futur

  • CONTRE L'EFFONDREMENT: LA SOLUTION VIRALE !

    Imprimer

    Il faut parfois rappeler des réalités simples. Deux facteurs principaux nous menaient droit à une catastrophe écologique et humanitaire globale imminente. Le premier c’est l’expansion démographique exponentielle des populations humaines, qui nous a fait passer de quelques centaines de millions à bientôt huit milliards depuis le début de l’ère industrielle. Le second, c’est la surconsommation, qui s’accélère, de ces humains, avec pour conséquences la destruction des milieux naturels et l’extinction des espèces par l’urbanisation, l’agriculture, la pêche industrielle, les pollutions, les désertifications et les autres conséquences du réchauffement climatique.

    La transition démographique ralentit l’expansion démographique humaine et une stabilisation des effectifs vers dix ou douze milliards d’humains n’est pas exclue au cours du siècle à venir. Par contre, la généralisation de la surconsommation et son aggravation incessante du fait des politiques de croissance indéfinie des économies capitalistes et néolibérales ne cesse d’accélérer et d’aggraver les effets de la surconsommation en matière de destruction environnementales et de gaspillage de ressources limitées. Au premier rang desquelles les sols, l’eau douce et les espèces vivantes consommées, marines en particulier.

    En matière d’évolution climatique les modèles angéliques du GIEC présentent toujours trois évolutions prétendues possibles. Une favorable, si on limite le réchauffement par des mesures draconiennes, une moyenne correspondant à une politique déterminée, mais moins efficace, et une catastrophique correspondant à la poursuite des politiques actuelles. Le tout en ignorant les réalités politiques déterminantes au nom de la « neutralité scientifique » et les facteurs imprévisibles, comme les conflits armés. Il est pourtant évident que, dans le monde néolibéral actuel, focalisé sur la croissance économique et l’aggravation de la surconsommation, seule la dernière hypothèse – la catastrophe – est possible, puisque aucune mesure ayant un effet appréciable n’est prise, ni même envisagée, au-delà de l’écologie quotidienne « mesquine » pratiquée par de sympathiques militants bobos et babas. Et puis surtout, les conséquences les plus prévisibles des conflits graves pour les ressources, qui ont déjà commencé, sont ignorées, alors que la course aux armements de destruction massive s’aggrave. La destruction de populations entières, par des armes nucléaires de puissance limitée dans un premier temps, devient de plus en plus probable dans un avenir proche.

    C’est dans ce contexte d’effondrement à venir, décrit avec complaisance par des « collapsologues » autoproclamés, que la biodiversité en déclin nous rappelle ses ressources cachées, en particulier en matière de maladies émergentes. Les coronavirus, ebola et leurs variantes pourraient bien, un jour, faire autant ou plus de dégâts que la peste noire qui liquida plus du tiers de la population européenne  de 1347 à 1352. L’effet spectaculaire du confinement à coronavirus, qui a nettoyé en quelques semaines l’atmosphère de Pékin d’une pollution permanente calamiteuse, est là pour nous raconter qu’une telle catastrophe humaine peut-être, en même temps, une grande amélioration collatérale pour l’environnement. Bien plus efficace que les mesurettes politiques antérieures…

    La biosphère sera-t-elle sauvée des malfaisances humaines par des virus qui nous détruiraient totalement ? A moins, s’ils ne  nous détruisent que partiellement, que les survivants comprennent enfin que l’humanité ne sera durable à long terme qu’en renonçant au capitalisme financier, à la croissance indéfinie et en instaurant un système économique rationnel, bien plus respectueux de l’environnement et des nécessaires solidarités humaines ? Les virus couronnés, sauveurs de l’humanité ?

     

                                                                           Dédé-la-science

     

  • Maboul ... de cristal !

    Imprimer

    L'avenir comme si vous y étiez...

    Si vous êtes spécialiste du passé, les gens vous interrogent souvent sur l'avenir. Algébriquement c'est logique : le côté positif du temps vaut bien le côté révolu, pas toujours négatif. Côté information, c'est délicat : le passé est certain, même si on ne le connaît pas, tandis que le futur est inconnu ET indéterminé. Ce que l'on en dit avec bon sens se limite à des impossibilités et des probabilités liées au passé et à l'état présent du monde : le soleil se lèvera probablement demain. Pourtant, religieux et politiques promettent délices et apocalypses avec aplomb, au delà des évidences que chacun sait.

    Beaucoup d'espèces animales, territoriales et prédatrices comme nous, ont acquis des dents, des becs, des griffes et des venins qui tuent leurs proies et leurs rivaux. Nous seuls avons développé et utilisons massivement des machines à tuer nos semblables « proprement », contournant par la technique ce qui inhibe l'agression chez les autres animaux. Comme le commerce d'armes et le « maintien de l'ordre » capitaliste sont deux mamelles de Sainte Economie, aucun doute : quoiqu'en disent les palabres onusiens, l'avenir sera très violent.

    D'autant qu'une minorité immonde des sept milliards et plus que nous seront gaspille la plus grande partie des ressources dont les autres manquent. Exemple en images dans des métropoles du sud : les très grands hôtels ont des piscines, des golfs arrosés et souvent des chasses d'eau qui fuient, tandis que la distribution d'eau est limitée à peu d'heures par jour pour la plupart des rares foyers voisins qui ont la chance d'avoir l'eau courante.

    Je voyais hier l'image d'un ex - aviateur, décoré jadis pour ses brillants bombardements du Viet Nam, admirateur de Kissinger et aujourd'hui propriétaire heureux, fier et sans scrupules d'un grand domaine viticole en Californie. Nul doute qu'à l'heure du partage de l'eau, du pétrole, des aliments et des matières premières, lui et ses semblables maîtres du monde bombarderont à nouveau plutôt que de réduire trains de vie et gaspillages obscènes.

    Les guerres de l'eau, du pétrole, des surfaces cultivables et des minerais rares sont en cours. Religions et vieux différents locaux ne sont que prétextes pour armer les uns contre les autres, quand les puissants y gagnent. L'angélisme n'y peut mais ! Obama n'arrêtera pas les guerres du pétrole ou des pipe - lines en Irak, au Soudan ou en Afghanistan ; au mieux retardera-t-il les prochaines en Iran, Nigéria, ou au Venezuela ? Les bonnes âmes qui, comme moi, évitent de gaspiller par réflexe moral, ne retarderont pas les crises du pétrole ou de l'eau en cours. La grande question est de savoir combien de temps les détenteurs de nombreux missiles nucléaires résisteront à la tentation de les utiliser pour être favoris dans le partage des décombres.

    Vision sombre de l'avenir ? Certes, mais comme cela je ne risque que de bonnes surprises ! En attendant, profitez du réchauffement climatique, du printemps et des odeurs - derniers lilas, premières cerises - sous les rayons de cette machine thermonucléaire géante qui nous approvisionne gratuitement en lumière et énergie depuis le haut du ciel...

     

    Le Courrier, Actualités permanentes, 27-4-2011