pas œuvré.

    Nos concitoyens des villes connaissent souvent peu et mal les espaces naturels et ne supportent souvent qu'une « Nature » reconditionnée comme les jardins japonais ou à la française, comme nos aquariums. La nature avec des ronces, des orties, des serpents, des moustiques leur est insupportable et c'est pour cela que cette civilisation cherche à la détruire, tout en étant fascinée par sa peur. Une peur qui comme beaucoup d'autres, mène à la crétinerie religieuse et à déifier une Nature majuscule. Contre cela Terrasson proposait une thérapie comportementale : emmener des citadins dormir en groupe à la belle étoile en forêt, pour sentir, écouter, vivre et connaître la nature par ses sens, plutôt que de rationaliser et dire des bêtises sur ce que l'on ne connaît pas. Le but étant d'apprendre à aimer la nature telle qu'elle est, plutôt que de vouloir la reconstruire à notre botte.

    Jovial et bon vivant, François Terrasson n'en voyait pas moins venir les grands désastres que nous commençons seulement à vivre. Après avoir lutté avec les agriculteurs de la base pour les bocages et contre les remembrements d'une agriculture industrielle irresponsable, il s'est retrouvé marginalisé et étouffé, comme René Dumont et bien d'autres, par les médias d'un pouvoir coupable du grand saccage de l'avenir.

    Comme tous ceux qui ont le tort de clamer que le seul avenir possible de notre espèce et de sa nature passe par l'abandon du gaspillage sans retour que provoquent la loi du profit immédiat et le culte de la surconsommation d'un capitalisme suicidaire.

     

    * Un combat pour la nature de François Terrasson,

    Ed. Sang de la Terre, Paris, 2011

     

    In Le Courrier du 11-5-2011

     

  • Nature, Terrasson, Drosophile, Kropotkine, Nucléaire : ne lisez pas idiots !

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    En ces beaux temps de politique glauque, de sports crétinisants, d'embouteillages asphyxiants et de surpipolisation, la lecture au calme et à l'air pur confine au paradis. D'autant que plein de bonnes surprises peuvent se trouver en cherchant plus loin que les kiosques des gares et leurs rayons débiles.

    En priorité, la publication, par les éditions parisiennes Sang de la Terre de « Un combat pour la nature » de François Terrasson. C'est un recueil de textes inédits rassemblés par les proches du regretté roi du bon sens en écologie. Un combat de bon vivant qui remet en place, avec la même vigueur, les crimes des bétonneurs et de l'agro-alimentaire que les gourous et les pleureuses de l'écologie religieuse. Une leçon pour tous ceux qui votent pour les Verts néo-capitalistes ou voudraient mettre au pouvoir, chez les voisins, le roi du bilan carbone, Nicolas Culot, bien encadré par ses sponsors, EDF, AREVA, ... , Monsanto ? Je ne sais pas : peut être pas Monsanto, il faudrait qu'il gagne d'abord ! Pour en revenir à Terrasson, son livre porte en sous titre « Pour une écologie de l'Homme » avec une majuscule à Homme - pour préciser que les Hommes femelles sont incluses - comme on ne met pas de majuscule à nature, pour ne pas la déifier. Avec aussi, je pense, un clin d'œil à l'écologie de l'esprit de Bateson, dont il appréciait la démarche systémique. Plus de détails dans le Courrier ce mercredi 11 mai.

    Deuxième bonheur, pour ceux qui préfèrent les BD ou qui ont besoin d'images pour comprendre, le dossier du Psikopat de mai sur le nucléaire, vu par tous les bouts, même les bons, ce qui montre à quel point on y est plus objectifs que beaucoup. Ben oui, bien sûr : les saloperies du nucléaire militaire, les conneries du nucléaire énergétique, mais aussi le nucléaire médical qui sauve à grande échelle et le nucléaire naturel du soleil sans lequel il n'y aurait pas de vie ! « Non au nucléaire ! » hurlent les bananes vertes avides de bien, de mal et de débilité religieuse. Il serait temps qu'elles se cultivent et mûrissent un peu...

    Enfin pour aujourd'hui, un troisième bonheur surprise : le journal « Drosophile », de Gilles Macagno et de la célébrissime université de Trou les pommes, dont je vous ai déjà parlé, sort un numéro spécial sur commensalisme, symbiose et coopération dans la nature. On y retrouve, comme on pouvait s'y attendre, toute les interactions possibles entre organismes ou cellules, depuis les pollinisateurs jusqu'aux bactéries qui nous squattent et/ou nous font digérer. C'est bien écrit, bien dessiné pour tous les âges. Mais il y a en plus un fil conducteur politique et idéologique qui remonte aux débats du 19ème siècle entre d'un côté Darwin et ceux de ses héritiers que la compétition obnubilait, de l'autre Kropotkine et ceux qui estimaient que communautés, symbioses et échanges étaient des caractéristiques essentielles du vivant. Bien entendu, la science anglo-saxonne, qui a pris le pouvoir dans nos écoles, ignore Kropotkine et autres penseurs anarchistes et communistes pour faire sa propagande : la compétition néo - libérale vue comme une « loi naturelle ». Drosophile nous rappelle que les découvertes mêmes de la biologie moderne vont dans l'autre sens : un être vivant n'est rien sans les autres, semblables ET différents.

     

  • Concurrence

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    Ça commence par un beau gros mot détourné pour dire débile

    Ça finit aigre et dégradé

    Entre les deux, ça évoque le sexe, mais c'est sûrement une erreur...

    Bref, ce pourrait être une charade.

    Son "tout" ? Stimule les imbéciles...

  • Elections consternation et printemps festif

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    Il y a des fois où je me réjouis autant de ne pas être électeur en ville de Genève, aux municipales, que de ne pas prendre part à la bouffonnerie présidentielle française.

    Au Sarkoland, des médias gouvernés par l'argent essaient de nous faire croire que leurs serviteurs Strauss-Kahn et Sarko représentent deux options différentes, alors que, selon une citation célèbre, ce sont "bonnet blanc et blanc bonnet":  tous deux esclaves de leurs financiers, relais fidèles du gouvernement raciste israélien et des lobbies étasuniens, prêts aux pires compromis avec les pires dictateurs, pourvu que cela préserve les "intérêts économiques" nationaux et internationaux qui leurs sont chers ou qui les ont nominés. La démocratie n'est évidemment pas soluble dans un tel cocktail de monopoles médiatiques et de pognon. La démocratie suppose que les citoyens soient informés équitablement et, entre autres en France, ils sont souvent majoritairement désinformés.

    En ville de Genève, il y a plus de (mauvais) choix possibles pour la magistrature. Mais si l'on refuse les populistes et la droite néo-libérale soumise à l'internationale financière, la "gauche", jusqu'ici dominante, n'est guère convaincante : côté pseudo gauche d'abord, les socialistes présentent de bons candidats, mais qui sont presque à gauche, à l'opposé d'un parti qui a osé envoyer la rétrograde Simonetta Sommaruga au Conseil Fédéral. Les verts restent réactionnaires et présenteraient soit une inconnue qui va faire un bide, soit un candidat de cauchemar : vous avez détesté Mugny ? Vous pourriez haïr Drahusak : le chien de son ex-maître moins les dernières ruines de la culture ! Je me souviendrai toujours de son discours d'inauguration de l'exposition sur le mathématicien Euler au Musée d'Histoire des sciences où il remplaçait le magistrat porté pâle en dernière minute : "Je ne sais pas qui était Euler, mais...". En politique, il faudrait instaurer un premis de conduire et des contrôles périodiques... Reste la vraie gauche éclatée entre d'un côté le sexisme et les remonte pente à vélo de Pagani et de l'autre les généreuses propositions d'anonymes improbables et inéligibles. Les socialos en biffant leur parti ? Bref, la révolution n'est pas pour demain et on est content de voter ailleurs, même si ça pourrait être pire : en Lybie ou en Côte d'Ivoire par exemple.

    Tout ceci nous promet une fin d'hiver et un printemps fort répétitifs et ennuyeux !

    Aussi, je vous conseille vivement l'évasion dans les fêtes et la nature dès le retour des beaux jours.

    Avec une occasion extraordinaire de rires, de rock pas prise de tête, de films, de débats, de spectacles, de dessins de presse et de politique différente à Dax début juin : un bon entartage collectif,c'est ce qu'il nous faudrait au bout du lac !

    progsatiradax.pdf

  • Comment la Julie biaise les sondages

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    C'est sympa et bien de chez nous que tout le monde puisse donner son opinion sur tout !

    Alors notre cher tdg.ch nous invite à nous exprimer, par exemple sur la proposition de la droite radicale de "contrat pour étranger".

    Certes vous avez tout les choix possibles : vous êtes pour, vous êtes contre ou vous ne savez pas.

    Vous pouvez même, comme la plupart, vous abstenir de participer, d'autant que mon browser - big browser si j'ose dire ! - m'annonce que j'ai été redirigé vers un autre site et me demande si je suis d'accord : on vit dangereusement sur la toile ...

    Bon, mais ce que je voulais faire remarquer, c'est :

    1) l'ordre dans lequel on vous propose les réponses : oui d'abord. Le oui fait la course en tête, et si vous cliquez par erreur trop tôt sans le décocher, vous envoyez un oui...

    2) le oui est présélectionné. pourquoi pas le "ne sait pas" qui correspond à la position de départ neutre de toute personne honnête sur un sujet auquel elle n'a pas encore réfléchi ?

    Edipress et la Julie auraient elles des sympathies a priori pour la droite radicale ?

    Joueraient-elles la Decailletisation de l'information ??

    Quelle mauvaise foi !

    Vous n'avez pas honte ?

  • Les éditocrates : propagande à la française.

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    Il vous reste quelques cadeaux en retard, pour des parents ou amis qui savent lire (si ! Il en reste, même parmi les ados...) ?

    Offrez-leur, pour quelques francs ou euros, l'excellent petit livre des éditions La Découverte*, collection Pocket, où quatre auteurs pointilleux enfilent avec précision une brochette de huit des imposteurs médiatiques** qui font la pensée politique unique des médias français.

    Invités permanents sur les télévisions et radios, publiques comme privées, comme dans les journaux, ces asséneurs de vérités sont toujours présentés comme esprits libres et indépendants. En fait, ils sont rémunérés par les groupes de télé et de presse pour radoter, à longueur d'émissions et de chroniques, la même grand'messe néo libérale : il n'y a pas de salut social, économique ou politique hors du marché et de la « liberté » (de l'argent) ; ce sont les travailleurs qui provoquent le chômage et les crises ; les néoconservateurs étasuniens, depuis Reagan et les Bush, ont toujours raison ; ce sont les méchants arabes qui tuent eux-mêmes leurs pauvres enfants en les exposant aux tirs de la gentille armée israélienne ; les « terroristes » sont des membres des peuples envahis et pas les armées coloniales occidentales qui les agressent...

    Certes, il y a des nuances entre ces « Editocrates » trop vus et trop connus dont les auteurs épinglent les contradictions, les erreurs, les mensonges, l'absence de tout scrupule et la suffisance incommensurable. Les uns travaillent ou ont travaillé pour Bouygues TF1, les autres pour Bloch - Dassault Le Figaro, Lagardère Libération, Pinault Le point, Sarko Karcher... ou d'autres berlusconneurs à la française.

    Certains comme Duhamel ou Attali donnent plus dans l'allégeance au pouvoir politique tandis qu'Adler et Lévy donnent dans le militantisme sioniste et néocons étasunien jusqu'au grotesque.

    D'autres se prennent pour des penseurs et des faiseurs d'opinion comme Joffrin, Rioufol ou Baverez.

    Tous ont en commun d'être les chiens de garde de leurs maîtres et d'un système communication - médiation - propagande qui vide la démocratie de son sens en étouffant l'expression de toute pensée alternative.

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    * « Les éditocrates ou comment parler de (presque) tout en racontant (vraiment) n'importe quoi »

    par Mona Cholet, Olivier Cyran, Sébastien Fontenelle, Mathias Reymond, Editions La Découverte, Paris, 2009. www.pocket.fr

    **A Adler, J Attali, C Barbier, A Duhamel, L Joffrin, BH Lévy, I Rioufol, P Val